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 We love the life we live , and live the life we love

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Sujet: We love the life we live , and live the life we love Sam 6 Fév - 11:57

We love the life we live , and live the life we love

Juillet 2015






« Ils me considéraient avec l'indifférence apitoyée qu'on accorde au petit frangin débile d'un ami... »

C’est un éternel recommencement. Les mêmes impressions continuaient de s’afficher sur le visage des passants, tantôt le dégoût étirait les traits des plus pudiques, tantôt la crainte s’élançait sur le bord des yeux des plus peureux, tantôt ils suscitaient l’admiration de certains jeunes qui levaient le pouce en guise de signe d’infériorité. Tel était la route, au-delà du bitume et de l’odeur d’essence qui trainait derrière eux dans une ligne invisible et abstraite, c’était ce qu’il y avait autour d’eux, qui leur procurait cette sensation d’être au-dessus de tout. Au-dessus de la vie, des lois et d’une société qui ne les acceptait pas depuis leur naissance. Ils roulaient toujours au-dessus de la limitation de vitesse pour mieux se faire entendre, cela suggérait haut et fort un : « On arrive et ne vous avisez pas de nous chauffer. » Ils étaient des ogres, ils avaient soif et faim de contradiction. A leur tête Gilliam, portant le dessin de la mascotte du club et le nom de ce dernier dans de grandes lettres blanches cousues sur son cuir vieillit et crasseux. Sa moto, il domptait comme s’il s’agissait d’un animal, Wayne quant à lui était devant, un casque sur ses cheveux blonds, le regard vrillant de part et d’autre. Son fils se savait né sous une bonne étoile dans toute cette horreur, et même s’il n’avait que cinq ans, il en était conscient.

Gil’ bifurqua légèrement, faisant pencher le corps de sa moto sur le flanc droit, le virage était traitre, il savait se montrer prudent lorsque son fils était sur les rouages de la bête. Ce qui n’avait pas été toujours le cas, avant, le but était de l’exploser et de remonter la bête, même si cela signifiait qu’il devrait passer plusieurs jours à l’hôpital. Aujourd’hui, depuis la naissance de Wayne, il était plus calme, plus serein d’une certaine façon. Sa langue caressa la commissure de ses lèvres dans toute sa sauvagerie lorsqu’il coupa le moteur de son monstre métallique. D’un geste vif il attrapa son fils et le posa à terre. L’enfant leva son regard, secouant sa petite tête blonde tout en ôtant son casque. « Pa’ on crève de chaud… » Juillet. Une chaleur épouvantable assommait les bikers et cela malgré le fait que la plage ne se trouvait à quelques kilomètres du centre de la ville. Une plage qu’il évitait soigneusement en sachant qu’il risquerait d’y croiser la brune qui faisait chavirer son cœur. La main du biker se posa sur le crâne du petit. « Tu vas boire un truc frais. » Lui répondit-il tout en observant soigneusement sa troupe d’hommes qui venaient de poser leurs pieds au sol. Sa main rocheuse se posa délicatement contre la nuque de son enfant qu’il poussa à l’intérieur du Vanilla Palaca.


Gil’ avait toujours été un pilier de comptoir, c’était dans les gênes des bikers. Détester la bière signifiait renier ses origines. C’était en partie la raison pour laquelle la plupart des bikers âgés de plus de la quarantaine possédaient un ventre aussi rond que celui d’une femme enceinte entrant dans son neuvième mois. Comme d’habitude, les regards se posaient sur la bande de chevelus aux vestes de cuirs, certains clients s’empressaient de vider leur verre aussi peu discrètement que possible. Ce qui fit sourire le petit prince des bikers qui tira un tabouret sur lequel il posa le petit corps de son fils avant de prendre place à côté de lui. Du coin de l’œil il vit le gérant. Un jeune homme attachant qui vivait une période compliqué, depuis quelques temps, du moins c’est ce que Gilliam avait compris lors de leur premier échange verbal. S’il y avait bien une population qui adulait les motards, c’était bien les patrons des bars qui voyaient leur chiffre d’affaire exploser le plafond dès lors qu’un club débarquait dans leur ville. Malheureusement, beaucoup se retrouvaient avec des dommages et intérêts sur le dos lorsque les lions se défoulaient sur certains clients. Fort heureusement, Gil’ savait comment redresser ses troupes et il n’était pas ici pour chercher la bagarre. Au contraire. Le blond leva son doigt en l’air, un sourire narquois pendait sur le bord de ses lèvres. « Yo’ ! Adam, comme ça va ? Tu me sers une tournée de bière, sauf pour le petit un coca suffira. » Il vit sur le visage de Wayne une pointe de déception, ce qui lui fit chavirer le cœur. Il se revoyait à son âge, trépignant d’impatience à l’idée de grandir. Ce qu’aujourd’hui il regrettait amèrement. Une fois que le jeune Adam fut face à lui et que sous ses yeux la mousse pétillait, il releva son regard. « Alors quoi de neuf ici ?  » Se hasardait-il à demander tout en portant la boisson jusqu’à ses lèvres.




