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 Elizabeth Mary Kennedy - Call me 'Lizzie !

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Sujet: Elizabeth Mary Kennedy - Call me 'Lizzie !Dim 6 Sep - 0:13

Elizabeth "Lizzie" Kennedy

◆ You should run before I catch you ! ◆



◆ 04/05/1978 - 37 ans
◆ En ville depuis 7 ans
◆ Britannique
◆ Chirurgienne
◆ Célibataire invétérée
◆ Tend vers la bisexualité
◆ Les habitants.
◆ Audrey Hepburn

entre les lignes

L'affaire : L’affaire hein ? Pour être honnête, je ne m’y intéressais pas beaucoup avant qu’un inspecteur, plutôt séduisant par ailleurs, vienne m’interroger. Je ne me souviens pas vraiment de notre conversation, la seule chose qui me reste à l’esprit c’est son séduisant petit visage. Il était plutôt carré, une barbe de quelques jours courrait sur la partie basse de son visage formant autours de sa bouche une forêt dense et noir dans laquelle je ne voulais que me perdre. Lui, il ne s’intéressait qu’aux blessures et quant à ma possible expertise en la matière. Du moins, c’est ce que j’avais cru comprendre des maigres phrases qui avaient réussies à percer le lourd mur de mon ennuie.

Il parlait et parler encore, sans remarquer un seul instant qu’il était en train de m’endormir complètement. Je m’allongea discrètement sur l’un de ses fauteuils romain que mon père avait acheté lorsqu’il n’était plus question pour lui de s’assoir à la manière du peuple. J’alluma une cigarette au bout d’une des longues tiges qui me servait d’originalité dans un monde où le moindre valet s’enfilait trois paquet de Marlboro par jour. Il était dur en cette époque de faire preuve d’une véritable originalité. Soucieuse de transparaitre l’idée qu’il se faisait de moi, j’adopta mon air le plus niais devant cet inspecteur qui ne l’était que plus. Lorsqu’il termina la tirade, il me demanda de jeter un oeil sur des photographies, pour savoir si je reconnaissais le pattern des blessures infligés aux victimes. Evidement, je fis non de la tête, ce qui ne sembla pas l’étonné plus que ça.

Déçu d’avoir perdu son temps avec moi, il se leva et pris congé de ma présence - sans oublier évidement de jeter un dernier regard vers mon décolleté qui, je l’avoue aujourd’hui, ne cachait pas grand chose en ce jour.

J’avais cru mon calvaire terminé, je n’aurais plus à attendre des détectives de seconde zone m’expliquer de long en large que mon expertise serait intéressante pour un dossier auquel je portais moins d’attention que la nouvelle dame de cuisine de la maison.

Il s’avère que je m’étais amèrement trompé  puisqu’une semaine plus tard trois policiers en uniforme et un nouvel inspecteur pénétrèrent ma demeure (qui n’a rien d’humble) pour m’emmener. J’étais une suspecte de l’affaire. Vous comprenez dès lors mon intérêt pour cette tragédie qui n’en a que le nom …

Caractère : A bien des égards, je suis ce que Molière a parfaitement décrit : une misanthrope. La race humaine est pour moi dénué de tout intérêt. Je n’y trouve pas mon compte. Ils sont soit trop laids, trop bêtes, parfois les deux. Pire, pauvre comme un rat. J’attache une importance fondamentale à l’argent et au confort qu’il procure, j’admire ceux qui ont en, j’exècre ceux à qui il fait défaut. Je considère la fortune comme une qualité parmi d’autre. A ce titre, je ne conçois ma vie qu’au milieu de gens qui ont autant d’argent que moi - ce qui est, dans notre cher ville une sérieuse difficulté. Néanmoins, l’argent ne fait pas tout, il faut également être beau … Remarquez, si vous ne l’êtes pas, en échange de votre argent, je peux vous rendre beau. Mais par contre, après vous n’en aurez plus et vous n’aurez donc plus aucun intérêt pour moi. On a ce qu’on veut.

