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 Sugar fix

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overjoyed - fonda & admin

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◆ Manuscrits : 456
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Sujet: Sugar fixJeu 4 Mai - 5:00

Sugar fix



mars 2016
Il essuya la farine qui traînait sur le bout de son nez avec le revers de sa main, faussement concentré sur sa recette. Il avait relu cent fois la même ligne, mais il ne parvenait toujours pas à trouver l'élan suffisant pour se remettre au travail, l'esprit encombré par d'autres pensées. Ce n'était plus de simples gâteaux qui s'amoncelaient au quatre coins de sa cuisine, c'était son avenir. Bon, cela pouvait paraître légèrement exagéré, mais il n'y avait pourtant rien de plus vrai. Il avait passé de longs mois à retourner le problème dans tous les sens, incapable de se rendre dans son bar sans trembler, avoir la boule au ventre, et finir par passer la soirée dissimulé derrière le comptoir sans même avoir ouvert sa porte au reste de la population. Le Poète ne reviendrait pas terminer ce qu'il avait commencé à la fin de l'année précédente, Adam en était certain ; il ne voyait pas pourquoi le tueur changerait ses habitudes juste pour lui alors qu'il n'était personne... Malgré tout, il s'était mis à craindre la nuit, le souffle du vent dans son cou réveillant des souvenirs chez lui qu'il n'était tout simplement pas prêt à affronter. Il vivait là, au milieu d'autres fourmis, mutilé. Il était victime quand le reste du monde était bourreau, et il se demandait parfois comment il avait fait pour vivre avant, sans cette angoisse qui lui rongeait les entrailles mais qui lui rappelait tous les matins qu'il avait eu la chance de survivre quand d'autres se contentaient de prendre leur respiration pour acquise. Il avait une longueur d'avance dans le fond, il savait qu'il pouvait résister au pire. Mais il était également dans son droit de se détacher de cette horreur, de la laisser à quelqu'un d'autre. Prendre un nouveau départ, aller de l'avant, rencontrer de nouvelles têtes qui n'auraient aucune idée de ce qui lui était arrivé par le passé, gardant son amertume et ses combats pour lui.

Tant pis. Il avançait. Il aurait aimé pouvoir passer des heures entières à ne rien faire d'autre que de répéter qu'il était une victime, essayer d'expliquer ce qui lui était arrivé, mais à qui ? Et à quoi bon ? Ça ne le mènerait nulle part et ça ne le rendrait pas plus heureux, alors autant regarder droit devant lui et se concentrer sur son avenir. Et son avenir gonflait sagement dans le four, dormait sur des plateaux posés un peu partout dans la cuisine, imprégnait tous les tissus de la maison d'une odeur sucrée. Il ne pouvait goûter à rien, et c'était justement le meilleur moyen de se faire entièrement confiance, ou d'apprendre à accepter les critiques de celles et ceux qui habitaient sous son toit et qui se porteraient très probablement volontaires pour une énième dégustation. Son esprit faisait donc des allers-retours entre l'instant présent et les semaines qui allaient suivre, les nombreuses démarches qu'il allait devoir faire pour vendre le Vanilla Palace pour ensuite chercher un nouveau paradis. Il imaginait déjà une devanture très colorée, teintée de l'espoir qu'on avait tenté de lui arracher. Il voyait des tables en bois ou les gens seraient libres de laisser des dessins et des graffitis, des mots doux ou des promesses, en réponse aux mots qu'on avait gravé sur son bras et qu'il n'avait pas choisi. Il songeait à un menu qu'il changerait en fonction de la saison, un menu uniquement composé de cupcakes salés et sucrés, de milkshakes ou d'infusions, en hommage à tout ce qu'il ne pourrait jamais se permettre. C'était peut-être un pari fou, mais c'était le sien, et il mourrait d'envie de pouvoir le réaliser au plus vite - cette expression était absurde ; il n'en mourrait pas, il renaissait enfin.