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Sujet: Re: We love the life we live , and live the life we love Jeu 25 Fév - 3:38

Le calme lui convenait. Enfin, si on pouvait vraiment parler de calme avec la vague de touristes qui avait soudainement noyé Fairhope au début de l’été et qui n’en finissait plus d’envahir les plages. C’était bon pour ses affaires, Adam n’allait certainement pas s’en plaindre, et il était effectivement difficile de parler de calme quand les passants étaient nombreux et que le bar était souvent bondé. Comme à son habitude à cette période, le jeune homme avait engagé un ou deux serveurs supplémentaires qu’il pouvait solliciter à n’importe quel moment de la journée, dès qu’il se sentait débordé par la situation. Sur les conseils de Jesse, il les appelait pratiquement tous les soirs, même quand les alcooliques notoires et les fêtards en herbe n’étaient pas forcément au rendez-vous, juste pour s’épargner d’avoir à tout préparer tout seul au cas où un car entier de touristes viendrait réclamer tournées sur tournées à une heure indécente. Et puis, il fallait bien se l’avouer, l’officier de police se faisait du souci pour son petit-ami, il n’avait pas cessé depuis qu’Adam avait justement fait un malaise derrière le comptoir du Palace, et le blond avait promis de se ménager pour que l’incident ne se reproduise plus. Sans parler de la fermeture du bar qu’il n’effectuait plus seul pour rassurer Jesse qui venait le chercher dès qu’il en avait la possibilité. Tout ça pour dire qu’à part les après-midi passées à servir différents cocktails et autres boissons en tout genre, organiser des soirées karaoké ou des blind test, rien ne venait perturber le bonheur d’Adam ces derniers temps et il s’en réjouissait. Pas une seule ombre ne venait ternir le tableau, non. Pas de tensions au sein de la colocation, un bar qui réalisait son chiffre d’affaires de l’année durant les grandes vacances, un soleil radieux et un Poète aux abonnés absents. C’était fou de voir à quel point il était agréable de vivre quand l’autre psychopathe n’était pas dans les parages pour venir charcuter des innocents. Les habitants de Fairhope prenaient alors pleinement conscience de la chance qu’ils avaient de pouvoir simplement respirer. Il n’existait donc pas de meilleure raison pour trinquer ou se faire dorer la pilule près de la jetée.

Le barman était occupé à essuyer les nombreux verres qui lui avaient déjà servi en ce début d’après-midi quand une dizaine d’armoires à glace investit son bar, forçant les quelques touristes qui sirotaient tranquillement leurs limonades à les suivre du regard et à s’interroger sur la réputation du Vanilla Palace qui n’avait pourtant rien d’un repère à bandits. Au contraire, les banquettes étaient couvertes d’un velour pourpre, les faux lustres qui pendaient du plafond scintillaient à l’infini, des éclats de lumière s'égarant alors sur les murs sombres. Les cocktails aux mille nuances et les parasols dans les boissons n’étaient certainement pas du goût de ces barbus - du moins, selon les croyances populaires. L’excès de testostérone n’avait jamais provoqué un dégout certain pour les décorations raffinées ou les jus de fruits. Non, il n’y avait bien que la connerie pour souiller le coeur des hommes et leur faire croire qu’il fallait absolument se montrer viril ou à la hauteur de ce qui leur trainait entre les jambes. Balivernes. S’il n’y avait bien que cela qui importait, le monde aurait cessé de tourner depuis longtemps et Adam ne serait pas là. Et contrairement à sa clientèle, ce dernier se réjouissait de voir débarquer la troupe de bikers, sa main agrippant alors son chiffon un peu plus fermement pour frotter les bords du récipient qu’il astiquait, comme s’il voulait que ses habitués soient servis dans des verres de premier choix, impeccables, à la hauteur de l’établissement dans lequel ils étaient utilisés. S’il n’avait pas été occupé, Adam aurait volontiers fait le tour du comptoir pour saluer tout le monde, gratifiant chacun d’une étreinte chaleureuse, même si ses bras paraissaient bien ridicules et incapables d’accueillir le moindre de ces géants. « Tout de suite, chef ! », lançât Adam dans un premier temps. Les commandes avant toute chose, le reste viendrait après. Et en remplissant des pintes - il avait perdu l’habitude de servir des demis après avoir vu à quelle allure les motards les faisaient disparaitre -, le barman réalisa que de longs mois s’étaient écoulés depuis que Gilliam et lui s’étaient effectivement rencontrés. L’eau avait eu le temps de couler sous les ponts et tout semblait parfait. Enfin presque, quand on oubliait le tueur en série qui menaçait de refaire surface à n’importe quel moment. Mais soit, le criminel disparut rapidement des pensées d’Adam lorsqu’il fit à nouveau face à ses fidèles clients.

