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 Sparks fly like the 4th of July

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overjoyed - fonda & admin

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Sujet: Sparks fly like the 4th of JulyMar 15 Déc - 0:40

sparks fly like the 4th of july
kiss me like it's do or die, and take me to the other side



4 juillet 2015

« I need a puppy. I should totally buy a puppy. » Plus les jours passaient, et plus Adam était difficile à suivre. Ce matin-là, il était encore à moitié endormi lorsque la confession avait quitté ses lèvres, faisant suite à un rêve particulièrement attendrissant qui l’avait même poussé à se réfugier contre son oreiller, le serrant dans ses bras comme s’il s’agissait là d’une boule de poils à quatre pattes. Jesse avait déjà quitté leurs draps. Le travail ? Peut-être. Ou bien était-ce son jogging quotidien qui l’avait extirpé de leur lit de si bon matin ? Adam l’aurait sans doute parié s’il avait été en état de raisonner sans s’emmêler les pinceaux et sans trébucher sur d’autres pensées qui n’avaient strictement ni queue ni tête, encore trop endormi pour être cohérent. Il souriait pourtant, jusqu’aux oreilles, ses bras s’enroulant instinctivement autour du cou du métis lorsque celui-ci venait déposer un baiser sur son front ou sur ses lèvres, ayant toute la peine du monde à se défaire de son étreinte une fois cela fait. « Il faut rester au lit, monsieur Mahoney. », disait-il alors, encore perdu dans ses songes, la voix légèrement enrouée, ricanant, amusé par ses propos. « Oh, et il faudra me ramener un chiot, un tout petit chiot tout petit, tout mignon… » Et au fur et à mesure qu’il en rajoutait, Adam se berçait lui-même, se rendormant aussitôt malgré le soleil qui brillait déjà depuis quelques heures, et l’odeur des pancakes chauds qui avait imprégné chaque pièce de la maison.

En vérité, depuis qu’Adam allait mieux, depuis qu’il avait suivi les conseils de son médecin à la lettre, et surtout, depuis qu’il avait écouté Jesse et qu’il avait décidé de prendre véritablement soin de lui, le jeune barman était particulièrement enjoué. Oui, encore plus que d’ordinaire, si toutefois cela était possible. Moins stressé, moins fatigué, moins préoccupé, moins triste, moins étourdi ; l’énergie qu’il ne dépensait plus à des fins négatives lui avait été bénéfique et il n’était plus surprenant de le voir passer du coq à l’âne, de se lancer dans de longs discours sur tout un tas de sujets divers et variés, ses mains bougeant aussi rapidement qu’il parlait, ses sourires se voulant plus rayonnants que jamais, ses rires l’enveloppant, véritable bouclier contre la mélancolie, la morosité, son seul remède et la seule arme qu’il avait trouvé pour lutter contre sa maladie. Tant pis si le monde entier continuait de dire que le diabète n’avait rien d’handicapant ou que l’humanité s’évertuait à croire qu’on pouvait vivre normalement avec un tel dysfonctionnement ; il n’écoutait plus personne de toute façon. À part ceux dont la voix et l’opinion avaient une importance, à savoir son médecin traitant et son Jesse. La méthode avait justement fait ses preuves et il ne pouvait que se réjouir, suivant son régime à la lettre, faisant tout son possible pour prouver à l’officier de police qu’il n’en faisait pas trop et qu’il écoutait son corps quand celui-ci lui montrait qu’il avait définitivement atteint ses limites. Une ou deux fois, il avait même accepté d’aller courir avec Jesse, seulement pour le laisser en plan au moment du réveil, préférant les bras de Morphée, la présence de son édredon contre son torse, ou bien encore celle de son chiot imaginaire auquel il devait trouver un nom dans les plus brefs délais…

Le barman aurait pu passer le reste de sa journée à préparer la fête du 4 juillet dans son établissement, ressortant bon nombre de décorations ayant déjà fait leurs preuves les années précédentes. Il aurait pu perdre un temps fou à tout organiser, tout mettre en place pour que sa soirée soit des plus inoubliables et que le chiffre d’affaire soit à la hauteur de tout ce qu’il avait pu mettre en oeuvre. Oui, il aurait pu passer l’après-midi entière à s’arracher les cheveux en priant pour que la clientèle pointe le bout de son nez et que les serveurs engagés en renfort pour le restant de la nuit ne soient pas venu pour rien. Il aurait pu, mais rien de tout cela ne l’avait tenté cette année. Non, au lieu de cela, il avait décidé de préparer un brownie, hésitant presque à faire sa version claire au chocolat blanc ; cette obsession de confectionner des desserts de la couleur de la peau de Jesse et de la sienne ne lui était clairement -et malheureusement- toujours pas passée. Il avait fait du pop corn et il s’était même décidé à ressortir sa vieille machine à smoothie qui n’avait rien à faire dans le garage. Lorsqu’il en avait eu l’occasion, il avait pris le temps de prévenir Willow, quelques semaines auparavant, histoire de la mettre en garde sur les tenants et les aboutissants de cette soirée de fête nationale. « Non parce que tu comprends, c’est rare au final quand on se retrouve tous seuls alors bon, même si on ne t’embêtera pas parce qu’on risque de trainer sur le canapé devant des films, je préfère te prévenir quand même… Que tu sois pas… Surprise. » Le message avait évidemment était clair et la jeune femme ne souhaitant certainement pas tombé sur son propriétaire/colocataire en train de passer un bon moment avec son supérieur/collègue, elle avait trouvé de quoi s’occuper, Adam ne manquant pas de complimenter la tenue de la brune lorsqu’elle finit par disparaitre.

Brownie, pop corn, jus et salade de fruits, petits drapeaux américains plantés ça et là dans les préparations, le blond avait pris soin de tout installer sur la table basse du salon, juste devant l’écran qui paraissait presque trop grand pour leur servir de télé, les films qu’il avait sélectionné également disposés en éventail au milieu de leur buffet improvisé. Il avait laissé Jesse choisir, chacun des films se déroulant le jour de l’independance day ; sinon, la soirée aurait été des plus communes et cela n’aurait eu strictement aucun sens…

Leurs lèvres s’étaient finalement trouvées sans qu’Adam ne se souvienne vraiment de la façon dont ils avaient commencé à s’embrasser. Peut-être avaient-ils reproduits une scène qui se déroulait juste sous leurs yeux, sur l’écran de télévision. Ou peut-être que la main de Jesse sur sa hanche l’avait ensorcelé, et que c’était pour cette raison qu’ils s’étaient retrouvés l’un sur l’autre, les bras d’Adam autour du cou de l’autre homme. Jamais la respiration du blond n’avait été aussi profonde, jamais ses baisers n’avaient été aussi passionnés, et à chaque expiration, Adam rougissait encore davantage, tirant sur le tissu qui l’éloignait cruellement du torse du métis. Cette fois-ci, il ne s’agissait véritablement pas d’un songe et Adam mourrait d’envie de sentir Jesse contre lui, partout, sa peau embrasant la sienne jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien d’eux, qu’un tas de cendres. Un souvenir brulant.

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Sujet: Re: Sparks fly like the 4th of JulyDim 20 Déc - 12:21

Jesse James Mahoney était amoureux.
Complètement. Totalement et entièrement amoureux.
C’était pourtant évident quand on y pensait.

C’était dans la façon qu’il avait de sourire à Adam, ou de déposer un baiser sur ses lèvres quand le blond était en plein milieu d’une explication farfelue, explication qui allait se poursuivre pendant encore dix bonnes minutes. Jesse ne cherchait jamais à l’interrompre dans ces moments non, c’était juste sa façon à lui dire qu’il allait écouter Adam parler et ce même s’il n’allait probablement pas saisir le sens de tout ce que le barman essayait de lui dire, il y aurait un sourire sur les lèvres du blond dans tous les cas et c’était ce qui était le plus important. Jesse ne savait pas vraiment quand il l’avait lui-même réalisé mais à présent cela semblait être une évidence. Il n’était pas comme Adam, il était incapable de se précipiter et de le dire dans la minute ou dans l’heure et il se souvenait encore de son expression quand Adam avait fini par le lui dire au bout de quelques semaines. L’autre homme ne s’attendait certainement pas à ce que Jesse le dise tout de suite, il avait compris qu’ils étaient bien différents et que Jesse avait besoin de plus de temps. La seule chose qui avait traversé l’esprit de Jesse alors était une question cruciale : comment est-ce qu’Adam savait qu’il était le bon ? Visiblement, le peu qu’il avait vu de lui avait suffi à répondre à cette question et Jesse avait été quelque peu dérouté avant de ranger cette information dans un coin de sa tête. Jesse n’était pas parfait, il l’avait admis à plusieurs reprises et après leur dernière dispute, il s’était juré de faire des efforts et de ne plus tout garder pour lui.

