AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez | 
 

 Every story needs a villain...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

bad blood - we live here

avatar

◆ Manuscrits : 753
◆ Arrivé(e) le : 12/05/2015
◆ Âge : 31 ans
◆ Assoc. des Victimes : secrétaire
◆ Métier : Écrivain, romancière reconnue
◆ Points : 133
◆ DC : Jesse, Ruby, Jacob, Jonathan, Simon & Eva
◆ Avatar : Scarlett Johansson


Sujet: Every story needs a villain...Mar 23 Fév - 19:17

Every story needs a villain...


aout 2015

Désirée avait opté pour du bleu. Oui, la romancière avait longtemps songé à la tenue qu’elle allait porter aujourd’hui. Aujourd’hui alors qu'elle devait de nouveau passer les portes du commissariat de Fairhope. Une simple procédure de routine, lui avait-on dit au téléphone, il était normal de rappeler les témoins au vue de l’avancée de l’enquête. Désirée avait souri et elle n’avait pas bronché. L’avancée de l’enquête en l’occurence n’était rien d’autre que Peter qui s’amusait à faire un peu de bruit. Il fallait comprendre le pauvre diable, il avait une émission à faire tourner, des spectateur à contenter et dans le fond, Désirée pouvait le comprendre, surtout après leur petite discussion téléphonique.

Après tout, si elle avait disparu des rues de Fairhope pendant une partie du mois de Juillet, c’était bien pour son travail. Elle avait arpenté les rues de New York afin de se rendre chez son éditeur et mentor, Martin. Ce dernier l’avait accueillie à bras ouvert, dans un hôtel quatre étoiles bien entendu et s’était emparé du précieux manuscrit alors que Désirée lui avait conseillé de ne pas le lire après avoir mangé. Le roman était… cru, il ne pouvait que l’être quand on savait la vie que la blonde menait à Fairhope, il ne pouvait pas en être autrement mais tant pis. Son éditeur avait été surpris par l’ouvrage, Désirée n’était pas vraiment surprise et ils avaient longuement parlé du prochain roman, quand le sortir, quel public cibler, quand se tiendrait les conférences de presse et au final, Désirée avait été dans une bulle. Une petite bulle loin de tout et de Fairhope, c’était Martin encore une fois qui l’avait ramenée à la réalité. Lui qui lui avait montré l’émission de Peter et de quelle façon son nom avait été divulgué. Désirée l’avait aussitôt rassuré avant de déclarer qu’il était temps qu’elle rentre à Fairhope.

Sa boite postale était remplie à son arrivée, des lettres de menaces, des mots d’incompréhension et même parfois, des mots d’admiration. Elle n’avait été rien d’autre qu’une cible facile pour Peter, c’était simple, elle était connue, notamment pour son dernier roman qui n’était rien d’autre que l’autobiographie d’un meurtrier qui glissait entre les doigts de la police alors forcément… La blonde s’était presque attendue au coup de fil de la police et elle s’était habillée en conséquence. Ses cheveux blonds étaient noués dans une queue de cheval parfaite, elle ne voulait pas qu’on la prenne pour une jeune femme négligée ou quelque chose de ce genre, elle avait opté pour un léger maquillage et une robe bien plus longue que celle qu’elle portait d’ordinaire, la seule partie visible de sa peau pale visible était ses chevilles. Désirée restait néanmoins elle-même et elle n’avait pas résisté à la tentation d’habiller ses lèvres d’un beau rouge couleur sang. Juste parce qu’elle le pouvait. La blonde n’était pas nerveuse, la police n’avait absolument rien sur elle à part ce cheveux…

Elle avait dû l’égarer en se penchant sur Mary Wilson, ce fameux jour dans le parc. Elle ne parlerait pas du masque, elle ne leur parlerait pas de ce qu’elle avait découvert avec Elyan dans ses coupures de journaux, aujourd’hui, elle n’était rien d’autre que Désirée Cravy, un témoin de premier ordre.  Son arrivée fut remarquée dans le commissariat, la blonde se contenta de sourire à l’officier qui se trouvait à l’accueil et de dire son prénom. On lui indiqua une des chaises en plastique jaune et elle finit par s’asseoir avec un autre sourire tout aussi doux. Etait-ce malpoli si elle sortait son téléphone ? Probablement, elle était convoquée pour une affaire sérieuse, autant se tenir droite et regarder les minutes passer sur le cadran de l’horloge. Cinq minutes. Désirée attendit patiemment cinq minutes, son esprit dérivant de son portable dans sa poche, à Tobias qu'elle devait rappeler à Deirdre son voisin qu’elle n’avait pas revu depuis qu’elle était de retour en Alabama. Elle était certaine que lui aurait eu quelque chose de cinglant à répondre au policier. Désirée retint un rire, son expression neutre parfaitement maitrisée et elle releva le regard alors qu'on s’adressait à elle.

C’était une jeune femme brune. Elles s'étaient déjà vues, oui, juste après que Désirée et Tobias aient retrouvé le corps de Mary Wilson, elle les avait rabroués et leur avait faits savoir ce qu’ils encourraient s’ils refusaient de coopérer. L’ironie était douce, même Désirée pouvait le voir. « Inspecteur Sarmoise… Non, Lieutenant pardon, j’ai toujours du mal à retenir ce genre de chose, je suppose que je dois vous suivre non ? » Désirée posait la question alors qu'elle était déjà sur ses deux pieds, souriante. « J’ai déjà été interrogée donc je commence à connaitre un peu les locaux. » souligna la romancière, toujours avec ce ton neutre. Elle était là pour aider, uniquement là pour aider.

_________________

"I had a vision, A vision of my nails in the kitchen, Scratching counter tops, I was screaming..."


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://theworldwillreadyou.forumactif.org/t164-i-ve-never-seen-a-diamond-in-the-flesh


avatar

◆ Manuscrits : 3902
◆ Arrivé(e) le : 03/09/2015
◆ Âge : 28 ans
◆ Métier : Lieutenant de police
◆ Points : 4204
◆ DC : Sacha
◆ Avatar : Kate Mara


Sujet: Re: Every story needs a villain...Mer 2 Mar - 15:16

Every story needs a villain...

