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 There is scarcely any passion without struggle. • Gilliam

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Sujet: There is scarcely any passion without struggle. • GilliamMar 3 Mai - 19:34

 
There is scarcely any passion without struggle
Le soleil plombait brûlant la peau blafarde de ses joues malgré la brise automnale qui s’engouffrait dans ses vêtements, créant un une série de frissons sur son derme à intervalle irrégulier. Il ne faisait pas froid, il ne faisait jamais froid à Fairhope, Rebecca, cependant, avait toujours froid, même en été, il n’était pas rare de la retrouver enveloppée dans une couverture devant la télévision. À une époque, cela avait été une source de rire de ses proches, son père la charriant à ce sujet alors que sa mère l’entourait de ses bras pour la tenir au chaud. Une époque révolue depuis longtemps qu’elle se remémorait avec une lourdeur dans la poitrine. Les rares souvenirs qu’elle avait de cette ère, elle les tenait de photographies usées par les années, d’images fades et défraîchies. C’était il y a longtemps, maintenant. Trop longtemps. Sa mère n’était plus, son père avait remporté la palme du paternel le plus ingrat d’Amérique et elle avait fait avec. Elle avait fait son petit bout de chemin, se créant une famille à elle, s’entourant de gens qui la soutenaient dans le besoin et qui prenaient le temps de rire avec elle. Ce n’était pas nécessairement facile, mais la facilité n’était plus ce qu’elle cherchait depuis longtemps. Plongée dans ses songes éveillés, l’avocate longea les rues et les artères, ses talons claquant sur le bitume encore humide de la pluie qui était tombée au courant de la nuit. Plus la distance entre l’école primaire qui l’avait vu grandir et elle s’amenuisait, plus elle doutait de sa décision. Ce n’avait été qu’un coup de tête, un acte irréfléchi. Depuis quand était-elle réfléchie, de toute façon? Trois jours plus tôt, sa meilleure amie lui avait demandé si elle pouvait lui rendre service en allant chercher Priam chez son père après le travail. La brunette n’avait point hésité, acceptant la tâche avec un sourire, se disant qu’elle arrêterait probablement grignoter une part de gâteau ou boire un chocolat chaud avec l’enfant sur le chemin du retour. C’est en mettant les pieds au garage qu’elle avait surpris une discutions entre son ex-petit-ami et l’ancien amant de Genesis, discussion qui tournait autour du faire que Wayne n’avait pas encore été inscrit à l’école alors que la rentrée scolaire était imminente. Elle ignorait encore pourquoi elle s’était portée volontaire pour remplir la paperasse nécessaire à l’éducation de l’enfant. Elle l’avait fait, offrant son aide et quelques minutes plus tard, l’affaire était réglée. Ou presque.

Il lui fallait encore les rejoindre devant l’école et remplir les papiers exigés par la direction de l’établissement. Ce n’était rien sinon des formalités dont elle avait l’habitude, elle baignait quotidiennement dans les formalités, après tout. Quelque chose d’innommable titillait sa poitrine un peu plus violemment à chaque pas qu’elle faisait, lui rappelant la difficulté de la situation. Jamais elle n’aurait cru faire un tel geste pour l’enfant de Gilliam. Jamais, elle ne se serait imaginé que cet enfant ne serait pas le sien. Depuis l’annonce de la nouvelle, le visage de Wayne lui revenait souvent, lui broyant le cœur un peu plus, d’une douleur nouvelle et inconnue, quelque part entre envie et jalousie. Becca s’en sentait coupable. Le gamin n’y était pour rien. Il n’était que le résultat de l’erreur de son père, de la manipulation de sa mère. Une mère qui n’avait même pas voulu de lui. La culpabilité prit la place de la jalousie, encore plus douloureuse, plus lourde dans son organe cardiaque, oppressant sa cage thoracique. Genesis avait raison, bien que cela ne lui plaisait pas de l’admettre. Elle ne pouvait pas laisser l’enfant s’attacher à elle pour ensuite reculer par peur, par ressentiment. Elle ne pouvait pas blâmer Gilliam à chaque dispute. Rien ne lui laissait entendre que le grand blond voudrait d’elle dans la vie de son fils cependant, quand bien même lui avait-il parlé d’elle au point que Wayne n’avait pas hésité une seconde avant de prononcer son prénom. Ce n’avait jamais été facile de décrypter ce que voulait le Petit Prince des Bikers, même à l’époque où elle le connaissait mieux qu’elle ne se connaissait elle-même. Parcourant les derniers mètres, l’avocate capta la carrosserie rutilante de la motocyclette garée près de l’école, puis quelques secondes plus tard, la titanesque silhouette de l’homme qu’elle avait aimé et qu’elle aimait probablement encore, malgré la rage qu’elle éprouvait encore à son égard. Inspirant profondément, prenant son courage à deux mains, elle força un sourire sur ses lèvres, s’arrêtant près d’eux.