Il s’inquiétait toujours pour Adam mais il était content de voir le blond faire des efforts et de ne pas tenter de repousser ses propres limites. Parfois, ils s’allongeaient simplement dans le canapé et Jesse le serrait contre lui jusqu’à ce qu’Adam se sente un peu mieux et que son timbre de voix particulier retentisse dans le salon. C’était tout ce que voulait Jesse, qu’Adam prenne soin de lui et qu’il ne force pas trop. En contre partie, Jesse essayait de ne pas trop stresser et de surprotéger Adam. Le métis avait commencé doucement, et il avait informé le blond qu’il aurait un peu plus de travail au cours des dernières semaines, il n’avait pas dit à voix haute qu’il travaillait désormais sur l’affaire  du Poète mais il était certain qu’Adam avait compris le message. Il lui envoyait un message tous les soirs, qu’il soit en service ou simplement sur le chemin de la demeure d’Adam, pour se rassurer et pour rassurer son petit-ami. Bien entendu, il y avait eu les fois où Jesse avait bronché les quelques soirs où Adam avait ouvert son bar jusqu’à tard dans la nuit, mais au lieu de tout prendre comme une attaque personnelle, il avait retroussé ses manches et aidé Adam à fermer le bar. Il avait été plus que récompensé quand les lèvres du blond avaient trouvé les siennes et qu’il avait soulevé son petit-ami et qu’il l’avait pressé contre le comptoir. Jesse essayait vraiment, tellement que la conversation avait dérivé vers son père un soir. Il avait toujours dit à Adam que le sujet de la famille était sensible pour lui et le barman avait hoché la tête, avec cet air de compréhension certaine et Jesse s’était dit que lui aussi n’avait pas eu une enfance facile. Jesse avait cependant brisé le silence sur le sujet de James un soir, en revenant du centre hospitalier, il avait investi les bras du blond et s’était confié à mi-voix et lui avait dit que son père était atteint d’Alzheimer. C’était probablement à ce moment-là, quand Jesse avait relevé la tête pour avoir un baiser et que ses yeux verts avaient rencontré ceux bleus d’Adam qu'il avait réalisé qu’il n’y avait pas d’autre endroit où il voulait être.

Adam était sa maison désormais, et il n’y avait que contre lui qu’il se sentait en sécurité et que même les aspects les plus noirs de sa vie devenait supportables.
Juste avec Adam.

Aussi Jesse passait tout son temps libre avec le blond, assez pour rire face à son petit-ami qui voulait un chien, pour Noël pourquoi pas se disait le métis, et assez pour investir la maison de ce dernier le 4 Juillet. Jesse avait fait un rapide détour à la station de police pour signer quelques papiers administratifs, il profitait de l’absence d’une bonne partie des employés pour faire ça au calme. Et puis, il savait qu’Adam n’avait rien d’officiel de prévu, ni lui ni Jesse étaient connus pour être des grands patriotes. Jesse fit un dernier stop à son appartement pour récupérer des vêtements propre avant de se diriger vers Fly Creek, les rues agréablement calmes. L’air était chaud et il abandonna sa veste dans sa voiture, tout sourire face à cette nuit qui s’annonçait parfaite. Il ne put s'empêcher de rire en voyant les drapeaux américains plantés dans leur snack et il passa un bras autour d’Adam. « Je suis certain que George Washington apprécierait. » Et non Jesse n’était pas complètement sarcastique. Son choix de film se porta sur Independence Day, le brun affirmant à Adam qu’ils devaient commencer par un classique. Jesse n’arriva cependant pas à se concentrer, Adam était pressé contre son torse et il avait une main sur sa hanche, il n’y avait rien de dérangeant dans cette position, bien au contraire, c’était juste qu’il n’avait jamais eu autant conscience de l’effet qu’Adam avait sur lui à part maintenant. Il était détendu, pas inquiet ou quoi que ce soit, le reste du monde n’existait pas, il n’y avait qu’Adam. Son pouce avait même trouvé un chemin sous le t-shirt d’Adam pour caresser sa peau tout doucement, très lentement. « Oh fuck it. » murmura Jesse, plus pour lui-même qu’autre chose avant de redresser Adam et de l’embrasser.

Le baiser d’abord innocent devint rapidement autre chose tandis que Jesse captura la langue d’Adam, pour l’embrasser avec toute l’intensité qu’il ressentait et qui faisait battre son coeur. C’était son Adam, juste son Adam. Jesse ne se souvint même pas d’avoir fait basculer le blond sur le canapé mais lorsqu’il se redressa pour reprendre son souffle il était entre les jambes du barman et Adam avait ses bras autour de son cou. Le blond avait les joues rouges et Jesse se pencha pour déposer un baiser sur ses deux joues, le sourire aux lèvres. « You’re perfect. » lâcha Jesse dans un autre souffle. Il était sincère, il n’avait jamais ressenti quelque chose comme ça et sans laisser à Adam le temps de répliquer, il l’embrassa encore, encore et encore, leurs torses se rencontrant et les hanches de Jesse pressées contre lui et son bassin aussi. C’était complètement enivrant et Jesse baignait dans un tourbillon de sensations et de sons qui étaient propre à Adam. Adam et sa respiration saccadée alors que Jesse passait sa langue sur sa lèvre inférieure pour l’embrasser ensuite, Adam qui avait le coeur qui battait fort et que Jesse pouvait sentir battre en rythme avec le sien, Adam qui bougeait les hanches pour attirer Jesse contre lui… Jesse n’avait jamais été passionné et chacun de ses baisers n’avait pour but que d’arracher un autre son à Adam et de lui montrer ce qu'il ressentait pour Adam, Adam qui était beau sous lui et qu’il voulait garder contre lui comme ça. « God… » Jesse s’écarta encore, sa poitrine se soulevant à chacune de ses inspirations, ses mains s’étaient perdues dans les cheveux du blond pour les déranger et un autre son lui échappa alors que lentement il prenait conscience de l’effet qu’Adam avait sur lui. Il eut un sourire puis il se redressa et enleva son t-shirt d'un mouvement fluide, le vêtement trouva le chemin du sol et Jesse celui des bras et des mains d'Adam, le métis encore avide de baisers.
Oui, Jesse était amoureux et il avait envie de montrer à cet homme-là à quel point il l’aimait et même ça c’était nouveau pour eux.

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Sujet: Re: Sparks fly like the 4th of JulyJeu 7 Jan - 6:10

Adam avait rapidement su à quel point il tenait à Jesse, bien trop rapidement. Il s’était trouvé bête à sourire niaisement tandis que le brun riait en lui racontant une anecdote dont il ne se souvenait déjà même plus, captivé par le moindre de ses faits et gestes, allant même jusqu’à adorer le sac à dos de Jesse alors qu’il n’était clairement pas dans les habitudes du plus âgé de se procurer de ce genre d’accessoires. Il préférait son bon vieux sac en bandoulière ou une pochette plus classe, mais pas ça. Et pourtant, il regardait Jesse le porter sur le bord de son épaule, soupirant, admiratif de constater qu’il y avait encore des gens sur cette planète à qui ce style pouvait aller. Enfin, loin de lui l’idée de juger les goûts d’autrui ; Adam savait pertinemment qu’il n'était certainement pas expert en matière de mode, ses marinières et autres hauts à rayures étant devenus ringards durant la dernière décennie, si ce n’était pas plutôt la précédente. Peu importait dans le fond. Tout ce que Jesse faisait lui donnait l’impression de le rencontrer, comme s’il le découvrait seulement, et le monde avec lui. Après leur premier baiser, Adam avait eu bien du mal à s’endormir, roulant sans cesse dans ses draps en ricanant, se repassant le précieux instant en boucle pour ne jamais qu’il s’efface de sa mémoire. Un souvenir indélébile qui n’appartiendrait qu’à eux, le terrain sur lequel ils viendraient poser les fondations de leur future histoire. Et plus les mois passaient, plus ils construisaient. Pas grande chose au début, juste de quoi tenir face à la tempête quand celle-ci menaçait de les terrasser. Ils étaient d’ailleurs restés debout face à l’adversité, et forts de l'épreuve qu'ils avaient traversé ensemble, ils avaient renforcé leurs remparts, prêts à ériger de véritables murs pour transformer ce chantier en foyer. Pour Adam, il n’y avait donc plus de doute depuis qu’ils avaient posé la première pierre : ils finiraient leur vie ensemble, dans les bras l’un de l’autre. Il n'existait sûrement pas de conclusion plus folle et plus hâtive, mais le barman n’en n’avait que faire. Surtout à cet instant, alors que les lèvres de Jesse lui faisaient tourner la tête.

Le blond se réjouissait aussi de constater l’effet qu’il pouvait avoir sur son petit ami. À ne rien faire qu’exister, il avait réussi à faire flancher Jesse et leur séance de cinéma avait soudainement pris une toute autre tournure. Le sourire d’Adam s’était étendu jusque vers ses oreilles, ses joues se colorant d’une teinte légèrement plus foncée tandis que le métis retirait son t-shirt pour le laisser retomber sur le sol, près du canapé. Ou peut-être plus loin ? L’aîné n’avait plus aucune notion de distance ou d’espace, tout ne se résumait qu’à Jesse, ses lèvres et ses épaules larges, parfaitement dessinées, sa langue qui lui arrachait parfois un gémissement timide, ses hanches qui se frottaient aux siennes, éveillant chacun de ses sens, l’enivrant. Quelques instants auparavant, Jesse lui avait confié dans un murmure qu’il était parfait. Adam n’en n’avait jamais eu la certitude ni même l’intime conviction ; il s’était toujours trouvé quelconque avec sa paire de lunettes lui barrant la moitié du visage et sa façon d’exagérer le moindre de ses récits. Pourtant, là, entre les bras de Jesse, dans son regard aussi clair qu’un ciel d’été, il y croyait presque. Il aurait voulu avoir le temps de répondre la même chose, de lui offrir le même type de compliment, mais Adam n’eut pas l’occasion de le faire, privilégiant le contact avec le peau de l’autre homme. Tant pis. Cela lui donnerait une bonne raison de prouver à Jesse à quel point il le trouvait beau, à quel point il le trouvait parfait. À quel point il l’aimait.