« Et toi bonhomme, je sais ce qu’il te faut. Un coca, c’est trop banal tout ça… » Le barman leva théâtralement les yeux au ciel, par jeu, pour tenter d'amuser le gamin. Sa bouille et ses beaux reflets blonds faisaient littéralement fondre Adam qui s’imaginait déjà père d’un petit bout de chou comme celui-ci. Il faudrait certainement encore quelques années avant que Jesse et lui ne se décide à adopter, mais cette pensée ne l’effrayait pas particulièrement. Il savait que l’officier serait le père de ses enfants ; il ne se l’expliquait pas, mais il en était intimement persuadé. Adam s’empressa alors de réaliser un joli cocktail sans alcool à base de fruits et de sirops, quelque chose d’aussi coloré et splendide que rafraichissant qu’il posa devant l’enfant, lui offrant même une paille qui avait la particularité d’être transparente et de réaliser plusieurs loopings. « Tu m’en diras des nouvelles. » Un clin d’oeil adressé au garçon et le propriétaire des lieux se tournait finalement vers Gilliam. « Tout va très bien. Enfin, on va dire que ça va mieux. Pas mécontent que ce soit l’été figure-toi, avec un tel soleil, difficile de rester maussade ou de s’apitoyer sur son sort. Ça va beaucoup mieux avec Jesse, Dieu merci. Mais tu sais ce que c’est, de temps en temps, il a forcément un truc qui coince, et puis une chose en entrainant une autre, tout finit par aller mal. » Il fit mine qu’un frisson venait de lui hérisser le poil, faussement dégouté à l'idée de se remémorer de telles épreuves. « C’était pas grand chose au final, j’espère juste que ça va rester comme ça un moment, histoire que je puisse en profiter. Croisons les doigts ! Au moins je prends soin de moi, et je découvre à quel point c’est agréable d’avoir quelqu’un qui s’occupe de moi par la même occasion. Donc tu vois, tout va beaucoup mieux ! » Un sourire et Adam reprit aussitôt, sans laisser à qui que ce soit le temps de réagir. « Et toi ? Tout va comme tu veux ? »

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Sujet: Re: We love the life we live , and live the life we love Ven 29 Avr - 22:50

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Juillet 2015






« Ils me considéraient avec l'indifférence apitoyée qu'on accorde au petit frangin débile d'un ami... »

Le Vanilla palace  ne s’accordait en rien avec l’image que reflétaient les loubards du bitume. Parfois, la mauvaise réputation qui suivait leurs traces d’essences sur le sol venait d’actes totalement conscients. Des bagarres dans des bars miteux pour une poule ou deux, un trop plein de testostérone dans un si petit endroit ne pouvait que présager le pire. Toutefois, de temps à autre, les bikers n’étaient en rien fautif, ainsi si la vieille dame du village se faisait cambriolée et que par malheur la troupe se trouvait dans le dit village, les poulets répliquaient aussitôt et les envoyés en tôle pendant quelques jours. La plupart du temps, lorsqu’ils ne faisaient rien, ils se retrouvaient aussitôt mis dehors et alors les rednecks qu’ils étaient se faisaient un plaisir de rire au nez de ces poulets frustrés. Toutefois, lorsque l’un d’eux se retrouvait à l’ombre pour une bonne raison, la seule solution était de payer la caution de ce dernier, puisque généralement il ne s’agissait que de troubles à l’ordre public. Rien de bien grave si ce n’était de blesser les yeux de la veuve et de l’orphelin, dans ce cas alors Gil’ avait pour habitude de garder de bonnes relations avec ses multiples préteurs sur gages. Oui. Malgré les apparences, les magouilles ne rapportent pas autant qu’ils le voudraient. Ce n’était pas tant l’argent facile qui faisait rêver le biker, mais cette idéologie de liberté. Cette sensation de pouvoir qu’il avait sur le commun des mortels dès lors que sa carcasse massive et couverte de son cuir entrée dans une pièce. La jouissance d’être hors la loi. D’être hors de la norme qu’on imposait à ces pauvres gens. Gilliam le savait, son club répugnait, enrageait tout autant qu’il était le fruit d’idéalisation et d’admiration. Bien que sa vie de jeune Biker fut rangée depuis la naissance de Wayne. Il ne pouvait nier qu’apparaître dans un lieu comme le Vanilla Palace au beau milieu de cette petite foule de touriste lui procurait un plaisir indéfinissable.

