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 paint it black

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bad blood - we live here

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◆ Manuscrits : 58
◆ Arrivé(e) le : 26/05/2017
◆ Âge : 40
◆ Métier : Professeur dans sa propre école de théâtre
◆ Points : 62
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Sujet: paint it blackVen 26 Mai - 16:10

nathan lewis howard

◆ no colors any more ◆



◆ 05/01/1976 - 40 ans
◆ Né à Fairhope, il est parti à 8 ans et y est revenu il y a 9 ans
◆ Son père est américain, sa mère est italienne
◆ Il est professeur de théâtre dans sa propre école
◆ Célibataire
◆ Pansexuel
◆ bad blood
◆ Hugh Dancy

entre les lignes

L'affaire : Le rapport de police du vendredi 13 février ne contait que les faits. Il narrait les recherches sans émotion, il expliquait que la baby-sitter les avait contactés une heure après la sortie de l'école, disant que l'enfant avait disparu et que son père était injoignable. Il ne mentionnait pas les mille appels manqués. Il disait qu'ils lui avaient demandé de vérifier les endroits habituels, la maison, le parc, l'école de son père. Le rapport ne notait pas que la pauvre gamine l'avait déjà fait, complètement affolée. Puis il expliquait que le père avait contacté la baby-sitter, puis la police, une demi-heure plus tard, alors qu'il sortait d'une représentation théâtrale donnée par ses élèves à une trentaine de minutes de route, et où la réception était si mauvaise que la première partie du cauchemar s'était déroulée sans lui. Ça n'était pas écrit, ça. En revanche, le rapport notait spécifiquement que ce fait avait été vérifié et qu'il n'y avait aucun moyen pour le père de s'être éclipsé et d'avoir commis cet acte. Mais les faits ne prenaient pas en compte l'angoisse ignoble qui avait enserré les entrailles de Nathan, les efforts incommensurables qu'il avait dû faire pour ne pas céder à la peur panique et perdre son sang-froid. Le rapport ne disait pas qu'il avait failli mourir plusieurs fois en conduisant dangereusement pour rejoindre les recherches, ni qu'il se répétait à voix haute, en une litanie rassurante, qu'elle allait bien, qu'elle s'était sûrement juste perdue, qu'ils la retrouveraient bientôt et que tout rentrerait dans l'ordre. Il s'efforçait de ne pas penser à la menace qui planait dans les rues depuis quelques années. Il s'efforçait de ne pas penser à tous les mauvais choix qu'il avait fait et qui l'avaient amené à cet instant précis, mais tout ça, ça ne figurait pas dans le rapport.

Ce dernier indiquait ensuite qu'ils avaient patrouillé une bonne partie de la soirée, sillonnant les rues, appelant amis et connaissances. La pauvre baby-sitter terrifiée avait été stationnée au domicile au cas où l'enfant retrouverait son chemin, et Nathan s'était lancé à travers Fairhope pour retrouver sa fille. Ni les autres parents d'élèves, ni les autres enfants n'avaient vu l'enfant depuis la sortie des cours, et personne, ni le corps enseignant, ni le corps parental, n'avait vu si elle était sortie et vers où elle s'était dirigée, disait le rapport. Il ajoutait ensuite que, alors qu'il conduisait à travers les rues, le père avait demandé au corps policier si elle ne s'était pas simplement fait enfermer à l'intérieur de l'école. Si elle n'avait pas juste traîné dans les couloirs, dans les toilettes, n'importe où, jusqu'à ce que les grilles se ferment et qu'elle s'y trouve piégée. Ça l'avait rassuré, cette idée. On lui avait dit de continuer à tourner, qu'ils allaient vérifier. Ils avaient donc ouvert les portes et appelé l'enfant, sans aucune réponse. Puis c'est là qu'ils l'avaient trouvée. Le rapport ne parle pas des différentes réactions des officiers présents. Dans sa propre salle, Rose était morte. Quelques mots sur son cahier. Pas de liens, elle était morte libre. S'ils avaient pris un moment avant de prévenir Nathan qui s'accrochait encore à son espoir, ça ne fut jamais consigné par écrit. Après que tous les détails de la scène aient été consignés, le rapport s'était achevé. Sans bruit, sans vague.