Son corps tout entier ne suivait plus que les inspirations de Jesse. Chaque mouvement n’était plus qu’un écho, que le miroir du métis dont la peau tiède et douce suppliait les lèvres de son amant de venir la rafraichir. Adam ne se fit pas prier davantage, sa bouche s’égarant dans le cou du brun, l’effleurant à peine, ses baisers pareil à des pétales. À chaque pause, de brefs instants que Jesse s’empressait de lui voler, Adam se perdait à nouveau dans ses yeux, se laissant sombrer sans même essayer de lutter. Jesse était trop beau, trop grand, trop fort pour cela. Jesse était tout ce qu’il admirait, et sentir son désir contre le sien ne pouvait que le conforter. Le blond ne parvenait même plus à comprendre ce qui lui plaisait autant ; les baisers de Jesse, sa façon de rester contre lui, ou simplement de constater à quel point il était désiré. Les trois semblaient indissociables, et les questions furent bien vite chassées de l’esprit du trentenaire, les mains du brun revenant à la charge dans les cheveux d'Adam, ses propres jambes s’enroulant autour de la taille de Jesse sans qu’il ne s’en rende véritablement compte. Ses doigts retracèrent lentement le chemin menant de la nuque aux reins de Jesse, ses ongles grattant la peau quand les baisers devenaient trop désespérés pour ne pas être délicieusement grisant. Peut-être que le métis aurait des marques le lendemain ? Quelques traits fins sur le haut de son dos… Cette simple pensée arracha un autre gémissement à Adam qui se cambra de plus belle, ses mains s’égarant cette fois-ci sur le torse du jeune homme, se perdant sur son ventre et s’arrêtant près de sa ceinture. Non, il ne pouvait pas aller plus loin. Il n’en n’avait pas encore la permission. La permission.

Les poumons du blond se soulevaient bien trop brusquement à présent pour qu’il puisse encore réfléchir. Ses doigts luttaient pour ne pas se poser à l’endroit exact où il aurait pu ouvrir le pantalon de Jesse pour venir coller sa paume contre la seule partie de l’anatomie du brun vers lesquelles la moindre de ses pensées étaient tournées. Non, c’était interdit. Non, pas sans l’autorisation de Jesse. Pas sans qu’il lui ait dit de le faire. Pas sans qu’il lui ait ordonné. Un ordre. Vite, n’importe lequel. « God… », répéta-t-il à son tour avant de remonter ses mains vers ses propres épaules, préférant les mettre en évidence afin qu’elles puissent être saisies. « …Just tie me up already. » Dans un énième souffle désemparé, Adam s'était même risqué à reformuler sa demande plus poliment, la situation devenant trop urgente pour que son corps et ses fantasmes ne reprennent pas le dessus. Mais en rouvrant les yeux cette fois-ci, Adam réalisa que Jesse ne semblait pas aussi emballé que lui par cette idée. « …I… It’s a… An expression ? » Ses joues devinrent brûlantes et Adam replaça ses bras autour du cou de Jesse pour s’assurer qu’il n’allait pas fuir face à sa bêtise. « I didn’t say what I just said at loud. I mean, what you thought you heard, it wasn’t it, I wanted to say something else. Which was an expression. » Ou peut-être qu’il n’était pas forcément utile de s’enterrer dans le mensonge. Soupir. « I don’t know, it just came out, I’m sorry. Can we keep kissing, please ? I love your kisses. I really do love them, they’re the best. And your abs as well. And you. I love you. » Faire distraction, voilà qui était mieux.

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Sujet: Re: Sparks fly like the 4th of JulyLun 11 Jan - 19:17

Jesse pouvait dire avec certitude qu’il n’avait jamais embrassé quelqu’un comme il embrassait Adam et personne ne l’avait jamais embrassé comme ça. Il ne savait pas ce qui rendait les baisers d’Adam si uniques et si spéciaux mais son coeur s’accélérait quand les lèvres du blond venaient s’écraser contre les siennes. Et ce coeur continuait de battre alors que leur langue, leur peau, tout leur corps tout entier se rencontraient pour essayer de se rapprocher, encore et encore. Jesse avait l’impression d’être trop loin et Adam répondit à cette inquiétude lui-même en enroulant ses jambes autour de la taille du métis. That’s hot, se dit aussitôt l’officier de policier, les lèvres d’Adam trouvèrent son cou et un autre son lui échappa, Jesse ne sachant plus vraiment s'il avait juste envie de respirer ou de se perdre en Adam. Il opta pour la deuxième option et l’embrassa encore une fois, désireux de laisser Adam pantelant et dans le même état que lui. Les mains d’Adam sur sa peau nue le rendaient complètement fou et il suivit chaque mouvement de ses doigts sur son dos, descendant lentement. Jesse trembla sous le contact, le rouge lui montant au joue face à cette caresse si simple, sa respiration saccadée se mêlant à celle d’Adam. C’était peut-être stupide à dire quand on voyait Jesse mais le brun ne se trouvait pas particulièrement beau. Il était un minimum réaliste et il voyait bien les réactions qu’il avait en face de parfaits inconnus, rien n’y faisait, il détestait toujours autant ses taches de rousseur et ses yeux trop clairs. Adam était toujours prompt à le complimenter et Jesse changeait souvent la conversation quand son physique était concerné, ou alors il embrassait le blond pour le faire taire; c’était différent à cette seconde, au lieu de dire à Jesse l’effet qu’il avait sur lui, Adam le lui montrait et ses mains qui caressaient sa peau le faisaient se sentir beau.

Là, entre les jambes d’Adam, Jesse se sentait désiré et il ne voulait être nul part ailleurs. Adam avait cet effet là sur lui et personne d’autre, il avait envie de rendre la pareille et de montrer à Adam que c’était réciproque, que pour le métis, il était beau et sexy et il voulait lui enlever sa chemise et déposer des baisers de son cou au creux de ses hanches et le regarder se cambrer et gémir sous chacun de ses baisers. C’était ce que Jesse voulait faire plus que tout, il ne put s’empêcher de grogner cependant alors que les mains d’Adam trouvaient un tout autre chemin, beaucoup plus bas. Ils n’étaient jamais allés aussi loin, ils n’en avaient jamais ressenti le besoin, Jesse n’avait cependant pas envie qu’Adam s’arrête, prêt à franchir cette limite et à découvrir ce qu’il aimait le plus avec Adam, et continuer et…  « … What ? » Les mots suivants d’Adam lui firent l’effet d’une douche froide, littéralement. Jesse s'était imaginé qu'Adam lui dirait qu’il ne voulait pas s’arrêter et ils auraient échangé un sourire complice avant que le blond ne lui baisse sa braguette. Ou alors qu’il lui lance un regard gêné, rougisse et lui dise à quel point il était beau mais pas qu’il lui dise de... de... l’attacher. L’incompréhension et la surprise de Jesse devaient probablement se lire sur son visage, forcément, comment expliquer le monologue soudain d’Adam qui tentait de se rassurer et de rassurer Jesse par la même occasion.  

« Just an expression ? » répéta lentement Jesse, ses yeux dans ceux d’Adam. Okay, se dit-il, ça pouvait arriver, peut-être que le blond avait oublié, pensé à autre chose, la façon dont ils s’embrassaient était assez enivrante et il était possible de mélanger les mots et dire quelque chose qui n’avait pas de sens au final. Pas de sens pour eux du tout meme. Il n’avait jamais vu Adam complètement nu, il n’allait certainement pas pensé à l’attacher, et puis avec quoi ? Ses menottes, non, Adam devait s’être trompé, voilà tout.  « Okay. » murmura le métis. Ce n’était pas grave, ça ne servait à rien qu’il fasse culpabiliser Adam, autant l’embrasser une nouvelle fois. Jesse se pencha donc pour embrasser le blond, prenant son temps cette fois-ci et ralentissant la cadence. Ils s’étaient précipités car des moments comme celui-ci était rare pour eux au final, mais ils avaient toute l’après midi et toute la soirée pour s’embrasser, alors autant reprendre les choses correctement. Sauf que Jesse pouvait embrasser Adam autant qu’il le voulait, il ne pouvait certainement pas faire taire la partie rationnelle de son cerveau, qui se demandait pourquoi diable Adam avait-il dit ça. Ça n’arrivait juste pas, oui, le blond était toujours expressif, mais c’était dans son sommeil qu’il disait des bêtises, pas quand Jesse était en train de l’embrasser, ça n’arrivait juste pas ça. Jesse grogna de frustration cette fois-ci et il se redressa une nouvelle fois, il se décolla complètement d’Adam, retrouvant une position assise et il regarda le blond, les sourcils froncés. Il avait besoin d’une véritable explication, ni plus ni moins, il connaissait assez Adam pour savoir quand ce dernier lui cachait quelque chose et il n’était vraiment pas convaincu par cette… expression.  « No I’m sorry but why would you say that?  I mean I… we… I never did anything that hinted that… » Ou peut-être que si ? Et comment Adam pouvait avoir une telle idée d’ailleurs ? Jesse savait que son petit-ami était vierge, ils en avaient brièvement parlé, oui, juste de sexe, pas des possibles anciennes relations du blond.

