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 Nine times out of ten, I'm in my feelings

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bad blood - we live here

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Sujet: Nine times out of ten, I'm in my feelingsLun 11 Sep - 19:55

Nine times out of ten, I'm in my feelings
But ten times out of nine, I'm only human



mai 2016

You look sad.
C’était les premiers mots que son père lui avait adressé ce matin-là et Eva avait fait de son mieux pour lui renvoyer un sourire mais le coeur n'y était pas, n'y était plus. Et pourtant, la rouquine était passée maitre dans l’art des sourires optimistes et elle pouvait tendre ses lèvres dans l’expression désirée dans n'importe quelle situation. Pas aujourd’hui cependant, pas en face de son père, elle était bien incapable de lui mentir alors elle avait préféré ne pas le faire et s’était contentée d'hausser les épaules et de retourner à son carnet de croquis. La jeune femme ne parvenait pas à se concentrer, son esprit n’était plus tranquille depuis cette virée à la supérette, depuis que ses yeux s'étaient posés sur Tristan et qu'il avait fallu redevenir familière avec la peine et les regrets qu'elle pensait appartenir au passé. Il n'en était rien, dans le fond, la jeune adolescente de seize ans avec le ventre légèrement rebondi était toujours là quelque part et les peurs et les doutes d'Eva n'étaient jamais bien loin. Elle était lâche, il n'y avait pas autres mots pour la décrire, et la colère et la déception qu’elle avait vu passer dans les iris glacées du blond étaient justifiées.

Elle avait fuit tout ça, n’avait pas voulu comprendre sa peine et maintenant, tout revenait pour lui mordre la queue littéralement. Eva se sentait usée et elle aurait presque voulu être enceinte au moment où elle l’avait croisé, juste pour lui prouver qu’elle y avait pensé, qu’elle n’avait fait que penser à cet enfant, à leur enfant au cours des dernières années… Mais même ça, même ça c'était un rêve. Et elle pensait s'en sortir ... Non, devant Arthur, elle avait cru pouvoir jouer la comédie et cela ne prenait plus à présent. Eva avait envie de courir dans ses bras, de lui avouer la faute ignoble et impardonnable qu'elle avait commise et voir s’il voulait toujours d'elle. Elle voyait son jugement comme juste et impartial, enfin… c’était avant que les dires dAdam ne viennent semer le doute dans son esprit. « That … that can’t be true Adam. I’m sure Jesse got it wrong, that’s not … that’s not how Arthur would want things to go, he cares about this town, he just wants to do what’s right. » Cela avait été sa première réponse, et pendant longtemps, sa position n’avait guère changé, peut-être qu'elle était juste devenue un peu plus crédule dans les bras d'Arthur ou alors elle se sentait un peu moins brisée depuis qu’ils avaient échangé quelques baisers.

Eva se souvenait encore de l’intensité à laquelle avait battu son coeur, comment elle était venue se réfugier au creux de ses bras pour cesser de trembler. Ou encore la soirée où ils avaient célébré sa promotion, où celle où elle avait enfin réussi à l’inviter dans son appartement, partageant les quelques photos d’elle plus jeune avec les joues d’une couleur similaire à sa chevelure. Ça ne pouvait pas être pour rien, ça, souriant, confiant et un peu maladroit, c’était Arthur. Pas le portrait qu’en dressait Jesse et certainement pas ce que venait lui répéter Adam après. « I'm fine… » avait murmuré Eva en essayant de rassurer son père… ou alors la seule personne qu'elle essayait de convaincre était elle-même. Mais elle fit de son mieux pour chasser ce sentiment et se concentra sur ses quelques clients de l’après-midi ainsi que sur ses croquis. Dessiner l'aidait généralement à se détendre mais pas aujourd'hui, ses mains tremblaient sans aucune raison particulière et dès que quelqu'un poussait la porte, la rouquine se redressait presque automatiquement, comme si elle avait été la main dans le sac … comme si. Elle décida en fermant le pressing en ce début de soirée-là que cette situation ne pouvait plus durer, elle devait parler à Arthur et tant pis si la conversation se finissait de manière déplaisante, elle avait besoin de savoir, et puis il n'y avait que lui qui pouvait lever ses doutes, confirmer qu'Adam avait tort et tout allait rentrer dans ordre.