La scène avait continué pourtant, alors qu'ils sommaient Nathan de rejoindre un officier au commissariat où celui qui avait été stationné avec la baby-sitter. Il avait même osé croire qu'on lui amènerait sa fille là-bas, qu'elle avait été retrouvée, mais pas longtemps. Il l'avait entendu dans la voix au bout du fil. Alors c'est à l'école qu'il s'était rendu, se jetant hors de son véhicule et tentant de se précipiter à l'intérieur. Deux hommes l'attrapèrent au vol, et l'on entreprit ensuite de lui brûler les ailes. Il ne s'était pas débattu longtemps, déjà abattu par ce qu'il n'avait même pas encore entendu. Il s'était juste laissé tomber entre leurs bras, meurtri au-delà des mots, au-delà du possible. Il n'y eut pas de hurlement, pas tout de suite. Seulement l'inertie. Le fondu au noir, toutes les couleurs qui dégoulinaient autour de lui, chassées par la noirceur et l'obscurité.

L'affaire? Nathan s'en fiche. Il ne regarde pas les informations, il ne veut rien savoir. Il ne s'est aventuré qu'une fois en ligne, souffrant un énième hommage qui ne servait à rien, et il s'était abîmé sur la lecture des commentaires que d'autres, des inconnus, avaient laissé. Mille messages de soutien et de tristesse qui ne lui réchauffaient pas le cœur, et perdus dans la masse, ceux qui l'accusaient, qui décriaient sa paternité, qui disaient qu'il l'avait cherché. Qu'il l'avait mérité. Il n'avait même pas eu le temps de se lever qu'il vomissait à nouveau, son estomac incapable de supporter ça. Il ne veut plus rien à voir avec l'enquête, il refuse qu'on évoque seulement Rose. Le Poète peut bien en tuer mille autres avant qu'ils l'attrapent. Plus rien ne peut lui arriver de pire. Il ne pense même pas au coupable, au monstre qui a regardé une petite fille dans les yeux et l'a assassinée quand même, sa petite fille. Il n'y pense pas. Sa tête sur une pique ne ramènera pas Rose, et il n'est pas assez fou pour croire que ça apaiserait en rien la plaie béante qui coule à flots. Il ne pense qu'à Rose. Il a mis des mois à rouvrir son école, bien longtemps après les autres. Puis finalement, il a eu besoin de se lancer dans le travail, de quitter le musée étouffant qui s'était érigé tout seul à la gloire de Rose. Il n'en pouvait plus d'errer entre ces murs qui ne lui renvoyaient que son propre écho, il n'en pouvait plus des toiles qui s'empilaient et qui le vidaient à chaque fois, le laissant complètement exténué et presque jamais debout sur ses pieds. Les paysages de Fairhope se tordaient de douleur. Il n'en pouvait plus d'errer entre ces murs, lui l'artiste pathétique à l'inspiration déchirée.