La beauté pour moi n’est pas une question de canon ou de critères spécifiques, c’est quelque chose de plus large, de plus transcendant, c’est une question de religion, c’est la loterie divine, la comédie du hasard. Certain me diront narcissique, ils se tromperont, je ne passe pas mon temps à admirer ma propre beauté. Elle est là, elle ne va pas bouger. Non, ce qui m’intéresse c’est la beauté des autres, celle que je ne peux pas trouver chez moi. Celle qui fait de nous des êtres uniques par essence. Je cherche la beauté des anges, celle qui ne se trouve que chez la plus pure des jeunes filles et chez le plus rebelle des jeunes garçons. Je n’ai aucun problème avec mon âge, je le revendique comme une fierté, comme un honneur. J'ai atteint mon âge par la force de mon poignet (parfois littéralement) et par une volonté forte et constante que je suis la seule à me faire avancer. Evidement, je suis très indépendante. Ne vous y trompez pas, je ne suis pas capable de me faire moi-même à manger, ne me parlait pas de repassage, de ménage ou d’autres idées farfelues. Je suis indépendante dans le sens où je n’ai nulle besoin de tuteur ou de conjoint pour réussir ou prendre ma vie en main. Je vis seule et je mourrais seule je l’espère. Je ne cherche pas la compagnie de l’homme, ou de la femme d’ailleurs. Elle m’ennuie très rapidement. Les humains n’ont pas ce qu’il faut pour me retenir. De toute façon, ils ne sont jamais assez… dense. Même si je rencontrais un homme extrêmement beau de 100 ans, il resterait bien trop jeune pour moi. J’ai besoin de quelqu’un de remplit, de consistant, peut être par ce que ce que je cherche chez eux c’est justement les vider de cette consistance pour m’en emparer. Telle une créature magique aspirant l’expérience et les années de vie de ses victimes.

Certains diront que je suis un garce, que je ne pense qu’à moi et à rien d’autre. Ils n’auront pas tord. Le reste de l’humanité ne m’intéresse pas, pas plus que ce qui peut arriver à cette misérable planète et à ses habitants. Je n’ai pas peur de la mort, je ne l’envie pas non plus. Je ne suis pas religieuse, dieu m’en préserve, je ne crois pas qu’il y ait quelque chose après la grande faucheuse. Néanmoins, j’ai toujours été attiré par la beauté du baiser froid de la mort. Par la paix esthétique d’un mort qui peut enfin se reposer après les douleurs de la vie terrestre. Je suis calculatrice, manipulatrice, je ne redoute rien et je ne rechigne à aucun stratagème pour arriver à mes fins, user de mon corps y comprit. Je n’ai aucune gène, aucun remord ne peut m’habiter. Je suis peut être aussi froide qu’un glaçons. Peu de chose peuvent m’atteindre, et je dis « peu » pour laisser la porte ouverte à l’inconnu. Je n’ai aucune frayeur particulière et la peur n’est pas un sentiment que je ressens à titre habituelle. Je ne m’abaisse pas à des sentiments bas et futiles tel que l’amour ou l’amitié. Je ne ressens pas vraiment d’affection pour des gens dont le seul et unique point commun avec moi est que nous partageons la même race. Encore que. Des fois je me demande si je ne suis pas une sorte d’alien envoyée sur cette planète pour étudier le comportement des fourmis qui y vivent et qui se pensent si supérieur à tout. Même si … je me pense supérieur à tout. Oui, je suis contradictoire. Très contradictoire. Je peux dire une chose et son contraire en même temps et en y croyant dur comme fer.

En clair, il ne faut pas vraiment attendre quelque chose de moi, puisque je n’attendrais - de toute façon - rien de vous.