Ce que Rebecca offrit à l’homme ne pourrait être qualifié de salutation chaleureuse. Elle se contentant d’un pauvre sourire, levant brièvement les yeux vers lui avant de détourner la tête, sans prononcer un mot, reportant son attention sur le petit garçon qui était posté près de son père. Les mêmes cheveux blonds, les mêmes yeux bleus, la même moue blasée qui ne sciait guère à un enfant de cet âge, Wayne ressemblait à ce petit garçon qui la taquinait les après-midi d’été. La ressemblance était frappante, pénible, mais elle ne le montra guère se contentant d’afficher un sourire chaleureux, une tonalité maternelle, de ces sourires qui avaient été si longtemps réservés à Priam seulement.   « Tu sais, dans ma famille, c’était un rituel d’offrir un présent lors de la rentrée scolaire d’un enfant.» Elle s’arrêta un moment, pinçant les lèvres, n’osant nullement lever la tête vers Gilliam, malgré la crainte de la réaction du petit.   « Je sais que nous ne sommes pas une famille et que ce n’est pas la rentrée officielle, mais j’ai un petit quelque chose pour toi.» Elle lui tendit un paquet enveloppé d’un papier brillant où étaient imprimées de petites motos rouges sur un fond bleu et jaune. Sous l’emballage coloré se cachait une bande dessinée à la couverture lustrée représentant le fameux justicier de Gotham sur sa gargouille. Elle avait hésité pendant un bon moment à la librairie, ne sachant trop ce que les garçons de cet âge aimaient. De nature beaucoup plus pacifique, elle avait passé à deux doigts d’opté pour un exemplaire de Peter Pan avant de se raviser. C’était le fils de Gill’, il n’avait sans doute aucun intérêt pour les fées et les pirates. La joie de l’enfant lui fit chaud au cœur, éclairant son visage d’amusement et de fierté pendant quelques secondes avant d’afficher un masque un peu plus neutre, sans arriver à faire des miracles non plus. Si on lui avait dit qu’une bande dessinée sur un héros dépressif rendrait un enfant aussi heureux, elle ne l’aurait pas cru au départ.

Posant avec fébrilité sa main sur l’époque du garçon qui avait le nez dans le livre, elle le guida vers la porte d’entrée de l’établissement scolaire, ne jetant aucune œillade à l’intention du père de Wayne, ignorant si elle en avait la force ou le courage et préférant garder sa bonne humeur. Elle n’avait pas envie de se remémorer la scène qui s’était passée chez lui, le baiser échangé, les paroles qui dépassaient la pensée. Elle se contenta donc d’éviter tout contact visuel, qu’importe si ça pouvait paraître puéril. Poussant la porte, elle se dirigea vers la réceptionniste, une femme dans la cinquantaine aux cheveux teints d’un roux criard qui jurait monstrueusement avec son maquillage outrageux, donnait l’impression de refuser de vieillir. Ce qui, honnêtement, faisait un peu peur.   « Bonjour. Nous aimerions, si possible, savoir la marche à suivre pour inscrire un enfant à l’école, je sais qu’il est un peu tard et que la rentrée à lieu la semaine prochaine, mais…» Becca n’eut pas le temps de terminer sa phrase que la femme lui colla une pille de papiers dans les mains ainsi qu’un stylo et se retourna vers l’ordinateur, lisant un article Fabebook sur comment s’y prendre pour avoir un orgasme rapidement. Les joues de l’avocate prirent une teinte cramoisie, soudainement bien trop consciente de la présence de Gilliam à sa droite. Grommelant des remerciements, elle s’éloigna un peu pour remplir les papiers.   « Si tu allais lire ta bande dessinée pendant que je remplis ces trucs, hum?» Demanda-t-elle au petit blond qui acquiesça et alla s’asseoir sur l’une des chaises pliantes, se plongeant dans sa BD. Il ne savait probablement pas lire, mais regarder les images serait suffisant. Elle se concentra de nouveau sur les papiers à remplir. C’était d’une débilité alarmante. Nom, prénom, sexe, adresse, nom du père…ce n’est qu’une fois les informations qu’elle connaissait bien remplies qu’elle osa enfin lever les yeux vers le Bikers.   « Il me manque quelques informations, tu veux bien…? » Faisant un pas vers lui, elle lui pointa les cases à l’aide du stylo. Date et lieu de naissance faisant partie de la liste. Ainsi que le nom et prénom de la mère.   « J’ignorais si je devais y écrire le nom d’Hanna ou non…» Son malaise était palpable, Becca glissa un regard vers l’enfant, ses dents martyrisant l’intérieur de sa joue.