Il agita le fouet dans le saladier qui se trouvait devant lui, replaçant ses lunettes sur le bout de son nez, un sourire satisfait ne quittant pas ses lèvres. Peut-être qu'il pourrait aussi faire des cookies ? Mais il faudrait alors songer à des achats de marchandises supplémentaires, ce qui engagerait des frais, et un temps de préparation encore plus important... Non, les cupcakes restaient son domaine de prédilection et il fallait qu'il se démarque. Il ne lui restait plus qu'à trouver un nom à sa nouvelle enseigne, mais alors qu'il y réfléchissait le plus sérieusement du monde, la porte d'entrée claqua, le forçant à prêter attention à l'heure qu'il était. C'était sûrement Jesse, accompagné de Willow si toutefois ils avaient réussi à quitter leur bureau respectif à la même heure - ce dont Adam doutait fortement. Il passa une tête dans l'encadrement de la porte de la cuisine pour vérifier, gratifiant alors le métis d'un sourire sincère. « Tu tombes bien, j’ai besoin d’un cobaye. » Il disparut dans la foulée, laissant le soin à Jesse de découvrir l’état dans lequel la cuisine se trouvait, poursuivant aussitôt en sachant pertinemment que le détective n’avait pas tardé à le rejoindre. « J’ai décidé que j’allais vendre le bar. Pour de bon. Tant pis si mon père voulait en faire quelque chose de bien, j’ai pas réussi et je préfère passer à autre chose. » Évidemment, la seule erreur qu’il avait commise avait été d’être au mauvais endroit au mauvais moment, mais c’était justement une très bonne raison pour aller tenter sa chance ailleurs. « Je veux ouvrir un salon de thé où les gens pourraient venir se détendre, écrire sur les murs ou sur les tables si ça les tente, manger des cupcakes, boire des milkshakes, et… Et il faut que je trouve un nom. » Il reposa enfin son saladier. « Mais pour l’instant je n’ai trouvé que Crazy Cupcakes » Le blond haussa les épaules, certainement couvert des ingrédients qu’il avait utilisé toute l’après-midi, ravi que Jesse soit enfin rentré pour qu’il puisse l’aider à trouver l’idée du siècle… Ou à ranger. « Tiens, goûte-moi ça. »

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Sujet: Re: Sugar fixJeu 1 Juin - 22:57

Le futur était une chose était incertaine. C’était ce que Jesse retirait de la mort de Tobias. Mort qui l’avait secoué dans ses retranchements les plus profonds et qui l’avait encore plus poussé à se réveiller au petit matin pour effectuer son jogging quotidien. Il y aurait un après, c’était ce que le métis se répétait en boucle en serrant Adam contre lui, déposant des baisers sur le front de l’autre homme qui dormait déjà depuis longtemps.

Il y aurait un après.
Après le Poète, après la peine, après tout ça, parce que le temps passait toujours et tous les coups de couteaux et de scalpel ne pouvaient pas changer cette vérité-là. Le temps suivait sa course et Jesse gardait sa main dans celle d’Adam, incapable de se défaire de lui. Il avait su trouver les mots juste et depuis il ne lâchait plus le blond d’une semelle, s’éloignant seulement de lui pour aller au travail. Il n’était plus juste un havre de paix pour Jesse, il était une véritable issue de secours et sa raison de vivre. Pour le moment, il était coincé dans ce bureau minable, le coeur en bannière, essayant de rattraper les erreurs de ses collègues et surtout, essayant de mettre fin aux maux de toute la ville. Millie lui aurait surement dit que ce n’était pas son fardeau mais Jesse ne pouvait plus fermer les yeux, plus tout ignorer, c’était son fardeau.

Et sa seule bouffée d’air en quelque sorte, était de savoir que tout avait une fin et qu’un jour, dans un mois, dans dix ans ou plus tard, lui et Adam repenserait à tout ça avec une certaine tristesse mais surtout en se disant que tout ça c’était derrière eux. Mais ils devaient en passer par là, ils devaient souffrir, ils devaient pleurer, ils devaient hurler et ensuite guérir. Les cicatrices de Jesse étaient profondes, tout lui manquait, Denis qui ne disait plus rien quand il le croisait dans les allées du commissariat, Willow qui l’évitait à la maison, Arthur qui ne prenait plus temps de boire son café contre son bureau en lui parlant de tout et de rien… même retrouver Peter sur une scène de crime lui manquait dans un sens. Mais ils avaient tous été affectés par l’affaire et ils le seraient tous pendant un bon moment, tant que ce taré était encore en liberté. Alors si Jesse faisait un boulot qui ne lui plaisait pas, s’ils faisaient des concessions, c’était pour eux, rien d’autre que pour eux.

