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 Judith + Where is my mind [Terminé]

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Sujet: Judith + Where is my mind [Terminé]Sam 21 Nov - 0:03

judith e. horne

◆ Today's a painful reminder of why we can only get brighter ◆



◆ 01/03/1988 - 27 ans
◆ En ville depuis 21 ans
◆ Américaine, elle a des origines suédoises du côté de sa mère
◆ Institutrice en primaire
◆ Fraîchement célibataire
◆ Hétérosexuelle
◆ Bad blood
◆ Alicia Vikander

entre les lignes

L'affaire : Judith est plongée dedans et jusqu'au cou. Comme si le premier traumatisme de la mort de sa grand-mère, première victime du Poète, n'était pas suffisant, il a ensuite fallu que le tueur s'en prenne à l'une de ses élèves et évidemment, les enquêteurs se sont mis à la soupçonner. Depuis, sa vie est devenue un enfer. Entre les parents d'élèves qui refusent que leurs enfants se rendent dans sa classe, son visage soudainement en une du journal, le doute même de ceux qui lui sont les plus chers... Judith a la désagréable impression d'être devenue une menace et elle a pleinement conscience qu'une fois éclaboussée par ce type d'affaire, rien, pas même l'arrestation du véritable tueur, ne pourra totalement là laver de tout soupçons aux yeux du monde.

Caractère :
Judith a deux côtés bien distincts, presque opposés, entre lesquels elle-même se perd parfois jusqu'à ne plus savoir quel est le masque qui la protège et quels sont les vrais sentiments à protéger. Elle est assez peu sûre d'elle, surtout en ce qui concerne les relations avec les adultes. Avec les enfants, tout va très bien, elle préfère même leur compagnie à celle de la plupart des adultes. Elle traîne cette méfiance depuis les premières années de son enfance, le fait que ses parents l'aient maltraitée jusqu'à l'âge de 6 ans lorsqu'elle a été confiée à sa grand-mère, à Fairhope, par les autorités, reste une profonde blessure cachée presque à tout le monde qui influe énormément sur son comportement avec les autres. Elle a toujours peur de ne pas être à la hauteur dans une relation, que les gens finissent par arrêter de l'aimer parce qu'elle ne serait pas assez bien pour eux et dans le doute, elle préfère se protéger. C'est encore plus difficile depuis la rupture avec Charlie, son petit ami depuis des années. Alors qu'elle est généralement douce, serviable, discrète, y compris avec lui, elle a besoin de contrôler tous les aspects de sa vie et lorsque quelque chose lui échappe, elle a tendance à perdre le contrôle d'elle-même. Avec tout le stress accumulé depuis la découverte du corps de son élève et les interrogatoires, elle est devenue réellement invivable et cela a rejailli sur Charlie et sur leur relation jusqu'à ce qu'il ne puisse plus que la quitter. Bien sûr, vient en plus la culpabilisation et le manque. Bien qu'elle aime Fairhope, qu'elle adore son métier et ses élèves, que tout la retienne ici, elle sent de plus en plus qu'elle est au bord de la rupture. Elle voudrait partir, loin, tout recommencer dans un endroit ou personne ne la connaîtrait, mais ce n'est pas possible, autant parce que la police la suspecte toujours et qu'il lui faut laver son image, que parce qu'elle est incapable de quitter les enfants avec qui elle travaille, et de laisser derrière les lieux de son enfance ainsi que Charlie, qu'elle aime toujours profondément même si elle n'ose pas aller vers lui, le demander pardon, le supplier de la reprendre. Elle a trop peur d'être à nouveau rejetée et, comme toujours dans cette situation, elle se protège derrière un masque d'indifférence qui lui fait presque aussi mal que ce qu'elle cherche à cacher derrière.