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Sujet: Re: There is scarcely any passion without struggle. • GilliamMer 4 Mai - 20:36

There is scarcely any passion without struggle

Septembre 2015






«Plus je vieillis, plus je me rends compte que l'âge n'apporte pas la sagesse. Mais seulement la lassitude. Je ne suis pas plus intelligent qu'il y a trente ans. Je suis simplement trop fatigué pour continuer à jongler avec les mensonges et à cacher mes peurs. Le fait d'être conscient ne permet pas de révéler ses faiblesses. C'est l'épuisement qui les révèle.»

Les restes des tubes cancérigènes jonchaient le bitume qui entourait ses boots’ usés. La brise froide outrepassait le cuir de son gilet, chatouillant son épiderme. L’été semblait se dissoudre aussi vite qu’elle était arrivée, non que cela ne dérange le motard, mais cette fin annonçait le début d’une période qu’il avait toujours souhaité éviter le plus longtemps possible. L’école. Lui, l’anarchiste de corps et d’âme était dans l’obligation de scolariser son fils et cela ne l’enchantait guerre le moins du monde. L’enfant qu’il avait été avait toujours remis en doute la pédagogie, le système, pour lui toute cette histoire de scolarité était mise en place pour mieux dresser les troupes. Lorsqu’on est enfant on apprend à lire pour mieux  décoder les normes sociales et ainsi s’y moduler selon la société dans laquelle l’individu vivait. Une branche sombra au sol, branche qu’il écrasa, tirant le dernier tube cancérigène de son paquet, il le bloqua entre ses dents. La flamme de son briquet dansait de façon irrégulière sous ses yeux tandis que son enfant le toisait avec curiosité de ses iris azures qu’il ne tenait nullement du géniteur. «  Parles au lieu de me dévisager comme une femmelette ! » Grommelait-il tout en tirant une bouffée de nicotine qui lui carbonisa les poumons. Le gamin laissa ses pieds trainés contre le bitume, s’empressant de piétiner les mégots qui entourait le corps corpulent de son père. « Becca elle m’aime pas ?» Il grimaça, attendant la réplique cinglante de son père qui s’abattait souvent contre lui. Wayne n’était pas de ces enfants fragiles, il avait été élevé à la dure, au milieu d’hommes à la carrure imposante et au langage qui laissait à désirer. L’enfant était de ceux qui étaient demi-adulte et demi nouveau-né. Son père n’avait jamais fait dans la tendresse. Gilliam le savait, c’était à la fois une bonne chose, mais aussi un tords. Le petit avait perdu sa tante, celle qui se chargeait de tout cela et il avait vu l’âme de son père se consumer sous l’effet du deuil. Toutefois le géant brun ne fit rien de brutal. Il se baissa à hauteur de son fils, son ombre recouvrait le corps frêle de cet enfant. « Elle n’a aucune raison de te haïr  fils. » Il lui ébouriffa les cheveux avec une tendresse maladroite. Puis s’appuya de nouveau sur sa moto.

