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 if you're still breathing, you're the lucky ones

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◆ Manuscrits : 274
◆ Arrivé(e) le : 01/02/2016
◆ Âge : 55 ans
◆ Métier : colonel depuis 2013, promu Chef de Police fin Mars 2016
◆ Points : 440
◆ DC : Une ou deux personnes qui trainent...
◆ Avatar : Colin Firth


Sujet: if you're still breathing, you're the lucky onesLun 1 Fév - 2:59

Arthur Samuel Åkerfeldt

◆ i'm done hoping, begging and praying
now i'm just breathing and waiting ◆



◆ 21 Juillet 1960 - 55 ans
◆ En ville depuis 35 ans
◆ Né à Hoover, Alabama, USA ; son père était d'origine suédoise, sa mère était française mais il n'a gardé que d'infimes notions de ces deux langues.
◆ Colonel de police
◆ Officieusement toujours marié, officiellement célibataire
◆ Hétéro
◆ These Streets
◆ Colin Firth

entre les lignes

L'affaire : Il en a vu d'autres. Oui, aussi fou et horrible que cela puisse paraître, Arthur n'est pas plus secoué par cette affaire que par les précédentes. Parce qu'il parvient encore à se l'expliquer ; parce que malgré l'atrocité des agissements de ce malade, il sait qu'il existe toujours pire. Comme ce vieillard retrouvé dans sa baignoire trois semaines après sa mort, l'odeur nauséabonde de la décomposition de cette éponge de chair lui retournant les tripes et le forçant à rendre son petit-déjeuner sur l'asphalte du parking. Ou cette enfant agressée par son propre père, battue, incapable de prononcer le moindre mot, trop habituée à se terrer dans un placard pour échapper à son bourreau au point d’être effrayée par la lumière même. Alors oui, Arthur en a vu d'autres, et celle-ci n'est ni pire ni moins atroce. Elle est simplement plus longue, plus laborieuse, et l'homme récemment promu au rang de colonel commence à se lasser. Baisser les bras ? Non. Il s'efforce de tenir, de se concentrer sur cette fichue affaire pour ne pas penser au reste, pour ne pas sombrer. Si on lui avait dit un jour que les crimes sanglants et barbares d'un fou serait sa seule raison de continuer à avancer, il n'y aurait certainement pas cru. Tant pis, du moment qu'il a trouvé un but, pas vrai ?

Arthur n'est pas dupe. Il sait très bien que ses nouvelles fonctions de colonel ne sont là que pour le noyer sous une tonne de paperasse et de problèmes administratifs ; rares sont ceux qui le respectent encore dans le commissariat de cette fichue ville. Simple officier devenu détective, inspecteur puis lieutenant, sa carrière en inspirait plus d'un avant que la cinquantaine ne s'empare de lui et qu'il devienne le papi de la brigade. Il n'est plus aussi performant, manquant de précision lors de séances de tirs, incapable de tenir la distance lorsqu'il s'agit de courir après une potentielle cible. Sa vue, ses poumons encrassés lui jouent des tours et voilà trois ans que le colonel reste sagement dans son bureau, entouré de cartons régurgitant des dizaines de dossier qu'il n'aura certainement jamais le temps de traiter avant la retraite. Tant pis, du moment qu'il continue d'avancer, pas vrai ?

