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 Have the faith I have in you -- Tobias & Alice

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Sujet: Have the faith I have in you -- Tobias & AliceSam 9 Avr - 15:14


Trust me in all you do

Have the faith I have in you

Août 2016

La journée avait encore été longue et chaude à Fairhope. La passer au sous-sol du commissariat aurait été un supplice pour bon nombre de personnes, mais pas pour Alice. La jeune femme avait développé une grande résistance à la chaleur, depuis son arrivée dans l'Alabama. Tandis qu'elle passait ses journées à collecter, étudier et classer des dizaines de dossiers sur plein d'affaires différentes, Alice s'imaginait à Rio de Janeiro ou Sao Paulo, où la chaleur était certainement tout aussi suffocante. Et puis après des années passées dans le Nord des Etats-Unis, elle refusait de se plaindre. Ici non plus elle n'avait pas de quoi partir en vacances, mais au moins, il y faisait chaud !
Après une énième mise à jour de la base de données informatique de la station de police, aux environs de 18h, Alice rangea son bureau, fit son sac et ferma à clé la salle des pièces à conviction. Veiller sur cette salle, en plus des archives, faisait partie de ses tâches quotidiennes. Et les visiteurs y étaient nombreux ! Il s'agissait généralement du personnel de la police qui, à la demande du procureur ou de ses adjoints, venaient remettre le nez dans les objets trouvés sur un lieu du crime, quand celui-ci n'était toujours pas élucidé, ou bien qu'une péripétie venait remettre en cause le jugement. Depuis que la Vaughn travaillait ici, c'était quasiment toujours dans le cadre de l'affaire du Poète que l'on venait fouiller et mettre le bazar dans cette salle.
Alors qu'elle avait tout rangé et qu'elle s'apprêtait à partir, on toqua à sa porte. Alice réprima un soupir, persuadée qu'un collègue s'était précipité au sous-sol, dans l'espoir d'avoir accès une dernière fois à un document ou à toute autre chose utile à l'avancement de son enquête. Mais la tête qui apparut dans l'embrasure de la porte n'était ni celle d'un collègue, ni celle d'un supérieur. Il s'agissait tout simplement de Tobias. Cela lui arrivait souvent, depuis quelques temps, de débarquer avec de quoi manger au commissariat. Dans le fond, Alice trouvait cela assez ironique, étant donné qu'on l'y avait traîné plus d'une fois, dans ce commissariat, et que bon nombre de documents ou objets présents au sous-sol avaient justement servis à sa condamnation. Mais Alice était revenue sur tout cela et croyait, elle aussi, en son innocence. Il lui avait fallu du temps pour s'habituer à la présence du Clyne un peu partout où elle allait. Mais elle avait fini par croire en la gentillesse un peu maladroite et en la sincérité qu'il lui témoignait depuis le jour où, sur un coup de tête, elle avait proposé de lui offrir un verre.

Bonsoir Tobias, lança-t-elle, l'invitant par là même à entrer, qu'est ce qui t'amène par ici ?

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fonda - lost in the fire

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◆ Manuscrits : 6653
◆ Arrivé(e) le : 15/03/2015
◆ Âge : 32 ans
◆ Décédé le : 3 Mars 2016, suite à une altercation avec les forces de police
◆ Métier : ancien biographe et parolier puis secrétaire
◆ Points : 720
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Sujet: Re: Have the faith I have in you -- Tobias & AliceMer 27 Avr - 20:00

La première fois, il l’avait aperçue pratiquement par hasard. Il ne se souvenait plus très bien mais il lui semblait que c’était Désirée qui l’avait mis sur le chemin de la demoiselle, la fixant du regard depuis le siège conducteur de la voiture, soufflant à Tobias que c’était elle, la jeune femme en possession du journal intime de Laurel. Le brun avait commencé par froncer les sourcils, jugeant bon de se dandiner sur son propre siège avant de bondir sur la proie dont il était question ; c’était sans compter sur son acolyte et les dernières leçons qu’elle lui avait enseigné. Sourire. S’exprimer dans un anglais fluide, garder ses pensées pour lui seul et ne les partager avec personne. Paraître aimable, courtois, serviable, gentil, à l’écoute. Devenir un pantin en somme, un bloc d’argile à façonner ; un leurre, un vaste mensonge. Il fallait qu’il chasse Tobias le plus loin possible pour devenir cet autre, la créature se faufilant sournoisement parmi les humains pour en obtenir ce qu’il voulait. Une profonde inspiration plus tard, il était sorti du véhicule en donnant l’ordre aux traits de son visage de se détendre au maximum, à ses lèvres de s’étirer légèrement, à ses mots de s’organiser différemment, répétant des phrases qu’il avait apprises par coeur dans le seul but de se fondre dans la masse, de passer inaperçu et faire oublier les accusations qui avaient été portées à son égard.