À savoir : Depuis qu’elle a failli se noyer dans le lac à dix ans en chahutant avec les enfants de son âge, Judith a une peur presque panique des étendues d’eau. Elle parvient à se contrôler tant qu’elle n’a pas la tête sous l’eau, mais elle a tout de même beaucoup de mal à nager. Même un bain est susceptible de faire ressurgir cette peur, raison pour laquelle elle ne possède pas de baignoire mais une douche. + Elle est maniaque de l’ordre. Tout doit être parfaitement ordonné, les stylos alignés, les bouchons du même côté et tournés dans le même sens, de préférence classés par couleur et niveau d’encre. C’est comme ça pour à peu près tout. + Judith a deux grands passe-temps, le premier est la résolution de puzzles. Cette activité lui permet de se détendre, de canaliser ses pensées. Elle ne sait pas vraiment quoi en faire une fois terminés, alors elle les défait et les entasse sous son lit (par ordre de taille des boîtes, faut pas déconner). Elle pourrait les revendre étant donné qu’elle ne les refera pas, mais en voyant le nombre de boîtes grandir, elle est assez fière de tous ceux qu’elle a accomplis. + Sa deuxième grande passion, c’est Pinterest. Elle y passe des heures à organiser ses dossiers, retenir des idées pour la cuisine, la décoration de la maison ou bien de travaux manuels à faire faire aux enfants en classe.  + Histoire de pousser jusqu’au bout, elle en est à emmagasiner le plus de tutoriels possibles pour faire ses propres puzzles. Elle n’a pas encore osé se lancer, mais ça ne saurait tarder. + Judith accorde énormément d’importance à la décoration de sa maison, qui doit être un havre de paix, accueillant, chaleureux et reposant. Chaque détail importe. Malheur, en revanche, à celui qui osera marcher sur le tapis avec ses chaussures… ou pire, y faire une tâche. Un superbe tapis tibétain, sérieusement, il faut en prendre soin. + Judith est très aimée de ses élèves, beaucoup moins des parents et c'était déjà le cas avant que le corps de la petite Rose Howard ne soit retrouvé dans sa salle de classe. En effet, elle se montre très investie dans la vie de ses élèves et méfiante voire froide envers les parents. Elle a tendance à voir dans chaque parent un potentiel parent maltraitant.



derrière l'écran

Pseudo : Lily Scarlet
Âge : 18 ans
Déjà un compte ici ? : Non !
Code du règlement : OK by Tobias
Où avez-vous connu le forum ? : PRD
Un commentaire ? : Je tente cette base de perso !
Spoiler:
 

© potterbird
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Sujet: Re: Judith + Where is my mind [Terminé]Sam 21 Nov - 0:04

once upon a book

◆ I survived. I speak, I breathe, I'm incomplete. I'm alive, hurray! You're wrong again 'cause I feel no love. Does anyone ever get this right? ◆




1992 + Il faisait froid, et noir. Judith avait peur du noir, comme tous les enfants de son âge, mais elle retenait son souffle entre les manteaux, parce qu'elle avait plus peur de Maman encore. Il ne fallait pas que Maman la trouve. Elle l'entendait, dans différentes pièces de la maison, appeler son nom. Une main sur la bouche pour couvrir ses sanglots, la petite fille attendait. Peut-être que Maman finirait par se lasser, aller se coucher, et demain elle aurait oublié. Mais Maman n'oubliait pas. Papa non plus. La porte du placard s'ouvrit. Judith se cacha les yeux mais les bras de Maman la saisirent sans ménagement. Elle ne pleura pas. Si elle pleurait, ils lui feraient encore plus mal.

*
*  *

2003 + Il y avait quelque chose de dramatique à la mise en scène. C’était dans le claquement que le verrou avait émis en scellant la porte, dans la façon dont sa main s’était attardée dessus quelques secondes de trop, dans la solennité de chacun de ses gestes. C’était un rituel millimétré. Judith mit avec précaution le CD dans le lecteur, appuya sur lecture et les premières notes de piano lui firent mal. Elle avait l’impression que son cœur cognait en rythme dans sa poitrine, comme s’il cherchait à s’en échapper. Au bout de quelques secondes, la contrebasse vint se poser comme un baume sur sa peine, suffisant pour la souligner, pas assez pour la soulager.
Elle ferma les yeux, s’assit sur le rebord du lit, son bras reposant sur ses genoux. Lorsqu’elle les rouvrit, elle l’observa, caressa les cicatrices qui le parcouraient. Certaines étaient récentes, d’autres bien plus anciennes. La plainte du violon tranchait dans son âme aussi sûrement que la lame entre ses doigts tremblants, prête à plonger une fois de plus dans sa chair. Presque tous les jours. Lorsque le sang perlait, sa vue causait un sentiment immédiat de soulagement, comme si la douleur canalisait son mal-être.
La musique s’intensifia. Judith n’avait encore jamais écouté ce morceau et il la transperçait de part en part. Les larmes se mirent à couler sans même qu’elle s’en rende compte. Quand au bout de quatre minutes, le morceau s’évanouit pour laisser place au silence, elle posa sa lame et essuya ses joues. Elle réalisa qu’elle n’avait plus mal. Pour la première fois de sa vie, quelque chose d’autre que la douleur physique avait été capable de chasser la souffrance qui pesait sur son cœur.
La grand-mère de Judith l’appela pour le dîner. Comme chaque jour, elle composa un visage neutre et sortit de sa chambre, les entrailles retournées par quelque chose qu’elle avait perdu depuis longtemps : l’espoir de s’en sortir.