À savoir :Vous souhaitez des détails sur moi ? Pourquoi ? Vous faites également votre propre enquête jeune fripon ? Et bien .. Je ne suis un secret pour personne, sauf pour moi peut être - dirait mon psychiatre. Je suis une fumeuse compulsive depuis mes 14 ans, depuis la première fois où j’ai vu la bonne en griller une sur le palier de notre demeure familiale. Elle qui avait toujours été insignifiante et dénuer de tout intérêt me semblait tout de suite transcendante avec cet objet dans la main, elle avait tant de prestance, de style, de consistante. J’ai tout de suite commencé. C’était facile, il suffisait de la faire chanter pour qu’elle m’achète des paquets, en échange de quoi je ne dirais rien à mes parents sur ses pauses plus que répétés en bien entendu, interdites par son contrat. Je suis également passionnée, voyez-vous, je pourrais dormir sur la rente confortable que ma famille m’a laissé, me pavaner dans des palaces de la côte Est et dépenser tranquillement mon argent (ce que je fais également, soyons honnêtes) mais non, je préfère me consacrer à un métier, le mien. Ô, n’allez pas penser là que je m’intéresse à mes patients … Loin de là, je ne les vois que comme des machines à dollars géantes, vivantes … et un peu trop bruyantes. Non, ce qui m’intéresse c’est de transcender le corps humain, le rendre plus beau, plus fort, plus divin. Je me suis toujours intéressé au hasard, comment certain - comme moi - peuvent atteindre naturellement les sommets de la beauté plastique alors que d’autre, moins chanceux, sont obligés de me payer des sommes astronomiques pour que je les rende un tout petit peu moins laids. Le hasard est très certainement libéral. Autre chose, j’ose espérez que le chef est déjà au courant, je suis végatalienne. Je ne mange donc rien qui provient du règne animal. La viande, je la découpe, je la déforme, je la reconstruit mais je ne la met pas dans ma bouche. Le seul sang que j’avale est celui de mes amants qui osent s’approcher trop près de mes canines. Je vous rassure, je me fiche totalement des petits veaux qu’on moleste pour leur chair. Je me fiche des animaux en générale. Je ne mange pas de viande d’abord par ce qu’elle est mon métier. Pour sortir, je ne porte que du noir, il est évidement qu’une femme comme moi connait sur le bout de ses doigts la mode, et ce n’est pas Coco Chanel qui me contredira si j’affirme que le noir est la couleur parfaite pour les femmes. Une robe noire et je suis prête pour toutes les situations, la taille de celle-ci est un indice intéréssant pour savoir si je vous trouve intéréssant ou si j’aurais préféré ne vous avoir jamais rencontré (c’est ce qui arrive dans la majeur partie des cas). Certains diront que je suis en deuil perpétuelle, moi je montre simplement mon chagrin devant la disparition de l’intérêt de la race humaine.

Que dire de plus ? Si, j’use de mon corps comme d’une arme, je n’ai aucun gène et je n’ai aucun mal à user de ma sexualité pour arriver à mes fins. Du moins, si la personne est tout de même assez belle pour que je puisse lui laisser une chance. Il ne faut pas aller trop loin non plus.

Je suis très très très riche, plein au as serait le terme encore plus exact. J’ai pratiquement tout hérité de ma famille mais mon pactole ne fait que grossir grâce à mes larges revenus. J’use de mon argent comme je l’entend, je ne suis pas du tout philanthrope, je me fou de mon prochain, sauf si mon prochain s’appelle Chanel, Viton, Dior ou Louboutin.

Et peut être la chose la plus importante à savoir sur moi : je suis secrète & manipulatrice, si bien que personne ne sait beaucoup de chose à mon sujet. Le peu d’information que certains ont réussis à rassembler reste une cohorte de rumeur accompagné de mensonge que je laisse trainer de temps en temps. En fait, vous ne pouvez pas être certain que tout ce que je viens de vous raconter est vrai …



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Sujet: Re: Elizabeth Mary Kennedy - Call me 'Lizzie !Dim 6 Sep - 18:59

once upon a book

◆ I put a spell on you ! ◆


Mon histoire n’a rien de complexe, rien d’admirable, rien de notable. Enfin, c’est ce que je laisse croire la plupart des hommes et femmes qui s’aventurent dans les limbes de mon passé.