Il avait croisé Rebecca depuis leur dernière conversation, néanmoins les échanges entre les deux jeunes gens étaient purement monosyllabiques. Non pas qu’il ne souhaitait pas lui parler, lui dire à nouveau qu’il était désolé, car c’était une chose qu’il souhaitait. Mais, il ne pouvait se résoudre à prendre le risque de laisser son fils s’attacher à une femme qui l’abandonnerait de nouveau. Même si cette femme restait celle que le brun aimerait toute sa vie. Il fut donc des plus surpris lorsque cette dernière se proposa de l’aider à finaliser l’inscription de son fils. Gil’ s’en sentait incapable, il préférait de loin affronter un gang tout entier à mains nues, plutôt que d’affronter ces femmes effrayantes et grattes papiers de l’administration. Il frotta ses mains l’une dans l’autre tout en tirant longuement sur sa cigarette, l’enfant s’amusait à sauter dans les semi-flaques d’eaux qui s’étaient incrustées dans les creux du bitumes. Si les parents normaux reprennent leur enfant lorsqu’il agit de façon à se salir, Gilliam, lui, s’en fichait. Son fils était un enfant plein de vie à quoi bon lui mettre des limites ainsi ? De toute façon bientôt l’école s’en chargerait d’elle-même. Cette pensée le fit frissonner, l’idée même que l’éducation de son fils soit mise entre les mains d’étrangers le dérangeait au plus haut point. Ce fut en songeant à l’impact irréparable qu’aurait l’école sur son enfant qu’il vit cette silhouette qu’il arriverait à distinguer même aveugle s’approcher de lui. Elle marchait lentement, parfois, elle glissait ses mains pâles dans sa toison brune, luttant contre les forces de la nature. Gilliam, lui, ne luttait plus, il laissait son cœur bondir hors de sa poitrine, sans y mettre une seule limite. Il aimait cette sensation qu’elle lui procurait chaque fois qu’il posait son regard sur elle. Vivant. Il se sentait vivant plus qu’il ne l’avait été depuis bien des années.

Elle arriva rapidement à leur hauteur. Ne prêtant aucune attention au motard, elle posa ses iris azures sur l’enfant qui soutenait son regard avec une certaine curiosité. « Tu sais, dans ma famille, c’était un rituel d’offrir un présent lors de la rentrée scolaire d’un enfant.» Gilliam esquissa un sourire, tandis que Wayne appuyait son regard interrogatif en silence. « Je sais que nous ne sommes pas une famille et que ce n’est pas la rentrée officielle, mais j’ai un petit quelque chose pour toi.» « C’est quoi ? » S’exclama l’enfant, tandis que le brun jeta son mégot au loin, mains bien enfouis entre ses poches. Il observait cette scène, songeant à ce que sa vie aurait pu être si elle avait été sa mère. Sans doute, que Wayne tiendrait plus du petit Priam. Il serait un enfant moins cynique et certainement beaucoup plus souriant. Et Rebecca aurait aimé son enfant. Rebecca était le genre de femme qui donnait autant d’amour qu’elle en disposait. Elle donnait et n’attendait rien en retour. Gil’ s’était souvent demander si elle tenait ça de sa mère, mais n’avait jamais osé poser cette question. Il savait la femme marquée par le drame de cette perte. Parfois, dans son sommeil agité, elle rêvait de cette nuit et gémissait, Gilliam avait l’habitude de l’enlacer, la rassurant et jurant d’être toujours là. Une promesse qu’il n’avait pas tenue.  Il observa la scène en silence, Wayne sautillait, enlaçant la bande dessiné entre ses bras, remerciant la jeune femme mille fois. Avant que cette dernière n’aille jusqu’à l’école. Alors, Gil’ poussa légèrement son fils de la paume de sa main, suivant les pas de la jeune femme. Les regards dans l’école se posèrent immédiatement sur l’armoire de glace qu’était Gilliam. Puis des murmures résonnèrent derrière lui, des craintes, une certaine curiosité. Il faisait toujours cet effet, d’une part il portait les couleurs du club, d’autre part son physique imposant se distinguait de la masse.