*
*  *

2005 + Elle aurait pu le jouer les yeux fermés. Seule dans la salle de musique du lycée, Judith s’émerveillait de la musique qui naissait sous ses doigts, de la simple pression d’une touche blanche ou noire. Dans un coin, un lecteur CD diffusait le trio en mi bémol majeur de Schubert. Les notes qu’elle jouait se calaient à la perfection dessus. Elle n’avait appris que ce morceau, avait travaillé d’arrache pied des heures durant, pour déchiffrer la partition, apprendre à jouer. Elle avait recommencé à chaque fausse note. Jusqu’à ceci, jusqu’à ce moment. La perfection enfin atteinte. Et comme la première fois qu’elle l’avait entendu, la puissance du morceau l’envahissait toute entière, la transportait vers un monde impalpable, apaisant. Un long voyage de deux ans pour parvenir à ce résultat, et cela en valait tellement la peine. Sur son bras droit, les cicatrices s’étaient peu à peu estompées. Elles ne partiraient probablement jamais, pâles lignes fantômes qui couvraient son poignet, son avant bras, jusqu’en haut du bras. Judith les haïssait profondément car c’étaient des vestiges de sa propre faiblesse, qu’elle ne pouvait pas se permettre de laisser paraître au monde entier.
Soudain, la porte s’ouvrit en grand. Elle avait oublié de verrouiller derrière elle, comme elle avait l’habitude de le faire. Judith arrêta net de jouer, et tira vivement la manche de son pull. Elle osa à peine se retourner pour voir qui la dérangeait, comme si elle le savait déjà. Toujours la même bande, quatre gosses de riches qui se croyaient tout permis. Celui qui s’était autoproclamé chef du groupe s’avança vers elle sous les ricanements de ses comparses. « Ben alors, Horny, on écoute de la musique de vieux ? Tu veux pas plutôt que j’t’apprenne à jouer de la flûte ? J’en ai une qui devrait te plaire… » Elle ne parvint même pas à entendre la suite, toujours les mêmes obscénités et l’impression d’étouffement qui l’envahissait. Comme si elle devenait d’un coup toute petite ou bien le monde très grand, trop grand, noir, noir, noir. Etourdissant. Respirer devenait difficile sous l’effet de l’anxiété. Probablement voulaient-ils simplement rigoler, ils ne se rendaient pas compte… Et ils continuaient, à rire, à parler, à tirer sur son pull, à la faire tourner sur elle-même alors qu’elle cherchait à fuir, ou à disparaître. Elle n’entendait plus que ça, le son de leurs voix couvrant les notes de musique qui s’échappaient toujours du lecteur.
Et puis la lumière revint.
Judith ne savait ni comment ni pourquoi elle s’était retrouvée accroupie, le visage caché dans ses mains, comme lorsqu’elle était enfant. Ne pas voir pour se soustraire à la situation. Elle n’avait pas vu ce qui s’était passé, n’avait pas même réussi à entendre, mais la bande avait fui, la laissant seule avec celui qui était vraisemblablement son sauveur et l’aida à se relever. « Charlie ? » s’étonna-t-elle. C’était un étudiant en dernière année, comme elle, dont elle ne savait pas grand-chose sinon qu’il était passionné d’histoire. Il lui fit un sourire maladroit. « Euh, oui, c’est moi, » dit-il en écartant les bras, comme pour dire que ce n’était pas de sa faute. Elle le remercia. « Non, c’est normal. C’est pas cool, ce qu’ils font. » Le jeune homme ramassa ses affaires et l’accompagna jusqu’à sa salle de classe.