Comme chacun sait, je suis né en Angleterre à une époque où cela voulait encore dire quelque chose. A une époque où le bon gout et la richesse mondiale provenait de cette petite ile perdu dans une Europe en perdition. Je ne me suis jamais intéressé à la politique mais j’en savais juste assez pour comprendre l’importance de mon petit pays dans le concert des nations. Nous avions menés le monde depuis des centaines d’années à coup de baïonnettes et de guillotines, aujourd’hui nous le menons à grand renfort de Livre sterling et d’alliance objective avec notre fils prodige américain. Quelque part, je suis certaine que mon appartenance aux loyaux et fières sujet de la couronne britannique a eu une importance primordiale dans le fonctionnement de ma personne. En un sens je ressemble un peu à ma terre natale, moi aussi je ne suis pas bien grande et pourtant et un claquement de doigts je peux faire tomber les hommes à genoux et déclencher des crises d’hystéries chez les femmes les moins développés. Comme moi, mon pays a beaucoup souffert de la trahison, comme moi, mon pays à souffert de ne pas être compris. Comme mon pays, j’ai un gout pour l’indépendance qui dépasse les limites de l’entendement.

Je suis né le 04 mai de l’an de grâce 1978 en plein milieu d’un Londres qui avait déjà oublié les frasques d’une guerre injuste et folle pour embrasser les travers et les joies d’un libéralisme à outrance. Tous le monde voulait tout ce qui pouvait exister. Chacun voulait une télévision, des bijoux, une vie mondaine. Peu en fait ne l’obtenait vraiment. Pour cela, il fallait un nom, un vrai. Le mien n’était pas des plus singuliers pour l’époque : Kennedy. La famille Kennedy en Amérique avait une certaine puissance, son homologue britannique n’avait rien à lui envier. A la différence de sa cousine américaine, les Kennedy européen ne s’intéressait guère à la politique. Depuis longtemps, ils avaient compris que ce n’était pas les politicards de premier plan qui menaient la danse mais bien les ombres et autres rumeurs qui couraient dans leurs dos, réalisant profit et influence au passage. Mon père était l’une de ses ombres. Aussi loin que je m’en souvienne, il m’avait toujours dis que notre famille avait une importance singulière dans le monde. Nous remontions, m’avait-il dit, d’une très ancienne famille noble de la classe dirigeante anglaise qui avait décidé un jour de délaissé la politique pour l’argent en s’alliant avec une riche famille industrielle américaine. De là, le noble nom que nous portions avait disparu pour être remplacé par le non moins noble Kennedy.

Pour certain nous étions le diable en personne, incarné dans une famille entière. Pour d’autres nous étions le Christ réincarné dans une dynastie, des bienfaiteurs pour les riches et les puissants. Avions-nous l’impression d’être cynique et amoral ? Pas vraiment. Ce qui a toujours intéressé ma famille c’est l’argent et la puissance. Ce sont les deux moteurs de nos vies. Il existe d’ailleurs une singularité, une homogénéité de la famille lorsqu’on parle de ses deux sujets. Nous n’avons qu’un but : en conquérir de plus en plus. Pour cela tout est fait pour assurer l’avenir prospère de la dynastie. Les enfants sont envoyés dès le bas âge vers les plus grands pensionnats du monde pour y apprendre les us & coutumes de l’élite mondial. Ils ne restaient évidement qu’entre-eux, hors de question de se mélanger avec le bas peuple. Là, il n’y avait pas de place pour les histoires que l’on pouvait voir au cinématographe, il n’y avait pas de douce et belle héritière qui ne voyait l’amour que dans un bel et faible ouvrier. Tous avait saisi l’idée, tous été saisi d’une même aversion pour ceux qui étaient inférieur. Vous vous demandez certainement si je fus l’une de ses personnes ou si j’ai fais preuve d’une certaine originalité… J’étais originale, mais dans le sens où j’étais certainement la plus fanatique d’entre tous. L’idéologie de l’élite avait pris en mon esprit une place si importante que mon enfance fut totalement façonné dans l’idée que j’étais bien supérieur à tous les déchets de cette société, de ce peuple bête, moche, sale et inculte.