◆ Feat Désirée ◆


Cravy avait fini par trouver quelques minutes pour une déposition par rapport à l'affaire Mary Wilson, mais de nouveaux éléments étaient apparus, avec une théorie complètement folle de la part de cette saleté de journaliste : Peter Howell. Qui avait pu lui donner ces informations ? Qui parmi la police s'était amusé à lui dire cela ? Je n'en savais rien, et pour le moment, j'avais plus important à faire, mais il ne fait pas de doute qu'une chasse à la sorcière sera faite, et que si nous trouvons celui ou celle qui a fait ça, il y aura sanction, il retournera bien vite faire la circulation à la sortie de l'école. Ou alors, il restera au standard pour prendre les nombreux appels que nous recevons depuis que ces informations ont filtrées. J'ai pu remarqué un grand phénomène de délation, ceux ayant des griefs contre leurs voisins n'hésitant pas à les dénoncer pour des choses sans importances. Il est difficile de faire la part des choses, mais chaque appel est bien noté, pour que nous puissions voir s'il n'y a pas quelques choses de vrai dans tout cela. C'est parfois dans ces conditions là que je suis heureuse de ne pas être tout en haut de la hiérarchie. Si je m'occupe de quelques cas, je ne démêle pas le plus gros de tout cela. Aujourd'hui donc, j'attends de pied ferme Désirée Cravy au poste de police. Je ne sais pas ce que cette nouvelle entrevue apportera de nouveau, mais nous ferons le point sur ces précédents propos. J'avais envie de la soumettre à un détecteur de mensonge, mais elle n'était que "simple" témoin dans cette affaire, même si pour moi, elle était plus que ça, mais je devais ranger de côté cette idée puisque je n'avais pas de preuves solides pour étayer tout cela. Peter Howell me donnait une raison de la convoquer, une deuxième fois dans le cadre de cette affaire même si techniquement, il n'y avait pas tellement de nouveauté. Mais sait-on jamais, peut être que je réussirais à la pousser dans ces retranchements pour qu'elle me dise qu'elle a fait plus que trouver le corps de Mary Wilson. J'en doutais vu l'assurance que l'écrivaine avait mais on ne sait jamais. Alors que j'étais dans mon bureau, on me fit part de l'arrivée de la blonde. Je ne la ferais pas attendre trop longtemps, mais quelques minutes me paraissaient bien, il ne fallait pas qu'elle pense que je l'attendais comme le messie. Ainsi, elle s'assit sur les chaises de l'entrée. Je décidais de l'observer de mon point de vue quelques instants. Elle était toujours bien habillée. Si elle avait du succès, il ne fallait pas voir ailleurs que dans son physique attrayant, ces écrits étant pour moi comme tous les autres, comme la majorité de ce que j'avais pu lire dans le genre, rien d'extraordinaire même si cela se laissait bien entendu lire. Elle était à Fairhope alors forcément, elle avait une bonne source d'inspiration, alors si elle était de mèche avec lui, ça ne m'étonnerait pas le moins du monde au final. Elle attendit donc quelques minutes, l'air de rien, comme si elle était dans son élément. Je vins donc la trouver.

" Bonjour Miss Cravy. "

Rien de plus pour le moment, et déjà, elle se levait, avec ce petit sourire que je trouvais fortement arrogant même si je n'en laissais rien paraître. Elle respirait l'arrogance, parce qu'elle se pensait plus maligne que la normale, plus belle aussi, même si sur ce dernier point elle ne pouvait pas avoir tord dans cette belle robe bleue. Dans une autre vie, en dehors de Fairhope et du Poète, peut être que les choses auraient pu se passer autrement entre elle et moi. Je le reconnais, mais elle n'en saura jamais rien, simplement, parce que jamais rien ne se passera. Ces premiers propos ne me plaisaient pas, elle pensait que tout lui était dû, cela se sentait, cela se voyait même si certains de mes collègues masculins bavaient plus qu'autres choses sur le corps de la romancière.

" Effectivement, suivez-moi. J'espère pour vous que venir ici ne deviendra pas trop une habitude cependant. "

Et moi aussi je lui lançais ce petit sourire pour contrebalancer le sien. Je faisais signe à un officier de venir avec moi. C'était celui en qui j'avais le plus confiance, celui qui ne se laisserait pas influencer par ces yeux à cause d'un physique trop aguicheur. Il servirait probablement de plante verte durant cette nouvelle déposition, mais peut être pourrait-il déstabiliser un peu la jeune femme. Nous prenions donc place dans une salle d'interrogatoire. Il y avait une grande vitre d'un côté. On pouvait nous voir mais nous ne pouvions pas voir de l'autre côté. Elle le savait sans doute mais cela n'avait pas d'importance. L'officier se mit donc dans un coin, nous observant simplement.

" Avant que nous ne commencions vous voudriez peut être un café ou de l'eau Miss Cravy ? "

Et je lui servais un petit sourire. Elle n'était pas obligé d'accepter mais cela pouvait lui indiquer que la conversation pourrait être plus longue que ce qu'elle ne pourrait penser. Pour le moment, je commençais donc en douceur. J'avais un dossier devant moi, je ne l'avais pas encore ouvert mais il contenait la preuve que nous avions contre elle.


 


_________________


Shandra O. SarmoiseLieutenant de Police
Je suis ici depuis mon enfance, et je vois bien que ma ville autrefois calme, n'est plus le même havre de paix qu'autrefois. La faute à ce poète de malheur. Serais-je celle qui réussira à lui mettre la main dessus ? Je ne sais pas, mais j'ai déjà passé trois ans de ma vie à lui courir après, je suis prête à faire encore bien plus même si cela doit me ronger jusqu'à l'os.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://theworldwillreadyou.forumactif.org/t299-shandra-olivia-sarmoise-is-here

bad blood - we live here

avatar

◆ Manuscrits : 753
◆ Arrivé(e) le : 12/05/2015
◆ Âge : 31 ans
◆ Assoc. des Victimes : secrétaire
◆ Métier : Écrivain, romancière reconnue
◆ Points : 133
◆ DC : Jesse, Ruby, Jacob, Jonathan, Simon & Eva
◆ Avatar : Scarlett Johansson