Caractère : Aujourd'hui, Nathan préfère le silence. Il s'est retiré quelque part à l'intérieur de sa tête, quelque part où sa fille le regarde encore, ses grands yeux bleus parfois trop mûrs, parfois trop naïfs, toujours trop comme les siens. Il s'est enfermé dans un monde où l'éclat de son rire, la violence de sa colère et la saveur de ses larmes emplissent encore l'air. Assis en tailleurs au milieu d'un monde à son image, il la contemple en silence, pas assez fou pour oser l'interrompre. Il n'a pas eu la chance de perdre la raison quand il l'a perdue elle. Même leur maison n'est que Rose. Il ne touche à rien, il ne peut pas, et il grogne si quelqu'un suggère qu'il range un peu. Son propre bazar s'entasse autour, mais les jouets, les petits mots et les habits restent où ils sont tombés, où elle les a laissés. Tout le reste est devenu fade. Il ne parle plus beaucoup, Nathan. Mais de toute manière, il n'a jamais été un partisan des grands discours, à part ceux que d'autres avaient écrit et qu'il rendait au monde, habitant un personnage de plus pour oublier d'être lui-même. Même ceux-là ne l'attiraient plus autant. Lui qui s'emportait si souvent d'émotion, qui vivait chaque texte avec passion, il reste aujourd'hui froid aux maux des autres. Il n'a plus que sa peinture pour exprimer les émotions qui poussent et meurent dans le sol empoisonné de son esprit. C'est son cœur qu'il étale sur la toile, délaissant parfois pinceaux et autres ustensiles pour mettre les mains dans le sang noir.

Il a toujours eu besoin des autres, Nathan. C'est à leur contact qu'il prend vie. Alors il s'est toujours entouré d'autres, il s'est toujours jeté dans les bras du premier con qui passe, sans jamais s'arrêter pour se demander s'il allait encore être blessé. Il a aimé mille fois, Nathan, l'amour le saisissant toujours avec la même intensité, et le laissant tomber avec une douleur qui semblait toujours plus vive. Passionné et intense, il a toujours tout vécu violemment, ses émotions refusant de faire dans la demi-mesure. Il aime plus qu'il ne hait, et il a toujours voulu croire en l'humanité. Il a toujours voulu croire que les horreurs qu'il pouvait lire ou entendre ne caractérisaient pas les êtres humains, dans leur complexité et leur beauté infinie. Même dans ses tourments, même alors qu'on l'avait jeté à la rue, qu'on l'avait abîmé, il était resté optimiste. Il avait toujours cru en l'Homme, et il avait payé le prix. Sa Rose. Celle qui avait fait ressortir le meilleur là où d'autres avaient fait ressortir le pire. Parce qu'il manque de forme Nathan, il n'est qu'une palette de couleurs, il est ce que les autres peignent. Il observe et absorbe. Mais il est tout seul à présent, et il ne sait pas trop quoi faire.

Il dit la vérité, Nathan. Il n'aime pas mentir, il trouve pas ça bien. Puis il sait pas faire, de toute façon. Il s'impatiente et s'agite, il s'inquiète. Il a toujours été angoissé, il a toujours manqué de confiance. Il n'y avait qu'une fois sur scène qu'il trouvait sa marque, son équilibre. Mais même la scène l'avait lassé, échec après échec. Pas de chance, pas assez de talent, pas assez d'ambition, il s'était simplement promené sur les planches parce qu'il s'y sentait bien. Pourtant il prenait ses rôles très à cœur, perfectionniste qu'il est.

C'est dans le malheur que son art excelle. Son inspiration tourmentée se nourrit de sa tristesse. Aujourd'hui, il peint dès qu'il a un moment de libre, entre deux verres.

À savoir : Il est massivement endetté auprès de son frère aîné –  Il a étudié l'art du théâtre à la CCPA, au Canada. A la fin de leurs études, lui et quelques autres ont parcouru les États-Unis à la recherche de rôles. Au bout de quelques années, ils se sont séparés pour la dernière fois, Nathan est alors retourné en Italie pendant deux ans pour se consacrer uniquement à la peinture –  Il associe parfois des couleurs aux personnes qu'il rencontre – C'est un excellent imitateur – Il n'a jamais pris de cours de peinture, et on l'a souvent moqué pour son manque de technique, alors il s'est instruit seul. Ses œuvres n'ont jamais été si réussies qu'aujourd'hui, mais il refuse à présent de les montrer – Il a toujours eu un problème avec l'alcool – Ce qu'il préfère écouter, ce sont les musiques de film, et les vieux groupes de rock – Il excelle dans l'art de la cuisine italienne, par contre il est incapable de cuisiner quoi que ce soit d'autre, de même qu'il n'aime que le vin italien – Lui et Rose ont adopté leur chien Simba au refuge il y a cinq ans alors que ce n'était qu'un chiot. Il a bien pensé à confier l'animal à quelqu'un, mais n'a pas pu s'y résoudre. A présent, il l'emmène à l'école avec lui.