Ça, Jesse n’avait jamais posé la question.
« Did you use to… do that… with someone else ? » Et le brun aurait bien aimé que sa voix soit un peu plus assurée alors qu’il posait cette question… Il aurait adoré.

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Sujet: Re: Sparks fly like the 4th of JulyLun 25 Jan - 20:34

Son voeu de faire l’acquisition d’un chiot s’était évaporé. Disparu, littéralement envolé suite aux baisers de Jesse, à ses lèvres qui effleuraient les siennes et la sensation de son torse nu près du sien, de ses doigts sur la peau du métis. Fort heureusement d’ailleurs, car qui aurait encore pu être en état de songer à la potentielle bestiole susceptible de devenir un futur colocataire dans un moment pareil ? Alors oui, si Adam ne songeait plus à tout cela, c’était tant mieux et personne ne pouvait s’en plaindre ou même s’en inquiéter. Et pourtant. Pourtant, le blond aurait littéralement tout donné pour que les mots qui venaient de franchir le seuil de ses lèvres restent emprisonnés dans sa gorge jusqu’à la fin des temps, jusqu’à ce que mort s’en suive, qu’il s’étouffe avec avant de rouler sur le tapis, agonisant, toussant pour appeler de l’aide et supplier Jesse de l’embrasser afin de le sauver - à moins que ce ne soit clairement pas la bonne solution. À moins que les baisers de l’officier soient les seuls et uniques responsables de l’emportement du plus âgé des deux hommes. Quoi d’autre, si ce n’était pas ça ? Peut-être le torse de Jesse, la douceur de sa peau, la lueur dans son regard ? Son désir aussi, plus perceptible que jamais. Tout, en somme, avait été responsable de l’emportement d’Adam et l’avait mené à sa perte, le blond n’ayant alors aucun autre choix que de se raccrocher aux branches en espérant que cela serait suffisant, qu’il ne s’écraserait pas vulgairement sur le carrelage ou sur l’asphalte, à la merci du regard perdu et perplexe de son petit ami.

Adam s’était mordu la lèvre et Jesse s’était à nouveau penché pour soulager la morsure, le barman s’autorisant enfin à respirer, appréciant le fait que ses explications aient réussi à être suffisantes. L’espace d’un instant seulement. Jusqu’à ce que Jesse ne se recule définitivement, retrouvant une position assise sur le canapé du salon, interdit et visiblement préoccupé par la requête d’Adam. Vraiment, plus que jamais, le trentenaire aurait littéralement tout donné pour revenir en arrière et utiliser un filtre, n’importe quoi qui aurait pu l’empêcher de proférer de telles paroles. Ses joues se teintèrent d’un rose différent de l’ordinaire, une nuance que ses pommettes ne connaissaient pas, ses yeux fuyant ceux du métis quand il aurait du s’empresser de s’asseoir à son tour et de tout lui avouer. Lui, qui avait l’habitude de parler souvent pour ne rien dire, sans même réfléchir, qui se confiait sans mesurer le poids des mots qu’il employait, juste comme ça, parce que le moindre aveu n’avait pas d'importance ; car pourquoi avoir honte de ce qu’il avait vécu ? Il n’avait jamais provoqué la chance ni son contraire, alors à quoi bon s’en vouloir de son parcours ou se morfondre sur ce qu’il n’avait pas pu choisir ? Ça ne faisait strictement aucun sens dans l’esprit d’Adam et le barman ne connaissait pas la censure. Tant pis pour les autres si ses récits étaient soporifiques ou gênants, déplacés ou hilarants ; il était là, il se contenait d’exister comme des milliards d’autres fourmis de son espèce, et il n’avait pas un instant à consacrer au silence. Aucun.

À part sans doute celui-ci. Toujours immobile, Adam ouvrit la bouche à de maintes reprises en l’espace d’une poignée de secondes, se résignant à chaque fois avant d’avoir réussi à produire le moindre son. Dans des centaines d’autres cas, il se serait relevé sans faire d’histoire, pimpant et souriant, gesticulant dans tous les sens tandis qu'il lui racontait tout. Dans des dizaines d’autres situations, il lui aurait confié ce qu’il avait vécu avec les hommes qui avaient marqué sa vie bien avant Jesse, lui servant un énième verre de smoothie pour mieux faire passer la pilule. Mais non. Pas cette fois. C’était différent. C’était Jesse. C’était son torse nu et son regard bleu et son sourire, ses lèvres sur sa joue ou dans son cou, ses mains sur ses hanches, sa façon irrésistible de hocher la tête quand Adam l’endormait avec ses anecdotes passionnées, ses sourcils épais qui se froissaient lorsque le blond débarquait dans une pièce en croisant les bras pour lui faire des remontrances quelconques et complètement exagérées. C’était sa voix qui tremblait légèrement lorsqu’il se risquait à poser la question. Did you use to… do that… with someone else ?

Adam ne savait plus s’il existait une bonne ou une mauvaise réponse, si ce qu’il avait connu jusqu’à présent avait été bien ou mal, si ses sourires avaient été sincères ou surjoués, si son coeur battait à tout rompre ou s’il était en train de ralentir. Oui, pour la première fois, Adam avait peur. Pas de Jesse à proprement parlé, pas de ses mains ni de son corps, ni de ses expirations profondes ou de ses secrets les plus intimes. Non, le blond avait peur de lui-même, de ce que son passé ferait raisonner chez l’autre homme, de ce que le métis en déduirait, du jugement qui viendrait voiler et ternir le regard de ce dernier. Adam hocha la tête, tout aussi perdu que celui qui partageait sa vie depuis près d’un an maintenant, se redressant à son tour, tirant un peu sur son t-shirt pour se redonner contenance. « It’s… » Complicated ? Non, ça ne l’était pas ; ça ne l’avait jamais été. Pourtant, face à Jesse, tout était soudainement différent et Adam réalisait seulement à quel point leur relation était à l'opposé de celles qu’il avait connu par le passé. Le barman prit une grande inspiration, se rapprochant de Jesse pour combler le gouffre qui semblait les séparer. « When I first got here I inherited this house and the Palace but it’s… It hasn’t always been the Palace, I mean… It used to be a club where people would come to… » Son expression se suffisait à elle-même et Jesse n’aurait certainement pas besoin de dessin pour comprendre ce qu’Adam essayait de lui dire. « But I had to close it after a year or so because of the Poet, the police started to question some of my clients based on the things they were practising in my club. It was already closed when you moved in with us here. » Adam préféra serrer le bras de Jesse et poser sa tête sur l’épaule du métis avant de reprendre. « Anyway, yes, before I got here I was in New-York and that’s where I was… Introduced to the scene. At first I was living with a man who had many… people like me who didn’t know anything about the whole thing. I told him I didn’t want to go all the way and we had a contract and I stayed with him for a few years before moving in with another man who was into that kind of stuff as well. And then I got here. » Adam tenta un sourire avant de relever timidement la tête. « And I met you. » Silence. « And I’m so grateful that I have you, and I do love everything that we do it’s… It’s really just my stupid mouth, it all blurted out but it doesn’t mean that’s what I need or want right now, okay ? I mean, I love you and I’m fine with what we do. I really am. »

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Sujet: Re: Sparks fly like the 4th of JulyMar 9 Fév - 20:55

Jesse savait très bien qu'une fois qu’il avait posé la question à voix haute, il n’y aurait pas de retour possible. Ni pour lui, ni pour Adam d’ailleurs. Le blond avait toujours été honnête avec lui, toujours, alors le métis avait envie de croire que ce n’était qu’une erreur, quelque chose qu’il avait entendu à la télévision ou dans une de ses chansons pop qu’il aimait tant mais… Même lui n’était pas aussi dupe. La vérité c’était que Jesse ne savait plus vraiment comment il allait regarder Adam une fois qu’il aurait sa réponse. Il n’avait pas la prétention de le connaitre sur le bout des doigts mais ils se côtoyaient depuis bientôt près de deux ans, sortaient ensemble depuis plus d’un an. C’était l’homme qui lui disait constamment je t’aime, ça devait bien compter pour quelque chose pas vrai ? Adam ouvrit la bouche et le regard de Jesse se durcit bien malgré lui, non, qu’il ne dise pas que c’était compliqué, surtout pas. Ils avaient eu assez de temps dans le passé pour se faire ce genre de confessions.