Sujet: Re: Every story needs a villain...Dim 6 Mar - 19:58

Désirée n'avait jamais été le genre de femmes qui s'entendaient avec les autres femmes. Et pour cause, tout au long de son adolescence, elle n'avait fréquenté qu'une dame beaucoup plus âgée qui était beaucoup plus occupée à lui apprendre les us et coutumes de la vie à des kilomètres de tout que le reste. Le réveil avait été brutal en quelque sorte, Désirée n'avait eu que dix-sept ans à l'époque et elle se revoyait encore, en train de tenir son sac d'une main et son plan de New York de l'autre alors qu'elle attendait qu'on vienne la chercher à la gare. Tout de suite, le jeu des regards s'étaient mis en place et tout de suite le jugement était arrivé. L'assistante de Martin à l'époque avait déclaré qu'elle avait bien besoin d'une coupe de cheveux et d'une manucure, des bêtises, avait répondu son futur éditeur et mentor, s'il voulait Désirée Cravy, ils auraient Désirée au naturel. Ça avait été les quelques années innocentes en quelques sortes, car très vite, la blonde avait compris l'effet qu'elle avait sur les autres, sur les hommes, sur les femmes. Chez les hommes c'était facile de provoquer un sourire, de commencer une conversation, son physique parlait le plus souvent pour elle, elle avait été déroutée, avait tenté de le cacher et désormais elle avait accepté que ce que la nature lui avait donné n'était pas vraiment pour elle. C'était juste pour le plaisir des yeux et pour mieux dévier les regards de ses véritables propos et de ses vraies pensées. Ça, c'était principalement avec les hommes...

Avec une femme, c'était plus difficile, elles passaient toute par le même procédé que Désirée le matin, toutes à s'inspecter devant le miroir et à choisir de quelle manière elles allaient se présenter au monde. Aussi, Désirée n'avait jamais vraiment su comment amadouer une femme, elle savait que son hypocrisie finissait par se faire ressentir. Devait-elle essayer ? En faire plus ? En faire moins ? Il n'y avait qu'un seul moyen de le savoir pour le moment. « J'ose l'espérer aussi lieutenant. » avait répondu Désirée à la suite de Shandra concernant sa seconde venue ici. La brune en face d'elle était sur ses gardes, ça Désirée pouvait le voir tout de suite, peut-être que c'était la procédure qu'elle employait avec tous les témoins, un moyen de leur faire comprendre la gravité de la situation. Oh Désirée comprenait, tout comme elle savait que si la police avait quoi que ce soit de solide contre elle, on l'aurait déjà menottée et ramenée dans sa cellule. On ne serait pas en train de la guider le plus paisiblement du monde dans les locaux du commissariat. Elle avait néanmoins remarqué l'échange de regards entre le policier et Shandra, il y avait une entente mutuelle et une confiance entre les deux, c'était bien pour cela que Shandra l'avait choisi. Il n'avait absolument rien à voir avec l'employé qui avait balbutié face à Désirée lors de sa première déposition. Shandra semblait mettre toutes les chances de son côté pour... pour quoi au juste ? Récolter un maximum d'information bien sûr. Désirée n'était qu'un témoin oculaire, comme la dizaine de personnes qui se trouvait au Willow Lake ce jour-là, rien de plus, rien de moins.  

La blonde s'installa donc très simplement dans la salle d'interrogatoire, son regard passa de l'officier de police puis à Shandra qui lui posait une nouvelle question. « Oh c'est gentil à vous de demander, je prendrais bien de l'eau, avec la température environnante, je ne voudrais vraiment pas m'évanouir dans vos services. »  Désirée renvoya son sourire à Shandra et regarda le second employé sortir lui chercher un verre d'eau. Pendant ce temps, les yeux bleus de la romancière ne quittèrent pas Shandra. Peut-être que le lieutenant s'attendait à la voir tourner la tête, ou se tordre les doigts, ou montrer un autre signe de nervosité mais non... Désirée, en sa qualité de témoin, n'avait pas grand chose à cacher. « Merci. » Elle tourna à peine la tête vers l'homme qui venait de déposer le verre d'eau devant elle et but une longue gorgée, laissant une trace de rouge à lèvres sur le gobelet en plastique blanc. Si l'atmosphère se devait d'être pesante ou intimidante, Désirée ne ressentait absolument ni l'un ni l'autre. Non, la blonde baissa les yeux vers son verre en plastique se demandant s'il irait lui en chercher un autre si elle exprimait de nouveau sa soif.  « Je crois que vous avez des questions pour moi non ? Je dois vous avouer que je m'y attendais un peu quand on m'a informée que Peter Howell avait divulgué une preuve à la télévision. Ma première déposition a été brève, j'étais en état de choc. Nous nous sommes d'ailleurs croisés ce jour-là, à la battue, si je me souviens bien. »  Désirée releva son regard vers Shandra. « J'ai voyagé depuis, pour le boulot principalement je vous prie de m'excuser si je ne me souviens pas de tout. » Sa façon de dire que la police l'avait fait revenir ici pour un prétexte stupide ? Sans doute, mais Désirée conserva une expression neutre, en attendant de la première question.

_________________

"I had a vision, A vision of my nails in the kitchen, Scratching counter tops, I was screaming..."


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://theworldwillreadyou.forumactif.org/t164-i-ve-never-seen-a-diamond-in-the-flesh


avatar

◆ Manuscrits : 3902
◆ Arrivé(e) le : 03/09/2015
◆ Âge : 28 ans
◆ Métier : Lieutenant de police
◆ Points : 4204
◆ DC : Sacha
◆ Avatar : Kate Mara


Sujet: Re: Every story needs a villain...Sam 19 Mar - 16:21

Every story needs a villain...