Il plaça son corps gênant derrière le petit bout de femme. Observant la secrétaire aux lèvres pincés et au maquillage criard, il s’approcha, posant son coude sur le comptoir. Sourire aux lèvres, se retenant d’une remarque telle que « dites donc vous n’étiez pas actrice porno dans le passé ? » Ce n’était ni le lieu, ni le moment et il savait que la petite brune ne manquerait pas de lui tirer les oreilles. « Bonjour. Nous aimerions, si possible, savoir la marche à suivre pour inscrire un enfant à l’école, je sais qu’il est un peu tard et que la rentrée à lieu la semaine prochaine, mais…» Gilliam posa son regard sur l’ordinateur et vit seulement le titre évocateur de l’article que la vieille lisait. Cette fois-ci il étouffa un rire dans barbe et murmura « Je pourrais lui envoyer les gars tu crois ? Je suis certain qu’ils se feraient un plaisir de lui apprendre…. » Il ignorait s’il osait réellement plaisanter avec la petite brune à ses côtés qui rougissait. Du coin de l’œil il vit les teintes de son visage passer du blanc au rouge vif. Il eut envie de l’enlacer, de rire de bon cœur et de lui faire mille avances. Néanmoins, il vit une pile entière de papiers se poser entre les bras de la brune. Machinalement le motard siffla afin d’exprimer son étonnement. Il suivit la jeune brune de nouveau, souriant au passage à la vieille qui ne souhaitait pas vieillir. Becca s’adressa à Wayne qui se fit un plaisir d’aller attendre en feuilletant sa bande dessiné. Ce fut donc avec l’impression d’être totalement inutile que le géant brun fourra ses mains dans les poches de son jean. Lisant les brochures de conseils aux parents en libre-service. Totalement ridicule songeait-il avant que la brune ne vienne le voir, le regard troublé. Il arqua un sourcil : « Il me manque quelques informations, tu veux bien…? » Reposant l’une des brochures il bafouilla un simple « Ouais s’tu veux y’a quoi ? » Sa voix rauque attirait l’attention. En réalité tout ce qu’était Gilliam Monroe attirait l’attention. Il posa son regard sur la case que l’avocate lui pontait du doigt. Ainsi, elle était encore plus attirante encore. « J’ignorais si je devais y écrire le nom d’Hanna ou non…» « Euh… » Bonne question. Gilliam avait toujours occulté le facteur Hanna. A dire vrai, il ignorait si elle était encore en vie…Il gratta sa nuque nerveusement et répondit du tac au tac « Euh ça va pas faire un peu homo style si je te dis de mettre Rickon ? » Il posa sa main sur son menton, levant ses yeux aux cieux, il songea à l’idée qu’il puisse être en déplacement, Rickon serait avec lui. Enfin, son poing frappa dans sa main vide et il s’exclama : « Je sais tu peux mettre Rickon, toi et ta copine sorcière comme ça, on peut toujours dire qu’on est polygame ? Je suis certain que la fausse rouquine serait toute émoustillée à l’idée de nous savoir tous ensemble ? » Il ria, avec l’étrange impression que son humour n’était pas le bienvenu en ces lieux. « Franchement Bex’ met ce que tu veux, ça me rassurerait que ce soit toi parce que Rickon est souvent avec moi, alors bon…habituellement j’aurai mis Cass’ ou Jack, mais… » Il s’arrêta, jetant un regard en direction de l’enfant puis reporta son attention sur la petite brune. « Je veux pas que ça t’embête… » Murmurait-il innocemment.








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Sujet: Re: There is scarcely any passion without struggle. • GilliamMer 11 Mai - 20:08

 
There is scarcely any passion without struggle
Rebecca resterait ce qu’elle avait toujours été. Malgré le fait qu’elle se sentait trahie, qu’il l’avait blessée une fois de plus en prenant des décisions pour elle, elle n’arrivait pas à rester éloignée trop longtemps. Au départ, elle n’avait été que la navette entre Genesis et Rickon, lorsque cette première ne pouvait aller chercher son fils, acceptant la tâche nonobstant ce que cela signifiait. Elle devrait inévitablement croiser le grand brun. À vrai dire, elle n’y avait pas vraiment réfléchi au départ. Depuis leur arrivée ici, depuis que Priam avait retrouvé son père, les moments qu’elle partageait avec la petite tête blonde était plus rare, plus sporadiques. Elle en comprenait la raison, elle était heureuse que le petit ait finalement ses deux parents, surtout depuis la mort de Jack. Néanmoins, les petits moments privilégiés qu’elle avait généralement avec le fils de sa meilleure amie lui manquaient. C’était ce qui l’avait poussé à faire ce bout de chemin lorsque sa glaciale blonde ne le pouvait pas, passant outre sa réticence à croisé Gilliam. Non qu’elle avait eu de vraies conversations avec lui depuis qu’elle avait appris pour Wayne. Becca s’était confiné à la limite de la politesse, échangeant des phrases ne dépassant pas plus les trois mots avant de repartir avec Priam, lui promettant une glace ou une soirée au cinéma pour voir le dernier film pour enfant. Plus d’une fois, elle avait dû se faire violence pour s’empêcher de demander si Wayne pourrait les accompagner. Elle ignorait exactement pourquoi, mais l’envie était là. Elle ne l’avait pas fait. Elle se l’interdisait autant qu’elle craignait la réaction de cet enfant qu’elle aurait voulu sien. Il y avait quelque chose, chez cet enfant, qui lui tordait le cœur, sans savoir exactement ce que c’était.