D’autant plus que depuis son arrivée en ville, il s’était entiché de ce patron ma fois plus que joviale et très ouvert d’esprit. Ce type lui paraissait être une sorte de petit oiseau tombé de son nid, prêt à offrir tout ce qu’il ne possédait pas. Gil’ aurait certainement pu tracer son chemin, oublier l’existence même de ce jeune garçon, toutefois Adam avait su le toucher et rares étaient les personnes capables d’un tel pouvoir sur le prince des bikers. Adam lui rappelait Cassandra, sa défunte sœur, il avait toute la gentillesse, toute la fragilité qu’elle possédait. Wayne était tout autant attaché à ce jeune patron, toutefois Gilliam ne manquait jamais de questionner le jeune homme sur les rumeurs qu’il pouvait entendre dans son bar. Mieux que personne, le grand brun, savait qu’une fois l’alcool ingurgitée cette dernière avait tendance à délier les langues. Etant donné son projet d’avenir, le fait qu’il avait réussi à négocier le garage de la ville à un prix plus que bas, il pourrait bientôt faire venir les autres et profiter ainsi de l’activité de ce tueur pour monter sa petite affaire aux yeux et aux nez de tous.

Toutefois, pour le moment le grand brun souhaitait surtout échapper à la chaleur étouffante de cette ville, en d’autre terme il comptait bien s’enfiler un bon litre de bière en compagnie de ses compagnons d’armes. Gil’ observa la jeune Adam se pressé afin de servir les nombreuses bières puis s’adresser au petit Wayne. Ce petit avait les cheveux de sa mère, ce qui restait le plus grand mystère pour Gil’ qui avait une toison couleur charbon. Rickon s’était plusieurs fois questionné sur l’origine de cette d’oison au reflet d’or chez Wayne et la plupart du temps Gil’ lui disait que le sang de junkie était assez solide pour détruire toutes les autres allèles. Pour le coup, le môme de Rickon était bien son portrait craché. Il leva les yeux au ciel à cette pensée et reporta son attention sur son fils. «Et toi bonhomme, je sais ce qu’il te faut. Un coca, c’est trop banal tout ça… » Gil’ caressa le haut du crâne de l’enfant et adressa un regard mesquin en direction d’Adam : «  Je te préviens, si tu l’empoisonnes c’est à tes risques et périls… » Ironisait-il avant de rire bruyamment sous les regards curieux des autres clients. « Tu m’en diras des nouvelles. » Le petit toisa le verre et le porta à ses lèvres puis s’exclama : « SUPER BON » Après cette exclamation de l’enfant et seulement après les bikers vidèrent leur premier verre. Il fallait dire que Wayne était considéré comme le potentiel héritier du club, alors si Wayne n’aimait pas quelque chose, personne n’avait le droit d’aimer. Gil’ avait toujours trouvé tout cela démesuré, même lorsqu’il fut lui-même l’enfant en question.

Il fit tournoyer le liquide à l’intérieure de son verre tout en prêtant une oreille attentive au discours d’Adam « Tout va très bien. Enfin, on va dire que ça va mieux. Pas mécontent que ce soit l’été figure-toi, avec un tel soleil, difficile de rester maussade ou de s’apitoyer sur son sort. Ça va beaucoup mieux avec Jesse, Dieu merci. Mais tu sais ce que c’est, de temps en temps, il a forcément un truc qui coince, et puis une chose en entrainant une autre, tout finit par aller mal. »  Il songea à Rebecca. Ce baiser qu’ils avaient tous les deux échangés, la façon dont il lui avait demandé de partir. La réaction qu’elle avait eu en apprenant que Wayne était le fruit d’une erreur entre Hanna et lui. Un soupire pénible outrepassait ses lèvres et il vida d’un trait le reste de son verre. « Oh crois moi je comprends, d’ailleurs c’est bien parce que je comprends cette merde qu’il va me falloir un autre verre…. » Il repoussa le verre vide en direction d’Adam, toujours à l’écoute de ce dernier. « C’était pas grand chose au final, j’espère juste que ça va rester comme ça un moment, histoire que je puisse en profiter. Croisons les doigts ! Au moins je prends soin de moi, et je découvre à quel point c’est agréable d’avoir quelqu’un qui s’occupe de moi par la même occasion. Donc tu vois, tout va beaucoup mieux ! » Cette fois le Biker s’enquit d’un sourire chaleureux. Il espérait seulement que Rebecca puisse trouver une personne qui comme celle qu’avait Adam près de lui pourrait prendre soin d’elle. C’était tout ce qu’elle méritait après tout. Adam ne lui laissa pas le temps de répliquer quoi que ce soit et enchaîna : « Et toi ? Tout va comme tu veux ? »  Il se risqua un simple : « L’amour te va bien au teint en tout cas ! » Histoire d’évincer cette question à laquelle aucune réponse ne pouvait le satisfaire pleinement. Ce qui avait eu pour réaction d’attirer le regard de Wayne sur lui, le petit lui lança un simple : « Et toi papa ça te va pas terrible.» Parfois, Gilliam haïssait le fait que son fils soit aussi avancé pour son âge, tant de pragmatisme dans un petit corps, il avait l’impression d’avoir créé un clone de Genesis. Il arqua un sourcil, ce gosse était blond en plus. Secouant son visage vivement pour chasser cette idée de son esprit il avait pris la décision d’ignorer la réplique sournoise de son propre fils. « Plus sérieusement, figures toi que j’ai rencontré le fils caché de trois ans de mon meilleur ami, fils qu’il a eu avec une amie d’enfance et qui a décidé de le cacher à son père pour le protéger un truc comme ça t’vois le genre ? Je sais pas trop quoi en penser ni même ce que je dois lui dire, j’ai jamais eu à gérer ça moi…puis cette nana a toujours été un glaçon… » Jamais. Puisque c’était Hanna qui s’était tiré un beau matin avec un bon paquet de fric qu’elle lui avait volé. Il posa son coude sur le comptoir et ajouta comme s’il s’agissait d’une confession «   J’ai aussi du coup vu mon ex petite amie, qui est la meilleure amie de la mère du fils de mon meilleur ami, tu suis ? Bref ! Elle a découvert que si je l’avais largué c’était parce que j’avais eu Wayne avec une autre femme…sinon à part ça tout va bien tu vois…dis-moi le poète c’est toujours d’actualité ? Parce que bizarrement quand j’arrive il n’agit plus ? On va me suspecter tu crois ? Déjà qu’on me suspect dès qu’une vieille perd ses clés… » La fin de sa phrase était teinté d’ironie, après tout il fallait bien se renseigner sur cette histoire.
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Sujet: Re: We love the life we live , and live the life we love Sam 14 Mai - 16:41