derrière l'écran

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Où avez-vous connu le forum ? : hmm
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bad blood - we live here

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Sujet: Re: paint it blackVen 26 Mai - 16:10

once upon a book

◆ your carnival is gone forever ◆



To the bestest Daddy in the world,

Thank you for my birthday present, it's so cool I love it!
It's exactly what I wanted, too!
I ♥ U very much
Rose ☼



Il avait toujours un nouveau cri au fond de la gorge. Coincé juste après le précédent, juste après celui d'avant, juste avant celui d'après. Le quotidien n'était plus qu'une succession de cris, hurlements empilés les uns sur les autres qui s'entassaient entre ses dents et qui mouraient dans son silence. Il crachait l'ineffable, il dégueulait son agonie avec de la peinture noire sur des toiles blanches. Il imageait l'horreur, il peignait les tables, les chaises qui avaient tout vu, il peignait la maîtresse qui avait le dos tourné, il peignait la foule de rats qui s'écoulait entre les grilles, cartable sur l'épaule et sourire aux lèvres, aveugles et sourds aux suppliques inaudibles. La mort était dans tous les coins, toujours aux bords du tableau, invisible, inatteignable, irréparable. Inexplicable. Parfois il se risquait à esquisser le coin du pupitre, il saignait la semelle d'une chaussure, il pleurait la pointe d'un feutre, puis il s'écroulait à genoux dans sa maison vide, couvert lui aussi de la mélasse immonde, noyé dans l'encre noire. Le cauchemar quittait systématiquement la peinture, il collait à ses doigts, ses paumes, ses coudes, à son corps qui prenait le pas sur le pinceau, trop fin, trop délicat pour parvenir à exprimer sa souffrance, pour donner naissance aux abominations qu'il reniait aussitôt, honteux et amer. Couché sur le carrelage, ses instruments éparpillés autour de lui, couvert du sang noir qu'il avait fait couler, Frankenstein répugnait mille monstres de plus.


Dear Mommy,

Daddy told me that you ran away because he hurt you, and that I shouldn't be mad at you.
I'm not, so can you please come back? I'm sure he didn't mean to hurt you. He told me he's sending you pictures of me. I would like pictures of you, too. I've seen all the old ones of you and Daddy. You looked so happy. I hope you're still happy, even without us.