Ils en avaient brièvement parlé, de leur expérience passée, Adam blotti au creux de ses bras, une main posée contre le torse de Jesse comme il aimait si bien le faire, le coeur du brun presque apaisé par le contact. Il s’en souvenait comme si c’était hier... L’odeur du shampoing qu’utilisait Adam, cette maudite lampe qui était tournée du mauvais côté et qui lui revenait dans les yeux s’il tournait la tête au mauvais angle, sa main sous le t-shirt que portait Adam, un des siens d’ailleurs, posée sur sa hanche et son pouce qui remontait lentement sur la cuisse du blond. Ils en avaient parlé, Jesse lui avait dit comment il avait perdu sa virginité il y a des tas d’années et que depuis plus rien, plus rien d’important avant Adam, ce n’était pas … assez bien comme eux dans un sens. Le brun voulait qu’il prenne leur temps d’ailleurs, c’était toujours ça le plus crucial pour lui, faire sourire Adam, sentir le blond contre lui et absolument rien d’autre. Le jeune homme aurait voulu retourner à cette soirée-là, il se disait qu’il aurait dû plus insister pour avoir des explications. Les explications arrivèrent enfin et Jesse fixa Adam, ne bougeant pas d'un millimètre alors que le blond posait sa tête sur son épaule. Ça faisait beaucoup de choses et Jesse fronça les sourcils, il lui parlait de son bar, de ses anciens clients, de New York, il lui parlait d’hommes avec qui il avait été et qui avait d’autres gens comme lui. Comme Adam.

Jesse ne sut pas quoi dire, tout se mêlait trop vite dans sa tête et il ne comprenait pas. Adam, son Adam avait tenu un club pour… pour quoi ? Pour déviants sexuels ? Non, ça ne pouvait pas être ça, Jesse n’avait pas l’esprit aussi fermé, il pouvait comprendre que certaines personnes aimaient ... regarder et qu’il leur fallait un lieu… pour ça. Certainement pas à Fairhope et certainement pas avec Adam en chef de file. Est-ce qu’il avait regardé pendant toutes ces années, c’était qui l’excitait dans le fond? Ça et être attaché visiblement. D’autres hommes, les autres qui avaient su quoi faire contenter Adam et le faire se cambrer et gémir. Jesse n’aimait pas l’image qu’il avait en tête et il finit par s’écarter, rompant tout contact avec Adam afin de se saisir de sa chemise et de s’habiller un peu plus. Il se sentait trop vulnérable à cette seconde et il lui fallut plusieurs minutes pour songer à un début de phrase.« I don't even know where to start Adam. » Il faisait toujours dos au barman et il se passa une main sur le crâne avant de tourner la tête. Adam. Toujours le même. Jesse n’en avait pas vraiment l’impression et il eut un pincement de coeur en se concentrant sur les boutons de sa chemise.  « Here I thought this was just about you needing time but … this is something completely different. » lâcha l’officier de police sans vraiment le vouloir, c’était plus fort que lui. Le métis ne pouvait pas s’empêcher de se dire que cette discussion arrivait bien trop tard et que c’était trop peu, il aurait voulu qu’Adam lui explique en détail le style de vie qu'il avait connu, qu’il lui explique aussi si ces hommes, si les autres avaient vraiment compté dans sa vie ou pas… Mais ça, pas comme ça alors que c’était censé être une journée pour eux. La journée et la soirée même, étaient complètement gâchées pour Jesse qui avait un goût amer dans la bouche, il en venait presque à regretter les baisers qu’il avait échangés avec Adam. « And you’re only telling me now ? After all that time I mean…We could have sat down a billion times and have this conversation. Would you have told me if it weren’t for that little slip ? » Il n’y avait aucune once de colère dans sa voix, ou encore des reproches mais juste une profonde déception et une certaine fatigue. Pas Adam, pas son Adam… « Don't answer that question please, don’t… » Jesse respira un grand coup, il s’empara de la télécommande, dans un geste complètement aléatoire, pour occuper ses mains et finit par éteindre la télévision et le film qui s’y jouait encore dessus. Ça ne servait plus à rien à présent, c’était certain.

« So what does this mean for us ? I… is what we are doing enough ? Should we have a contract or something ? I don’t even know what to think or what to tell you Adam. » Jesse haussa les épaules, les aveux d’Adam ne lui apportaient pas ce qu’il avait espéré. Il se traita mentalement d’idiot et continua sur sa lancée : « I really thought I did know you after all this time, I mean, I’m not going to lie, there are some stuff about me that I’m not ready to talk about, but there are not going to affect our relationship. » Qu’est-ce qu’il ne lui avait pas encore dit dans le fond ? Que sa mère avait disparu une nuit quand il était trop jeune et qu’il n’avait jamais compris ce que cela signifiait pour lui et son père ? Que le dit père était dans un centre hospitalier à trente minutes d’ici, soigné pour une maladie incurable ? Que lui et Peter avaient un passé qu’il ne voulait pas admettre… C’était des choses futiles sans importance pour Jesse, Adam en savait assez, il était capable de lui dire je t’aime alors oui, il en savait assez. « Not like this. »

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Sujet: Re: Sparks fly like the 4th of JulyMar 9 Fév - 22:35

Of course I would have told you. Pour lui, c’était l’évidence même. Cela ne faisait pas le moindre doute dans son esprit. Il aurait fini par lui en parler, pas dans de telles conditions et certainement pas de cette manière, évidemment que non ; mais il aurait fini par l’ouvrir et la vérité se serait échappée de ses lèvres, des volutes de fumée qu’il ne serait parvenu à retenir, à garder prisonnières plus longtemps. Il se serait confié à sa manière, entre deux bouchées de son plat favoris sans doute, ou au beau milieu d’un film. N’importe quel endroit, n’importe quel moment aurait pu faire l’affaire, vraiment, car Adam ne faisait pas attention au reste du monde lorsque sa franchise se manifestait. Tant pis si les murs avaient des oreilles, il préférait procéder de cette manière et faire comme si ce n’était pas grave, comme si ce qu’il disait n’avait pas la moindre importance, comme s’il n’y avait strictement aucune différence entre « passe moi le pain » et « j’avais un Maître et on était plusieurs soumis ». Le jeune homme avait toujours été comme ça. Ou peut-être qu’il avait eut honte un jour. Oh, une fois, juste une fois, pas davantage. Cette matinée d’automne où il avait tiré sur sa manche pour que personne ne puisse distinguer le bleu autour de son poignet d’enfant fragile, pour que personne ne remarque la trace que la main de sa mère avait laissé près de la sienne. Personne ne devait savoir ça, parce qu’elle n’y était pour rien. Parce qu’elle n’avait tout simplement pas fait exprès. Comme l’eau bouillante dans son bain qui faisait rougir sa peau et ces quelques autres souvenirs que le cerveau d’Adam avait décidé de ranger sagement dans un coin pour ne plus jamais les traiter, pour les laisser se dissoudre et disparaitre. Il était né dans le centre qui l’avait vu grandir, il n’avait pas vécu avec sa mère, et c’était tout. Point barre. Il n’y avait rien d’autre à savoir autour de sa naissance, et le restant de sa vie semblait bien banal, bien anodin comparé à ses premières années. Tout paraissait bien futile.

À part Jesse. Jesse n’avait jamais était tout cela et Adam n’aurait certainement pas réussi à expliquer l’affection qu’il ressentait à son égard ni même pourquoi il s’était épris de lui aussi facilement, aussi rapidement. Peut-être qu’il s’était inventé tout ça, au final ? Peut-être qu’il s’était leurré et qu’il était tombé amoureux de l’amour même en se laissant tomber dans les bras de Jesse, aveuglé par l’idée que ce pouvait être lui, l’homme qu’il avait attendu, l’homme qu’il s’était refusé d’imaginer pour ne pas s’interdire de vivre d’autres choses en attendant. Les bras et les lèvres du brun étaient une évidence, aussi limpide et claire que la réponse qui lui brûlait la langue et qu’il aurait du laisser échapper avant que Jesse reprenne et qu’il continue de prononcer des mots qui devenaient de plus en plus insupportables. Surtout une fois le téléviseur éteint, le silence les étourdissant maintenant au milieu du salon. Le tissu avait retrouvé les épaules de l’officier et Adam n’avait pas quitté le canapé. Il s’était contenté de se recroqueviller, ses deux genoux maintenant blottis contre son torse, ses bras enlaçant ses jambes, le regard fuyant vers autre chose. Un point d’ancrage quelconque qui pourrait lui assurer qu’ils n’étaient pas à nouveau en train de sombrer. Pas comme la dernière fois en tout cas. Que Jesse n’allait pas disparaitre pendant plusieurs semaines sans donner la moindre nouvelle, qu’Adam ne devrait pas faire semblant de cambrioler sa propre demeure pour alerter les forces de police et espérer que le métis le retrouve chez lui pour qu’ils puissent enfin discuter.