Caractère : Åkerfeldt est une grande gueule. Il ne faut pas trop le lancer sur les sujets qui fâchent. Ou plutôt, qui le fâchent. Loin d’être sanguin ou violent, le cinquantenaire a rarement eu besoin de ses poings pour se faire entendre ; ou bien simplement pour taper sur la table. De toute façon, les rares fois où il s’est risqué à les utiliser, il s’est fait plus mal qu’à son propre adversaire, alors autant hausser le ton et se faire entendre par d’autres moyens. Arthur est vieux, et les années ne l’ont certainement pas aidé. Bougonnant parfois tout seul dans sa barbe, son tempérament est sans aucun doute la principale raison de sa promotion ; il fallait bien s’assurer qu’il ne viendrait plus ennuyer personne avec ses longs discours, une fois reclus dans son bureau de colonel aux stores poussiéreux et à l’armoire branlante. Une pièce qui sent le moisi, qui lui rappelle toutes ces années qui ont passé sans qu’il puisse les retenir. Oui, Arthur est nostalgique. Pas du bon vieux temps, non, puisque l’homme a la sensation que ce dernier n’a jamais vraiment existé. En tout cas pas pour lui. Il soupire, beaucoup. Souvent. Sûrement ses poumons qui tentent d’expulser des décennies de tabagisme. Pour autant, et malgré les nombreuses rides qui commencent à s’accumuler sur son front et sur le reste de son corps, Arthur ne se voit pas comme un vieux débris, contrairement à l’image que la société cherche à lui renvoyer de lui-même. Il aime sa peau oxydée et plissée, toutes ces épreuves qui restent agrippées à ses traits comme pour rappeler au monde qu’il a vécu. Le reflet du miroir ne lui déplait pas plus que ça, et quand il est de bonne humeur (ce qui arrive effectivement de plus en plus rarement), Arthur aime prendre soin de lui et s’octroyer un bain moussant avec un bon bol de chantilly en écoutant du jazz - ou le chanteur favoris de son fils pour mieux pouvoir décortiquer les paroles de ses meilleurs tubes. Car Arthur a besoin de comprendre et de résoudre, aujourd’hui plus que jamais. Et quand rien ne parvient à expliquer ce qui arrive, alors le colonel soupire, se renfrogne et se réfugie dans ses mots croisés ou dans les milliers de dossiers qu’il lui reste à trier. Autant dire tout de suite que la vie lui a rarement laissé de quoi se réjouir…

À savoir : 01. Son (ex-)femme lui a envoyé les papiers du divorce plus d’une dizaine de fois au cours des dernières années ; Arthur ne les a jamais signé ni renvoyé. 02. Il refuse d’entendre parler de son ex-femme et fera tout pour l’empêcher de se remarier ; non par peine ou jalousie mais bien par vengeance. 03. Son unique fils est atteint de la mucoviscidose. 04. Arthur a suivi une longue thérapie suite à la découverte de la maladie de son fils et au départ de celle qui lui servait de femme. 05. Passionné de mots croisés, Arthur épluche les journaux tous les matins. Il est du genre à repérer les fautes dans les grilles et à envoyer des courriers aux magazines lorsque ceux-ci sont en tort. On ne rigole pas avec ses mots croisés. 06. Il a peur des voyages en avion et se fait prescrire des somnifères ou des tranquillisants lorsqu’il est contraint d’utiliser ce moyen de transport. 07. Il va bientôt pouvoir célébrer sa vingtième année sans avoir touché à une seule cigarette. 08. Féministe engagé, il fait partie de nombreuses associations et il agace fréquemment ses collègues lorsqu’il reprend leurs propos sexistes. 09. Il raffole de la crème chantilly et pourrait en consommer dans des quantités industrielles. Par ailleurs, il a toujours un paquet de pastilles mentholées sur lui, angoissé à l’idée d’avoir mauvaise haleine. 10. Maladroit, il n’est pas capable de faire un pas sans se fouler une cheville ou préparer un plat sans se couper un doigt ; ce qui lui a valu de nombreuses gamelles plus ou moins graves dans l’exercice de ses fonctions.



derrière l'écran

Pseudo : toujours le même hiii
Âge : 23 ans. Ça par contre, ça change. sad
Déjà un compte ici ? : Environ 32 dont un Tobias, un Adam, un Peter et une Michaela.
Code du règlement : cornichon blaz
Où avez-vous connu le forum ? : Dans ma tête.
Un commentaire ? : Ne me jugez pas, merci. cache

©️ potterbird
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◆ Manuscrits : 274
◆ Arrivé(e) le : 01/02/2016
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◆ Métier : colonel depuis 2013, promu Chef de Police fin Mars 2016
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Sujet: Re: if you're still breathing, you're the lucky onesLun 1 Fév - 2:59

once upon a book

◆ time takes a cigarette,
puts it in your mouth ◆


« Alors, Hakeurfell ? »