Et c’était presque serein qu’il abandonnait sa veste de costume sur le porte-manteau tous les soirs, posant son sac juste là avant de remonter les manches de sa chemise bleu ciel jusqu’à ses coudes. Au moment où le détective releva la tête, son regard croisa celui d’Adam et Jesse ne put retenir le sourire qui passa sur ses lèvres alors que le blond lui disait bonsoir à sa façon. « Well that sounds promising. » Jesse roula intérieurement des yeux avant de suivre Adam dans la cuisine. Il fut tout d’abord accueilli par une odeur de sucre et de pâtisseries plus qu’alléchante et cela lui fit presque oublier l’état désastreux de la cuisine. Ou le fait qu’Adam et lui allaient surement passer le début de soirée à nettoyer tout ça. Il avait l’habitude de voir le blond cuisiner, mais jamais dans des proportions aussi … épiques. L’explication vint assez rapidement et Jesse dressa un sourcil quand son petit ami lui annonça la décision qu’il venait de prendre. C’était compréhensible, le bar restait avant tout l’endroit où Adam s’était fait agresser, Jesse n’avait pas voulu ramener la question de son métier sur le tapis au cours des dernières semaines, il connaissait assez le blond pour savoir qu’il y avait songé. Et la preuve était là dans la cuisine… L’idée était bonne, excellente d'ailleurs et correspondait très bien à Adam qui, Jesse l’était certain ferait de son mieux pour contenter toute la ville et faire en sorte que tout le monde retrouve le sourire.

Plutôt que de mordre dans le cupcake tendu, Jesse se rapprocha du blond, se plaçant derrière lui pour poser ses mains sur les hanches de l’autre homme et le tirer vers lui. Il avait envie de lui dire qu’il le trouvait particulièrement mignon et adorable comme ça, surtout qu'il avait encore de la farine sur le front et sur le nez, mais le métis se contenta d’un léger baiser dans le cou d’Adam, avant de remonter jusqu’à l’oreille de ce dernier, ses lèvres toujours sur la peau d’Adam. « Hey. D’abord je veux mon bisous. Je te rappelle que je ne t’ai pas vu de toute la journée… » murmura Jesse. Son regard croisa celui du blond et il ne perdit pas une seule seconde pour sceller leur lèvres ensemble et gratifier l’autre homme d’un long baiser mesuré. Ce n’était pas juste sa façon de lui dire bonsoir, Jesse faisait également comprendre à Adam qu’il lui avait manqué et qu’il avait besoin de lui pour fonctionner, ni plus, ni moins. « Maintenant je peux manger. » dit Jesse, tirant une chaise pour s’asseoir comme si de rien était. Le premier cupcake fut rapidement englouti, après tout Jesse mourrait de faim, le tout ponctué de quelques grognements de la part du métis qui était toujours étonné des talents culinaires d’Adam. « Je vois que tu as été occupé et le résultat est juste parfait… c’est excellent Adam… je vais en reprendre un autre ou trois … » Il avait la bouche encore pleine mais tant pis, il savait que le blond ne lui en tiendrait pas rigueur. « Je pense que c’est une bonne idée. Pour le bar je veux dire. Tu passes tellement de temps dans cette cuisine et puis ça a l’air de te plaire donc … je serais ravi de faire le cobaye pour les prochains mois à venir.  Et pour le nom, tu as toujours eu des idées excellents donc… Crazy Cupcakes c’est bien. Je suggère aussi Cupcake Mania, ou… House of Cupcakes » Jesse eut un léger rire face à sa propre bêtise.  « Mais je te vois bien servir du thé avec ton tablier. Et puis pour le service tu seras juste parfait, tu as toujours des bonnes histoires à raconter. » dit-il enfin, une de ses mains s’égarant sur la hanche d’Adam.