*
*  *

2005 + La journée était ensoleillée et Charlie avait traîné Judith au bord du lac. C’était la fin du mois d’août, ils avaient passé presque tout l’été ensemble après l’obtention de leur diplôme. L’année suivante, tout serait différent.
Au cours des deux mois écoulés, ils avaient appris à se connaître et s’apprécier. Judith riait à ses blagues qui ne faisaient rire personne d’autre, et s’attendrissait de la passion avec laquelle il pouvait parler de la reine d’Angleterre pendant des heures. Un vrai fan. Pourtant, leur complicité et les après-midi au lac touchaient à leur fin. A la rentrée, Judith suivrait les études pour devenir institutrice et quant à lui, Charlie partirait au Royaume-Uni pour étudier l’histoire. Il voulait être de ces historiens qui écrivent des livres et qu’on invite dans les émissions, et quoi de mieux pour se spécialiser dans l’histoire de la royauté anglaise que d’aller l’étudier directement sur place ? Judith était malheureuse de savoir qu’il partait dans moins d’une semaine, elle l’avait même encouragé, c’était son rêve qui s’offrait à lui. Il ne reviendrait peut-être jamais, ou alors, dans cinq ans, avec un diplôme et une jolie fiancée anglaise. C’était la dernière fois qu’ils se voyaient avant son départ et ils avaient le cœur serré. Pourtant, Judith se refusait catégoriquement à mettre un mot sur ce qu’elle ressentait pour lui, ce qui lui étreignait le cœur lorsqu’elle le regardait en se disant qu’elle ne le reverrait peut-être pas, et qu’il ne serait jamais à elle quoi qu’il arrive. Quoi qu’il en soit, c’était exactement ce même quelque chose qu’elle niait qui la poussa sans même qu’elle ait le temps de s’en rendre compte à poser ses lèvres sur les siennes. Elle se recula presque aussitôt, horrifiée par ce qu’elle venait de faire. « Je… euh… » Elle resta interdite quelques secondes, attendant qu’il fasse quelque chose, qu’il dise quelque chose… Mais ne lui en laissa même pas le temps, s’enfuyant à toutes jambes vers la maison de sa grand-mère.
Ce soir-là, Charlie téléphona à trois reprises et vint même sonner à la porte. Terrée dans sa chambre, Judith ne lui répondit pas.

*
*  *

2011 + Le cœur de Judith battait à tout rompre. Il allait bientôt être là, dans cinq minutes s’il était à l’heure. C’était incroyable. En sortant de l’école ce soir-là, tests d’histoire prêts à être corrigés dans les bras, frissonnant dans le froid des premiers jours de janvie, elle s’était attendue à tout sauf à croiser Charlie dans la rue. Cinq ans qu’ils ne s’étaient pas vus et c’était à peine si elle l’avait reconnu. Elle n’aurait pas osé lui adresser la parole s’il ne l’avait pas interpellée et elle s’était entendue sans même le vouloir, lui proposer de boire un verre chez elle une heure plus tard. Elle ne savait toujours pas ce qui lui avait pris mais, à mesure que l’échéance se rapprochait, elle regrettait de plus en plus. Quelle idiote. Et s’il venait accompagné ? Et s’il marchait en chaussures sur le tapis tibétain du salon ? Et s’il faisait une tâche sur les fauteuils ? Et si quoi quelque hasardeuse preuve de vie venait perturber l’équilibre ordonné qui régnait en maître sur chaque pièce de sa maison ? Et s’il effleurait le sapin de Noël et le faisait tomber ? Il était trop tard pour ces considérations de toute façon, Charlie était déjà à la porte. Elle s’y précipita et songea à ce qu’elle dirait en ouvrant. Pas le temps. Elle ouvrit. Essuie tes chaussures ? « Hey, euh, salut, entre, je t’en prie, » parvint-elle à prononcer en omettant de se pousser de l’encadrement de la porte. Elle le fit avec quelques secondes de décalage, qui lui semblèrent une éternité. Oh mon Dieu. Je suis tellement bizarre. Il va partir en courant. Au moins, il était seul. Qu’est-ce que ça changeait de toute façon… Comme s’il allait vouloir d’elle.
Judith se servit un jus d’orange avant de lui demander ce qu’il voulait et se mordit la lèvre en précisant qu’elle était une hôte terrible, qu’elle n’avait pas l’habitude de recevoir. Elle se hurlait intérieurement de se taire. Ils prirent place de part et d’autre de la table, Judith évitant soigneusement tout contact visuel avec les chaussures de Charlie, au bout de ses jambes tendues, en plein sur le tapis tibétain. La discussion se fit naturellement, autour de tout et de rien, des cinq années écoulées durant lesquelles ils ne s’étaient pas donné la moindre nouvelle, après la fuite de Judith. Au bout d’une demi-heure, il y eut un silence. Charlie fixa son regard dans le sien. « Tu comptes vraiment faire comme si de rien n’était ? » Le sourire de Judith s’évanouit immédiatement. S’il parlait de ses semelles sur le tapis, en effet, c’était inadmissible. Mais ce n’était pas ça. Elle le vit se lever, se diriger vers son fauteuil, se pencher sur elle. Glisser une main dans ses cheveux. Approcher son visage du sien. « Ca fait cinq ans que j’arrête pas de penser à toi, » souffla-t-il avant de l’embrasser.
Judith passa les bras autour de son cou et se leva, lui rendit son baiser. Le premier vrai baiser de Judith Horne. Elle ne pensait plus du tout aux chaussures sur le tapis.