Toutes ces histoires lui paraissaient soudainement bien compliquées. Pas plus que les siennes dans le fond. Après tout, quand on prenait le temps de décortiquer la vie d’Adam, même s’il était loin d’être à plaindre, il y avait quand même certains détails assez difficiles à expliquer. À commencer par ce qu’il avait vécu avec sa mère. Il n’en avait que très peu de souvenirs, et le temps avait fait son travail, ne lui laissant que des bribes de conversations, des instants tellement flous qu’il ne savait plus vraiment s’ils s’étaient véritablement produits ou si Adam avait tout inventé pour justifier l’abandon dont il avait été victime. On lui avait expliqué que c’était un voisin qui avait alerté les services sociaux après avoir retrouvé Adam dans un sale état, au pied de l’escalier de l’immeuble. On lui avait confié qu’il ne pourrait plus voir sa mère sans qu’ils ne soient surveillés, un psychologue toujours à leur côté quand elle faisait l’effort de lui rendre visite au centre où il avait du poser toutes ses affaires sans rechigner, coincé entre deux ou trois autres garçons de son âge qui ne comprenaient pas plus que le blondinet. Il se souvenait des doigts de sa mère, un peu trop fermes autour de son poignet, et de la voix grave du psychologue qui l’avait rappelée à l’ordre pour lui dire d’agir avec douceur. Mais Adam n’avait pas compris, et il s’était contenté de déposer un baiser sur la joue de sa mère pour la rassurer. Et puis en grandissant, elle avait fini par ne plus faire d’effort, ne pointant même plus le bout de son nez, laissant le gamin à la merci du monde et des autres brutes qui viendraient croiser sa route. Il avait du se blinder pour réussir à mettre un pied devant l’autre, et si Gilliam l’avait rencontré à une autre époque, il n’aurait sûrement pas été aussi marqué par la candeur et la gentillesse du jeune homme. Au contraire, il aurait sans doute cherché à remettre l’insolent à sa place, lui qui se défendait comme il le pouvait, ses poings pour seuls boucliers, sa haine pour toute arme. Ça ne lui avait pas réussi, évidemment, tout simplement parce que ce n’était pas lui. Il avait au moins eu le courage d’essayer.