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Sujet: Re: Sugar fixVen 16 Juin - 1:13

 « Nah, not House of Cupcakes. »

Adam y réfléchissait encore alors qu’il reprenait maintenant son souffle, l’ayant retenu jusqu’à ce que Jesse rende son verdict. Le brun aurait pu mentir pour lui faire plaisir, mais Adam savait l’officier suffisamment franc et honnête pour que son avis soit véritablement pris en compte. Ses papilles et celles des autres colocataires étaient bien les seules en lesquelles le chef se permettait d’avoir confiance, les sachant habituées à ses préparations, et donc plus à même de discerner ses réussites de ses échecs. En ce qui concernait cette première fournée au chocolat, et celle à la myrtille, Jesse avait l’air ravi et il s’apprêtait sans doute à plonger sa main dans le reste du panier qu’Adam avait déjà suffisamment garni. « Or something like… House of Crazy Cupcakes… Crazy Cupcakes Mania… The House of Crazy Mania Cupcakes… » Il leva les yeux au ciel, comme si les propositions de Jesse impliquaient forcément d’être mises les unes à la suite des autres pour former la devanture de salon de thé la plus longue de l’histoire. « Now that would just be silly, Jesse. » Bien sûr, ce n’était pas son idée de base, alors autant rejeter la faute sur quelqu’un d’autre - typical. Il ne pensait pas à mal, il était simplement un peu trop à l’aise, et il ne cachait plus ses extravagances depuis un certain temps face à Jesse - si toutefois il les avait seulement dissimulé un jour…

Jugeant qu’il était temps de passer à l’étape suivante, Adam récupéra tout ce qui trainait à la portée de l’autre homme, le réprimandant quasiment du regard, se donnant un faux air important qui ne lui ressemblait pas. « But wait, you haven’t even heard about the best part yet. » Soulevant saladiers et ustensiles qui trainaient sur le plan de travail, le trentenaire dénicha un bout de papier non sans mal, qu’il tendit à Jesse en prenant soin d’épousseter le brouillon avant de lui remettre, la farine formant des nuages autour Adam qui s’efforçait de ne rien renverser au moindre pas qu’il faisait. Une fois que son menu griffonné à la hâte se retrouva entre les mains de son petit ami, Adam prit soin de s’éclaircir la gorge afin d’expliquer son projet plus en détails. « So, I basically wanted to find something new, apart from the whole you-can-draw-on-the-walls idea. And I just realized that no one is selling salty cupcakes in town. No one does that. » Il s’éloigna à nouveau, laissant Jesse au déchiffrage de son écriture de chirurgien-pâtissier, ouvrant le frigo pour dévoiler quelques dizaines supplémentaires de cupcakes qui dormaient au frais depuis un certain temps maintenant, forcés eux aussi de patienter jusqu’au retour de Jesse. « There’s a salmon one, there’s also cheese and tomatoes, red pepper, and I’m thinking about a new recipe that would include figs and foie gras, cause that’s very fancy. And I love fancy things. » Adam ne tenait quasiment plus en place, apportant déjà les nouveaux échantillons de ses prouesses sur la table de la cuisine, avant d’aller vérifier que ce qui dorait au four n’était pas en train de se transformer en charbon, puisque ses longs discours l’empêchaient visiblement de se concentrer.

« So, which one would you like to try first ? » Il s’était enfin assis face à Jesse, un sourire rayonnant sur le visage ; un sourire qui n’avait rien de fier, qui était tout de même teinté d’une certaine tristesse, une mélancolie qui dormait dans le fond de ses yeux clairs. Il serait tout de même contraint de vendre le bar, et si toutefois il restait tout de même propriétaire des murs, il faudrait malgré tout vendre le fond de commerce et renoncer à tout ce que le Vanilla Palace pourrait encore lui rapporter. Au-delà des bénéfices, c’était autre chose qu’il avait perdu en prenant cette décision ce matin-là. Ce quelque chose, ce petit rien qui le reliait encore à son père, ce lien dont il devait se défaire pour pouvoir avancer. Un peu de lui, dans le fond ; une part de sa vie et de son histoire à laquelle il se devait de renoncer. Ce n’était pas grave, ce n’était pas pire qu’autre chose, mais ce pincement dans sa poitrine le rappelait sans cesse à l’ordre. Peut-être qu’il pourrait trouver un autre nom à son nouveau salon ? Une sorte d’hommage à son père, le véritable chirurgien qui s’était battu avec des ustensiles différents des siens. Peut-être qu’il y avait une raison pour laquelle son père avait décidé d’acheter une maison et un commerce ici ? Est-ce que Jesse pourrait retrouver ce genre d'informations grâce à son nouveau poste ? Mais Adam s’égarait, ce n’était pas le moment de songer à tout ceci quand Jesse s’apprêtait à rendre son verdict sur le reste de son projet. « Miller Cupcake Factory ? » Il haussa les épaules, distraitement. Il avait encore le temps d’y réfléchir, tout ne se ferait pas en un jour, et les travaux n’allaient pas non plus commencer dans la minute. Dans tous les cas, il préféra quitter son siège pour mieux retrouver les genoux de Jesse, incapable de rester si loin de lui une minute de plus, ses bras autour du cou du brun tandis que ce dernier s’efforçait de gouter à tout, ou simplement de choisir par quoi il allait commencer.