*
*  *


2012 + Judith avait presque peine à croire que l'année qui venait de s'écouler étaient bien réels. Peu à peu, Charlie avait pris ses marques chez elle. Il avait appris à éviter de marcher sur le tapis avec ses chaussures, à ne pas saler les plats avant de goûter, à essuyer la brosse à dents qu'il avait fini par laisser chez elle. Il n'y avait que la boîte de vêtements de rechange avec laquelle il avait encore du mal, c'était toujours elle qui pliait ses affaires et les rangeait par dégradé de couleur. Judith avait conscience de ses défauts, elle n'allait tout de même pas l'obliger à trier ses chaussettes dans l'ordre des couleurs de l'arc-en-ciel alors qu'elle pouvait très bien le faire elle-même. Il ne semblait pas lui en tenir rigueur, puisqu'une fois de plus il avait passé la nuit chez elle. En vérité, elle songeait même à lui faire un double des clefs et la semaine suivante, un dîner était prévu pour qu'elle le présente à sa grand-mère. Les choses devenaient sérieuses et même si elle en avait peur, Judith adorait ça. Il caressa du bout des doigts les cicatrices sur son bras, qu'elle retira sèchement. Elle lui lança un regard à demi assassin, à demi désolé. Charlie soupira. Peut-être la seule chose pour laquelle il lui en voulait réellement. « Ca va faire un an, Judith. Il va falloir que tu acceptes de me dire ce que tu caches. » Il avait raison. Elle était prête à lui confier les clefs de sa propre maison, l'endroit qu'elle aimait le plus au monde, son havre de paix et de sécurité au coeur duquel elle l'avait laissé pénétrer jusqu'à ce qu'il en fasse partie intégrante. Alors pourquoi ne parvenait-elle pas à lui livrer son passé ? Pourquoi avait-elle toujours aussi honte ? Elle n'avait pas le droit de laisser encore le passé ruiner sa vie, pas maintenant qu'elle avait avec lui un présent et peut-être même un futur. La simple pensée qu'elle pourrait le perdre à cause du passé suffit à lui amener les larmes au bord des yeux, le coeur au bord des lèvres. Elle prit une grande inspiration avant de se lancer, n'osant pas le regarder. « D'accord. Tu as raison, tu mérites de savoir. » Elle ne savait pas vraiment par où commencer. « Eh bien... Tu connais l'histoire officielle, selon laquelle je suis venue vivre à Fairhope à six ans après que mes parents soient morts dans un accident de voiture. C'est faux. » Sa gorge se noua, chaque mot lui arrachait les cordes vocales comme du papier verre. Mais elle ne pouvait plus s'arrêter là. Elle déglutit difficilement « A six ans... à six ans, les autorités, je n'ai jamais vraiment su qui, m'ont retirée à mes parents. Ma maîtresse d'école avait remarqué des bleus à la piscine, ils... ils étaient violents, tu vois. Mes parents sont sans doute vivants quelque part, on a confié ma garde à ma grand-mère et je ne suis jamais repartie de Fairhope. Mais... je n'ai pas de souvenirs de mes parents quand ils étaient violents. Je n'ai que les quelques bons souvenirs. Je sais que c'est la vérité, simplement, je ne m'en rappelle pas. Seulement quand je fais des cauchemars. Alors j'en ai voulu à ma grand-mère, tu comprends ? Je n'avais personne d'autre à qui en vouloir à part moi. Je nous en voulais à toutes les deux et je n'avais pas le droit, elle n'avait rien fait de mal, moi non plus... Mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Alors il fallait que je me punisse. » La phrase avait été difficile à terminer et Judith avait l'impression qu'après ça, elle ne pourrait plus jamais parler, uniquement pleurer. Charlie essuya du pouce les larmes qu'elle ne parvenait pas à retenir et la prit dans ses bras. Judith se serra contre lui. Elle avait eu tellement peur qu'il lui en veuille de lui avoir menti tout ce temps. Au lieu de ça, il l'embrassa sur le front. « Je t’aime. » Un sourire se dessina parmi les larmes.