Åkerfeldt, bordel. Soupir. Le jeune homme tout juste majeur releva la tête pour croiser le regard de ses semblables. Une douzaine, assis autour de cette table en bois qui se souvient encore des mille autres affaires dont elle a été témoin, de rares fissures laissées ça et là par les précédents sur lesquels les suivants ne s’attarderont probablement même pas. Arthur fit glisser son doigt sur la fente comme si cela allait pouvoir l’aider à réfléchir, à mettre les mots dans le bon ordre pour parvenir à formuler ce qui va suivre ; tandis que l’horloge dans un coin de la pièce continuait son cliquetis nauséabond, la trotteuse prenant soudainement des allures de marteau à force de s’abattre sur leurs crânes échauffés. Arthur est le plus jeune. À sa droite, une femme qui pourrait être sa mère garde la tête baissée, l’échine courbée. Elle fut la première à plier sous le poids des lourdes secondes cognant contre leurs nuques fatiguées et engourdies, la première à se faire happer par les discours incohérents des dix autres crétins qui ne songent qu’à quitter leur cage.

Le cou d’Arthur bougea malgré lui. Un refus inaudible, qui ne franchit pas encore ses lèvres. « On ne va quand même pas bâcler l’affaire juste pour pouvoir rentrer tranquillement chez nous ? Je sais bien qu’on est là depuis des plombes, mais franchement, est-ce qu’on ne prendrait pas une heure ou deux de plus pour mettre tout le monde d’accord ? » Tout le monde le regardait, justement. Lui et sa face lisse, sa chair sans rature, sans imperfection, contrairement à la fissure de cette table qui continuait de lui pincer la peau du doigt. Ce gamin qui semblait avoir grandi dans une de ces banlieues où les demeures étaient bordées de haies en bois blanc, où l’odeur du gazon fraîchement coupé embaumait tout le quartier, où le drapeau américain flottait et claquait doucement au grès du vent. C’était écrit sur sa tronche, ça scintillait dans l’unique goutte de sueur qui campait sur son front intact que le temps n’avait pas encore attaqué, acide, impardonnable. Lui-même ne pouvait pas le nier ; il transpirait l’innocence et la candeur avec sa face de minet tout droit sur le point de retourner à Harvard une fois ses vacances forcées enfin terminées. Même ses mains ne trahissaient pas sa véritable condition, aussi lisses et douces qu’au premier jour, alors qu’il les aurait voulu plus grandes et craquelées. À quoi bon essayer d’expliquer à l’assistance que son passé était loin derrière lui, son entrepreneur de père trop occupé à faire ses comptes et à gérer son argent pour passer le moindre coup de fil à son unique descendant. Sa mère ? Parlons-en. Elle devait encore tuer le temps à grand renfort de tricot et de broderie en tout genre en attendant qu’il soit l’heure de préparer le souper. Elle avait essayé tant bien que mal de garder le contact avec son fils mais Arthur avait tôt fait de couper les ponts dès que l’occasion s'était présentée. Introuvable, à la merci du monde qu’il rêvait d’explorer, tantôt ripeur puis piètre garagiste, il enchaînait les boulots alimentaires sans voir le temps passer.

Jusqu’à ce que la justice face appel à lui, à l’image des onze autres jurés présents à ces côtés ce jour-là. Onze personnes choisies au hasard qui refusaient catégoriquement de l’écouter. Arthur ne pouvait pas les blâmer, il ne pouvait pas leur en vouloir. Bientôt l’un allait prétexter que ses enfants l’attendaient à la garderie de l’école primaire tandis qu'un autre inventerait une maladie quelconque à sa femme afin de faire cesser les délibérations. Soupir. Arthur finit par se laisser convaincre ; ou plutôt non, il finit par renoncer, en se disant qu’il aurait sans doute un jour la force et l’occasion de laisser parler ses convictions. Et peut-être alors que son nom resterait dans les mémoires.