Eva en était convaincue, tellement qu'elle eu le coeur un peu plus léger en remontant Fairhope avenue, ses cheveux virevoltant au gré de l'air frais de la presque nuit. Elle pouvait déjà se voir extirpe Arthur de son bureau, réussissant à le convaincre de rentrer plus tôt et de se balader dans les rues de Fairhope avec elle, un bras autour de ses épaules comme il savait si bien le faire. Le tableau semblait parfait et l'expression d'Eva ne faiblit que légèrement quand elle se retrouva à pousser la porte du commissariat, confrontée à la soudaine activité et au changement de rythme. Eva serra son sac sur son épaule en se mordant la lèvre inférieure, avançant à pas mesurée vers le bureau d'accueil. « Bonsoir, je suis là pour le col… pour voir le capita.… » Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase, réalisant que l'employée à qui elle s'adressait était au téléphone, cette dernière lui renvoya un regard qui se voulait plus qu'acide et Eva soupira prête à faire demi-tour... Ou pas.

Après tout, elle savait déjà où savait déjà où se trouvait le bureau d’Arthur et personne ne faisait vraiment attention à elle, et puis elle était déjà là. Elle n’avait pas réussi à rassembler le minimum de courage qui sommeillait en elle pour faire demi-tour maintenant pas vrai ? Déterminée à présent, Eva inspira profondément avant de se diriger vers le bureau d'Arthur.

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Sujet: Re: Nine times out of ten, I'm in my feelingsLun 2 Oct - 21:54

Son bureau avait changé. Plus vraiment de poussière sur les dossiers, ni même sur le clavier de son ordinateur qui ne jouait plus la même symphonie que les machines à écrire d’antan lorsqu’on se risquait à y laisser courir ses doigts. Il y avait des plantes dans ce nouveau bureau, hautes et vertes, de part et d’autre de la porte, à côté de son porte-manteau. Il avait sa propre commode, deux fauteuils qui lui faisaient face et qui étaient rarement vides ; très rarement. Être chef de la police avait du bon, on ne le laissait jamais en proie à ses pensées très longtemps, et les lieutenants venaient toujours toquer à sa porte pour lui faire part des dernières avancées, des recherches qui auraient besoin de financements importants afin de mettre la main sur ce fichu Poète une bonne fois pour toute. Le service de ménage passait quotidiennement, se débarrassant à chaque fois des tasses en carton qui trainaient sur le coin de son bureau, pour qu’il ait tout le loisir de les remplacer le lendemain matin, en arrivant au commissariat. Sa veste posée dans un coin, il s’asseyait dans son fauteuil en cuir, allumait son ordinateur, et déverrouillait tous les tiroirs dont il était le seul à posséder les clés. Il n’y avait pas de preuves tangibles dans ces archives, non, juste la certitude qu’il y avait un seul et unique fou dans Fairhope et qu’il terrorisait toute la ville depuis plusieurs années maintenant. Les meubles aussi paraissaient plus scintillants qu’autrefois, quand l’odeur de café froid avait même réussi à imprégner les rideaux de son bureau miteux. Il ne s’était même pas demandé si quelqu’un d’autre aller récupérer cette cage dans laquelle il avait passé les dernières années en tant que colonel ; la pièce avait sûrement été condamnée pour de bon, la fenêtre ne s’ouvrant même plus, la porte grinçant terriblement à chaque fois qu’on la poussait. Il valait mieux transformer l’espace en un vulgaire placard à balais.