Mais à quoi bon se lancer une fois encore dans ce genre de plan si Adam ne savait pas quoi dire au final ? Car oui, le blond restait muet, incapable de répondre dans un premier temps. Cela n’avait rien à voir avec de la peur ou de la crainte et le futur trentenaire était loin d’être paralysé, ses doigts jouant nerveusement avec le col de sa chemise tandis qu’il suivait sans cesse Jesse du regard à chaque fois que ce dernier faisait le moindre mouvement. Mais que dire, hein ? Dès qu’Adam avait tendance à être lui-même, l’équivalent d’une avalanche emportait tout dans la maison et Jesse au passage. De sa voix, sa langue ou sa bouche, peu importait de connaître avec certitude l’identité de la responsable et de la seule fautive ; le barman finissait par être pris au dépourvu sans réaliser ce qui venait de se produire et ce qu’il y avait de mal à être simplement lui-même. Il soupira lorsque Jesse se tût, tout aussi abattu que l’officier mais évidemment pas pour des raisons similaires. Que fallait-il répondre dans ces cas-là ? Et puis d’ailleurs, est-ce que ce serait toujours comme ça ? Est-ce que cela ne changerait jamais ? Quelques jours de beau temps avant que l’un d’eux ne prononce une phrase compromettante risquant de mettre leur couple en danger ? Jusqu’à la prochaine éclaircie, avant que la tempête revienne et ainsi de suite. Ainsi de suite jusqu’à quand exactement ? Adam exagérait sans doute. C’était même sûr ; on le lui avait dit à de maintes reprises.

« Of course I would have told you. Not like this obviously, but I would have. I wasn't hiding it, I just never really thought about it, I don’t know. » L’expiration suivante fut plus profonde, plus lasse encore que la précédente. Ça n’avait pas de sens et il était aussi perdu que son petit ami à qui il essayait vainement d’expliquer les choses. Par où commencer ? Tenter de rationaliser ses désirs ? Les décortiquer pour que Jesse s’apaise ? Il n’en savait rien. « And I do need time I mean it’s… Whatever happened before doesn’t take away the fact that I need time. And I’m glad you didn’t go for it when I said… that thing. Again, it just blurted out, it doesn’t mean I crave it, okay ? What we do is already enough for me, I swear. » Et puis à quoi bon, il avait l’impression de tourner en rond et de s’embourber plus qu’autre chose. Sans parler de ce picotement au fond de sa gorge qui tirait sur sa voix et qui l’empêchait de respirer aussi librement que d’ordinaire, les mots de Jesse se répétant à l’infini dans son esprit. Peut-être qu’il ne le connaissait pas, en effet. Peut-être qu’ils ne se connaissaient pas, qu’ils n’avaient rien à faire là, ensemble. Et Adam ne comprenait pas, il ne voyait pas en quoi leur relation était affectée par quoi que ce soit qu’il ait pu vivre avant de rencontrer Jesse. Ça ne changeait rien pour lui, pourquoi est-ce que ça changerait quelque chose pour qui que ce soit ?

« Look I… » Autant être franc pas vrai ? Autant se débarrasser de ça une bonne fois pour toute et passer à autre chose ou laisser Jesse disparaitre comme il aurait certainement envie de le faire. Juste pour prendre du recul ; ou peu importait la raison. « It was just… It's… » Il prit une grande inspiration. Ce silence était gênant et il lui fit réaliser à quel point il était plus simple de se confier n’importe quand, n’importe où, quand le brouhaha général lui évitait de se concentrer sur son coeur sur le point de lui arracher la poitrine. « I had an abusive mother and I lived with her for a while until one of our neighbours called social services and I don’t know, I just kept that in the back of my head for a while and I never really gave it some thought until I turned nineteen or something. And I was scared to live alone with someone. I mean I never really understood why, it was all unconscious, but it was… I don’t know, it helped cause I was in control and I wasn’t feeling so guilty anymore when I had… Marks or… » C’était trop d’un coup. C’était mille fois trop d’un coup mais qu’est-ce qu’il y pouvait ? Dans six mois on lui reprocherait de ne pas avoir parlé de sa mère alors tant pis. Vraiment, tant pis. « I mean Mom was fine, she was just… I don’t know, I tried to help the way I could but it just didn’t really work out, but I mean… Some had it way worse than me, I had a great childhood and I love my Mom, I do. » Il remua la tête, oubliant la raison pour laquelle il s’était mis à raconter tout cela à la base. « Anyway that was so not the point, I’m sorry. What I was saying is, it helped me out when I needed it the most. It made me feel more confident and I learned how to actually trust people and even though I still can’t really live on my own now I know what my limits are and I really needed that after… Well, after everything. And I don’t know if any of this makes sense, and I don’t actually know what that means for us exactly, but I’m not ashamed of it all, and I’m glad it got me where I am today. » Il avait l’impression de se servir de son passé comme d’une excuse bidon et le simple fait de s’entendre lui échauffait les oreilles et lui donnait envie de s’en mettre une. « Again, I’m sorry, okay ? About what I said, it was just… I don’t know… Words. It didn’t mean anything to me compared to what was going on already. I just… I’m sorry. » Il avait fini par se lever. Parce qu’il fallait bien que quelqu’un range ce qui trainait encore sur la table basse et qu’ils ne dévoreraient certainement pas ce soir-là. Adam saisit une assiette, puis une autre, remuant la tête pour chasser cette conversation le plus loin possible de sa mémoire. « I should shut up, just… God, I really need to learn how to shut up. I'm... Yeah, sorry. »

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Sujet: Re: Sparks fly like the 4th of JulyLun 22 Fév - 23:11

Jesse aussi avait l’impression de tourner en rond. Un pas en avant. Deux en arrière. C’était fatiguant, il voulait être avec Adam, tout simplement. Son Adam, sans s’inquiéter toutes les cinq minutes parce qu’il lui était potentiellement arrivé quelque chose, ou sans se dire qu’il avait mal fait un quelconque geste ou qu’il n’était pas assez pour le blond. Jesse y pensait parfois, bien sûr qu’il y avait pensé, en voyant la façon dont l’autre homme le regardait ou encore en songeant à son regard blessé lors de leur dernière dispute... Est-ce que quelqu’un qui aimait vraiment Adam l’aurait fait souffrir de cette façon ? Blessé comme ça ? Probablement pas, peut-être que ce n’était pas lui la bonne personne pour Adam, peut-être qu’il ne faisait que garder la place bien tranquillement au chaud avant qu’un autre arrive. Pour le réveiller et lui rappeler qu’il n’était jamais trop bon de se perdre dans la vie de quelqu’un d’autre. Mais Jesse avait envie de croire, il avait envie de croire que quelque chose de bon pouvait lui arriver quand il voyait Adam faire des plans sur la comète, parlant à toute vitesse, ou quand ce dernier lui murmurait des je t’aime, ou qu’il le surprenait à compter les taches de rousseurs qu’il avait dans le dos. Jesse avait envie de cette vie, il avait envie de prendre la main d’Adam et de ne jamais la lâcher, parce que c’était là qu’était sa place. C’était bien pour lui qu’il avait juré de se confier un peu plus suite à leur dernière dispute, car il voulait être quelqu’un d’un peu moins fier et meilleur pour Adam.

Jesse avait la gorge sèche et il détesta le silence qui suivit ses mots à là, il était en quête de réponse, était-ce si mal que cela ? Il avait simplement perdu ses repères et il avait besoin qu’Adam le guide de nouveau dans le noir. Qu’il pose ses mains sur le visage de Jesse pour le rassurer, pour faire tomber sa fièvre en même temps qu’il le guérisse de tous les maux. Il ne voulait que ça, retrouver une respiration normale et l’homme qu’il connaissait. C’était un nouveau côté d’Adam qu’il voyait maintenant, pas de sourire alors que le blond se confiait et disait la vérité. Il lui dit avoir besoin de temps et Jesse fut rassuré d’entendre ça, il avait quelque chose de plus à quoi se raccrocher. Adam ne s’arrêta pas là, et il remonta loin, dans son propre passé, pour lui parler de sa mère et sa peur de vivre seul. Ça c’était quelque chose que Jesse avait remarqué immédiatement, la maison d’Adam était toujours surpeuplée et ils avaient commencé par être colocataires avant toute chose. Et au fur et à mesure qu’Adam parlait, Jesse avait envie de prendre le blond dans ses bras, mais il se retint. Il pouvait presque voir Adam avec quelques années de moins, hésitant au possible. Sa mère, ses maitres, ses sourires à présent, sa volonté de toujours voir le coté positif des choses, dans un sens, c’était logique. Jesse était toujours en train d’intégrer toutes ces nouvelles informations quand Adam se leva. Hein ? Que faisait-il?

