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 ROULETTE RUSSE: NO JUSTICE, NO PEACE

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bad blood - we live here

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Sujet: ROULETTE RUSSE: NO JUSTICE, NO PEACEDim 1 Oct - 3:46

Dans le Fairhope Tribune, on avait écrit que Tobias Clyne avait trouvé la mort le 3 mars 2016 dans le cimetière de la ville, aux alentours de quatre heures du matin, des suites d’une altercation avec les forces de police. C’était à peu près tout. Oscar le savait car, comme nombre de ses collègues, il avait été convoqué sur la scène au milieu de la nuit, puis en salle de rédaction pour mettre ses notes en commun avec le reste de l’équipe. Le nom du « coupable » n’avait pas été transmis aux civils – encore moins à la presse – et celui-ci continuait à exercer ses fonctions en toute impunité – s’il en allait autrement, la police s’était bien gardée de le faire savoir. Les flics se protègent les uns les autres, lui avait-on un jour rapporté. Fils de militaire, Oscar avait toujours eu suffisamment confiance dans le « système » pour ne remettre systématiquement cette affirmation en doute. Mais à présent, l’incertitude surplombait tout ce qu’il avait pu croire auparavant. Oscar n’avait jamais entendu parler de Tobias avant cette nuit fatidique. Il avait malgré tout gardé l’œil ouvert, des semaines durant, dans l’attente de nouvelles informations de la part du département de police. Une attente soldée par une déception grandissante. Un goût amer sur la langue, Oscar avait été obligé de comprendre une chose : les flics se protègent les uns les autres. Alors, eux civils, devaient faire de même.

« NO JUSTICE, NO PEACE ! NO JUSTICE, NO PEACE ! JUSTICE POUR TOBIAS ! » scanda-t-il à travers son mégaphone. Après un moment, il le laissa retomber en bandoulière contre sa poitrine, puis pivota sur lui-même. Il couvrit la foule qui l’entourait d’un regard mêlant soulagement et satisfaction – ils n’étaient pas seuls ! Ils avaient marché pendant une heure dans les rues de Fairhope, pancartes en mains, slogans en bouches, tâchant de sortir les moins disposés de chez eux malgré les grandes chaleurs estivales. Ils s’étaient campés devant l’entrée du commissariat avec une détermination telle que même le soleil n’en viendrait pas à bout. Derrière les portes vitrées du commissariat, il n’y avait aucun signe de perturbations quelconques – pour le moment, tout le monde vaquait à ses occupations, comme si de rien n’était. Du moins, c’est l’impression qu’Oscar en avait d’où il se trouvait.

Snobant son propre bureau de presse – il savait exactement où s’en tenait son chef de rédaction dans cette histoire, dans la mesure où il avait lui-même rapporté les faits du 3 mars dans leurs colonnes – Oscar avait envoyé une note aux bureaux du Fairhope News pour les mettre au parfum de ce qui se préparait à Cowpen Creek – loin de s’imaginer que d’autres manifestations puissent avoir lieu dans d’autres parties de la ville – espérant obtenir une couverture médiatique. Pour le moment, il n’avait repéré aucun de ses « collègues », mais il ne s’inquiétait pas outre mesure. Dans le pire des cas, il avait demandé à Alba de sortir son téléphone, et de filmer tout ce qu’elle pourrait du haut de son mètre cinquante-sept.

Un bandeau rouge autour du front, les joues rouges de chaleur, Oscar grimpa sur un petit muret pour se faire voir du reste des manifestants. « L’année passée, nous avons perdu deux concitoyens. » commença-t-il à travers le mégaphone qui amplifiait considérablement la portée de sa voix. « L’un a été victime du Poète. L’autre, de la police. » Il attendit un moment que la clameur de la foule s’apaise avant de poursuivre. « Qui a tué Tobias Clyne ? Peut-on encore se fier aux forces de police, et avoir confiance en eux pour nous protéger – nous, et nos familles ! – quand l’un d’entre eux marche librement, dans ce commissariat derrière moi, après avoir abattu un civil ? Est-ce que ça vous semble juste, à vous ? Et si ça avait été votre père ? Votre frère, votre fille ? » Il avait conscience d’exacerber l’indignation des manifestants qui l’accompagnaient – dieu sait qu’il accentuait sa propre colère en s’exprimant de la sorte. Mais il avait dépassé le stade de la politesse. Ils avaient besoin d’une réaction de la part de la police, et Oscar comptait bien l’obtenir aujourd’hui.