Ce n’est qu’alors que l’enfant s’exclamait de joie devant sa nouvelle bande dessinée qu’elle le réalisait, qu’elle mettait enfin un nom sur cette chose qui lui broyait le cœur.  Hanna. Non Hanna en soit, elle n’en avait que faire de la toxicomane qui n’avait même pas eu le cœur d’élever son fils. C’était son absence qui la troublait. Le fait que l’enfant grandissait sans sa mère, comme elle l’avait fait également à son âge. Wayne avait exactement l’âge qu’elle-même avait lorsqu’elle avait perdu sa mère, lorsqu’elle avait passé la nuit près de son cadavre dans cette marre de sang. Une nuit dont elle rêvait encore aujourd’hui et dont elle ne manquait pas de se réveiller en sursaut, les larmes lui piquant les yeux. Wayne avait cet âge. Celui qui avait marqué sa vie et qui avait raillé à jamais l’image de la famille unie qu’elle avait jadis eue. Soudainement, elle eut envie de l’enlacer, de le prendre dans ses bras et de lui promettre que tout irait bien. Elle n’en fit rien. L’avocate se contenta de lui sourire, d’un sourire qui cachait son trouble intérieur avant de se diriger vers l’école, essayant de chasser cette sensation troublante de sa poitrine. D’autres auraient pu dire qu’il s’agissait d’un instinct maternel quelconque, Becca, néanmoins, était presque certaine qu’elle ne faisait qu’une projection sur l’enfant, rien de plus. Et puis, après, Genesis ne lui avait-elle pas dit qu’elle n’était pas vraiment honnête avec elle-même?  Dans tout les cas, la petite brune n’avait aucune envie d’être honnête avec elle-même sur le sujet de Wayne, pas encore, pas maintenant. Elle avait encore du mal à digérer l’information, à s’y faire. D’autant plus que sa relation avec le père du gamin était toute sauf facile ou posée. Certes, Gilliam semblait vouloir faire des efforts, mais elle n’était pas certaine de vouloir le laisser faire, de le laisser la toucher comme il avait si bien su le faire dans le passé.

La vieille femme au maquillage criard attarda son regard sur le visage de Gilliam comme si des idées perverses lui traversaient l’esprit, ce à quoi elle ne voulait pas songer. Après tout, avec des recherché internet comme celle qu’elle faisait au boulot, elle serait bien capable de s’imagine au lit avec le grand brun, ce qui, honnêtement, la faisait bien rire. « Je pourrais lui envoyer les gars tu crois ? Je suis certain qu’ils se feraient un plaisir de lui apprendre…. » Rebecca ne pipa mot. Elle se contenta de lui faire de gros yeux, lui balançant son coude dans les cotes pour le faire taire. Elle n’avait jamais été à l’aise avec la sexualité, non qu’elle la refoule ou quoi que ce soit dans ce genre, mais elle n’aimait pas vraiment y faire allusion. Elle finissait toujours par bafouiller et rougir comme une gamine prise en faute. Peut-être parce qu’elle avait été élevée par ses grands-parents pour qui il s’agissait d’un sujet tabou, peut-être parce qu’elle fut de ces gamines que l’on traînait à l’église tous les dimanches matins, quand bien même qu’elle croirait en Dieu ou non. Bien vite, Rebecca se contenta de remplir les papiers, ne faisait pas plus attention au motard que ça, minimisant les œillades et les contactes physiques du mieux qu’elle le pouvait, ignorant les regards qui se posaient sur eux sans discrétion. Gilliam avait toujours attiré l’attention, par son physique, par sa façon de bouger et de parler, par son charisme… Et il fallait dire que d’un œil extérieur, ils avaient probablement l’allure d’un couple divorcé qui essayait tant bien que mal d’être civilisé pour le bien de l’enfant coincé dans le milieu. Elle soupira, se concentrant sur la paperasse qu’elle avait à remplir avant de l’interpellé, incertaine des informations qui lui fallait inscrire.