Arthur avait relevé le nez de ses papiers une première fois, le jeune Peter Howell toquant timidement à sa porte. Quand on connaissait le gaillard et sa carrure, il était plutôt étonnant de le voir cogner avec autant de douceur contre le bois qui le séparait encore du chef de police, mais Arthur avait conclu depuis longtemps qu’il ne savait pas grand chose sur ce Peter, ou tout du moins que les apparences étaient parfois bien trompeuses. Il l’avait vu se fermer au cours des derniers mois, particulièrement depuis cette nuit de Mai où la nouvelle recrue de la police locale avait dû exécuter des ordres qu’il ne devait partager avec personne. Il avait besoin de parler, de se défaire du poids macabre qu’il trainait partout avec lui depuis dix jours, conscient qu’on allait bientôt finir par lui poser des questions s’il continuait d’arborer une mine aussi terne et abattue. Peter ne savait pas s’il avait encore la force de mentir, de faire croire qu’il n’était pas juste un autre pion entre les doigts d’Arthur ; il ne savait pas s’il n’allait pas tout simplement finir dans le même état que son père, une balle traversant son crâne, éparpillant sa cervelle tiède sur le béton du garage. L’ancien colonel avait pu lire le désespoir dans le regard du blond et il lui avait fait signe de s’asseoir d’un simple signe de tête. Un gamin qu’il était en train de mener à sa perte, un appât facilement sacrifié ; mais après tout, c’était une bien maigre rançon quand on savait quel type de poisson il allait réussir à attraper grâce à toutes ces mises en scène.

« You wanted to see me Howell ? » Mais le pauvre officier restait muet, le dos courbé, observant ses mains qu’il ne supportait plus, qu’il détestait depuis qu’il avait écouté sagement ce qu’Arthur lui avait soufflé dans le creux de l’oreille comme s’il s’agissait d’une vérité. « I don’t think I can go on like this, I… » Le soupir d’Arthur en disait long, lisant de la faiblesse et de l’incapacité dans le regard de son équipier quand il aurait dû y voir un appel au secours, une dangereuse mélancolie. « Come on Howell, take a day off or two. I don’t want to hear this anymore once you come back. » Arthur ne lui avait pas laissé plus de temps que ça, ou si toutefois il l’avait fait, il n’avait pas souhaité écouter le discours désespéré du blond, le guidant vers la porte, se tenant suffisamment près de celle-ci pour avoir la présence d’esprit de parler plus discrètement. « You just need to hold on for a little while, do as I say, and we’ll catch this bastard in no time. You’re doing good Howell. » Une tape amicale sur l’épaule, le diable prenant soin du pêcheur. « I’ll make sure no one ever knows about this little secret of ours, okay ? » Ouvrant la porte, Arthur rendit sa liberté à sa proie, son regard croisant aussitôt celui de la rouquine qui leur faisait face. « Eva ? What are you doing here ? » Une expression qui ne lui ressemblait pas, comme changé. Howell déjà loin, le regard fuyant et la tête baissée, Arthur l’oublia bien vite. « Please… Come on in. » Il n’était définitivement jamais seul, et Dieu seul savait à quel point il aurait préféré qu'on le laisse enfin tranquille.

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i don't care if it hurts, i'll pay my weight in blood to feel my nerves wake up. so love me now or let me go, let me feel these high and lows before the doors to my heart close. show me that i'm human, make me feel something.

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Sujet: Re: Nine times out of ten, I'm in my feelingsDim 15 Oct - 0:10

Elle ne savait pas ce qui l'attendait derrière cette porte, peut-être un semblant de réponses, peut-être qu'elle arriverait enfin à discerner le vrai du faux et que pour une fois tout irait mieux. Était-ce Eva qui était un peu trop naïve ? Ou qui en demandait trop justement ? Non, la rouquine ne pouvait pas se rappeler à quand remontait la dernière fois qu'elle avait fait un vrai voeu...  Quelque part, elle avait envie que les murmures d'Adam ne soient absolument rien d'autre que cela, des murmures, quelque chose d'insignifiant, qu'elle pouvait tout simplement ignorer et passer à autre chose. Et surtout conserver une image complètement immaculée d'Arthur. Il faisait parti des gens bien, son instinct ne la trompait absolument pas, il faisait parti des meubles de Fairhope et si la ville tenait encore, c'était principalement grâce à des gens comme lui. Oui, l'enquête l'épuisait un peu, c'était normal, il était humain, l'erreur était permise et même pardonnée dans le cas d'Eva. La jeune femme se répétait tout cela en boucle, le coeur battant et le pas léger tandis qu'elle naviguait parmi les officiers de police encore présents et ceux qui étaient assez libres pour vraiment relever la tête à son passage. Oui, elle faisait tâche dans le paysage, ce n'était pas la première fois et pas la dernière assurément. Mais Eva arrivait enfin devant cette porte, elle avait enfin le poing levé, prête à avoir toutes les réponses qu'elle était venue chercher.