Dès mon plus mon jeune âge, j’excellais dans toutes les matières, rien ne m’arrêtais vraiment. Je survolais les cours et les leçons avec une grande habilité et je faisais mon chemin dans le monde des privilégiés. Peut-être n’avais-je pas été la plus brillante des élèves mais l’argent de ma famille compensé l’argent ce malheureux défaut. Qui oserait sous-noter la fille d’une plus grand donateur de l’école ? Personne. Je faisais ce que je voulais, j’étais la reine des pourris-gâtés dans un monde où il n’existe que des pourris-gâtés, c’est dire. A bien y réfléchir, personne ne semblait m’arriver à la cheville. Je n’avais pas de copines, seulement des jeunes filles sans trop de personnalité qui me suivaient partout où j’allais. Je n’avais pas de petit copain, seulement des objets trempant à mes pieds, me suppliant des faveurs que je ne voulais pas leur accorder. De toute façon, je n’avais jamais été très réceptive à la beauté masculine, elle existait évidement, mais elle n’était pas parfaite, il lui manquait quelque chose.

A l’âge à où certain étudie l’anatomie des grenouilles, je commençais à étudier le corps des autres. La beauté humaine m’a, d’aussi loin que je m’en souvienne, toujours attiré. Je ne faisais pas de distinction entre l’homme et la femme, bien que ma préférence personnelle aille vers le genre féminin, le poids mon éducation conservatrice m’engageais toujours et encore vers l’ennuie chemin de l’hétérosexualité, pire, vers la monoandrie. A cette époque, j’usais déjà de mon corps comme une arme pour obtenir les faveurs que je voulais, à certain je prenais un simple devoir que je ne voulais pas faire, avec d’autres j’obtenais leur loyauté et celle de leur famille envers la mienne. Il fallait dire que chez les Kennedy, il n’y avait pas vraiment de distinction entre homme et femme par rapport au pouvoir. Tous les membres de la famille, quel que soit leur genre, participaient activement à la recherche de la puissance et de l’argent. A l’époque de mon enfance le chef de famille était un homme, mon père, mais rien n’empêcherait à sa mort de voir la dynastie dirigée par une femme. Quel est l’expression déjà ? Ah oui ! « Une main de fer dans un gants de soie » ! Ca aurait pu être ma devise.

J’ai découvert mon montra, la phrase qui allait dicter tout le reste de la ma vie, à l’adolescence. Je feuilletais des traductions d’oeuvres latines que l’école, où l’on m’enseignait les choses de la vie, nous obligeait à lire. Je m’étais pris d’une passion vive pour le personne de Machiavel, qui lors de l’un de ses récits de voyage énonça une phrase prononcé par le grand Cesare Borgia, fils indigne d’un Pape défroqué, qui avait crié au vénitien (ou peut être à Savonarole, je ne sais plus vraiment aujourd’hui) : « Aut Cesare, Aut Nihil », « Ou Cesar, ou Rien ». Cette phrase allait me conditionner à l’excellence toute ma vie.

A l’âge de dix ans, mon père décida de m’exiler un peu de la vie londonienne. Il fallait, selon lui, que j’aille voir un peu comment les choses se passait en dehors de la capitale de l’empire britannique. Je n’avais pas à être d’accord ou non avec lui, un ordre du chef de famille ne souffrait d’aucune discussion. C’est ainsi que j’ai, en compagnie de dame de compagnie, d’une de mes soeurs et de quelques valets, entreprit un tour du monde aussi étrange et bizarre que dans des livres de fantaisie. Avec le recul, l’étrangeté de ce périple était certainement dû à mon âge. J’étais jeune, très jeune, tout était pour moi nouveauté et émerveillement. Après avoir visité tous les continents, je posa enfin mes bagages dans un pensionnat américain de la Cote Est.