« Anyway, I’ve already decided your favorite one should be called The Glorious Jesse on the menu. And no, you’ll never find a way out of this one. » Le tout saupoudré d’un simple baiser sur la joue.

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Sujet: Re: Sugar fixVen 28 Juil - 13:30

Adam était rayonnant, il n’y avait pas d’autres mots pour le dire. Il était parti dans une autre tirade pour trouver le nom du lieu qui allait bientôt être à lui et Jesse ne pouvait pas s’empêcher de le fixer avec un fin sourire sur le visage, ses yeux bleus ne quittant pas l’autre homme du regard. Là comme ça, dans cette cuisine, il était facile, tellement facile, d’oublier les semaines et les mois précédents et juste de se concentrer sur l’avenir. Ni plus ni moins, se concentrer sur ce qu’il y aurait après, une fois qu’ils auraient tous tourné la page sur leur cauchemar respectif, une fois que celui qui hantait et terrorisait les rues serait arrêté, une fois que… Assis en face de son petit-ami, Jesse n’avait plus ce noeud dans la gorge qui se formait trop rapidement, dès qu’il poussait la porte de la grande demeure du Miller, il n’était plus obligé de regarder par dessus son épaule comme à chaque fois qu’il le faisait au commissariat. Ridicule oui, mais depuis qu'il avait inspecté la demeure de Tobias en pleine nuit, le métis avait la fâcheuse impression que quelqu’un allait venir taper à la porte de son bureau et lui demander des comptes. Il n’était pas le détective Mahoney ici, il mettait un point d’honneur à ne pas ramener son boulot à la maison, car il ne voulait pas le faire mais ensuite car la dernière conversation qu’il avait eu avec le blond à ce sujet les avait tous les deux laissés à vif. Pas de tout ça ici, dans cette cuisine, ils étaient juste Jesse et Adam. Et Jesse se retrouva à hocher la tête face au flux incessant de paroles d’Adam. Le blond ne tenait pas en place et il sortait déjà une autre fournée de cupcake du frigo cette fois-ci, un sourire rien que pour Jesse sur le visage.

« That’s the best idea you’ve ever had. » commenta Jesse, un sourire plus que sincère sur le visage. Et le blond savait très bien que Jesse n’était pas du genre à donner des compliments à la légère ni même à flatter l’ego de certaines personnes mais le métis savait qu’Adam avait trouvé une bonne idée pour rassurer l’originalité de sa petite affaire. Ajoutez à cela son petit ami dans un tablier à fleurs, ses lunettes sur le nez, et son sourire et Jesse pouvait déjà voir la future pâtisserie remplie de clients, tous avides de goûter les dernières recettes et innovations d’Adam. Le genre d’affaire qui ne pouvait que fleurir dans une ville aussi petite que Fairhope. Les gens avaient besoin d’autres choses et vu le nombre de petits commerces qui s’étaient éteint sur Fairhope Avenue… tout le centre avait besoin d’un nouveau souffle. « … I mean the salty cupcake thing, if you make one with bacon, you’ll be my hero forever. » ajouta Jesse quelques secondes plus tard, avant de se pencher sur le plateau qu’Adam lui agitait sous le nez. Pas besoin de plus pour que le métis ait envie de goûter tout ce que son petit ami avait passé tout l’après midi à faire. « Let me try the cheese one first. .. But I’m going to taste all of them, yes all of them.» Jesse eut un léger rire avant de jeter son dévolu sur le fameux cupcake au fromage et de mordre allègrement dedans. Après un silence d’environ une dizaine de secondes, Jesse finit par lâcher un grognement et hocher la tête dans ce qui se voulait être un signe d’approbation plus que positif. Adam était doué dans une cuisine, beaucoup plus doué qu’il ne le réalisait d’ailleurs. « And Miller Cupcake Factory sounds nice, I can already see it. » finit par ajouter Jesse entre deux bouchées.