With love
Rose


Il n'avait jamais vu de courbes plus belles. La couleur de sa chair s'accordait parfaitement avec le fond qu'elle avait choisi, et elle posait là, patiente, radieuse, nue, ses deux mains posées sur le ventre rond qui regardait leur enfant grandir à l'intérieur. De temps à autre, Camellia brisait les règles, changeait de pose malgré ses instructions, et lui lançait un regard amoureux, un sourire qui illuminait tous les recoins sombres de son âme, et il ne l'avait jamais tant aimée. Alors qu'il tentait de garder son sérieux, concentré sur ses pinceaux et son œuvre, il sentait son cœur gonfler d'un amour presque douloureux. Elle l'avait recueilli comme un chien errant et blessé, lui qui rentrait au pays après des déboires dont il refusait de parler. Elle lui avait ouvert sa porte, ses bras, elle lui avait tendu la main et ne l'avait pas lâchée alors qu'il trébuchait et se heurtait à des murs qu'elle ne pouvait pas voir. Elle l'avait reconstruit, enivrant son esprit de mille couleurs chatoyantes, inventant des couleurs et des goûts qui n'existaient pas sur Terre. Ça n'était pas la première fois pour lui qui tombait si souvent amoureux, mais c'était bien la première fois pour elle. Elle avait même accepté de porter son enfant, malgré ses réticences, malgré ses inquiétudes, un peu malgré elle. Ca n'avait vite été qu'un lointain souvenir, qui s'éloignait un peu plus à chaque fois que Nathan posait ses mains, sa joue, ses lèvres sur l'arrondi qui dessinait son ventre, des larmes de joie constamment au bord des yeux, comme si elles ne le quittaient jamais. En revanche, le bonheur avait asséché ses pinceaux, chassant l'inspiration tourmentée qu'il n'avait jamais domptée, mais ça lui était égal. Il ne savait pas ce qu'il était advenu du tableau qu'elle lui avait demandé, dans leurs déchirures. Il espérait juste qu'il ne l'avait pas abîmé en mettant le feu à leur bonheur. Qu'il était quelque part dans sa maison, et que quand elle posait les yeux dessus par mégarde, elle voyait qu'il l'avait aimée, pas qu'il l'avait trahie. Le poupon dans ses bras, il avait fait ses valises pour sa ville natale, espérant y planter des racines pour sa fille. Il avait poursuivi ce que Camellia avait commencé quand elle lui avait montré qu'il pouvait être proche du théâtre sans monter sur scène, et il avait finalement ouvert sa propre école, empruntant à son frère pour créer une belle vie pour sa fille. Il n'était plus qu'elle à présent.


My favorite time of year
A poem by: Rose Howard

I enjoy verry dearly
Spending Chrissmas in Italy
Cuddeling with hot choccolate
While my Daddy makes pancakes


Lorsque son pinceau fendait gracieusement l'air, Nathan se sentait moins que rien. Il l'observait, elle, la déesse, qui maîtrisait les couleurs et les techniques comme si elle les avait inventées. Sa main les connaissait par cœur, se jouant des camaïeux, se pavanant sur les cimaises, réduisant la gouache et l’acrylique en esclavage. De son royaume de couleurs, elle avait banni empâtements et embus, et de son royaume intérieur, elle avait banni son fils. Le gamin traînait constamment dans l'atelier attenant à la cuisine dans leur belle maison de Fairhope, enivré par les odeurs entêtantes des tubes de peinture. Souvent, il s'asseyait dans un coin et regardait sa mère travailler, ses longs cheveux bruns ondulant au rythme de son pinceau, chaque mouvement de poignet faisant lentement apparaître une couleur, une ombre, une silhouette, sous les yeux émerveillés de l'enfant qui restait aussi immobile que possible, dans l'espoir que s'il se fondait suffisamment dans le décor, elle l'inviterait peut-être dans son univers. D'autres fois encore il s'asseyait dans son coin et dessinait, levant les yeux de temps à autre pour s'assurer que sa mère n'avait pas été absorbée par son art. Lorsqu'elle s'en allait, lorsque le monde qui l'attirait tant se tenait là à portée de mains, Nathan le parcourait des yeux, du bout des doigts. Il caressait les pinceaux, il observait les couleurs, il étudiait les croquis, il tentait de surmonter sa peur de la toile. Il soufflait sur les pigments qui séchaient sur les palettes, traçait un trait de crayon sur le dos de sa main. Il la supplia de lui apprendre, de lui révéler son art, de lui donner les techniques et les mouvements pour accompagner la passion qui le brûlait et qu'il ne savait pas maîtriser. Après quelques leçons données à contrecœur et reçues avidement, Nathan se trouva seul dans l'atelier, empli de confiance et de rêves enfantins. Il hasarda quelques traits maladroits sur la grande toile orangée où un soleil d'automne se couchait lentement sur le Willow lake. Il fut chassé du royaume, la joue rougie et la porte fermée à clé. Elle ne se rouvrit jamais. On lui donna le théâtre, on lui interdit la peinture. Des années durant, il dut emprisonner les couleurs dans son esprit, les enchaîner et les restreindre, tenter dans bien que mal de les remplacer par des monologues, des didascalies ou des apartés. Son père était parti, des années d'engueulade ayant finalement raison de son amour pour sa famille, et il en avait eu si peu. Quelques années plus tard, sa mère était partie aussi. Elle les avait laissés, lui et son frère, nichés dans le petit village d'Italie où leur grand-mère habitait, promettant qu'elle reviendrait quand elle se serait trouvée. Nathan avait compris trop tard qu'elle ne trouverait jamais les fragments de son esprit morcelé, et qu'elle ne reviendrait pas.