Il était temps pour moi d’apprendre les matières qui feraient de moi une professionnelle dans quelque chose. J’avais des possibilités, dans beaucoup de domaine, mais rien ne m’intéressais plus que le corps humain. J’avais dévoré les écrit de Nietzsche sur le sur-homme. L’amélioration de l’homme par la technique. Quelle idée. Le grand Nietzsche avait développé l’idée d’augmenter l’homme pour le rendre plus performant, moi, la performance, je m’en fichais comme de ma première boucle d’oreille. Tout ce qui m’intéressais c’était de rendre les gens plus beau, de combattre la loterie libérale de l’univers pour transformer la masse laide, hideuse, sale en une colonne d’ange. Evidement, il fallait en mettre le prix, je n’avais rien oublié du diktat familiale. Très vite, je me dirigea vers les sciences exacts, vers la médecine, vers la biologie, vers les sciences de la vie.

Il ne fut pas complexe pour moi d’obtenir les diplômes du secondaire. Grâce à l’argent et à l’influence familiale, je n’eut aucun mal à avoir ma place à la Havard Medical School, où j’entrepris des études pour devenir chirurgienne, plutôt plastique. On m’inculqua alors, en plus de la techniques des principes moraux auxquelles je devais me tenir. Je m’en fichais totalement. On m’énonça qu’il ne fallait pas faire ça pour l’argent, qu’il fallait être humaniste dans son approche médicale. Balivernes.

A l’entrée de mon internat, je glissa un mot sur le bureau du professeur qui nous enseignait l’éthique et les principes :

« Appuyons nous sur les principes, ils finiront bien pas céder »
Charles-Maurice de Talleyrand Périgord

Bien à vous,
‘Lizzie Kennedy


Les années qui suivirent n’avait en rien le charme des années passées. L’internat fut une longue et douloureuse expérience où le travail ne manqua pas. Evidement, j’étais dans la meilleure clinique privée du monde, sous la tutelle du plus grand chirurgien. Néanmoins, je ne m’étais pas reposé sur mes lauriers, et j’avais travaillé pour atteindre mon but.

****


Ma petite robe noire de chez Chanel bien ajusté à mon corps, je pris une profonde bouffée d’air et je m’extirpas en dehors de cet horrible Hôtel de Police qui m’avait déjà volé trop de temps. Mes lunettes, noirs eux-aussi, bien fixés sur mes yeux, j’avança dignement, ne montrant aucun signe de faiblesse. Tout autours de moi caméraman et photographe ne rataient rien de ma sortie et les différents journalistes se ruèrent vers moi en m’apercevant. Evidement, lorsque l’on jette la suspicion d’un horrible meurtre sur une célébrité locale … Cela ramène du monde.

Les chiens furent vite bloqués par mon immense chauffeur que j’avais trouvé lors d’un voyage dans les îles sauvages. Celui-ci m’accompagna jusqu’à ma voiture, une longue berline allemande noire aux vitres teintées. Je m’y engouffra sans aucun commentaire.

Lorsque mon chauffeur s’installa à sa place, je lui annonça notre direction : mon cabinet. Je devais découvrir qui avait osé dénaturé mon art, qui avait osé faire l’amalgame entre une boucherie sans nom et mon travail pour rendre ce monde plus beau. Je le trouverais … Et je lui montrerais mon vrai visage. Il le verra lui. Ce boucher, cet ordure, ce sale rat, qu’on ne peut pas se mettre à dos Elizabeth Mary Kennedy sans s’en mordre vivement les doigts !


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Sujet: Re: Elizabeth Mary Kennedy - Call me 'Lizzie !Dim 6 Sep - 19:57

Bienvenue à toi ! hiii
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Sujet: Re: Elizabeth Mary Kennedy - Call me 'Lizzie !Dim 6 Sep - 20:30

Bienvenue ;)
Bonne chance pour ta fiche ^^

_________________


Shandra O. SarmoiseLieutenant de Police
Je suis ici depuis mon enfance, et je vois bien que ma ville autrefois calme, n'est plus le même havre de paix qu'autrefois. La faute à ce poète de malheur. Serais-je celle qui réussira à lui mettre la main dessus ? Je ne sais pas, mais j'ai déjà passé trois ans de ma vie à lui courir après, je suis prête à faire encore bien plus même si cela doit me ronger jusqu'à l'os.


