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 it's a soul's companion...

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bad blood - we live here

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◆ Manuscrits : 723
◆ Arrivé(e) le : 12/05/2015
◆ Âge : 31 ans
◆ Assoc. des Victimes : secrétaire
◆ Métier : Écrivain, romancière reconnue
◆ Points : 707
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Sujet: it's a soul's companion...Jeu 1 Juin - 21:18

It's a soul's compagnion
people feel it everywhere



late march 2016, 4:46 am

Le sommeil n’était pas une option quand son esprit ne pouvait pas se reposer. Le repos était synonyme d’ennui, d’une latence presque fatale que la blonde ne pouvait pas se permettre. Qu’elle ne voulait pas se permettre et qui l’arrachait trop souvent à son lit quand son esprit dériver et qu'elle se retrouvait à se gratter le crâne, écrasée par la fatalité. Désirée ne voulait pas penser justement, et le Poète avait été une distraction intéressante, un bon moyen de noyer son inspiration, de plonger la tête la première dans des corps étrangers et d'en ressortir couverte d’un sang épais et rouge vif. Mais toute l’hémoglobine du monde n’aurait pas pu la faire dormir, n'est-ce pas ? Désirée avait soif d’une eau qui ne coulerait plus jamais, elle avait faim d’un repas qui pouvait signifiait sa propre perte et elle s’interrogeait dans la pénombre, devant sa terrifiante page blanche qui semblait presque la narguer.

Où était-Il ? Ou était-Il ?

Savoir quand Il pouvait frapper ne l’arrangeait en rien, tout comme savoir quel genre de masque Il pouvait porter ou la voix automatisée dont Il allait se servir pour s’adresser à sa victime… cela ne l’aidait en rien, rien ne pouvait retarder l’attente, rien ne pouvait faire passer ça. Les secondes qui cliquetaient dans la pénombre et qui venaient pour elle, qui allaient la tuer elle, la poignarder encore et encore. Désirée n’en dormait pas tant cela la hantait, elle n’écrivait plus et elle se retrouva, au beau milieu de la nuit, à enfiler une perruque d’un brun affolant, lunette sur sur le visage, talons au pied. Elle préférait affronter Fairhope, elle préférait que l’air de la nuit vienne lui fouetter le visage alors que la ville morte ne lui répondait pas. La très nouvelle brune ne craignait pas le couvre-feu, les officiers de la ville ne se croyaient plus rois depuis la mort de Tobias, ce qui prouvait bien qu’il était temps de passer à autre chose. On faisait généralement ça pour une naissance mais Tobias avait servi de pont pour les deux cas.

Désirée resserra son trench coat sur sa poitrine, les yeux lourd de tout alors qu’elle remontait lentement Fairhope Avenue, l’esprit vide. Ce n’était jamais bon lorsqu’elle ne pensait à rien, le silence n’était pas son compagnon d’armes, non, pour elle c’était l’horreur, pour elle c’était le chaos, deux maitres mots avec lesquelles elle pouvait coexister et vivre. Mais l’ennui et la monotonie qui avaient planté leurs drapeaux respectifs au dessus de son crâne devaient rapidement trouver un autre endroit pour vivre ou au moins la laisser tranquille. La romancière n’avait pas l’intention d’être particulièrement d’être sage une fois qu’elle aurait retrouvé sa liberté oh que non… ce n’était pas quelque chose qu’elle savait faire. Non, le chaos avait toujours été là pour l’habiter et tous ses sourires étaient faux depuis longtemps. Depuis trop longtemps, elle ne se souvenait même plus de l’expression singulière et innocente, celle qui ne représentait rien d’autre que du bonheur, ne l’ayant plus pratiqué depuis longtemps, elle s’en était complètement défaite.

« Well oh well… » murmura Désirée, s’arrêtant devant la mairie. Ce n’était pas un hasard, non, ses pas l’avaient menée ici, c’était ici qu’elle trouverait des réponses et qu’elle se rapprocherait un peu plus du meurtrier. À pas feutrés et mesurés, mais tout de même, lui courir après ne la dérangeait pas tant que ça. Le périmètre de sécurité était en place depuis trop longtemps pour que cela veuille vraiment dire quelque chose, elle ne savait pas si la police avait trouvé quelque chose, elle fouillerait quand même jusqu’au petit matin. Trop naturellement, preuve qu’elle préparait son coup depuis des semaines, Désirée enleva ses talons et les rangea soigneusement dans son sac, ses collants bleu nuit rencontrant le bitume, elle trouva également une paire de gant de cuisine qu’elle enfila. Le plastique couina dans la nuit froide et elle eut l’audace de sourire. Sourire qui s’agrandit quand elle passa le maigre cordon de sécurité. Désirée était prête à croiser un officier de police, prête à lui sortir une histoire à dormir debout quitte à s’éviter une nuit au poste, ou alors dormir en cellule tout simplement, fermant les yeux sur sa récente découverte.

Mais qu’allait-elle découvrir justement ? Le lieu avait été scellé depuis l’agression d’Adam, elle se souvenait encore de la cohue, de la foule qui se précipitait vers le corps presque inerte du blond et ceux et celles qui voulaient à tout prix quitter cet endroit de malheur. Elle se souvenait de l’absence de ce cher Jacob Young et des explications qu’il avait ensuite dû fournir. Ça avait été un jour des plus mémorables. La romancière ne savait pas quoi chercher, arrivée à ce qui avait jadis été l’accueil, Désirée poussa un profond soupir et suivit le panneau qui indiquait la salle de conférence. Il fallait bien commencer quelque part, pas vrai ?