Et puis Fairhope. Un bout de papier sur lequel il était écrit qu’il héritait d’une grande demeure pratiquement en ruines près de la forêt, et d’une boutique à l’abandon en centre ville. Tout ce que son père lui avait légué, en plus d’un nom de famille. Sur le manuscrit, il avait pu découvrir la signature de son géniteur, et en fouillant un peu sur internet, il avait même pu se renseigner sur la profession de ce dernier. Un chirurgien plutôt réputé dans le milieu apparemment. Il n’était pas allé chercher plus loin, parce que le reste lui avait fait peur. Deux minutes de plus à retourner le passé et puis quoi ? Il aurait découvert qu’Adam Miller premier du nom avait en fait une épouse avec laquelle il n’avait pas réussi à avoir le moindre enfant, qu’il l'avait trompée avec une jeune femme sensible et naïve qui s’était retrouvée seule à devoir élever leur pauvre môme, ce gamin qui était le portrait craché de celui qui l’avait lâchement abandonnée ? Pas question de s’embourber là-dedans non, de se torturer l’esprit avec des évènements dont il n’était pas responsable, contre lesquels il ne pouvait rien. Peut-être qu’un jour la famille de son père le chercherait, et il trouverait Adam au plus près de l'esprit de son géniteur, rassuré à l’idée de pouvoir enfin marcher dans ses pas, même si le Dr. Miller ne lui avait jamais fait savoir ce qu’il attendait véritablement de lui. Il regrettait parfois de ne pas l’avoir connu, au moins croisé juste une fois afin de bavarder un peu, le temps de lui faire savoir qu’il avait rencontré un charmant officier qui le comblait. Ou simplement pour lui avouer qu’il ne lui en voulait pas, qu’il ne lui en avait jamais voulu d’avoir disparu.

Voilà. Au final, son histoire n’était pas moins compliquée que celle des autres, le sourire sur son visage masquait davantage la vérité, son enthousiasme et son optimisme chassant bien loin les souvenirs du passé. Il était un Wayne, dans le fond ; ou le gosse du meilleur ami de Gilliam dont il parlait justement. « Peut-être qu’elle cherche à protéger son enfant pour une bonne raison ? Mais si c’était le cas, elle se serait sans doute contentée de disparaitre… Je ne sais pas, ce genre de choses m’échappent vraiment tu sais. Et puis tu m’as perdu avec ton histoire d'ami du cousin du frère du voisin de ta soeur par alliance ! » Laissant un ricanement lui échapper, il ne cessait de saisir les verres qui se vidaient petit à petit face à lui pour les remplir à nouveau et les servir aux bikers assoiffés. « Mais pour cette histoire de Poète… » Il prit la peine de vérifier si les murs avaient des oreilles, et si toutefois elles se montraient soudainement bien plus attentives que d’ordinaire. « Je ne sais franchement pas ce qu’il faut en penser non plus. Ça a l’air vraiment calme ces derniers temps. J’ai entendu dire par Jesse et Willow que les touristes n’arrêtaient pas d’appeler au commissariat en panique pour faire savoir que le Poète était dans leur appartement ou leur chambre d’hôtel, mais ce n'est jamais le cas évidemment, juste quelques peureux qui se laissent bouffer par leurs angoisses et la paranoïa générale… Ils ont même du faire une intervention dans un camping je crois, une jeune femme qui n’osait plus rentrer dans sa tente par peur de croiser ce malade. Enfin, si tu veux mon avis, elle devait être bien alcoolisée aussi. Je me demande si ce n’était pas elle justement qui était restée au bar jusqu’à deux heures du matin avec ses amis. Avec la chaleur qu’il fait, personne ne pense à s’hydrater comme il faut, pas étonnant après qu’elle délire complètement une fois rentrée… » Il posa une énième bière devant un autre biker, avant de resservir Gilliam. « Mais je m’égare. En attendant, moi je crois qu’il fait exprès pour qu’on ne soit plus vraiment sur nos gardes ou quelque chose du genre… C’est ce que Jesse dit en tout cas. » Haussement d'épaules doublé d'un profond soupir. « En vérité, j’en sais rien du tout. Et je ne vois pas pourquoi on te soupçonnerait d’être à l’origine de quoi que ce soit, tu sais. Après tout, tu le dis toi-même : il n’agit plus depuis que tu es dans le coin. À part te soupçonner de l’avoir tué ou de l'avoir définitivement chassé, je ne vois pas ce qu’ils peuvent te reprocher ! Et si c'est le cas, j'espère au moins qu'ils te remercieront ! » Le rire qui franchit ensuite ses lèvres laissait clairement comprendre que le propriétaire du Palace ne se rendait vraiment pas compte de ce dont Gilliam et ses acolytes étaient parfois capable. Son regard se posa finalement sur un autre verre, vide une fois encore. « Rah mais vous buvez plus vite que votre ombre ! Il va falloir que j’aille chercher un autre fût si vous continuez comme ça ! », dit-il de manière plutôt amusé. Tout ceci était bien loin de lui déplaire. Avec eux, il ferait son chiffre d’affaires de la semaine, c’était quasiment certain ; et ça lui donnait presque envie de trinquer avec eux.