« Stop. » murmura Jesse en le voyant saisir une assiette. « Stop, okay ? » Son ton fut un peu plus ferme cette fois-ci et le métis se leva à son tour. Pour prendre les assiettes des mains du blond et les reposer sur la table. Non, il refusait que cette journée, une journée qu’ils pouvaient passer ensemble sans se soucier de quoi que ce soit, se termine comme ça. Non, il avait prévu de sourire et de rire avec son petit-ami aujourd’hui. Et si cela signifiait qu’ils devaient avoir une conversation désagréable avant... alors oui, ils passeraient par là. Ensemble. «  I know what you’re doing and you’re not running away. I'm not running away, I'm right here. I’m sorry if this is not how you wanted to tell me, but you blurted it out, so we’re dealing with that, right now. » Il hocha la tête et s’empara des mains désormais libres d’Adam, il les prit lentement dans les siennes nouant leurs doigts ensemble. Le regard bleuté de Jesse s’attarda quelques secondes sur cette vision, ça, c’était eux ensemble et c’était tout ce qu’il voulait et désirait à cet seconde.  « We are both going to sit down on that couch and talk about it, you’re going to explain to me and answer my questions and that’s it. No screaming and no fighting.  Just talking. That’s it. We’ll watch a movie afterwards to take our mind of it and we will cuddle. » Jesse lui en faisait la promesse et presque pour la sceller, il se pencha et déposa un baiser au coin des lèvres du Adam. Il le tira ensuite vers le canapé et s’assit, ses mains toujours dans celle d’Adam.

« And first of all, you’re not the only one with parents' issues, my mother left the house when I was 12 because she realized she didn’t want a kid after all. It happens, I’m glad you’re okay now. » Le métis était sincère, il ne pouvait pas vraiment changer le passé ou se permettre de juger la vie ou les choix d’Adam. Non, tout ce qu’il avait vécu jusqu’ici faisait de lui Adam, celui avec qui il voulait passer la journée. « So tell me... this lifestyle... what do I need to know... And I mean the basics. »

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Sujet: Re: Sparks fly like the 4th of JulyMar 15 Mar - 23:27

Le blond ne pouvait pas se l’expliquer, alors il n’était forcément pas très facile de rassurer Jesse par la même occasion, mais il savait que leur histoire ne pourrait pas se terminer. Du moins pas maintenant, pas si facilement, pas dans quelques mois non plus. Évidemment qu’il y avait eu des tensions, de rares accrochages, et le silence surtout. Cela n’empêchait pas Adam d’être convaincu que leur avenir était commun dès qu’il croisait le regard de Jesse ou qu’il restait blotti entre ses bras. Même en cet instant, quand tout semblait incertain, qu’ils s’aventuraient en terrain miné et qu’ils risquaient de ne pas en sortir indemnes, Adam savait. C’était plus fort que lui, cette force qui lui gonflait la poitrine et qui lui soufflait qu’il avait besoin de l’officier dans sa vie autant qu’il avait besoin d’oxygène ou d’eau fraîche. Oh, le cynisme naturel du métis l’aurait sûrement contraint à contredire son amant, Jesse affirmant sans doute qu’ils ne pouvaient tout simplement pas prévoir ce qui allait bien pouvoir se produire par la suite. Ce à quoi Adam ne répondrait rien, persuadé que ce qui les séparerait serait aussi terrible que définitif, et qu’ils avaient encore une bonne poignée de décennies devant eux ainsi qu’un millier de projets à réaliser. Mais malgré toutes ses convictions qui lui coupaient parfois le souffle ou lui donnaient l’impression d’imploser, le barman ne parvenait pas à rassurer l’autre homme, à le conforter dans l’idée qu’il était à la hauteur quoi qu’il arrive et qu’il se plaisait évidemment à être en sa compagnie. Et réalisant à quel point il était incapable, il s’était donc levé, avant que Jesse ne l’arrête presque aussitôt.

Les mains à présent vides, Adam sentit son sang ne faire qu’un tour alors que Jesse avouait qu’il fallait qu’ils parlent, qu’ils règlent le problème plutôt que de laisser la plaie béante sans en prendre soin, sans se soucier de savoir si elle allait à cicatriser. Et quand bien même Adam connaissait déjà suffisamment le brun, il était toujours surpris de le voir réagir avec raison et fermeté ; tout ce que le trentenaire en devenir n’était pas au final. Lui, qui montait si rapidement sur ses grands chevaux qu’il emportait tout sur son passage, et qui ne manquait pas d’en rajouter une couche pour devenir la reine du mélodrame. Hochant timidement la tête, le blond ne fit donc pas un pas de plus, ses mains dans celles de Jesse, et les paroles suivantes vinrent déjà panser celles qu’ils avaient pu avoir au cours des dernières minutes. Ce serait souvent comme ça, pas vrai ? Sans doute pour toujours ? Adam l’espérait secrètement. Il priait pour qu’ils aient encore l’intelligence de mettre leurs différents de côté dans les années à venir pour régler tous les problèmes qui se présenteraient à eux. Le baiser de Jesse au coin de ses lèvres ne manqua pas de le rassurer, lui arrachant même une ébauche de sourire, tandis qu’il se joignait à lui sur le canapé, là où le crime venait justement d'être commis. La confidence qui suivit manqua de lui briser le coeur. Adam était habitué à sa propre histoire, à son passé, aux souffrances ou aux carences que ce dernier avait pu laisser dans son esprit, mais il n’était pas habitué à la souffrance des autres et le fait de savoir que Jesse avait pu vivre une telle chose lui retourna l’estomac. Le rassurer n’aurait rien changé à cet instant, il savait que l’aveu de Jesse n’avait pas été fait dans le but d’obtenir de l’attention. Non, ils mettaient simplement cartes sur table, ils apprenaient à se connaître, à être autre chose que deux amoureux transits passionnés par leurs baisers. Le pouce d’Adam caressa doucement le creux de la main de Jesse, comme si son corps essayait malgré tout de prouver au métis qu’il le désirait, qu’il était voulu quelque part, qu’il ne comptait pas l’abandonner aussi facilement que sa mère avait pu le faire.

Le silence s’installa un instant au cours duquel Adam manqua de demander à l’officier s’il était véritablement sûr de vouloir entamer ce genre conversation. Mais puisque le moment était venu, autant saisir sa chance et en profiter pour lui faire part de tout ça une bonne fois pour toute. Bon, il s’agissait aussi de ne pas faire fuir le brun dans la direction opposée mais Adam était confiant. Après une grande inspiration, il entreprit donc d’expliquer en quoi ce mode de vie était si différent des autres, si particulier et pourtant si ouvert et tolérant. Il expliqua tout d’abord le rôle du Maitre et de son soumis, du contrat qui les liait, l’importance d’établir un safeword, et le type de pratiques qu’on retrouvait souvent dans les clubs ou autres lieux propices à ces choses-là. Adam évita de rentrer dans les détails, par peur que son petit ami ait une crise cardiaque, évoquant brièvement ses préférences personnelles pour les ordres et… Et il s’égarait à nouveau, le teint rouge suite aux confessions qu’il venait de faire. « …This is probably too much right ? For today I mean. I just… I don’t want to scare you off okay ? Like I said, I already love what we do and I don’t want you to think I’m into crazy wild stuff and everything it’s just… Just a few things really and we don’t have to do anything at all if you’re not comfortable of course. I’ll enjoy kissing you just the same. » Hochant la tête pour appuyer ses propos, il croisa à nouveau le regard de Jesse, un peu perdu lui aussi, ne sachant pas vraiment s’il avait fait le bon choix en avouant tout ceci. « You still want to be with me right ? You don’t think I’m nuts ? Or some kind of… perv or something ? » Depuis quand est-ce qu’Adam se souciait de ce que les gens pouvaient penser de lui ? Depuis que ses lèvres avaient frôlé celles de Jesse la première fois. Très certainement.

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Sujet: Re: Sparks fly like the 4th of JulySam 2 Avr - 18:36

Jesse n’aimait vraiment pas être en terrain inconnu, il y avait quelque chose de terriblement frustrant dans le fait de ne pas savoir. C’était une chose qui s’était bien ancrée en lui avec sa formation d’officier de police, toujours évaluer toutes les possibilités, considérer toutes les options, peser le pour et le contre et décider si cela valait le coup. Bien entendu, quand son coeur était concerné et surtout Adam, ça en valait toujours la peine, pourtant, Jesse se préparait à entendre le pire. Il ne savait vraiment pas à quoi s’attendre et dans un sens, cela lui faisait peur et le rendait anxieux. Et ces derniers temps, il avait surtout ressenti ces sentiments-là dans le cadre de son boulot, Adam était censé être quelque chose de… sain, de pur et que rien ne pouvait ternir, son petit havre de paix personnel en quelque sorte, c’était bien pour cette raison que Jesse adorait se blottir contre les bras du brun en fin de journée et tout simplement oublier ses problèmes et laisser le reste du monde devenir du brouillard. Pourtant, c’était bien lui qui avait posé la question, car, encore une fois, il s’agissait d’Adam.