◆ Feat Désirée ◆



Les choses n'étaient pas simple avec Cravy, mais malheureusement, nous n'avions rien d'assez solide pour l'accuser de quoique ce soit, rien, juste de petites preuves, pas assez concret pour avoir droit à un mandat de perquisition pour fouiller son chez elle. Pourtant, je savais que nous pourrions peut être trouver quelques choses à propos du Poète. Au fond Cravy était un peu une fétichiste, non ? Elle aimait bien avoir des trophées de ces conquêtes, surtout des hommes puisque pour ces derniers, il était difficile d'être indifférent à son charme, il n'y avait qu'à voir comment les hommes du commissariat qui ne prenait pas la peine de se tenir l'observaient. Il n'y avait pas de bave au coin des lèvres, mais c'était presque ça. Je ne savais pas si Désirée avait volontairement choisi ce prénom ou si ces parents lui avait donné ce prénom volontairement, mais on pouvait dire qu'ils avaient eu du nez, beaucoup de nez même parce qu'elle était souvent désiré du regard par les hommes. Si elle n'était pas une potentielle suspecte en devenir, je pourrais m'amuser à traîner mon regard mais ce ne serait pas le cas, notre relation resterait celle d'un agent de police et "pour le moment" d'un témoin dans cette affaire. Parce que je savais, au fond, que l'écrivaine vouait comme un culte à ce personnage fascinant qu'est le Poète, ce tueur en série qui nous échappe depuis trop longtemps maintenant. Mais ce culte dépassait-il le stade de l'autel dans la chambre de la personne avec des bougies et des posters un peu partout ? Ne serait-elle pas en contact plus ou moins direct avec le Poète ? Je le pensais, mais comme on dit dans ce genre de cas, ces intuitions là sont bonnes pour aller directement à la poubelle sans possibilité de trouver des preuves concrètes. Et ce n'est pas en la voyant aujourd'hui que son masque tombera, elle est sûre d'elle, elle ne craquera pas au vue de ces quelques preuves que je pourrais apporter devant elle puisque techniquement, il n'y avait rien de nouveau sous le soleil de Fairhope, malheureusement pour nous tous. Je lui disais plus ou moins pour plaisanter que je n'espérais pas la revoir trop souvent ici dans ce genre de cas là, parce que tôt ou tard, elle finira par être de l'autre côté de la barrière, dans le box des accusés, des complices facilitant l'évasion permanente du Poète, jusqu'à présent. Désirée voulait donc simplement un peu d'eau, et mon acolyte du jour se chargea de la lui amener. Elle restait cependant très calme devant moi, aucun signe de nervosité apparent, puisqu'elle n'avait absolument rien à se reprocher, cela allait de soit. Je la laissais faire pour le moment, juste histoire de voir ce qu'elle allait me dire d'elle même quand à sa venue par ici. Et elle savait le pourquoi, parce que Peter Howell avait révélé de possible preuve, et que donc, nous voulions revoir sa déposition, enfin, surtout moi. Jayla m'avait donné quelques petites informations, rien d'extraordinaire, mais je pourrais lui en parler, histoire d'abattre quelques cartes devant elle. Elle s'excusait d'avance de ne pas se souvenir de tout après une première déposition brève devant un officier maladroit qui n'en avait que pour son décolleté ou presque.

" En effet, nous nous sommes déjà croisées ce jour là. Vous veniez de trouver le corps quand je suis arrivée à ce moment là. J'aimerais donc revenir sur certains points de votre déposition, si vous le voulez bien. Certains détails, qui vous reviendront en mémoire, me semblent un peu confus. Pourriez vous me rappeler comment vous êtes tombées sur le corps de Mary Wilson, et ce que vous avez fait à ce moment là ? "

Simple, clair, net et précis. Je ne parlais pas encore de l'indice divulgué par Howell le journaliste, il arriverait plus tard dans la conversation bien entendu. Elle prétexterait sans doute des choses qu'elle s'était repassé en tête des milliers de fois, comme pour rendre meilleure encore son histoire, comme pour vendre plus de papier encore. Parfois, je me demandais pourquoi elle n'était pas plutôt journaliste, mais en soit, la différence entre journaliste et écrivain n'est pas si grande que ça. Mon collègue observait de loin notre duo. Il n'interviendrait pas, il était là pour voir d'éventuels gestes presque imperceptibles de la part de la blonde devant moi, des fois qu'elle se trahirait durant son récit. De toute façon, nous avions déjà une déposition, je verrais bien si elle se contredit, même si elle prétextera que de l'eau a coulée sous les ponts depuis ce jour là.


 


_________________


Shandra O. SarmoiseLieutenant de Police
Je suis ici depuis mon enfance, et je vois bien que ma ville autrefois calme, n'est plus le même havre de paix qu'autrefois. La faute à ce poète de malheur. Serais-je celle qui réussira à lui mettre la main dessus ? Je ne sais pas, mais j'ai déjà passé trois ans de ma vie à lui courir après, je suis prête à faire encore bien plus même si cela doit me ronger jusqu'à l'os.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://theworldwillreadyou.forumactif.org/t299-shandra-olivia-sarmoise-is-here

bad blood - we live here

avatar

◆ Manuscrits : 753
◆ Arrivé(e) le : 12/05/2015
◆ Âge : 31 ans
◆ Assoc. des Victimes : secrétaire
◆ Métier : Écrivain, romancière reconnue
◆ Points : 133
◆ DC : Jesse, Ruby, Jacob, Jonathan, Simon & Eva
◆ Avatar : Scarlett Johansson


Sujet: Re: Every story needs a villain...Dim 27 Mar - 3:57

Le lieutenant se souvenait d’elle et Désirée se souvenait encore de Shandra et de ses mots durs et la blonde savait depuis ce jour-là que la femme avait trouvé son comportement suspect. Oui, c’était bien Désirée qui avait découvert le corps et oui, elle était bien restée quelques secondes en compagnie de Mary Wilson. Enfin… ce qu'il restait de Mary Wilson. Ces quelques secondes avaient été précieuses et elle était la seule qui pouvait compter ce récit-là. Ni le Poète, ni Mary ne pouvaient révéler quoi que ce soit alors bien entendu, on était forcé de la croire sur parole. Quelque chose qui arrangeait bien la romancière au final. Les questions arrivèrent rapidement et Désirée hocha la tête, conservant un visage impassible.  « Bien entendu Lieutenant. » Shandra avait préféré être brève et claire alors elle le serait aussi. Et dire que Martin, son éditeur, avait voulu lui appeler un avocat, non, ça c’était déjà un comportement de suspect et Désirée n’était qu’une simple citoyenne, elle n’avait absolument rien à cacher, tout ce qu’elle avait fait ce jour-là, c’était aider la police de Fairhope, ni plus ni moins. Désirée prit donc une profonde inspiration et commença son récit par le début, après tout, elle n’était pas écrivain pour rien. « Moi et mon ami Tobias nous étions venu aider pour la battue. J’ai vu l’appel de la police à la télévision quelques heures avant ça. C’est moi qui ai appelé Tobias, pour qu’on puisse… faire quelque chose, je ne pouvais pas juste rester chez moi après une annonce pareille. »