« Monsieur Åkerfeldt ? Monsieur ? »

Il avait attendu à l’extérieur, le temps de s’en griller une. Juste une, qu’il écrasait déjà dans le cendrier que l’hôpital laissait à l’entrée du bâtiment. Un de ces cylindres métalliques couvert d’une épaisse couche de sable déjà parsemé de bâtonnets de nicotine, plantés là comme les croix des tombes de leur propriétaire, graines toxiques pour la terre et les arbres qui vivaient sous les côtes des fumeurs. Dernière inspiration, puis le goudron rencontrait la poussière et le poison quittait les lèvres d’Arthur. Pour la dernière fois. Oui, la dernière fois.

« Votre femme vous attend avec le médecin. »

Hochement de tête. En passant dans le hall de l’hôpital, il avait croisé le regard d’un vieillard égaré, d’une jeune femme qui tentait de rassurer la progéniture qu’elle serrait contre son sein tandis qu’un gamin faisait un caprice devant un distributeur automatique dans le seul but d’obtenir une barre chocolatée. Un sourire se dessina sur les lèvres d’Arthur. Le dernier. Oui, le dernier. Et puis l’ascenseur, montée interminable vers le bureau de l’expert qui l’attendait au fin fond d’un couloir qui puait les produits aseptisants, un de ces fichus couloirs blancs qui n’avaient rien de rassurant, comme un tunnel lumineux au bout duquel la faucheuse attendait patiemment, aiguisant sa faux afin de garantir un départ rapide et sans douleur à tous ceux qui auraient l’audace de s’aventurer sur son territoire. Une faucheuse vêtue de blanc elle aussi, un masque chirurgical lui barrant le visage et le sang encore tiède de milliers de victimes sur ses gants.

Arthur s’assit, confiant. Pour la dernière fois. Oui, la dernière fois. Pourtant il en avait vu d’autres. Il avait pris l’habitude de débarquer sur des scènes de crime pour constater le pire, lui qui venait récemment d’être nommé lieutenant après avoir fait ses preuves sur le terrain. Rien de particulièrement exceptionnel pour une si petite ville où le taux de criminalité était quasiment nul. Quelques enquêtes dont personne n’entendait jamais parler, des crimes passionnels ou des affaires de violences conjugales. Rien dont la presse ne pouvait s’emparer. Rien d’intéressant, rien qui sortait du commun. Entre temps, Arthur avait rencontré celle qui partageait maintenant sa vie, celle à qui il avait tendu une cigarette par une soirée pluvieuse, sur le porche d’une gigantesque demeure qui donnait sur la mer. Après plusieurs années de vie commune, Arthur devint père à trente-six ans d’un petit Elliott que sa femme tenait justement dans ses bras, le regard humide et implorant. Pourvu que la sentence ne soit pas aussi terrible qu’elle l’avait présagée.

Le reste de la conversation ne fut que supplice. Le sourire d’Arthur s’effaça, son coeur se meurtrit dans sa poitrine.

« C’est une maladie rare mais l’espérance de vie de ces patients ne cesse d’augmenter avec les moyens que nous avons aujourd’hui. »

Sept semaines, un peu plus de quatre kilos et déjà condamné. Arthur posa son regard sur l’enfant et ne parvint pas à le quitter des yeux, la voix du médecin devenue comme un lointain bourdonnement dans son esprit. Il aurait préféré qu’on lui ouvre les entrailles ; un coup de scalpel dans la carotide aurait été plus agréable que ce qu'il venait d'entendre. Il aurait préféré se sacrifier pour que les poumons d’Elliott puissent être délivrés du mal qui s’y répandait. Puis le silence, le regard toujours rivé sur la victime encore vivante, à peine née. Plus un mot. Pas même un dernier.  