*
*  *

2012 + Comme toujours lorsqu’un évènement revêtant la moindre importance à ses yeux se profilait, Judith était terriblement anxieuse. Depuis une semaine, elle s’était livrée à Charlie, lui révélant enfin le secret qu’elle gardait jusque là. Rien n’avait changé entre eux, sinon qu’ils étaient encore un peu plus complices qu’avant. Le soir même, ils avaient rendez-vous chez sa grand-mère Ruth et Judith attendait avec hâte et appréhension de se retrouver autour d’une table, autour d’un plat cuisiné avec amour, avec les deux seules personnes qu’elle considérait comme sa famille, celles qui comptaient le plus au monde pour elle. Elle n’avait pas la moindre idée que cette soirée de janvier qui se promettait heureuse, tournerait au cauchemar à peine aurait-elle passé la porte.
Emmitouflée dans un grand manteau, accompagnée de Charlie, Judith frappa à la porte à 19h précises. En vérité, ils étaient arrivés un peu en avance, mais elle avait insisté pour qu’ils attendent l’heure pile avant de frapper. Elle comprit tout de suite que quelque chose n’allait pas lorsque la porte se poussa sous les coups pourtant timides. « Grand-mère ? » appela-t-elle en rentrant. Ce n’était pas son genre de laisser la porte ouverte, de ne pas répondre. Ruth n’était certes plus toute jeune mais elle avait toute sa tête et était en pleine forme. C’est après avoir visité le salon et le couloir qu’elle la découvrit, dans la cuisine.
Judith cria et recula, ne parvenant pas à détacher ses yeux du cadavre. Dans les livres, on disait souvent que les morts avaient l’air paisible, qu’ils semblaient dormir. Mais la grand-mère de Judith, elle, avait juste l’air morte. Il fallut que Charlie la tire dehors pour qu’elle arrête de hurler. Elle avait eu le réflexe de mettre ses mains devant son visage, encore une fois, mais elle ne pouvait se résoudre à se cacher les yeux, à se soustraire elle-même à la vision de celle qui deviendrait la première victime du tristement célèbre Poète, imprimée sur ses rétines pour les années à venir.

*
*  *

Janvier 2015 + Charlie avait fait les choses en grand pour leur quatrième anniversaire. En temps normal, l’un comme l’autre n’accordaient que peu d’intérêt à ce genre de célébrations, mais Charlie avait manqué Noël et le jour de l’an, en déplacement en Angleterre pour étudier des archives. C’était le premier soir après la reprise de l’école. Lorsqu’elle était partie le matin, il l’avait avertie qu’ils sortiraient le soir, alors Judith avait sélectionné avec soin ses dessous et dessus. Il était venu la chercher à la sortie de l’école et elle n’avait eu qu’à défaire un bouton de son chemisier pour être prête. Prête à rattraper le temps perdu et le remercier, à sa manière, d’être encore là, de la supporter depuis si longtemps. De son aide indispensable aussi pour remonter la pente depuis le meurtre de sa grand-mère. D’avoir été là les nuits où elle faisait des cauchemars, lorsque des crises d’angoisse l’empêchaient de respirer. De l’aimer autant qu’elle l’aimait.
S’il y avait bien une chose à laquelle Judith ne s’attendait pas, en revanche, c’était qu’il la demande en mariage. Malgré les années passées ensemble, malgré leurs nuits et leurs journées, elle ne parvenait pas à se faire à l’idée qu’il puisse l’aimer assez pour vouloir faire toute sa vie avec elle ou du moins prendre un tel engagement. Et pourtant, c’était arrivé, voilà, il s’était agenouillé et avait prononcé les mots, comme dans les comédies romantiques qui finissaient bien. Elle avait ri, pleuré, elle ne savait plus trop. Dit oui au bout d’une éternité, parce que c’était une évidence mais qu’elle était encore trop chamboulée pour le prononcer. Charlie lui avait passé la bague au doigt, l’avait embrassée, elle avait rougi sous les applaudissements du restaurant. Au dessert, Judith fouilla dans son sac, écrit quelques mots sur un petit papier qu’elle plia soigneusement avant de le lui glisser sur la table.  J’ai envie de toi… Il n’en fallut pas plus pour qu’ils se dépêchent de rentrer.