La blonde pouvait encore se revoir dans sa cuisine en ce matin-là, elle avait tout laissé tomber, littéralement et avait aussitôt appelé le brun, cette part de son récit était vrai et il était plus judicieux de commencer par là. D’expliquer pourquoi est-ce qu’elle s’était trouvée au Willow Lake ce jour fatidique quand beaucoup avait choisi de rester chez eux. « Nous avons pris sa voiture, je ne possède pas de véhicule moi-même. Il y avait déjà du monde sur les lieux, des policiers, d’autres habitants, je crois avoir vu une de mes voisines, et Peter aussi était là… avec sa caméra. Il me semble qu’il a trouvé quelque chose ça a causé beaucoup de remue ménage. » Désirée se rappelait avoir aperçu Liam, le médecin légiste de l’affaire et également bénévole dans l’association de Laura avec son matériel dans les mains, le voir au beau milieu de ce chaos lui avait rappelé à quel point toute cette situation était réelle. Sans compter Peter qui criait sans cesse dans son micro, toujours là, toujours le premier sur l’info. Avait-il été rappelé au commissariat ? Désirée en doutait, Peter était un homme avec un bon ton d’audience, on n’allait pas le rappeler lui à la station de police. C’était plus facile de questionner la blonde pulpeuse qui avait choisi une profession plus que douteuse.

« Je me souviens… de la boue. Je n’avais pas mis les bonnes chaussures, Tobias m’a aidé à sortir de là, il a suggéré que nous allions dans les bois vu que c’était là que la police se rendait. Il veut vraiment arrêter l’ordure qui a fait ça à sa petite soeur, mais je suis certaine que vous pouvez le comprendre. » Désirée marqua une pause à cet instant, ses yeux bleus passant de Shandra à son collègue. La jeune femme n’avait jamais douté de l’innocence de Tobias, jamais, la première fois qu’elle avait vu le Clyne apparaitre sur son poste de télévision elle avait eu un rire jaune se disant que non, il n’était pas le bon. Elle n’avait pas eu de preuves mais elle avait été là quand Tobias était sorti de prison, offrant son aide et son soutient. Une amitié bancale et tout à fait intéressée, sauf que ça, personne n’avait besoin de le savoir. La vérité demeurait cependant, la vie de Tobias avait été brisé le jour où le Poète s’était introduit dans sa demeure et qu’il lui avait arraché la personne qu’il aimait le plus au monde. Une bonne amie de Tobias se devait de le souligner et c’était principalement ce qu’était Désirée en ce cas précis. « Bref, nous nous sommes enfoncés dans les bois, malheureusement ni lui ni moi n’étions préparés pour manoeuvrer dans la boue, mais on a quand même aperçu quelque chose d’étrange, des feuilles de papier qui flottaient dans l’air comme de la pluie. On a suivi les feuilles, Tobias s’est tordu la cheville, encore une fois à cause de la boue, je lui ai dit de m’attendre j’ai suivi les feuilles, j’avais besoin de savoir je veux dire… Si Mary était encore en vie, elle devait être en état de choc. »

Désirée haussa les épaules, pour elle, il s’agissait de l’évidence même et vu la taille du grand brun, elle n’aurait pas été en mesure de l’aider et de faire quoi que ce soit. Les feuilles l’avaient vraiment intriguée et elle avait besoin de voir où menait la piste. « Donc j’ai suivi les feuilles et c’est là que je l’ai vue, assise au pied d’un arbre, dans des immenses vêtements noirs, je me suis stoppée et … ma première réaction a été de voir si elle était en vie… Je suis allée vers le corps, mais je suis tombée moi aussi, j’ai trébuché, j’ai continué pour voir si elle respirait, je lui ai touché le visage, j’ai mis mes mains sous son nez pour voir si elle respirait comme ça. » Elle effectua le geste sur son propre visage, montrant aux deux officiers de police là où elle voulait en venir. Sauf qu'il avait déjà été trop tard et que Mary était morte au moment où Désirée l’avait trouvée. « Mais rien… Je n’ai rien senti… J’ai paniqué je crois…  Je me suis tout de suite écartée et j’ai crié à l’aide. J’ai crié à l’aide en me demandant si le Poète était encore là, dans les bois. »

_________________

"I had a vision, A vision of my nails in the kitchen, Scratching counter tops, I was screaming..."


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://theworldwillreadyou.forumactif.org/t164-i-ve-never-seen-a-diamond-in-the-flesh


avatar

◆ Manuscrits : 3902
◆ Arrivé(e) le : 03/09/2015
◆ Âge : 28 ans
◆ Métier : Lieutenant de police
◆ Points : 4204
◆ DC : Sacha
◆ Avatar : Kate Mara


Sujet: Re: Every story needs a villain...Mar 29 Mar - 17:47

Every story needs a villain...