Il ne voulait pas que le blond se justifie, grand dieu que non, il n’était vraiment pas le genre de petit-ami qui allait se permettre de critiquer ou de juger la vie qu’Adam avait eu avant lui. Adam était libre de faire ce qu’il voulait et quand il le voulait, désormais, Jesse faisait partie intégrante de sa vie et il voulait le comprendre, de telle sorte que les deux mondes d’Adam finiraient par devenir un seul et même monde et qu’il pourrait être avec Jesse sans se dire que quelque chose manquait. Ce genre de pensées était les plus néfastes et parfois le métis était pétrifié par l’idée de ne pas être assez, pas assez pour ses amis, par assez au travail et surtout pas assez pour Adam. Il n’aurait alors pas su quoi faire à part laisser le blond continue d’avancer dans la vie sans lui et lui souhaiter la meilleure des chances, c’était ce que les gens normaux faisaient… pas vrai ? Jesse écouta donc Adam, sans l’interrompre, ses yeux posés sur le barman, à la recherche de réponses. Le brun ne savait vraiment pas quoi penser de tout ça, son esprit était vide une seconde et l’autre, il imaginait Adam dans les bras de quelqu’un d’autre, avec un autre sourire, dans une autre situation, se sentant beaucoup plus à l’aise et mieux qu’ici et mieux que maintenant. Jesse fut suffisamment surpris par le principe du safeword, se demandant intérieurement si un simple non n’était pas généralement assez mais il ne dit rien de tout cela à voix haute. Adam parlait d’un monde qu’il ne connaissait visiblement pas et il lui apparut tout de suite évident que le blond avait plus d’expérience que lui au final. Jesse ne s’était jamais posé autant de questions, il ne savait pas vraiment ce qu’était ses limites, il n’avait jamais songé à attacher les quelques rares amants qu’il avait eu, ni même à leur donner des ordres.

C’était un tout nouveau monde que le blond lui présentait et Jesse resta silencieux pendant quelques minutes, incapable de mettre le doigt sur ce qu’il voulait dire ou sur ce qu’il était censé dire. Commencer par répondre à la question d’Adam était sans doute la meilleure des choses à faire. « I don’t think you’re nuts at all Adam… And of course I want to be with you, come on, where would I go ? » Jesse pencha la tête d’un côté, un sourcil dressé tandis qu’il posait la question. Dispute ou pas, incompréhension ou non, il ne se voyait pas sans Adam. C’était comme ça désormais, qu’il le veuille ou non, le blond avait éclipsé le reste, Jesse était là et il ne comptait pas partir, tant qu’Adam ne lui disait pas explicitement du moins. « It’s just different that’s all. That doesn’t mean it’s bad or anything, it’s just… something else. » Il poussa un soupir après cette phrase là, son esprit fonctionnait à plein régime pour tenter de … de… de digérer toutes les informations qui venaient de lui parvenir en fait et il restait toujours perdu. Adam disait qu’il était satisfait de ce qu’ils faisaient pour le moment, mais peut-être que viendrait le jour où il en voudrait plus, beaucoup plus. Est-ce que Jesse serait prêt pour essayer quelques unes des pratiques BDSM ? Est-ce que cela allait l’attirer ou est-ce qu’il se retrouverait bien trop loin de sa zone de confort à son goût ? Tant de questions sans réponses au final et Jesse savait qu’ils finiraient tous les deux par avoir les réponses au fil des semaines à venir, pour le moment, il n’en savait strictement rien.

« I’m going to be honest, it’s a lot for a day, and I really didn’t expect that at all. But I guess it’s good. I’m discovering things about you. We’ve been together for a long time now… we can still learn stuff about each other and I’m seeing this new side of you. » Jesse avait envie d’ajouter que son instinct ne l’avait pas trahi encore une fois et qu'il était bien trop précipité de dire je t’aime à une personne qu’il ne connaissait pas. Ce qu'il ressentait pour Adam était fort, beaucoup plus fort que tout ce qu'il avait ressenti auparavant, mais ils avaient encore beaucoup de chemin à parcourir ensemble. « I’m a bit lost now and I might have a lot of questions, but right now… » Une main de Jesse se posa sur une des joues d’Adam et il esquissa un sourire, caressant la peau du l’autre homme avec son pouce. « How about we stop talking, hmm ? » Il posa la question, rapprochant déjà leur visage, déjà à la recherche des lèvres douces et rassurantes d'Adam et il n’hésita pas à embrasser l’autre homme, du bout des lèvres puis avec plus d’intensité, Jesse incapable de s’éloigner de lui. Oui, il serait là, à ses côtés, peu importe ce qui se passait. « I believe I was promised kisses and cookies mister Miller… »

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Sujet: Re: Sparks fly like the 4th of JulyMer 27 Avr - 19:50

Évidemment que c’était beaucoup trop pour une seule journée, le contraire aurait était surprenant en vérité, et même Adam aurait fini par changer de sujet à la longue. Il abordait toujours ces choses-là avec plaisir, s’adaptant forcément à son interlocuteur ; on ne pouvait pas parler de bondage à ses clients avec la même simplicité qu’un ami proche ou son petit ami. Mais dans tous les cas, Adam savait pertinemment que ces mots-là avaient tendance à s’ancrer profondément dans les esprits de ceux avec qui il en discutait justement, certains s’y intéressant de plus près, soudainement pressés à l’idée de pouvoir essayer à leur tour et se faire leur propre avis sur la chose, d’autres particulièrement choqués, évitant Adam comme s’il venait de leur tendre la pomme maudite dans laquelle il venait naïvement de croquer. Ce n’était pas une discussion banale qu’on pouvait balayer d’un revers de manche comme si elle n’avait jamais eu lieu, et la fermeture de son club en raison de l’arrivée d’un fou furieux à Fairhope était bien la preuve que ce mode de vie n’était pas à prendre à la légère. Alors Adam comprenait, lui aussi avait eu besoin d’un temps d’adaptation considérable après avoir rencontré son premier maître, et les choses s’étaient faites graduellement et le plus naturellement du monde.

De toutes les façons, Adam était habitué à être too much de manière générale, et il ne blâmait plus le reste de l’humanité lorsqu’on levait une fois de plus les yeux au ciel sur son passage ou lorsqu’on préférait tourner les talons après l’un de ses nombreux discours passionnés et enflammés. Il avait maintenant passé l’âge de se tracasser pour ce genre de détails, préférant se concentrer sur ce qui avait de l’importance. Tant pis si certains voulaient le faire rentrer dans un moule ou dans une cage, il n’était pas prévu qu’il reste emprisonné dans son coin afin de faire le bonheur de quelques quidams franchement coincés. Il avait passé trop de temps à feindre la colère durant son adolescence, envoyant littéralement tout valsé en vrai gamin à problème, un cliché bon pour les séries télévisées qui avait fini par l’étouffer. Au lieu de ça, il était devenu un véritable stéréotype ambulant qui servait de souffre-douleur pour toute la communauté homosexuelle. Le nombre de fois où on l’avait arrêté dans la rue alors qu’il se contentait simplement de boire un smoothie, un ersatz de sac à main accroché au bout de son bras tendu vers l’avant, juste pour lui faire savoir qu’il était odieux que les gens de son espèce puissent avoir envie de se marier ou de fonder une famille, ne pouvait être compté sur les doigts d’une seule main. C’était toujours éreintant, mais Adam avait appris à faire abstraction de ces âneries ; ou il s’amusait parfois à répondre qu’il n’était pas gay, qu’il avait simplement emprunté le sac à main de sa femme ce matin-là avant de partir travailler en arborant un grand sourire. Il pouvait alors voir les mines décomposées de ces interlocuteurs, bien obligés d’admettre que sa féminité assumée était clairement ce qui les mettait mal à l’aise, et pas franchement sa sexualité. Ce qui au final devenait un tout autre problème, et il plaignait celles qui devaient avoir à subir leur genre chaque jour que Dieu faisait.

Dans les bras de Jesse, rien de tout ceci. Le doute seulement, de ne pas être forcément accepté comme il était pour la première fois de sa vie. La peur de le voir partir pour toutes ces raisons-là et sans doute bien d’autres encore. L’envie de ne jamais quitter ses bras, de rester indéfiniment contre sa poitrine pour sentir son coeur battre et la chaleur de sa peau. Rester là pour se soustraire du reste du monde et ne plus exister qu’à travers le regard du métis, où il se voyait protégé, nécessaire voire indispensable. Rien ne pouvait remplacer ça, ce sentiment qui l’habitait à chaque fois que Jesse déposait un baiser sur ses lèvres pour le rassurer, ce rire discret qui lui échappait quand l’officier lui confiait le programme des minutes (ou des heures) à venir. Contre lequel il ne voyait strictement aucun inconvénient ; il fallait être fou pour refuser. Et alors qu’Adam se retenait de tirer le col de l’autre homme afin de ne plus jamais se séparer de lui, pas même pour reprendre son souffle, il se disait que cela faisait effectivement beaucoup pour une seule journée, mais que Jesse ne savait pas encore tout. Vraiment pas tout, non. Surtout pas son véritable prénom, celui qu’on lui avait attribué à la naissance. Mais ce n’était pas le bon moment, pas vrai ? S’il se risquait seulement à avouer une telle chose, tout recommencerait, Jesse se redresserait pour le quitter à nouveau et ils pourraient dire définitivement adieu à leur soirée en tête à tête et… Le blond ne parvenait plus à réfléchir, ses mains trouvant celles de Jesse pour les remettre sur ses hanches, comme si sa vie dépendait d’une caresse aussi simple que celle-ci. Il lui dirait plus tard. Pas ce soir, pas maintenant, mais plus tard. Quand le moment serait venu. Quand il serait prêt.

sujet terminé

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