Il savait qu’Adam finirait par se décider tout seul sur le nom de son établissement, tout comme il savait également que le blond avait besoin d’en parler. Car le projet lui tenait déjà à coeur. Et que pour toutes les chemises à fleurs du monde et son besoin souvent constant d’accaparer l'attention des autres et celle de Jesse principalement, Adam avait besoin d’entendre ces mots-là. Il avait besoin de savoir que Jesse le soutenait dans ce projet et ce à 100%. Quand on avait vécu autant de hauts et de bas qu’Adam et Jesse, il était nécessaire de formuler tout ça à voix haute. Et si le métis était revenu vivre sous le toit du blond, partageant la chambre de ce dernier et le serrant contre lui, c'était bien pour faire des efforts. Oui, c’était bien pour tout ça qu'il était revenu, pour tous ces moments là. Aussi, Jesse ne put s'empêcher de poser la question qui trainait dans l'air et qui était également sur le bout de sa langue depuis qu’Adam lui avait parlé de vendre le bar. « Isn’t it going to be weird ? Selling the bar I mean, you’ve had that place since… well ever since I know you. I know you need some change, I just want to make sure that’s going to make you happy. » Ça serait probablement la seule fois que Jesse poserait la question, le bar n'était pas juste le bar. Il s'agissait également du lieu de l'agression d’Adam, mais pas que… il y avait eu les disputes, les rires, les larmes et les souvenirs plus précieux et moins ternis par le sang dans les locaux du Vanilla Palace. Jesse se souvenait des fermetures de bars, quand il aidait Adam à passer un coup de balais sur le sol ou à empiler des chaises, réussissant toujours à glaner un ou deux baisers quand ils n'étaient que tous les deux... Il se souvenait encore des soirées légères que lui et les officiers de police avaient passé là bas pour échapper à tout. Il y avait encore sa dernière conversation avec Adam, quand les mots et leur voix s'étaient encore élevés et que Jesse lui avait dit que oui, il voulait revenir, il voulait réparer ses erreurs. Cependant, le métis comprenait tout à fait qu'Adam ait besoin de s’éloigner de tout ça et recommencer depuis le début. La décision n'appartenait qu'à lui. « Either way, if you need help with anything, moving some stuff or just painting, I’m your guy. »

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Sujet: Re: Sugar fixLun 14 Aoû - 11:47

Le blond n’avait pas quitté les genoux de Jesse, aux premières loges tandis que le métis prenait le temps de gouter tout ce qu’Adam avait pris la peine de cuisiner ce jour-là. Et si toutefois il ne venait pas à bout de toutes les recettes en une seule fois, Adam se ferait un plaisir de lui préparer son déjeuner pour le lendemain, les friandises salées et sucrées bien emballées dans un joli papier à pois multicolores que Jesse aurait sûrement honte de venir poser sur son bureau. « I always have the best ideas. » Une confession qu’il fit en ricanant, conscient que ce n’était évidemment pas vrai, mais à force de le répéter, Adam finirait certainement par réussir à se convaincre qu’il n’était pas si incompétent ou inutile que cela au final ; ou en tout cas qu’il était quelqu’un, contrairement à ce qu’on avait inscrit sur son avant-bras. Et à en juger par les sourires et les remarques de Jesse, il était plutôt crédible dans son nouveau rôle de pâtissier, les quelques compliments du brun lui valant un autre baiser, les doigts d’Adam s’égarant sur ses épaules, réalisant une fois encore que le tissu qui le couvrait était de trop ; mais l’heure n’était pas à ce genre de douceurs, et la voix de Jesse ramena bien vite le blond à la réalité. « And of course you’re my guy. You’re always my guy. » Il était définitivement impossible d’avoir une conversation sérieuse avec Adam plus de trente secondes, celui-ci se refusant un énième sursaut joyeux tandis qu’il se cachait dans le cou de Jesse, déposant un baiser juste là.