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"I had a vision, A vision of my nails in the kitchen, Scratching counter tops, I was screaming..."


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bad blood - we live here

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Sujet: Re: it's a soul's companion...Ven 9 Juin - 18:57

Il était là.

Assis par terre, à contempler cette salle vide, à se demander ce qui avait bien pu se passer entre les murs de cette maudite mairie. Lysandre avait épluché quelques articles dans la presse, essayant de tirer de nouveaux éléments de chaque détail, tirant le vrai de ce qui était clairement romancé, désespéré à l’idée de pouvoir lire entre les lignes et ainsi se rapprocher de celui qui les menait à leur perte. Il ne lui en voulait pas. Après tout, c’était son rôle à lui, sa mission sur terre. Lysandre en avait une autre. Il devait être là, assis par terre, condamné à observer, s’allongeant pour mieux se rasseoir quelques longues minutes après. Plusieurs heures maintenant qu’il n’avait pas bougé, plusieurs jours qu’il travaillait son entrée dans ce nouveau lieu de culte, qu’il tournait autour comme un vautour affamé en priant pour que l’âme encore tiède d’Adam y soit toujours présente afin qu’il s’en délecte. Sa place était ici, coincé entre le monde des morts et celui des vivants, allongé sur le plancher pour se rapprocher de ses ancêtres, les yeux rivés vers les étoiles pour mieux se défaire de la réalité dans laquelle il étouffait depuis qu’il avait poussé son premier cri. Les choses n’étaient plus les mêmes depuis que Lysandre savait que Jacob n’aurait aucun mal ou aucune honte à salir ses mains pour lui, à les couvrir de sang pour mieux le serrer contre lui. Ce n’était plus pareil, et le monde semblait tourner d’une façon différente.

C’était sans doute pour cela que Lysandre se trouvait en ces lieux cette nuit-là ; pour s’imprégner aussi de l’esprit de Jacob, celui qui avait délaissé sa ville par un soir de septembre pour mieux envahir le corps de Lysandre, loin du cauchemar, loin de la foule qui s’était pressée contre les portes de la salle de conférence pour tenter de s’enfuir et retrouver le semblant de liberté qu’ils avaient dans les rues de Fairhope. Ils n’en avaient aucune, prisonniers dans le regard du Poète qui les épiait, tous autant qu’ils étaient. Lysandre aurait voulu l’avoir en face de lui, simplement pour lui faire savoir que son Jacob était capable de mêmes crimes, et qu’il avait enfin compris pourquoi le meurtrier s’évertuait à déchirer la chair des innocents. Le Poète avait probablement trouvé sa muse, lui aussi, et il s’amusait à découper la peau de celles et ceux qui n’étaient pas dignes de celle qu’il aimait. Un crime passionnel plus travaillé que les autres, une histoire d’amour déchirante que Lysandre était forcé d’admirer depuis son bout de plancher. Les yeux rivés sur la scène, il avait pris le temps d’y monter quelques minutes auparavant, s’asseyant à l’endroit où la table et la chaise avaient été retrouvées, où le sang avait été déversé. Il s’était agenouillé, caressant les planches comme si les traces foncées dans le bois faisaient office d’oeuvre d’art. Il s’était même penché pour respirer, sentir l’odeur de la mort qui s’était attardée ici avant de juger que le pauvre Miller devait être épargné. Il s’était rallongé, se baignant dans le souvenir qu’il ne pouvait naturellement partager avec personne puisqu’il n’était pas présent ce jour-là et qu'il avait manqué le spectacle.

Il était pourtant là aujourd’hui, se reposant dans ce sanctuaire, admirant la hauteur sous plafond, ses doigts effleurant les murs en voyant tantôt Jacob se tenir debout dans un coin de la pièce, avant d’imaginer l’odeur du sang brûlant roulant sur la table, les caméras de télévisions braquées sur la pauvre victime, les citoyens agités. Il avait même poussé un cri, confiant le son à la nuit qui l’engloutit tout aussitôt, alors qu’il cherchait à se rendre compte du vacarme que des dizaines de hurlement comme le sien aurait pu causer dans cette maudite pièce. Et puis l’heure avait tourné ; une première, puis une deuxième, le menant jusqu’au centre de la pièce, là où il reposait justement quand un grincement reconnaissable entre mille vint le déranger dans sa léthargie. Tournant la tête à vive allure, ne se relevant pas pour autant, ses yeux fixèrent la silhouette à peine éclairée par les reflets de la lune qui venait de passer les portes de la salle de conférence. Chevelure blonde, semblait-il. Une femme. Tout comme lui. Il n’en connaissait qu’une seule capable de faire le déplacement en pleine nuit. Tout comme lui. « You’re wasting your time, there’s nothing here. » Se tournant sur le dos, il ne prit même pas la peine de tirer sur sa fourrure pour cacher son torse, le sang sur ses pieds endoloris n’ayant pas encore eu le temps de sécher complètement, le tissu nettement abimé de son jean laissant sous entendre qu’il avait fait une autre étape dans la ville avant d’atterrir ici. Dans tous les cas, il était là maintenant. Il était là. Sur son territoire.

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