*
*  *

Février 2015 + Non. Non, non, non, non. Pas encore. N’y avait-il donc aucune pitié ? Aucune bonne étoile, ou même, qu’en savait-elle, aucun Dieu qui veillait sur elle ? Etait-c pour ça, parce qu’elle n’avait pas assez prié, pas assez cru en Dieu durant sa vie ? Comment était-ce possible que cela tombe encore sur elle… Toutes ces questions qui se bousculaient sous le crâne de Judith. Elle s’était enfermée dans les toilettes du commissariat. Assise sur le couvercle, pliée en deux, elle tentait sans succès de contrôler sa respiration. Mais elle ne contrôlait plus rien. Après sa grand-mère, c’était une de ses élèves que le Poète avait assassiné et c’était encore elle qui avait découvert le cadavre. Les policiers eux aussi avaient trouvé la coïncidence peu crédible. Elle avait mal au ventre, mal à se retourner précipitamment pour vomir dans la cuvette. Des coups furent frappés à la porte, elle n’avait pas la force de répondre. Charlie, elle voulait Charlie. Il était tout ce qu’elle avait au monde en dehors de son métier. Il savait la calmer lorsqu’elle perdait le contrôle. Mais elle n’avait pas le droit de le voir tant qu’elle n’avait pas répondu aux questions de la police. Comment pouvaient-ils la croire coupable, elle ? Alors qu’elle venait de perdre l’une de ses élèves, dans un scénario terriblement similaire à celui de la mort de sa grand-mère ? Il y avait une certaine logique mais Judith était incapable de la voir. Elle se disait que tout le monde mourrait autour d’elle. Elle avait peur pour Charlie et pour ses autres élèves. Elle avait peur pour elle et pour Fairhope.
De retour sur sa chaise en métal, face à deux policiers, elle ne parvenait qu’à avoir peur et mal, rien de plus, alors qu’elle n’avait d’autre choix que de les aider à violer sa vie et les secrets qu’elle protégeait, qui la protégeaient, jusqu’à la moindre once d’intimité.

Mai 2015 + « Je n’en peux plus, Judith. Je m’en vais, c’est terminé. Débrouille-toi toute seule. » Les mots tournaient et retournaient dans son esprit. Il avait raison. C’était de sa faute. C’était elle qui avait tout gâché. Depuis le début, elle l’avait toujours su. Elle ne méritait pas quelqu’un comme Charlie.
Ca avait commencé avec son visage placardé dans les journaux et le harcèlement des journalistes. Avec la police qui lui interdisait de quitter Fairhope, la convoquait régulièrement. Avec les parents d’élèves qui avaient très nombreux refusés que leurs enfants continuent l’école dans sa classe lorsque l’école avait repris pour eux après la mort de Rose Howard. On lui avait tout pris, on l’avait faite passer pour folle, pour dangereuse, pour bizarre, on lui avait volé son intimité et ses élèves. Tout ce qui lui restait, c’était Charlie et leur relation. Cela, elle s’était chargée elle-même de le détruire. Elle avait perdu le contrôle au-delà de toute raison.
Judith s’était mise à lui hurler dessus quotidiennement. Pour tout et n’importe quoi. Ce plat trop ou pas assez épicé à son goût alors qu’il avait pris la peine de le cuisiner mais si quelqu’un a écrit une recette, c’est pour qu’elle soit suivie, bordel ! Ce fauteuil déplacé de 20 centimètres. Ce livre dans la bibliothèque, rangé entre deux autres plus petits. Du moindre détail à la moindre parole, Judith ne parvenait plus qu’à faire des scènes d’une violence à peine croyable venant de quelqu’un d’aussi fragile. Elle avait été brisée et à son tour, elle brisait, jour après jour, le seul qui tentait de la réparer. Au départ il avait attendu, se disant que cela passerait. Ca n’avait fait qu’empirer. C’était elle qui l’avait poussé à bout. Elle en était consciente et désormais, elle était seule. Sans avenir. Seule au monde avec elle-même et plus les jours passaient, plus Judith réalisait à quel point elle était incapable de vivre avec elle-même. Elle avait allumé son clavier, un cadeau de Charlie pour ses 27 ans, et joué le trio en mi bémol majeur de Schubert. Par cœur, après toutes ces années. Ca n'avait pas suffi à la soulager.
Il lui fallait partir. Il lui fallait fuir Fairhope, ces regards jadis amicaux qui transpiraient la suspicion et le fantôme de Charlie dans chaque pièce, dans chaque rue. Il n’y avait plus rien pour elle ici, plus rien que la solitude, la mort. Et pourtant elle était condamnée à les subir, encore, et encore, au moins jusqu’à ce que l’enquête soit terminée.