Évidemment qu’il fallait aborder le sujet de manière plus sérieuse, et Adam savait pertinemment que Jesse faisait de son mieux pour s’assurer que tout allait pour le mieux, que le trentenaire ne regretterait pas de s’être débarrassé du Palace dans quelques mois. Mais Adam savait déjà qu’il finirait par y songer à nouveau, même s’il refusait de l’admettre à voix haute. Il y aurait forcément un jour où les soirées lui manqueraient, les groupes d’étudiants trinquant et s’époumonant, les couples isolés dans un coin pour tester tous les cocktails farfelus qui se trouvaient sur sa carte lors de leur premier rendez-vous, les piliers de comptoir qui avaient besoin de se confier et qui n’avaient pas trouvé d’autres établissements ouverts aussi tard en ville… Il y avait eu de bons moments au Palace, des éclats de rire avant les éclats de verre, un peu de joie et d’ivresse avant l’angoisse et la nausée. C’était encore trop frais, et pour l’instant, Adam ne pouvait se souvenir que du pire, que ce qui le poussait inlassablement vers la sortie, qui le forçait à aller continuer ailleurs. Mais une fois qu’il serait seul, derrière le comptoir de sa nouvelle boutique, les yeux rivés sur la porte à attendre le prochain client un peu perdu qui ne s’arrêterait que pour lui demander son chemin, il songerait forcément à tout ce qu’il avait choisi d’abandonner et de laisser derrière lui. La pensée reviendrait le saisir sans qu’il s’y attende vraiment, sans qu’il y soit préparé, et les nouveaux murs, le nouveau départ l’aideraient finalement à se rendre compte qu’il avait besoin d’autre chose pour se débarrasser de cette douleur qui lui déchirait la poitrine à chaque fois qu’elle se soulevait. Il aurait beau courir, changer de routine, de boulot et d’habitudes, c’était une nouvelle peau qu’il lui fallait. Un sentiment que Jesse ne pouvait pas comprendre, qui l’isolait dans sa bataille.

Conscient qu’il ne s’en sortirait pas sans avoir répondu aux questionnements du brun, Adam finit par se relever, quittant les genoux du détective pour mieux récupérer les assiettes et autres ustensiles qui trainaient, surveillant la nouvelle fournée qui dorait lentement au four. « I don’t really know if it’s going to make me happy. » La pensée paraissait soudainement moins lourde maintenant qu’il l’avait confié à quelqu’un d’autre. « I don’t really know how to do that anymore, you know ? It’s weird. » Il balaya le sentiment d’un haussement d’épaules, incapable de rester en place et d’aborder le sujet sans se cacher derrière des mouvements parasites, des actions qui n’avaient pas vraiment de sens, simplement là pour l’occuper, pour l’empêcher de véritablement prendre conscience de ce qu’il disait, de ce qui lui était arrivé, encore un peu sous le choc. « I just can’t go there anymore. I can’t. So I’m going to try this and I’ll see. » L’idée de passer ses journées derrière les fourneaux ne le déplaisait pas spécialement, même s’il n’était clairement pas habitué à se lever à l’aurore pour préparer sa recette de la journée. Le temps de prendre le rythme, c’était simplement une question d’habitude, rien de particulièrement difficile à surmonter de ce point de vue là. Et puis, il avait déjà envisager de vendre des cupcakes au Palace, histoire d’élargir encore un peu sa clientèle et ramener d’autres gourmands avides d’autres saveurs, cela ne changerait pas grand chose à ses plans au final. « Maybe I can still own the bar but I can let someone else be in charge, I don’t really know yet. It was my dad’s so.. » C’était bien ça qui le chagrinait le plus dans l’histoire. Devoir revendre une part du rêve de quelqu’un d’autre, quelqu’un qu’il n’avait pourtant jamais croisé ou connu. « My dad bought it to open some kind of book shop. » À croire que le Poète l’avait senti et qu’il avait choisi l’établissement d’Adam exactement pour cette raison. « The irony. », souffla-t-il avant de faire face à Jesse à nouveau, replaçant aussitôt ses lunettes sur le bout de son nez. « But I’ll definitely need you for the refurbishment. And more. » Un sourire qui laissait sous-entendre que les séances de peinture finiraient très probablement sur le sol de la prochaine boutique… « Come on, try another one. »

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