À sa plus grande satisfaction (ou bien peut-être était-ce de la stupeur, Tobias ne maitrisait pas franchement la différence entre les deux), l’archiviste était tombée dans le panneau le plus aisément du monde, l’invitant même à boire un verre pour le remercier de lui avoir prêté main forte. À de maintes reprises, le fou avait failli tomber le masque pour avouer la vérité et faire part du stratagème dont Alice était la solution, se mordant la langue pour se retenir de commettre l’irréparable. Son esprit était focalisé sur le journal et tous les mots qui se trouvaient entre les pages de ce dernier, il se concentrait afin de ne pas se trahir et s’assurer qu’il parviendrait à obtenir gain de cause. Alice lui était fort sympathique, et bien qu’il ne puisse pas prédire avec exactitude ce qui se produirait une fois qu’il lui aurait ouvert les yeux, il nourrissait l’espoir de ne pas la perdre. Ou si toutefois elle finissait par disparaitre, il lui souhaitait simplement d’être plus heureuse auprès d’autres humains, la vipère glissant à nouveau vers son antre ou vers d’autres contrées pour aller mordre un autre cou et répandre son venin dans les veines d’une énième victime.

Lorsque la porte s’ouvrit, Tobias feignit un sourire, brandissant un sac en plastique contenant quelques sushis et autres spécialités japonaises froides qu’il était allé se procurer dans le restaurant juste au coin de la rue, à deux pas du commissariat. « Je passais par là. » Il n’était pas certain de répondre à la question d’Alice mais il faisait de son mieux pour avoir une discussion normale quand son cerveau lui hurlait de ne s’exprimer que par le biais de grognements rauques et gutturaux qui ne l’auraient mené nulle part. « Je me suis dit qu’un peu de fraicheur ne ferait pas de mal. » Une phrase qu’il avait une fois de plus emprunté à quelqu’un d’autre, sans doute à Laurel quand elle avait l’habitude de faire de la citronnade au début de l’été. « Si ça te tente, bien sûr. » Un dernier sourire ; juste pour ne pas faire tomber le masque trop vite maintenant qu’il s’approchait enfin de son but.
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Sujet: Re: Have the faith I have in you -- Tobias & AliceJeu 2 Juin - 16:55

Comme cela lui arrivait parfois, Tobias avait apporté de quoi manger au commissariat. Les premières fois, Alice s'était demandé quelle mouche l'avait piqué. Lui, mettre les pieds au commissariat, à une heure tardive... pour elle ?! La piste de la séduction lui avait à peine traversé l'esprit. Plaire aux hommes était la dernière de ses priorités, et elle savait que la grande majorité ne voyait en elle que la gamine perdue ou l'âme en peine, bien loin de la femme fatale ou de la potentielle petite amie donc. De ce fait, c'était plutôt de la suspicion qui l'avait habitée au début. Cherchait-il quelque chose ? Tentait-il de lui soudoyer une quelconque information ? Cela arrivait souvent depuis qu'elle travaillait aux archives. Les journalistes, les écrivains comme les curieux tentaient de lui soutirer des éléments sur l'enquête en lui promettant billets et bons dîners. Mais ils étaient toujours mal tombés: Alice ne savait rien de l'avancement de l'enquête, elle ne faisait qu'étiqueter, classer et ranger les dossiers et pièces à conviction. Plus encore, Alice était quelqu'un d'intègre. Elle avait du respect pour la police de Fairhope et pour le travail effectué par ses collègues enquêteurs. Elle ne souhaitait donc pas faire quoique ce soit qui puisse entraver leurs avancées. Elle avait ainsi d'abord douté des intentions de Tobias, lui-même impliqué dans l'histoire du Poète. Mais elle avait fini par se laisser convaincre voire attendrir par l'apparente sincérité de celui qui était devenu un ami. Jamais il ne lui posait de questions ou ne parlait de l'enquête. Il semblait uniquement s'intéresser à elle et vouloir passer un moment en sa compagnie.

Elle le laissa donc entrer dans la salle d'archives, et reposa le sac qu'elle avait empoigné, prête à partir. Hmm, ça me tente uniquement si tu as pensé aux makis california et à la sauce soja sucrée ! lui lança-t-elle sur un ton enjoué. Ils avaient déjà mangé japonais ensemble et, à chaque fois, elle commandait la même chose. Alice lui apporta une chaise et, d'un geste de la main, l'invita à s'asseoir. Elle poussa les quelques affaires posées sur le bureau pour faire de la place (classeurs, stylos, tapis de souris...). Il fait vraiment une chaleur à crever en ce moment et je pense même que c'est pire au sous-sol. On pourrait manger ici et puis sortir pour un petit peu de fraîcheur, non ?

Étonnamment, en compagnie de Tobias, Alice devenait presque bavarde. Il fallait bien avouer que son compagnon était plutôt taiseux et qu'à côté de lui, tout le monde était un moulin à paroles. Elle appréciait cela, d'ailleurs. Généralement, passer un moment seule avec quelqu'un la stressait beaucoup car il fallait entretenir la discussion, répondre, questionner, affirmer, réfuter, etc. Elle se sentait souvent l'obligation de papoter, même quand elle préférerait rester muette. Tobias, lui, ne lui causait jamais ce problème. Ils pouvaient passer dix minutes l'un à côté de l'autre sans qu'aucun mot n'échappe de leur bouche, et cela ne semblait déranger ni l'un ni l'autre. Mais quand elle avait envie de parler, elle ne se gênait pas. Elle ne se sentait jamais jugée par le géant silencieux qui l'accompagnait.