« Au Colonel Åkerfeldt ! »

Des sourires hypocrites et des coupes de champagne levées vers lui ; des tapes dans le dos et quelques mots encourageants. Des félicitations à peine sincères. Un discours d’un gamin qu’il ne connaissait même pas, qui devait très certainement se réjouir qu’on fasse enfin de la place dans ce commissariat pour laisser les jeunes récupérer les postes de lieutenants et de capitaines, des flics plus "expérimentés" que lui débarquant tout droit de la grosse pomme ou d’ailleurs pour faire la démonstration ridicule de ce qu’ils avaient dans le pantalon devant d’autres minets impressionnés par une ou deux lignes sur un curriculum vitae. Certains ne savaient même pas se repérer dans Fairhope mais ils héritaient malgré tout des meilleurs postes, soit disant parce que l’équipe avait besoin de renfort pour coincer ce satané tueur (qui ne méritait ni surnom, ni majuscule). D’autres avaient par ailleurs posé leur démission peu de temps après les premiers meurtres et Arthur en aurait sûrement fait de même si la bataille qui l’attendait chez lui n’était pas plus atroce encore que celle qui l’attendait sur chaque nouvelle scène de crime. Mais oui, faisons plutôt comme si de rien n’était et trinquons à la santé de ce cher Arthur, ce cher Åkerfeldt qui en soûlait plus d’un avec ses discours féministes et ses mises en garde constantes. Le fou qui terrorisait les rues de Fairhope depuis un an avait été l’excuse idéale pour mettre le bougre au placard et lui refiler un insigne de colonel, ou comme son fils avait eu la gentillesse de le lui faire remarquer, un insigne de « vieux crouton ». Elliott avait cette tendance à lui avouer sans cesse ce qu'il refusait de s'avouer lui-même, y compris quand il rabâchait à son géniteur qu'il devait se trouver une femme avec qui finir sa vie avant que la vie ne le finisse. Ce à quoi Arthur répondait en levant les yeux au ciel. Non, il n'avait plus confiance et il ne croyait en rien, certainement pas en l'amour. Plus depuis que Madame Åkerfeldt avait disparu dans la nature, trois mois après l'annonce du diagnostique d'Elliott.

Le colonel leva son verre pour mieux le vider ; à la santé de son seul amant, le tueur de Fairhope.





« Papa ? »

Une voix qu’il aurait pu reconnaître entre mille. Une voix entrecoupée d’une toux insupportable, la respiration difficile, la gorge serrée. Ce sifflement ne provenait pas de son téléphone défectueux, non ; il savait que c’était Elliott qui tentait de respirer, qui prenait son temps entre chaque mot pour essayer de maîtriser sa quinte. Arthur espérait, immobile, la pression que ses doigts exerçaient sur son crayon de papier manquant de le briser, en équilibre sur le bord de sa chaise, prêt à bondir. Ne pas s’inquiéter, surtout ne pas tirer de conclusion à chaque fois que la maladie d’Elliott se permettait de les interrompre alors que le garçon s’apprêtait à parler. Le laisser se remettre et ne surtout pas l’imaginer seul chez lui, recroquevillé dans un coin de son appartement, sa veste pneumatique encore campée sur ses épaules fragiles. Arthur attendait patiemment, essayant de ne pas perdre le contact avec son fils qui ne parvenait pas à prononcer le moindre mot sans être coupé dans son élan. Mais la crainte était trop grande, surtout depuis qu’Elliott avait déménagé et qu’il restait parfois seul quand son colocataire, avec qui il partageait la même chambre, s’absentait pour se rendre à la fac.

« J’arrive Elliott. J’arrive. »

Ne pas pouvoir lui proposer de s’allonger, de boire un verre. Non, pas quand la maladie cherchait à évacuer ce qui était en train de ronger ses poumons de l'intérieur. À l’autre bout du fil, Elliott faisait non de la tête. Arthur était déjà au volant quand le garçon put enfin s'exprimer.

« Non, c’est… C’est bon papa. Ils m’ont dit que ça allait. Je suis pas encore assez malade pour recevoir une greffe. »

Stop. Pas encore assez. Des dizaines de pilules par jour, des antibiotiques et des antalgiques, des séances de kinésithérapie quotidiennes et cette veste, cette foutue machine... Pas encore assez ?  Bande d’escrocs. Bande de bourreaux et de bouchers, ils ne valaient guère mieux que ce fou qui mutilait ses victimes.