Daddy,
We did not eat the last cookies. Promise.
Rose & Simba

PS : Please buy cookies


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fonda - lost in the fire

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Sujet: Re: paint it blackVen 26 Mai - 16:25

hehe1 hehe1
C'est bien pratique cette histoire de nouveau compte après la mort d'un personnage, tu avoueras hihi

Re-bienvenue à la maison, enjoy tes feels zen  gnark
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Sujet: Re: paint it blackVen 26 Mai - 16:37

à chaque fois que je vois cet acteur j'ai envie de lui faire un câlin .... hug2
bref re-bienvenue à la maison chef brille

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Sujet: Re: paint it blackVen 26 Mai - 19:29

Merci les copains :luv:

Toto j'avoue que c'est quand même bien fichu a

et Jesse same zen en plus il va en avoir besoin
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Sujet: Re: paint it blackSam 27 Mai - 15:10

Hugh Dancy :luv:
Bon ben rebienvenue du coup coeur slip hâte de découvrir cet énième personnage plus en détails ! :aw:

_________________

le temps est assassin et emporte avec lui
les rires des enfants
et les mistrals gagnants
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Sujet: Re: paint it blackDim 28 Mai - 13:49

Re-Bienvenue par ici What a Face

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Shandra O. SarmoiseLieutenant de Police
Je suis ici depuis mon enfance, et je vois bien que ma ville autrefois calme, n'est plus le même havre de paix qu'autrefois. La faute à ce poète de malheur. Serais-je celle qui réussira à lui mettre la main dessus ? Je ne sais pas, mais j'ai déjà passé trois ans de ma vie à lui courir après, je suis prête à faire encore bien plus même si cela doit me ronger jusqu'à l'os.


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bad blood - génie de la cb

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Sujet: Re: paint it blackDim 28 Mai - 17:15

Oooooh re-bienvenue !

Mon Dieu j'ai compris qu'à la fin que c'était le père de Rose Howard roll Super perso, bien complexe et bien torturé, ça promet pleins de choses. hehe1
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fonda - lost in the fire

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Sujet: Re: paint it blackLun 29 Mai - 10:28

feels feels C'est sympa de me faire pleurer de bon matin comme ça zen File donc traumatiser toute la ville avec tes feels cloud Amuse-toi bien avec ce Nathan, si toutefois c'est possible pump it up


congratulations !



Félicitations, te voilà officiellement validé(e) ! Tu vas donc pouvoir déambuler dans les rues de la ville comme bon te semble. Sauf si tu crains de tomber sur une plume particulièrement... Inspirée.

Mais puisque tu respires encore, il est temps de t'occuper de toute la paperasse un peu ennuyeuse auprès des autorités locales. Ainsi, tu peux commencer par recenser ton métier avant de te trouver un logement.

Tu peux ensuite ouvrir ton répertoire afin de créer des liens avec les autres personnages ou poster dans les demandes de rp pour te trouver un premier partenaire de jeu.

Si tu as été validé(e) avant le 15 du mois en cours, sache qu'il faudra également songer à te recenser pour ce mois-ci.

Dans tous les cas, le staff reste à ta disposition pour la moindre question et te souhaite de passer d'agréables moments sur le forum.

N'oublie pas de rester sur tes gardes... Sait-on jamais.
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