◆ Feat Désirée ◆



Je n'allais pas passer par des milliers de chemin pour arriver aux informations que je voulais. Elle n'était de toute façon là qu'en tant que témoin, et si des informations qu'elle détenait ne sortait pas, qu'elle voulait faire appel à un moment ou un autre à son avocat, je stopperais là, la déposition, mais cela ne m'encouragera que d'avantage à la trouver suspecte, plus que cela même. Parce que si la théorie de Howell était fausse, elle méritait qu'on s'y intéresse un peu plus. Le Poète n'était qu'une seule personne, du moins, j'en étais convaincue. Même s'il avait de potentiels complices, les meurtres étaient bien fait par lui, et lui seul, c'était son oeuvre, c'était son art, et il ne laisserait à personne d'autre le soin de faire de potentiels erreurs. C'était ce qui me mettait la puce à l'oreille pour me dire qu'il était seul et que si complices il y avait, ils ne le savaient même pas, ou alors c'était dans une très petite mesure afin que ceux-ci ne puissent pas se griller pour mener jusqu'à lui. Enfin bon, les théories étaient si nombreuses. Je n'allais pas lui soumettre quoique ce soit. Je n'allais pas mettre l'écrivaine sur la piste d'un nouveau roman à succès. Elle était tellement prétentieuse, tellement sûre d'elle, qu'elle s'amusera sans doute à jouer la victime dès qu'elle le pourra. Elle lança donc son récit. J'avais un stylo et un bloc note au cas où elle dirait quelques choses qui me semblait sortir de l'ordinaire. Elle commença donc assez simplement, en parlant de Tobias. Elle évoqua aussi Howell, puis me parla du fait que ce premier voulait vraiment aider la police après le drame qu'il avait subit. Je restais aussi impassible que possible devant son récit qui contrairement à ce qu'elle pouvait peut être penser ne me plaisait pas plus que ça. Elle faisait la romancière, et tout, mais bon, ça ne rendait pas cela plus attractif pour moi. Elle me dit donc ensuite qu'elle avait suivi des feuilles de papier qui l'avait mené à Mary Wilson. Ces feuilles semblent être originaire du Poète, sans doute devait-il être là, non loin. Comme nous n'avons pas de descriptions physique fiable, nous sommes peut être passé à côté de lui sans nous en rendre compte, ne serais-ce qu'une seconde, c'est ce qui est le plus troublant, le plus frustrant surtout. Elle me donnait donc les mêmes détails que lors de sa précédente audition auprès de cet agent de police peu expérimenté, pas un détail de plus, pas un détail de travers alors qu'elle disait pourtant que de l'eau avait coulé sous les ponts et qu'elle pensait peut être avoir oubliée des choses mais non, sa mémoire semblait être tout à fait intacte ce qui ne me plaisait pas vraiment.

" Mary Wilson était donc morte quand vous êtes arrivée ? Parce que nous avons retrouvé un de vos cheveux sur son corps, à un endroit assez inhabituel pour tout vous dire. Vous êtes certaine de n'avoir rien fait d'autres sur le corps de la défunte ? Il n'y a pas un autre détail qui vous revient en tête ? "

Tout en lui posant la question, je lui montrais le cheveu qui lui appartenait qui semblait être bizarrement positionné par rapport aux gestes qu'elle avait pu faire sur le corps de la victime. Si elle avait juste vérifié qu'elle était en vie, théoriquement, ce cheveu ne devrait pas se retrouver là. Je ne savais pas qui avait pu donner ce détail à la presse, mais si je le trouvais, cela irait très mal pour lui, que ce soit moi ou quelqu'un de plus gradé, on lui fera sa fête à ce petit rigolo. S'il pense que cela va faire sortir le Poète de sa cachette, il se mettait le doigt dans l'oeil, à moins que ça ne soit simplement pour faire une meilleure audience pour son ami Peter, allez savoir.


 


_________________


Shandra O. SarmoiseLieutenant de Police
Je suis ici depuis mon enfance, et je vois bien que ma ville autrefois calme, n'est plus le même havre de paix qu'autrefois. La faute à ce poète de malheur. Serais-je celle qui réussira à lui mettre la main dessus ? Je ne sais pas, mais j'ai déjà passé trois ans de ma vie à lui courir après, je suis prête à faire encore bien plus même si cela doit me ronger jusqu'à l'os.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://theworldwillreadyou.forumactif.org/t299-shandra-olivia-sarmoise-is-here

bad blood - we live here

avatar

◆ Manuscrits : 753
◆ Arrivé(e) le : 12/05/2015
◆ Âge : 31 ans
◆ Assoc. des Victimes : secrétaire
◆ Métier : Écrivain, romancière reconnue
◆ Points : 133
◆ DC : Jesse, Ruby, Jacob, Jonathan, Simon & Eva
◆ Avatar : Scarlett Johansson


Sujet: Re: Every story needs a villain...Sam 9 Avr - 22:24

Cet entretien prenait exactement la tournure que la romancière avait imaginé. Dès lors que son éditeur l’avait prévenue du dernier coup de Peter, la blonde savait qu’elle allait devoir revenir dans les locaux de la police pour se justifier et pour se défendre en quelques sortes. Sauf que la blonde avait une mémoire assez impressionnante, il le fallait vraiment quand on exerçait un métier comme le sien, et elle avait donné à Shandra la même histoire qu’elle avait raconté à l’officier qui avait pris sa déposition il y a de cela quelques semaines en arrière. Ni plus, ni mois. Ça ne servait à rien de surjouer cette partie de l’interrogatoire et de se mettre hors jeu. Oui, la preuve reposait tranquillement chez elle, pour le moment, jusqu’à ce que Peter accepte ses conditions mais ça Shandra n’en savait absolument rien. Et même si elle avait l’air perspicace, il en fallait beaucoup pour faire craquer Désirée, la blonde était habituée à mentir, pour elle, c’était presque aussi facile que de respirer ou de se tenir droite. Non seulement ça, mais elle arrivait à se convaincre elle-même et son cerveau de la véracité de ses propos, elle était capable de se créer une vérité comme ça, sans vraiment y penser.

Devant Shandra aujourd’hui, elle était témoin, juste une pauvre jeune femme à qui on posait des questions sans aucun sens, juste parce qu’elle avait essayé d’aider et qu’elle avait fait son devoir de citoyenne dans le fond.  Aussi, elle cligna plusieurs fois des yeux face aux nouvelles questions de Shandra, l’incompréhension visible sur son visage. « Oui, elle était morte et au pied de l’arbre. » répéta Désirée en insistant sur le dernier mot. Dès le début de la battue, la romancière avait vu qu’ils allaient retrouver Mary Wilson morte. L'espoir n’était pas vraiment quelque chose que Désirée connaissait et puis… elle voyait mal le Poète laisser quelqu’un lui échapper, surtout pas quelqu’un qui avait réussi à contacter les autorités. Non, elle n’avait pas de contact avec le meurtrier, c’était tout simplement son instinct qui parlait. Tout ce qu’elle pouvait dire c’était qu’ils avaient tous les deux la même affection macabre pour les mots, elle, elle se contentait de papier pour le moment, bien loin du niveau du tueur en série. Très loin. Et Désirée continuait de jouer son rôle et son regard bleu azur passa de Shandra à son collègue puis revint sur Shandra. « Je crois que j’ai du mal à vous suivre lieutenant Sarmoise, j’ai vérifié si elle était en vie et des policiers ont fini par arriver par la suite. » Elle s’exprimait plus lentement, pour être certaine que les deux agents de police arrivaient à la suivre.