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Sujet: Re: Elizabeth Mary Kennedy - Call me 'Lizzie !Dim 6 Sep - 20:32

Bienvenue Lizzie !
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fonda - lost in the fire

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Sujet: Re: Elizabeth Mary Kennedy - Call me 'Lizzie !Lun 7 Sep - 19:00

Bonjour et bienvenue dans les parages pour commencer :luv:

Merci à toi d'avoir choisi le forum et de t'être intéressée à celui-ci. J'ai cru comprendre que tu t'étais inspirée d'une idée de personnage disponible dans la liste des suspects dans les postes vacants, je me trompe? Ça fait plaisir de voir qu'elles sont consultées. ^^

En revanche, ce n'est pas de gaieté de coeur que je vais t'annoncer la suite, puisqu'il me semble que ta fiche ne peut être validée en l'état. Je m'explique.

Sur le fond tout d'abord, ton personnage se veut super intelligente, super riche, super manipulatrice, super douée, super connue... Je schématise, mais c'est un peu super Kennedy et c'est à se demander si elle ne va pas elle-même mettre la main sur le tueur dans les jours à venir. Ce que je dis là n'est pas méchant, c'est simplement mon opinion quant au vécu de ton personnage. Tu as certes expliqué qu'elle faisait partie de la branche anglaise et non américaine des Kennedy, mais au-delà de cela, même si ce genre de personne doit effectivement exister de part le monde, je dois t'avouer que dans une petite ville comme Fairhope, cela ne fait pas très réaliste. Surtout que tu n'as pas du tout approfondi le fait qu'elle ait été suspectée du meurtre de nombreux innocents, dans une petite ville où je ne comprends toujours pas ce qu'elle aurait pu venir faire. Tu n'expliques absolument pas de quelle façon elle a réussi à s'en sortir face aux enquêteurs, et je doute que de simples talents de manipulatrice soient suffisants dans ces cas-là. A-t-elle usé de son pouvoir, tenté de soudoyer les autorités en leur proposant un bon gros chèque? A-t-elle souhaité préservé son honneur en attendant sagement d'être officiellement écartée de cette histoire ? Je ne pense pas qu'elle s'en soit sortie comme ça, en un claquement de doigts, accablée par la foule et les journalistes. Tout cela me semble un peu trop surréaliste pour un forum qui tente justement de rester humble en proposant des personnages ancrés dans la réalité. Encore une fois, ce genre de personnalités doivent forcément exister quelque part sur terre, mais on les retrouve rarement dans un patelin paumé accusés d'être des tueurs en série ; l'argent et la notoriété ont malheureusement ce pouvoir-là, qu'on le veuille ou non. Ainsi, je pense qu'il faudra retravailler en profondeur sur ton personnage afin de le façonner de sorte qu'il devienne plus réaliste et qu'il ait sa place à Fairhope.

Pour finir, il y a également un problème de forme selon moi. J'entends par là que ta fiche est truffée de fautes, et même si je comprends qu'on en fasse tous à différents degrés et que l'inattention ou les fautes de frappe puissent y être pour quelque chose, tes conjugaisons ne sont pas les bonnes et cela entrave considérablement la lecture. Je ne les pointerai pas du doigt parce que je ne pense pas que cela vaille la peine, et ce ne serait pas franchement sympa de ma part, mais disons qu'avec le problème de fond dont je t'ai parlé précédemment, j'ai du mal à fermer les yeux sur ces fautes.

J'espère que tu comprendras, encore une fois, ce n'est pas méchant, mais il me semble que cela manque cruellement de réalisme et d'une bonne grosse relecture. Je suis donc navrée de te dire que ta fiche n'est pas validée, libre à toi de tenter à nouveau si tu souhaites tout de même rejoindre l'aventure ! Si tu as besoin d'explications supplémentaires, n'hésite pas, je me tiens à disposition.

Bonne continuation à toi dans tous les cas. hug3
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fonda - lost in the fire

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Sujet: Re: Elizabeth Mary Kennedy - Call me 'Lizzie !Dim 13 Sep - 12:40

Pas de nouvelle ni de connexion en une semaine, j'archive coeur
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