Alors, dis moi ce qui t'amène par ici ! Ca ne doit pas être la moiteur de cette pièce mal éclairée, dit-elle avec un sourire. Car malgré tout, à chaque fois qu'il se pointait à l'improviste, elle avait du mal à croire que c'était pour ses beaux yeux et s'attendait toujours à une requête de sa part.
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Sujet: Re: Have the faith I have in you -- Tobias & AliceJeu 30 Juin - 20:43

L’exercice était compliqué, quasiment impossible pour Tobias qui devait redoubler d’effort pour donner l’impression qu’il était serviable, aimable et naturellement bon, quand les pensées qui s’entassaient dans sa tête lui soufflaient d’être le strict opposé de toutes ces choses. Il avait envie de grogner, de se renfrogner, de rester muet ou simplement d’énoncer ce qui lui traversait l’esprit avec une franchise déconcertante et un regard particulièrement inquiétant. Le pauvre bonhomme était tellement fou qu’il finirait par s’embourber dans sa propre démence, et personne ne viendrait l’en empêcher. À quoi bon, puisqu’il avait déjà tout perdu quand sa soeur était morte, qu’elle avait péri à cause d’un fâcheux poème, d’une oeuvre dont il ne comprenait ni le sens ni la portée ni l’intérêt. Depuis que Laurel était partie, il n’avait plus agrippé le moindre stylo, à part chez Désirée, quand il avait encore le pied dans le plâtre suite à la battue organisée autour du Willow Lake pour retrouver Laurel. Non, pas Laurel, une autre femme ; Mary ou un prénom tout aussi banal. On lui avait déjà suffisamment rabâché que ce n’était pas soeur qu’il avait vu dans les bois, qu’il ne l’avait pas retrouvée miraculeusement ce jour-là. Laurel était bel et bien morte, enfermée entre quatre planches de bois au centre de la terre, depuis bien plus longtemps que Mary par ailleurs.

Le grand brun ne se fit pas prier, posant le sac en plastique sur le bureau qu’Alice venait de débarrasser pour leur faire un peu de place. La chaleur n’aidait pas vraiment, comme la jeune femme avait pu le faire remarquer, mais Tobias ne s’embarrassait pas d'un tel détail. Plus il souffrait, mieux il se portait ces derniers temps. Il s’était mis dans la tête qu’il n’y aurait qu’ainsi qu’il parviendrait à se rapprocher de Laurel et de ce qu’elle avait vécu, de son esprit tourmenté, son âme écorchée. Il s’était enfoncé l’idée si profondément dans le crâne qu’il en oubliait tout le reste, incapable de se soucier sincèrement des autres. Il lui fallait le journal intime de sa petite soeur pour avoir la clé de l’énigme, pour recoller les morceaux les uns avec les autres et réussir peut-être à passer à autre chose. Comme si c’était seulement possible, comme s’il pouvait rayer les dix dernières années de sa vie de ses souvenirs, les rendre à la nature et prétendre que ça ne s’était jamais produit. Après tout, sa peau réclamait encore celle de la défunte, ses lèvres cherchaient son front, son regard semblait perdu sans le sien pour s’ancrer dans la réalité, véritable phare au creux de la nuit noire.

Il s’installa sans un mot, sortant les mets de son sac, plaçant la commande d’Alice directement devant elle pour qu’elle puisse constater qu’il n’avait effectivement pas fait d’erreur. Fou, mais pas encore complètement sénile au point d’en perdre la mémoire. Il avait donc songé à tout, dans les moindres détails, des california makis au supplément de sauce sucrée pour la blonde, dont il savait qu’elle raffolait particulièrement. La voir satisfaite ne le réjouit pas pour autant, s’essayant un autre sourire timide pour toute réponse. Il n’était pas là pour partager sa joie ou quoi que ce soit d’autre. Il avait besoin du journal de Laurel, c’était devenu urgent, et les jours puis les semaines et les mois s’étaient écoulés sans qu’il ait véritablement l’occasion de quémander ce qui lui revenait de droit. Et voilà que l’archiviste lui tendait une perche, qu’il mit quelques instants à saisir, pas certain de savoir comme s’y prendre. Désirée lui avait expliqué qu’il devrait resté poli en toutes circonstances, mais il ne savait honnêtement pas dans quel ordre les mots allaient sortir, ni ce qu’Alice en conclurait. « J’aimerais… » C’était un bon début, pas vrai ? Au moins, pas d’exigence. Rien d’exagéré. « Est-ce que tu pourrais me rendre un service ? » Curieusement, le cerveau de Tobias avait réussi à retenir bon nombre de phrases toutes faites. « J’aurais besoin du journal de Laurel. S’il te plait. » Rien d’excessif, le tout partait d’un bon sentiment. Seul Dieu savait s’il parviendrait à garder son sang froid si Alice refusait de l’aider…
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