L’avocate leva la tête vers son ex-petit ami, sa petite taille tranchant avec cette stature de géant. Il était étonnant de voir à quelle rapidité elle pouvait avoir son attention, même après toutes ses années. Becca glissa sa main gauche sur sa nuque endolorie par une position maintenue trop longtemps, la massant de petits  gestes circulaires en attendant la réponse de Gilliam. « Euh ça va pas faire un peu homo style si je te dis de mettre Rickon ? »  Elle haussa les épaules, un sourcil arqué dans une mimique qui en disait long sur ce qu’elle pensait. « On s’en fiche un peu de ce que les gens vont penser, non? À moins que ton image de coureur de jupons compte plus à tes yeux que la sécurité de ton fils.» Il n’y avait pas d’animosité dans sa voix, juste un calme plat, sans émotion, sans frustration. «En même temps, j’ai un peu de mal à voir comment il pourrait être la maman de Wayne, mais ça, ça ne me regarde pas.» Elle glissa un coup d’œil vers l’enfant pour s’assurer qu’il allait bien, pour être certaine qu’il n’avait pas bougé ou que personne n’était une menace pour lui. Le petit garçon était toujours plongé dans l’univers de Batman, absorbé par ce monde de super héros et de vilains. « Je sais tu peux mettre Rickon, toi et ta copine sorcière comme ça, on peut toujours dire qu’on est polygame ? Je suis certain que la fausse rouquine serait tout émoustillée à l’idée de nous savoir tous ensemble ? »  Son rire fit naître des papillons déchaînés dans son estomac, mais elle se contenta de l’observer, silencieuse. À une époque, les choses auraient été simples, beaucoup plus simples. Elle lui aurait probablement refilé une tape sur l’épaule, lui aurait dit qu’il était idiot en levant les yeux au ciel. Aujourd’hui, elle ignorait comment réagir. « Franchement Bex’ met ce que tu veux, ça me rassurerait que c’est toi parce que Rickon est souvent avec moi, alors bon…habituellement j’aurai mis Cass’ ou Jack, mais… »  Ses dents virent attaquer sa lèvre inférieure alors qu’elle le toisait, incertaine. Elle allait prononcer quelques choses, sans savoir quoi exactement, mais elle fut devancée par l’homme qui ajouta d’un ton innocent qui lui tordit le cœur : « Je veux pas que ça t’embête… »  Rebecca hésita quelques secondes avant de hocher la tête, poussant son stylo à inscrire son prénom et son nom ainsi que ses coordonnées d’une écriture fine et soignée sur le papier. «Et tu lui diras quoi, si c’est moi qui débarque parce que tu ne peux pas? Si, pour une raison ou une autre, ils me téléphonent en premier? Qu’ils lui disent qu’ils vont appeler sa maman parce qu’il est malade ou a fait une bêtise?» ce n’était qu’un chuchotis prononcé au bout des lèvres alors qu’elle inscrivait les derniers chiffres de son numéro de téléphone, avant de lui faire face, le céruléen de ses prunelles croisant le marron des siennes.



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Sujet: Re: There is scarcely any passion without struggle. • GilliamSam 28 Mai - 23:49

There is scarcely any passion without struggle

Septembre 2015






«Plus je vieillis, plus je me rends compte que l'âge n'apporte pas la sagesse. Mais seulement la lassitude. Je ne suis pas plus intelligent qu'il y a trente ans. Je suis simplement trop fatigué pour continuer à jongler avec les mensonges et à cacher mes peurs. Le fait d'être conscient ne permet pas de révéler ses faiblesses. C'est l'épuisement qui les révèle.»

Il n’était pas à l’aise. Ce n’était certainement pas Rebecca la fautive de ce malaise naissant au creux de son ventre, mais cela tenait plutôt du lieu dans lequel sa carcasse de géant se trouvait. La pièce possédait une luminosité trop vive, ses iris lui piquaient légèrement, il sentait les regards curieux qui se posaient sans discrétion sur Rebecca, elle était à présent associé à ce qu’ils définiraient plus tard comme étant un rebu de la société. Tel était le monde. En tout cas le sien. Cela le faisait réfléchir, certes, lui était habitué depuis sa plus tendre enfance à ce genre de réaction, mais Rebecca, elle, venait d’un milieu où les bulles de champagnes se dégustent dans des coupes en cristaux. Wayne, lui, suivrait probablement le même chemin que le sien, c’était inévitable, du moins il le pensait, car lorsqu’il posa discrètement le regard sur son fils, il vit l’image d’un simple enfant de cinq ans, balançant ses jambes tout en dévorant des histoires de supers héros qui dépassaient Gilliam. Ses héros à lui étaient faits de chair et de sang et vêtus de vestes en cuirs. Il soupira péniblement, frottant sa nuque nerveusement. Tic qu’il avait développé à l’adolescence. « Et tu lui diras quoi, si c’est moi qui débarque parce que tu ne peux pas? Si, pour une raison ou une autre, ils me téléphonent en premier? Qu’ils lui disent qu’ils vont appeler sa maman parce qu’il est malade ou a fait une bêtise?» Les mots de Rebecca s’engouffraient insidieusement à l’intérieur de son crâne, bousculant le biker. Il fronça ses sourcils, croisant ses bras contre son torse, il toisa la jeune femme qui avait le regard plongé sur le papier pendant quelques secondes.