« I don’t think I can go on like this, I… »

La porte était mal fermée et des bribes de conversation lui parvinrent, elle aurait dû reculer, la dernière chose qu'Eva voulait était en savoir plus sur l'affaire du Poète. Ça, c'était le monde d'Arthur, elle l'avait accepté depuis longtemps, savait qu'elle ne pourrait rien y changer... et peut-être que oui, elle était lâche, peut-être qu'il était facile de s'enfouir la tête dans le sable une nuit et se réfugier dans les bars d'Arthur la suivante. D'une certaine façon, Eva était proche de l'affaire qu'elle le veuille ou non, mais elle jouait les innocentes à sa façon, pensait qu'elle pouvait se contenter d'être sur la touche et apporter à Arthur le soutient suffisant et nécessaire pour mettre fin à l'horreur... Était-ce encore une fois un souhait si ridicule que ça ?  Eva n'avait pas reculé cependant et elle entendit clairement la réponse détachée et désintéressée qu'Arthur donna à ce fameux Howell. C'était un ton qu'elle ne lui connaissait pas, tellement qu'elle fut déroutée, tout son courage fondant comme neige au soleil alors qu'elle se retrouvait là, comme une idiote, à jouer les espionnes de pacotille.

« I’ll make sure no one ever knows about this little secret of ours, okay ? »

Elle n'aurait pas dû venir ici. Eva tournait déjà les talons, mais ce fut bien le regard d'Arthur, si clair et presque trop dur qui l'empêcha de vraiment partir. Cet homme-là, elle ne le connaissait pas, ce n'était pas l'homme maladroit qui avait coincé le pan de sa veste dans la porte de sa voiture pendant leur deuxième rendez-vous, pas celui qui l'avait tenu contre elle tandis qu'ils observaient les vagues en imaginant une vie loin de Fairhope, loin du chaos et loin de tout. «I .... I came to see you ?» Sa voix faible la surprit elle-même, mais les mots étaient bien là et son regard tomba un instant sur ses chaussures avant qu'Eva ne relève les yeux, un maigre sourire sur les lèvres. Voilà, voilà où était son courage, dans cette expression si inutile, qui était là pour que le reste du monde, pour que même lui, pense que tout allait bien, qu'il s'agissait juste d'une visite de courtoisie. «I mean yes, I came to see you... is this a bad time ? Because I can come back. Or not I .. »  Eva tourna légèrement la tête, elle avait l'impression d'être épiée par tout le commissariat et ce sentiment était sans doute justifié, elle finit par pousser un léger soupir et elle préféra s'engouffrer dans le bureau d'Arthur, sans y avoir été invitée. La chose la plus logique aurait été de s'asseoir, surtout que ses genoux menaçaient de lâcher d'une minute à l'autre, mais au lieu de cela, Eva posa ses deux mains sur le dossier de la chaise, l'agrippant de toutes ses forces , son regard ambré rencontrant enfin celui d'Arthur. «I just wanted to make sure you were okay, because I've heard some stuff, about you, about you as a captain and I dont want to just assume ...»  Elle marqua une pause, prenant une grande goulée d'air, les noms d'Adam et Jesse étaient sur ses lèvres mais elle ne souhaitait pas les entrainer dans tout ça... Non, elle était venue ici pour elle, parce qu'elle avait besoin de savoir, savoir si la version d'Arthur dont elle avait besoin existait vraiment ou si elle avait encore trop rêvé et qu'il était temps de se réveiller.

«I ... »  Eva se rapprocha de lui, une main posée sur la poitrine de ce dernier, jouant avec les boutons de sa chemise toujours impeccablement repassée. «You're not crossing any line you shouldn't cross... right ?» murmura Eva, déjà prête à faire demi-tour si la réponse était négative.

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