Désirée fixa ce cheveux blond qui lui appartenait et qui était si soigneusement emballé en tant que pièce à conviction, un cheveux insignifiant, rien du tout, quelque chose de presque invisible à l’oeil nu et qui pourtant n’avait pas échappé à l’expert scientifique. La blonde fut partagée entre son envie de rire et une requête folle, elle ne pouvait pas demander à garder le cheveux pas vrai ? Non, cela aurait vraiment paru déplacé, et elle qui tentait d’enseigner à Tobias des leçons de self control, elle aurait semblé bien ridicule. Non, au lieu de cela, elle regarda ce cheveux, perplexe au possible, comme une personne normale l’aurait probablement fait. « Comment ce cheveux a fini là... honnêtement ? Je n’en sais rien, mais je peux vous dire que je perds mes cheveux assez facilement… Je suis certaine que j’en laisserais certainement ici après mon passage. » Désirée haussa les épaules très simplement après sa phrase, tout ce qu’elle avait fait, c’était vérifier si Mary Wilson était encore en vie, une réaction naturelle. Et puis de toute façon, elle était restée quoi… trois ? cinq minutes seule avec le corps, ce n’était pas assez pour faire quoi que ce soit d’illégal ou d’incriminant n’est-ce pas ?  « Alors oui, j’avoue que je ne comprend plus vos questions lieutenant. » termina la romancière en croisant les bras sur sa poitrine.

_________________

"I had a vision, A vision of my nails in the kitchen, Scratching counter tops, I was screaming..."


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://theworldwillreadyou.forumactif.org/t164-i-ve-never-seen-a-diamond-in-the-flesh


avatar

◆ Manuscrits : 3902
◆ Arrivé(e) le : 03/09/2015
◆ Âge : 28 ans
◆ Métier : Lieutenant de police
◆ Points : 4204
◆ DC : Sacha
◆ Avatar : Kate Mara


Sujet: Re: Every story needs a villain...Jeu 21 Avr - 17:33

Every story needs a villain...

◆ Feat Désirée ◆


La tournure de cette nouvelle déposition semblait prendre des tournures d'interrogatoires plutôt que d'une prise de nouvelles informations. Avec le peu que j'avais, je ne pouvais pas accuser Cravy de quoi que ce soit, un cheveu, ce n'est pas grand chose, surtout qu'elle avait été la première à se trouver sur les lieux, ce qui me paraissait un peu louche. Ce jour là, j'avais eu une inspiration pour aller en direction des bois, au milieu de nul part, mais je ne sais pas pourquoi, j'étais persuadée qu'elle avait fait en sorte de saboter notre travail, qu'elle avait des preuves chez elle, que ce jour là, elle avait fait quelques choses qu'elle n'aurait pas dû. Mais elle semblait être sûre d'elle, de n'avoir fait que son devoir, de simplement vérifiée que la victime soit bien morte et pas encore en vie. Le tueur s'était amusé avec nous puisque l'heure du décès remontait à peine quelques minutes avant que Désirée ne trouve le corps. Autrement dit, si nous avions été plus efficace, elle ne serait pas morte, mais il aurait fallu la trouver avant et ça n'avait pas été le cas malheureusement. Je l'avais toujours en travers de la gorge d'ailleurs, mais le Poète avait été malin, trop, une nouvelle fois, se jouant à la perfection de nous tous. C'était un véritable sadique, arrogant qui s'amusait de nous voir patauger dans mélasse. Et Cravy semblait être du même acabit alors je me demandais si elle n'était pas effectivement son complice, comme le laissait présager son ami Howell. Enfin, je ne savais même pas s'ils étaient véritablement ami, mais si elle voulait un peu de pub, cela était parfait pour elle, un peu trop sans doute. Je lui posais une série de questions, mais elle semblait ne pas comprendre, elle faisait clairement l'innocente mais je ne devais pas me montrer trop pressée, elle me dirait ce que j'avais envie d'entendre, j'en étais persuadée. Cravy regarda mon collègue qui était impassible, ainsi que moi-même, disant avoir simplement fait son devoir de bon citoyen, rien de plus, rien de moins. Peut être que j'allais un peu la décourager à ce niveau là, mais c'est tellement malsain son amour pour le Poète, que j'avais toujours du mal à croire qu'elle ne le connaissait pas. Elle le connaissait, j'en étais persuade, peut être qu'elle ne le savait tout simplement pas vraiment. Il est tellement sournois que si cela se trouve, c'est le voisin de pallier de la romancière, ou alors un amant qui a connu les joies de son lit à elle. Allez savoir, peut être que durant son sommeil, il a susurré des mots doux afin qu'elle l'adore, qu'elle le sublime dans son esprit. Peut être qu'il l'a hypnotisé, peut être ... Je ne pouvais m'empêcher de partir dans certaines conjonctures cela dit concernant la femme en face de moi. Elle continuait donc à dire qu'elle ne comprenait pas là où je voulais en venir.

" C'est vrai nous perdons tous nos cheveux, mais celui-ci a été trouvé sur la victime, véritablement positionné bizarrement. Ce que je veux vous faire comprendre, c'est qu'il n'est pas arrivé simplement là parce que vous avez tenté de savoir si la victime était encore en vie, c'est presque comme si vous l'aviez bougée de place, comme si vous aviez touché ces vêtements un peu trop longtemps. Et je dis cela parce que vous avez eu le temps de le faire puisque vous avez été seule avec la victime, suffisamment de temps. Vous n'avez donc pas pris un foulard, un quelconque tissu sur le corps de la victime pour que votre cheveu se retrouve dans cette position ? "

Mon regard était plus que jamais déterminé, la question était précise, je ne pouvais pas lui en dire plus, parce que j'en avais limite trop dit. Selon ces réponses, la discussion s'arrêtera sans doute rapidement. Je me doutais de ce qu'elle allait dire malheureusement, et comme je ne pouvais pas la retenir, elle ferrait ces choix, mais pour moi, elle restera une potentielle Poète même si cela semble presque fou, son bouquin n'aidait en rien. Elle avait une fascination pour ce tueur, qui ne me dit pas que ce n'est pas elle ? Rien, ou presque ...