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LIABILITY
They say, "You're a little much for me, you're a liability, you're a little much for me". So they pull back, make other plans, I understand, I'm a liability. Get you wild, make you leave.
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Sujet: Re: ROULETTE RUSSE: NO JUSTICE, NO PEACEJeu 5 Oct - 23:49




Roulette Russe — no justice, no peace

9 juillet 2016

15:22


« NO JUSTICE, NO PEACE ! NO JUSTICE, NO PEACE ! »
Elle avançait au rythme de ces paroles scandées, reprises par la foule, si bien que ses propres cris se perdaient au milieu des voix. Le son serait sûrement saturé sur son téléphone, notamment en raison de sa proximité avec le mégaphone, mais la qualité vidéo était parfaite. On ne pouvait se méprendre : en direct de ses comptes Snapchat, Facebook et Instagram, suivant le hashtag #justice4tobias, c'étaient les visages de plusieurs dizaines et dizaines d'habitants qui s'étaient rassemblés avec eux devant le commissariat. La colère et la lassitude se voyaient sur leurs traits, et s'entendait dans leurs voix.

Elle, elle n'était pas là pour Tobias. Elle ne le connaissait pas et elle s'en fichait un peu. Non, ce qui l'avait motivée à venir marcher dans les rues de Fairhope sous un soleil zélé, à aller à la rencontre de ses concitoyens et à leur faire ses plus beaux yeux doux pour les convaincre, ç'avaient été les mots d'Oscar et l'émotion qu'ils avaient suscité en elle. « Les flics se protègent les uns les autres ». Oh, bien sûr, elle n'en avait jamais douté. Les flics, les forces de l'ordre, ce n'était pour ainsi dire pas vraiment sa tasse de thé. Elle ne leur avait jamais fait confiance — naître dans un pays étranger sous une dictature produit souvent ce genre de comportement... et puis ici, dans cette immense nation qu'elle appelait désormais « chez elle », il n'y avait pas eu dans sa vie que d'adorables agents comme Peter. D'ailleurs, si ce n'était pour son uniforme et sa voiture customisée, il n'avait rien d'un flic pour elle. Non, les autres signifiaient violence et harcèlement. Alba ne s'émouvait pas beaucoup de ce que l'on classait dans ce pays comme faits divers, mais à chaque fois qu'une énième violence policière était rapportée, elle prenait le sujet très à coeur.

Elle avait beau pianoter "justice for tobias" sur les touches tactiles de son téléphone, elle avait aussi rajouté "fight the blue wall of silence", pour dénoncer cette entente entre représentants de la loi. Si l'un d'entre eux tombait dessus, sachant qu'ils retrouveraient sa place facilement, y avait fort à parier qu'elle passerait une nuit en cellule à l'issue de la journée, mais c'était le cadet de ses soucis. Il y avait un peu d'action à créer et elle se trouvait en première ligne : elle n'allait certainement pas rater ça.

La petite brune regarda son colocataire monter sur le muret le plus proche, avant de jeter un oeil sur le commissariat. Pour le moment, rien ne bougeait, comme s'ils ne pouvaient ni les entendre ni les voir de l'intérieur de leur aquarium. Alba reporta son attention sur Oscar, joues rougies et yeux brillants. Elle l'avait rarement vu si déterminé, si investi. La foule se tut lorsqu'il se mit à parler, sa voix résonnant dans les rues et dans la tête des gens. Elle ignorait s'il se mobilisait vraiment pour Tobias - elle en doutait - ou s'il protestait contre l'injustice du système. Mais dans le fond, il avait raison. Se joignant aux applaudissements et aux encouragements de la foule, Alba se remit à filmer la scène, en direct, braquant son objectif sur les fenêtres inertes du commissariat.

S'ils souhaitaient faire l'autruche, bien, mais le reste du monde connecté ne pourrait pas ignorer les cris de la population. Se tournant un peu, elle s'approcha de quelques manifestants pour leur poser des questions et documenter ses vidéos : ses vieux réflexes de journaliste reprenaient vite le dessus. Ses questions étaient relativement simples : elle espérait surtout récupérer une ou deux phrases choc, montrer avec justesse le ressenti citoyen et dénoncer le silence et l'opacité du système policier. « Pourquoi vous êtes là aujourd'hui ? Vous connaissiez Tobias ? Que pensez vous de ce qui lui est arrivé ? Vous trouvez ça normal, ce qu'il s'est passé ? Vous dites que vous êtes choqué : pourquoi ? Qu'est-ce qui vous révolte le plus : l'inaction des forces de l'ordre concernant le Poète, ou bien leur silence concernant l'agression ? Vous vous sentez en danger à Fairhope ? Comment définiriez vous ce sentiment "d'insécurité" que vous dites ressentir ? Pensez-vous que le couvre-feu est efficace ? » La brunette posait ses questions en rafale, changeant de cible à chaque question, tentant d'inclure le maximum de diversité dans ses témoignages. Cette fois-ci, ces flics n'arriveraient pas à s'en tirer aussi facilement.