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Sujet: Re: Judith + Where is my mind [Terminé]Sam 21 Nov - 1:10

Bienvenue dans le coin :)
Super choix d'avatar, j'approuve à 200% !

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Shandra O. SarmoiseLieutenant de Police
Je suis ici depuis mon enfance, et je vois bien que ma ville autrefois calme, n'est plus le même havre de paix qu'autrefois. La faute à ce poète de malheur. Serais-je celle qui réussira à lui mettre la main dessus ? Je ne sais pas, mais j'ai déjà passé trois ans de ma vie à lui courir après, je suis prête à faire encore bien plus même si cela doit me ronger jusqu'à l'os.


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Sujet: Re: Judith + Where is my mind [Terminé]Sam 21 Nov - 1:25

excited Quel choix d'avatar brille
Et ravie de voir que tu tentes une idée de perso :wow:

Bienvenue parmi nous, je te souhaite de te plaire par ici et de passer de bons moments en notre charmante compagnie (rien que ça) whislte

Si tu as le moindre souci ou une questions sur le contexte, n'hésite pas, je me ferai un plaisir de te venir en aide :luv:

En attendant, bon courage pour la rédaction de ta fiche, j'ai vraiment hâte de découvrir ton institutrice et de voir ce que tu comptes faire de cette base de perso dance Encore bienvenuuuuue dance2
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Sujet: Re: Judith + Where is my mind [Terminé]Sam 21 Nov - 1:33

chef comme l'a dit mon VDD bon choix d'avatar et de base de perso,
bienvenue parmi nous et je te souhaite une rédaction inspirée pour ta fiche de présentation :luv:

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"I thought you knew I was a bitch, I got a driver so I'm never alone...I thought you knew."


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Sujet: Re: Judith + Where is my mind [Terminé]Sam 21 Nov - 10:52

Très bon choix d'avatar brille
Bienvenue parmi nous jolie Judith !
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Sujet: Re: Judith + Where is my mind [Terminé]Sam 21 Nov - 14:56

Bienvenue !

Super choix d'avatar et de base de perso excited
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Sujet: Re: Judith + Where is my mind [Terminé]Sam 21 Nov - 23:32

Bienvenue parmi nous et surtout bonne chance pour la rédaction de ta fiche !

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Sujet: Re: Judith + Where is my mind [Terminé]Dim 22 Nov - 22:36

Bienvenue chef
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Sujet: Re: Judith + Where is my mind [Terminé]Dim 29 Nov - 0:39

Le délai imparti d'une semaine pour la rédaction de ta fiche est arrivé à son terme. N'hésite pas à nous faire savoir si toutefois tu as besoin d'un délai, il n'y aura évidemment pas de problème. coeur

Merci de nous tenir au courant et bon courage pour le reste de ta fiche :luv:
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Sujet: Re: Judith + Where is my mind [Terminé]Dim 29 Nov - 12:48

Merci à tous pour votre accueil ! :wow:

Je vais finir aujourd'hui, il ne me reste plus grand chose brille
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fonda - lost in the fire

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Sujet: Re: Judith + Where is my mind [Terminé]Lun 30 Nov - 14:04

feels Ta fiche était vraiment très agréable à lire, j'ai adoré, et je n'en n'ai pas loupé une miette :wow: Tu as très bien cerné le contexte, tu l'as exploité à la perfection, et j'aime beaucoup ce que tu as fait de cette idée de personnage :aw: Bref, sans plus attendre, tu es validée, alors bienvenue officiellement parmi nous coeur



congratulations !



Félicitations, te voilà officiellement validé(e) ! Tu vas donc pouvoir déambuler dans les rues de la ville comme bon te semble. Sauf si tu crains de tomber sur une plume particulièrement... Inspirée.

Mais puisque tu respires encore, il est temps de t'occuper de toute la paperasse un peu ennuyeuse auprès des autorités locales. Ainsi, tu peux commencer par recenser ton métier avant de te trouver un logement.

Tu peux ensuite ouvrir ton répertoire afin de créer des liens avec les autres personnages ou poster dans les demandes de rp pour te trouver un premier partenaire de jeu.

Si tu as été validé(e) avant le 15 du mois en cours, sache qu'il faudra également songer à te recenser pour ce mois-ci.

Dans tous les cas, le staff reste à ta disposition pour la moindre question et te souhaite de passer d'agréables moments sur le forum.

N'oublie pas de rester sur tes gardes... Sait-on jamais.
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Judith + Where is my mind [Terminé]

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