 


_________________


Shandra O. SarmoiseLieutenant de Police
Je suis ici depuis mon enfance, et je vois bien que ma ville autrefois calme, n'est plus le même havre de paix qu'autrefois. La faute à ce poète de malheur. Serais-je celle qui réussira à lui mettre la main dessus ? Je ne sais pas, mais j'ai déjà passé trois ans de ma vie à lui courir après, je suis prête à faire encore bien plus même si cela doit me ronger jusqu'à l'os.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://theworldwillreadyou.forumactif.org/t299-shandra-olivia-sarmoise-is-here

bad blood - we live here

avatar

◆ Manuscrits : 753
◆ Arrivé(e) le : 12/05/2015
◆ Âge : 31 ans
◆ Assoc. des Victimes : secrétaire
◆ Métier : Écrivain, romancière reconnue
◆ Points : 133
◆ DC : Jesse, Ruby, Jacob, Jonathan, Simon & Eva
◆ Avatar : Scarlett Johansson


Sujet: Re: Every story needs a villain...Lun 9 Mai - 19:28

En une seule minute le ton de la conversation avait changé et la romancière comprenait à présent que Shandra ne se contentait pas juste de suggérer que Désirée avait un lien avec le meurtrier et avec le corps retrouvé. C'était peut-être sous entendu mais l'implication et surtout l'accusation était là et Désirée en profita pour laisser tomber son expression polie, affichant un visage parfaitement neutre et lisse. Si ce n'était pas pour ses lèvres maquillées couleur rouge sang, on aurait pu croire que la blonde n'était tout simplement plus là. Ses grands yeux bleus ne brillaient plus avec cet éclat qu'elle s'efforçait d'avoir pour les gens normaux, ceux qui avaient besoin qu'on les rassure en permanence avec des sourires et autres petites mimiques "normales". Pas besoin de ça maintenant pas vrai ? Si le lieutenant avait pu, pas de doute que Désirée aurait déjà les menottes autour des poignets, pas l'ombre d'un doute là dessus.  "Excusez moi Lieutenant... est-ce que nous sommes en train d'avoir une conversation qui requière la présence de mon avocat ?" demanda la blonde, la légèreté également absente de sa voix. Et dire que Martin, son éditeur et mentor depuis quelques années, lui avait explicitement demandé si elle avait besoin d'un avocat il y a quelques semaines de cela, quand elle se trouvait encore à New York. Elle avait décliné l'offre, sachant que dans le fond la police de Fairhope n'avait absolument rien contre elle. Shandra venait tout juste de le prouver, tout ce qu'ils avaient fait c'était de la convoquer de nouveau, ils ne l'avaient pas arrêtée pour complicité, pas fouiller son appartement. En somme rien aux yeux de la blonde.

"Je tiens à vous rappeler que je suis venue ici de mon plein gré pour vous aider dans votre enquête, tout comme je me suis précipitée le jour de la battue, dans la boue... J'ai une paire de chaussures ruinée au passage, mais je suppose que la police de Fairhope ne va pas me rembourser 400 dollars de Jimmy Choo, pas vrai ?" Un détail complètement dérisoire mais quand on savait à quel point Désirée tenait à ses petits bouts de cuir difficilement acquis dans les rues de Manhattan. Elle se sentait obligée de le mentionner maintenant pour souligner la bêtise de la situation et très sincèrement, la bêtise dont faisait preuve Shandra. Si elle espérait effrayer Désirée ou la pousser dans ses retranchements, elle marchait dans la mauvaise direction; Désirée entrait définitivement dans la catégorie des gens qui n'avaient absolument rien à perdre. Même la perspective de se retrouver en prison n'était pas une menace suffisante pour faire flancher la romancière. Une pièce de quatre murs et la perspective de voir le soleil de temps à autre ça n'était pas quelque chose d'effrayant, Désirée n'était pas devenue écrivain pour rien, dans son esprit, elle avait des kilomètres et des kilomètres de sable blanc et pouvait transformer n'importe quelle cellule en une véritable forteresse dont elle seule était la reine.

"Alors oui, pour la dernière fois Lieutenant, j'ai été seule avec Mary Wilson. Pendant cinq minutes tout au plus. Et la seule chose que j'ai faite c'est de m'approcher d'elle et de m'assurer qu'elle était encore en vie." Elle marqua sa déclaration par un sourcil arqué avant de pousser sa chaise en arrière, la faisant crisser sur le sol de la salle d'interrogatoire."Maintenant si vous avez une preuve substantielle pour démentir ce que je vous dis, je vous en prie, montrez la moi. Ou alors venez en directement au fait." Désirée était là depuis quoi... une vingtaine de minutes tout au plus ? Et pourtant les minutes étaient déjà trop longues, prétendre être normale était particulièrement éreintant, sa queue de cheval commençait à lui faire mal quelque part, au dessus de son crâne... "Dans le cas contraire, je vous souhaite une bonne après midi Lieutenant." Sans plus de cérémonies, Désirée attrapa son sac et se leva, elle ne voyait pas sur quel chef d'accusation Shandra pouvait la garder dans le commissariat et ce n'était pas son genre de craquer sous la pression. Vraiment pas.

_________________

"I had a vision, A vision of my nails in the kitchen, Scratching counter tops, I was screaming..."


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://theworldwillreadyou.forumactif.org/t164-i-ve-never-seen-a-diamond-in-the-flesh
 

Every story needs a villain...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [Story] Into the darkness
» [Blog] Short-story : Winter tale
» [Story] L'Empire des Skrall Chapitre 2
» [Blog] BIONICLE story
» [Story] Federation of Fear 3

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: the city that we loved :: cowpen creek :: police dept-