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 it's ripping me apart - alba montero

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◆ Manuscrits : 38
◆ Arrivé(e) le : 20/10/2017
◆ Âge : Trente-cinq ans.
◆ Assoc. des Victimes : Bénévole (veilleuse et accompagnatrice).
◆ Métier : Détective.
◆ Points : 20
◆ Avatar : AJ Cook.


Sujet: it's ripping me apart - alba monteroSam 18 Nov - 21:15

you never forget, you just live with it

 CHLOE WILSON ⊹ ALBA MONTERO 


She's tired of thinking till the sun comes up. Her body aches when she's awake. It kills her mother when she drinks too much, She can't stay sober for a day.
Elle n'était pas du genre à se confier aux réunions. En fait, elle n'était pas du genre à aller aux réunions. Elle n'aimait déjà pas parler de ses sentiments avec sa famille ou ses amies, alors avec des inconnus ... Pourtant une petite voix dans sa tête - surement celle du psy qu'elle avait été forcée d'aller voir bien des années auparavant - lui répétait chaque semaine qu'y aller lui ferait surement du bien. Qu'elle pourrait parler avec d'autre personnes qui avaient vécu la même chose, qui la comprenaient, d'une certaine manière. Elle pourrait échanger avec des gens qui savaient ce que c'était que d'avoir du indirectement affronter le poète, qui savaient ce que c'était d'avoir perdu un être - mais bon sang elle n'avait pas envie d'y penser. Pas envie de penser au fait qu'elle n'avait pas revu Mary depuis plus d'un an maintenant et que non, elle ne reviendrait pas et que non, elle ne reverrait jamais son visage et que oui, elle a faillit à sa tache et l'avait tout simplement laisser mourir.

Elle s'était décidée pendant son jogging du matin : j'y vais, j'y vais pas, j'y vais, j'y vais pas, et après dix minutes de ce mentra, elle avait décidé qu'elle irait à une réunion, une seule. Voir ce qu'il s'y passait. Si cela ne lui plaisait pas elle n'y remettrait plus jamais les pieds.

C'était comme ça qu'elle s'était retrouvée assise sur une chaise inconfortable, parfaitement maquillée pour cacher ses cernes et ses cheveux attachée en une queue de cheval. Elle essayait de se concentrer sur ce que disait ses voisins mais leur paroles lui semblait plutôt être un brouhaha, complètement incompréhensible, et à vrai dire elle ne voyait pas vraiment non plus la salle dans laquelle elle se trouvait car tout était flou - elle n'avais pas manger depuis vingt-quatre heures au moins mais surement que ça n'avait rien à voir avec ça ; elle avait bien été tenté de finir le bol de pâte à gâteau avec les doigts, celui à l'ananas qu'elle avait fait lequel se trouvait parmi les cookies et autres biscuit en tout genre sur la table derrière elle, mais avait finalement décidé de ne rien ingurgité, surtout si elle comptait manger après cette réunion.

C'est finalement son prénom qui lui fait relever la tête. Elle revient à la réalité juste à temps pour entendre qu'on lui demande si elle veux s'exprimer. La femme lui laisse le temps de réagir, de réfléchir, et finalement Chloé finit par hocher la tête. Elle ne sait pas vraiment comment s'y prendre puisqu'elle n'a tout bonnement rien écouté et cela doit se voir sur son visage, car la femme lui explique qu'elle n'a qu'à se présenter, dire pourquoi elle est là, puis parler de ce qu'elle veux. « Okay ... Hum, je m'appelle Chloé Wilson ... » Purée j'ai l'impression d'être chez les alcooliques anonymes. Ceux qui ne savaient pas déjà qui elle était sont tout à coup très intéressés. Tous connaissent l'histoire de Mary. Ou plutôt, ils connaissent l'histoire de la victime qu'elle est pour eux, la première qu'on avait retrouvé à l’extérieur, celle qui avait été retrouvée attachée à un arbre avec un magnétophone à la main qui répétait en boucle je suis immortel, je suis immortel, je suis immortel... Aucun, par contre, ne connait Mary la fille, la sœur, la coiffeuse, celle qui savait toujours quoi dire, celle qui avait un humour hors norme, celle qui pleurait comme une madeleine devant les films à l'eau de rose, celle qui ne supportait pas les injustices du monde, celle qui était tout simplement vivante.

« Je m'appelle Chloé, je suis détective, » d'autres regards, surement parce que cela fait quatre ans que le poète sévit et qu'elle ne l'a toujours pas arrêté - ou alors elle imagine tout et ces regards ne portent aucune reproche. « Vous le savez surement déjà, ma sœur a été retrouvée morte il y a un peu plus d'un an et ... » Elle jette un regard vers celle qui dirige la réunion, comme en  quête d'encouragement et bon sang ressaisit-toi t'es plus une gamine. Le boule qui s'est formé dans sa gorge la force à tousser. « Désolée ... Hum, je pensais que venir ici pourrait m'aider, d'une manière ou d'une autre. Je sais pas trop ce que j'attendais vraiment. Elle me manque toujours autant après un an, mais c'est normal je suppose. On dit que le temps guérit les blessures, moi je pense que c'est juste du bullshit que les gens se répètent pour s'en convaincre eux même. Un an s'est passé et rien n'a changé, du moins rien n'a changé pour le meilleur. » Elle se redresse sur sa chaise pour étirer son dos. « Enfin voilà. Je me suis dit que j'allais tenter. » Elle se tait et la femme la remercie d'avoir contribué comme s'il s'agissait d'une thérapie, ce qui dans un sens est un peu le cas, et la conversation continue. Chloé regarde à nouveau dans le vide, n'entend plus de paroles distinctes, et personne ne lui reparle de toute la réunion.

La réunion finit et tous se lèvent, comme une classe de collégiens pressés de rentrer chez eux. Chloé se dirige directement vers la machine à café, s'en servant un verre, avant d'aller prendre une part carrée de son gâteau, le seul qu'elle peut, ou veut, manger puisqu'il est le seul à ne contenir ni lait ni œuf. Elle le grignote, sirote son breuvage qui ressemble plus à de l'eau sale qu'à du café mais qui fera bien l'affaire. Autour d'elle, les autres discutent, se connaissant surement déjà depuis plusieurs semaines. En tant normal elle n'aurait pas hésité à aller leur parler, mais ce n'est pas la nuit, elle n'est pas en soirée et elle n'a pas vraiment envie d'être sociable à ce moment précis, alors qu'elle vient de dire à haute voix quelques pensées qui lui tournaient dans la tête depuis plusieurs semaines, notamment le fait que le temps avait beau passé, la douleur et le manque ne partaient pas. Il y avait même certains jour où tout semblait pire.
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beautiful mosaics are made of broken pieces
and then she told herself "stop being so weak grow up and get over it" and then she never felt anything again
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