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Sujet: Re: ROULETTE RUSSE: NO JUSTICE, NO PEACEDim 15 Oct - 0:18

Eva n'aurait jamais dû se retrouver là. Au milieu des manifestants, tout ça, c'était juste un mauvais concours de circonstances. La vie qui jouait encore un mauvais tour à la rouquine et elle qui tombait droit dans le panneau encore une fois. Elle avait juste fait un détour par Cowpen Creek pour déposer les vêtements d'une cliente chez elle et lui offrir un peu de compagnie. Eva avait toujours été incapable de vraiment parler aux gens de son âge, il y avait toujours cette barrière, toujours ce second langage qu'elle ne comprenait pas... Mais pas avec les personnes un peu plus âgées, elle avait passé son enfance à suivre son père alors bien entendu, elle les comprenait. Elle ne refusait jamais la friandise de trop et s'extasiait devant toutes les photos qu'on lui présentait et voulait entendre toutes les anecdotes. Dans un sens, Eva comprenait ce vide, ce besoin constant d'attention et elle ne pouvait pas fermer les yeux ou passer à autre chose face à un véritable appel de détresse.

Le soleil était déjà bien haut quand elle s'aventura dans les rues presque paisibles du quartier résidentiel, juste le temps d'ajuster sa queue de cheval et de marcher jusqu'au centre ville et elle serait chez elle. Absolument rien ne pouvait déranger cette belle après-midi d'été, enfin c'était ce qu'Eva tentait de croire, dans son monde, il n'y avait que la chaleur qui était dérangeante et l'absence d'une certaine personne mais rien de plus. Son coeur était bien rangé à sa place et son chapeau de paille trônait su ses boucles rousses... Tout était presque trop tranquille, si bien qu'Eva fronça les sourcils quand elle rencontra un premier groupe d'habitants, l'agitation et l'excitation palpable dans l'air. Des touristes ? Non, il y avait des visages familiers, elle avait vécu à Fairhope toute une partie de sa vie, elle vivait et travaillait sur Fairhope Avenue et beaucoup fréquentait son petit pressing. Les pancartes qu'elle finit par apercevoir finir par éveiller ses soupçons et bien malgré elle, Eva se retrouva à suivre le mouvement et la clameur qu'elle sentait monter. Que se passait-il ? Bientôt, il n'y eut plus l'ombre d'un doute, pas quand la colère de tous était si audible et qu'elle pouvait la sentir lui bruler la peau.

Eva sursauta au son du mégaphone, agrippant son sac par réflexe. Et dire qu'elle était venue ici car New York lui donnait le tournis ... Fairhope était en train de devenir un immense bordel, sans aucun attrait, sans aucun sens, sans les gens comme elle, comme Arthur qui faisaient de leur mieux pour rendre cette ville un peu plus authentique. Eva en était là de ses conclusions, peinée que la ville de son enfance soit soudainement privée de son innocence quand des questions fusèrent dans sa direction. "Je..." Eva n'était jamais en colère, non, peu pouvait affirmer l'avoir vue véritablement énervée, mais si l'atmosphère ambiante faisait déjà bouillir son sang, cette jeune femme, ses questions et l'objectif qu'elle avait braqué sur elle eurent raison de la patience de la jeune Hamilton. "Est-ce qu'une manifestation est vraiment la bonne solution ? Vous répondez à un acte violent par quelque chose d'aussi violent ? Des pancartes ? Des mégaphones ? Vous voulez ouvrir le dialogue avec des slogans tout aussi poignants et en campant ici ? En coinçant des policiers ici, comme s'ils n'étaient rien d'autre que du bétail? "

Il n'y avait pas l'ombre d'un sourire sur son visage et sa voix avait rarement été aussi élevée, mais Eva ne pouvait pas tolérer ce genre d'injustice, elle avait été élevée pour être du bon coté, pour croire que les autorités étaient là pour assurer la paix et la sécurité de tous. Même si elle avait ses propres doutes concernant Arthur, elle restait Eva et continuait de croire en de tels concepts. Jeter la pierre était trop facile, Eva avait de la peine pour toutes les victimes et leur famille, elle savait que cette affaire avait brisé des vies mais ça... Ça, ce n'était pas la solution, ces choses-là tournaient toujours très mal.  "Oui ce qui arrive à cette ville est affreux, mais décider de condamner tout le département de police pour la faute d'une seule personne... est-ce de la justice ? Ou une simple exécution ?"  Eva laissa la journaliste en herbe à ses propres questions et d'un pas déterminé, elle entreprit de traverser le reste de la manifestation. "Laissez-moi passer !" scanda t-elle, ignorant les protestations négatives et les insultes qu'avait provoqué son discours. Eva fut bien contente de voir un homme en uniforme justement, faisant de son mieux pou se faire entendre. "Il faut que je parle au capitaine..."

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