« Papa, c’est une bonne nouvelle. »

Derrière Arthur, un conducteur mécontent qui lui faisait signe d’avancer. Soupir. Inspiration ; et la douloureuse impression de pomper trop d'oxygène quand le corps de son propre fils en manquait. Fallait-il qu'il rentre à présent ? Fallait-il faire demi-tour pour aller célébrer la bonne nouvelle ? Autant aller récupérer Elliott à l'hôpital et rester un moment à ses côtés.

Et sous son doigt, dans le cuir qui recouvrait son volant, surgissant du passé sans doute ; une fissure.


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Sujet: Re: if you're still breathing, you're the lucky onesLun 1 Fév - 3:07

Re re re re re re re re re bienvenue à toi chez toi-même, monsieur le vieux ! What a Face (j'en ai oublié un non?)


:luv: :luv: :luv:
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Sujet: Re: if you're still breathing, you're the lucky onesLun 1 Fév - 7:19

Tiens, c'est bizarre What a Face
Re-Bienvenue à la maison ;)

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Shandra O. SarmoiseLieutenant de Police
Je suis ici depuis mon enfance, et je vois bien que ma ville autrefois calme, n'est plus le même havre de paix qu'autrefois. La faute à ce poète de malheur. Serais-je celle qui réussira à lui mettre la main dessus ? Je ne sais pas, mais j'ai déjà passé trois ans de ma vie à lui courir après, je suis prête à faire encore bien plus même si cela doit me ronger jusqu'à l'os.


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Sujet: Re: if you're still breathing, you're the lucky onesLun 1 Fév - 10:00

c'est pas ça le code dans le règlement monsieur siffle siffle siffle siffle siffle
plus sérieusement re-bienvenue chez toi et amuse toi avec ce nouveau compte :luv:

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Sujet: Re: if you're still breathing, you're the lucky onesLun 1 Fév - 11:31

Hé bien un cinquième compte c'est de l'inédit ça!
Quelle forme!!dance
donc hâte de lire la suite, comme toujours :luv:
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Sujet: Re: if you're still breathing, you're the lucky onesLun 1 Fév - 11:49

Re bienvenue chez toi !! pump it up Colin prosterne
Bon courage pour ton histoire yiii
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Sujet: Re: if you're still breathing, you're the lucky onesLun 1 Fév - 12:06

:wow: votre accueil est toujours aussi agréable les cornichons, que ce soit pour moi comme pour les vrais petits nouveaux :luv:

Promis cette fois c'est vraiment le der des der cache
Et j'ai hâte de tous venir vous embêter avec mon colonel pour des liens qui dépotent clap
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Sujet: Re: if you're still breathing, you're the lucky onesMar 2 Fév - 7:07

Re re re re re re re bienvenue à toi j'espère que tu vas t'amuser avec ce nouveau personnage ♥
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Sujet: Re: if you're still breathing, you're the lucky onesMar 2 Fév - 10:39

Re bienvenue ! :D lèche
(Je vais faire un infarctus à essayer de retenir tous les doubles-comptes de tout le monde fou )
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Sujet: Re: if you're still breathing, you're the lucky onesMer 3 Fév - 22:17

hello darkness my old friend... zen je vais bien, plus sérieusement, encore une fiche très bien écrite
on sait pourquoi tu nous adminise hein hug aller va RP, Jesse t'apportera de la chantilly pour te remonter le moral cornichon

congratulations !



Félicitations, te voilà officiellement validé(e) ! Tu vas donc pouvoir déambuler dans les rues de la ville comme bon te semble. Sauf si tu crains de tomber sur une plume particulièrement... Inspirée.

Mais puisque tu respires encore, il est temps de t'occuper de toute la paperasse un peu ennuyeuse auprès des autorités locales. Ainsi, tu peux commencer par recenser ton métier avant de te trouver un logement.

Tu peux ensuite ouvrir ton répertoire afin de créer des liens avec les autres personnages ou poster dans les demandes de rp pour te trouver un premier partenaire de jeu.

Si tu as été validé(e) avant le 15 du mois en cours, sache qu'il faudra également songer à te recenser pour ce mois-ci.

Dans tous les cas, le staff reste à ta disposition pour la moindre question et te souhaite de passer d'agréables moments sur le forum.

N'oublie pas de rester sur tes gardes... Sait-on jamais.

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