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Sujet: Re: We love the life we live , and live the life we love Jeu 2 Juin - 0:27

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Juillet 2015






« Ils me considéraient avec l'indifférence apitoyée qu'on accorde au petit frangin débile d'un ami... »

Gilliam avait toujours été un jeune homme sociable, même si le système éducatif n’avait jamais été sa tasse de thé, il n’en restait pas moins une armoire imposante ayant une aura attirante. Il n’avait jamais su expliquer cela, il était totalement l’opposé de son meilleur ami, aigri et sans humour. Gilliam essayait de tirer le positif des situations les plus négatives. Ainsi, le retour de Rebecca dans sa vie l’avait chamboulé, l’avait poussé à se remettre en question et de cela il y voyait une chance de corriger ses erreurs. Quant à l’existence du fils de son meilleur ami, Gilliam voyait dans cette histoire bien complexe une chance pour que son meilleur ami puisse sortir la tête de l’eau. Non pas qu’il ait apprécié la froide blonde qui partageait la vie de son vice-présidents, mais Gilliam était capable de faire des concessions. Le liquide ambre tournait à l’intérieur de son verre, Gilliam appréciait sincèrement le barman qu’il jugeait sincère et joviale. Bien que parfois certaines réactions du jeune homme lui rappelaient vaguement Cassandra, sa défunte sœur, ce qui lui piquait le cœur, il préférait largement se concentrer sur la bouffée d’air rafraichissante que lui apportait le jeune homme. Se confiant ainsi sur sa situation, il était amusé par la réaction du jeune barman, bien qu’il comprenait où il voulait en venir lorsqu’il soulignait l’attention de Genesis de protéger son enfant. Après tout, lui-même l’avait fait avec Rebecca, prendre des décisions à la place des autres était un point commun qu’il partageait avec la nièce de Jack. Elle hocha donc positivement la tête avant de rire de bon cœur à la réflexion d’Adam. « C’est vrai que c’n’est pas vraiment facile à comprendre. » Grommelait-il d’une voix rauque tout en riant.

Il porta une certaine attention aux dires du barman concernant le poète. Gilliam était fortement intéressé par cette histoire de tueur en série, pas par compassion, loin de là, puisque ce fou ou cette folle furieuse lui facilitait la vie. La police et le Maire étaient bien trop occupés sur cette affaire pour se soucier d’un petit groupe de motard qui se présentait comme étant de simples passionnés de motos. Alors si le poète continuait ainsi, il pourrait bientôt bâtir un nouveau chapitre ici et c’était bien le but de son installation en ville. Toutefois, il ne pouvait cacher sa crainte en ce qui concernait la sécurité de ses proches, particulièrement celle de Rebecca qui était proche de Genesis et il ne doutait pas un instant que la blonde entrainerait la petite brune dans une quête de justice. Après tout, elle n’avait jamais retrouvé le tueur en série qui avait tué toute sa famille, c’était sans doute une nouvelle chance pour elle. Rickon s’en souciait et si Rickon s’en souciait alors cela devenait le souci du club tout entier. Il grava dans sa mémoire cette histoire de folle qui jurait avoir peur de croiser le poète. Quoi de plus normal, la ville était à feu et à sang depuis la découverte du dernier cadavre. Ce qui chagrinait Gilliam c’était surtout que ce tueur s’en était pris à une enfant à ce qu’il avait entendu dire. Il posa un regard inquiet sur son fils qui sirotait avec innocence le liquide qui lui avait servi Adam. Gilliam leva son verre et s’abreuva de la bière en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire.

Reposant ce dernier sur le comptoir, il écoutait Adam qui semblait vouloir le rassurer sur sa situation. Il fallait dire que certains habitants ne voyaient pas d’un bon œil l’installation des bikers dans cette ville. Gilliam s’en fichait bien royalement, mais il devait savoir ce qui se disait afin d’anticiper. Il ria nerveusement et répondit « Oh crois-moi, même si je servais la tête du poète sur la place publique personne ne remercie des rébus de la société. On fait peur. » Il l’avait dit avec une certaine légèreté tout en observant le jeune homme qui semblait paniqué à l’idée que les bikers puissent vider toute sa réserve. Il tapota allégrement sur son ventre et s’exclama un peu trop bruyamment « Qu’est-ce que tu crois ? Il faut nourrir toutes ces carcasses mon grand ! »  Il pencha son corps légèrement en avant et repris plus sérieusement. « Ce qui m’inquiète avec ce tueur c’est qu’il peut s’en prendre à n’importe qui, enfants y compris. Je ne suis pas un enfant de cœur, loin de là, mais disons que nous autres on a un certain code d’honneur. » Soulignait-il en redressant sa carcasse, il s’étira, balayant la salle du regard et ajouta « Enfin ça peut être n’importe qui et je compte bien mener ma petite enquête à mon niveau tu vois. Enfin bref passons ! Une dernière et je décolle ! » Il souriait en coin, attirant le jeune Wayne contre lui, il embrassa son front délicatement. Enfin avec la délicatesse de l’ours qu’il était. « Au fait, c’est bientôt son anniversaire faudrait que tu passes à la maison ! » S’exclamait-il en déposant quelques billets sur le comptoir, puis tel un assoiffé il vida le verre aussi rapidement qu’il fut posé.
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Sujet: Re: We love the life we live , and live the life we love Dim 26 Juin - 20:46

Adam ramassa les billets des hommes installés au comptoir, continuant inlassablement de faire couler la bière pour les prochaines minutes. C’était à chaque fois le même spectacle quand les bikers débarquaient, l’un finissant son verre avant l’autre, obligeant Adam à rester planté derrière les fûts durant de longs instants pour rassasier tout le monde, avant que les motards ne reprennent la route et que le bar paraisse particulièrement vide et calme. Çe ne dérangeait pas le blond, ça lui faisait son chiffre d’affaire de la journée, il n’allait tout de même pas s’en plaindre. Peut-être qu’un flic ou deux finiraient par venir lui poser des questions sur Gilliam et toute la clique, mais en attendant les forces de police avaient clairement d’autres chats à fouetter. Et de toutes les façons, Adam n’avait strictement aucune information digne de ce nom à leur transmettre ; à part les renseigner sur la consommation moyenne en litres de bière par personne, ou faire savoir aux autorités que ces hommes-là se déplaçaient systématiquement en deux roues dans de grands blousons de cuir, le propriétaire du Palace n’aurait rien d’intéressant à déclarer. C’étant sans doute pour cela aussi qu'ils venaient tous trainer dans ce bar-là plutôt qu’un autre. Adam ne les jugeait pas et il ne se permettait aucune question déplacée qui laisserait sous-entendre qu’il voyait leur venue d’un mauvais oeil, bien au contraire.

Pour toute réponse aux confidences du mécanicien, le barman haussa les épaules, un soupire lui échappant. Il n’avait pas complètement tort dans le fond, la municipalité s’arrangerait pour masquer la vérité et faire en sorte que personne ne sache que Gilliam était à l’origine de l’arrestation ou de la mort du Poète, se vantant d’être à l’origine d’un tel exploit quand cela arriverait enfin. Adam se doutait bien qu’il ne fallait pas trop espérer non plus, c’était la meilleure façon d’être déçu, mais son optimisme était plus fort que lui et il reprenait bien trop souvent le dessus. Jetant un coup d’oeil au bambin qui finissait de siroter sa boisson, l’air ravi par la quantité de sucre que contenait son verre de soda-grenadine, Adam s'imagina un instant ce qui pouvait bien traverser l’esprit d’un fou capable de tuer un gamin de cet âge-là. Encore une fois, il ne valait mieux pas s’égarer et se perdre dans ce genre de pensées, ce n’était pas pour lui, ça ne lui ressemblait pas, et ça lui donnait juste envie de fermer boutique et de rentrer chez lui pour passer toute la journée blotti sous la couette, là où personne ne pourrait jamais le trouver. Encore que, le Poète avait la fâcheuse tendance à s’introduire directement dans le domicile de ses victimes, alors son propre lit n’avait malheureusement plus rien de sécurisant ces derniers temps…

« Si seulement on pouvait prédire les prochains meurtres. Au moins pour les éviter, pas forcément pour l'attraper mais… Juste lui mettre des bâtons dans les roues une ou deux fois, et lui rappeler qu’il ne pourra pas nous avoir éternellement. Juste une fois. Peut-être que ça le calmerait et qu’il finirait par laisser complètement tomber ? » Quelque chose lui disait que ça ne servait à rien d’essayer d’expliquer les agissements de ce fou, ni de tenter de trouver une solution digne de ce nom. Non, la clé de l'énigme ne viendrait jamais, elle ne tomberait pas non plus du ciel et il fallait apprendre à vivre comme ça, à avancer avec le sourire malgré tout, et croiser les doigts pour que le Poète tombe de son trône pour se retrouver seul face à la foule et son impitoyable jugement. Le trentenaire soupira une nouvelle fois, passant un coup de chiffon sur le comptoir où il commençait déjà à ramasser les verres vides de ceux qui se relevaient pour faire le chemin en sens inverse et retrouver leur cher et tendre bolide. Adam se laissa attendrir par le regard du fils de Gilliam, hochant vigoureusement la tête avant de répondre. « Sans problème, je pourrais même lui préparer un gâteau si tu veux. » Il se rinça les mains avant de se rapprocher du comptoir. « Que dirais-tu d’un joli gâteau en forme de spider-man ? Ou d’un autre super héros, hmm ? C’est lequel ton préféré ? » Adam passait tellement de temps derrière les fourneaux ces derniers temps que ce genre de réalisations étaient clairement dans ces cordes. Et quelque chose lui disait qu’il fallait faire en sorte que cet anniversaire soit véritablement inoubliable. On ne savait jamais ce qui pourrait arriver par la suite, pas vrai ?

sujet terminé

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