Puis, il tira brusquement le stylo des mains de la petite brune et lui répondit « Ce qu’il sait déjà ? Qu’est-ce que tu crois ? Je lui ai dit qui était sa mère et qu’elle s’était tirée dès le lendemain de sa naissance dès qu’il m’a posé la question, je lui ai aussi dit qu’avant sa mère que je n’aimais pas j’ai aimé une fille géniale, une fille qui méritait une belle vie. Une fille que j’aimais toujours, mais qu’aujourd’hui c’était compliqué car j’avais un fils et ce fils c’était lui, un fils que j’aimais plus que tout. » Il se montrait bien plus froid qu’il l’aurait désiré, parce que jusqu’ici, il s’était montré honnête avec elle, essayant de lui faire comprendre qu’il désirait la connaître à nouveau. Il inspira profondément, baissant légèrement le ton de sa voix et ajouta « Alors Bex’ si c’est pour me reprocher des trucs indirectement ce n’est pas la peine. J’y peux rien si sa mère préférait la drogue à son fils. » Il détourna son regard sur l’enfant puis reporta ce dernier sur la brune. « Je pensais que tu le faisais de bon cœur, mais si tu te forces je ne vois pas l’intérêt Bex. Je veux dire à quoi bon te proposer pour ensuite te défiler ? Je ne t’oblige à rien et tu ne me dois rien. » Il attrapa le papier et se dirigea vers le mur, stylo en main, s’apprêtant à faire le travail que Rebecca faisait, toutefois, ses tempes cognaient douloureusement, son corps tout entier était sur le point d’imploser et son regard avait du mal à se centrer sur la feuille.
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Sujet: Re: There is scarcely any passion without struggle. • GilliamMar 31 Mai - 22:29

 
There is scarcely any passion without struggle
Si les regards se posaient sans discrétion sur elle, alternant curiosité et mépris, elle n’en avait aucunement conscience. Ou alors, elle n’en avait que faire. Il y avait longtemps qu’elle avait cessé de se soucier de ce que les gens pouvaient penser de ses choix de vie, surtout lorsqu’il s’agissait d’inconnus. Elle avait eu droit à ces regards toute sa vie. Non au même titre que Gilliam, mais à sa façon bien à elle. Petite, elle entendait les gens chuchotés dans son dos, murmurant qu’elle allait n’être rien d’autre qu’une enfant gâtée qui ne connaîtrait pas les vraies valeurs de la vie, née avec une cuillère d’argent dans la bouche. Puis, elle était devenue la pauvre gamine qui avait perdu sa mère et qui fut rejetée par son père. Une fatalité désastreuse, une enfant traumatisée, rien de plus rien de moins. Aux yeux de plusieurs, elle se résumait à cela. Alors, être associé au club de Gilliam, ce n’était rien. Elle ne s’en souciait pas plus que ça. Elle en était à peine consciente, le nez plongé dans la paperasse scolaire. Chose qu’elle n’était pas certaine de faire un jour. D’autant plus qu’elle ne s’imaginait pas le faire pour l’enfant d’une autre. Son regard clair glissa vers l’enfant qui était toujours plongé dans sa bande dessinée, particulièrement intéressé par l’histoire que racontaient les images. Ce ne fut que lorsqu’elle reposa les yeux sur Gilliam dont elle ne rendit compte que ses propos avaient été mal interprétés. Ce n’avait pas été un reproche prononcé à mi-mot, ce n’avait pas été une pique cinglante déguisée. Il s’agissait d’une simple crainte, d’une pointe d’angoisse qui s’insinuait en elle comme un poison venimeux. Le stylo à bille lui fut retiré sans douceur des doigts et sa main retomba contre son flanc mollement. Elle ne réagit pas. Elle se contenta de l’observer, l’information essayant de se faire un chemin jusqu’à sa matière grise.

Chaque mot qu’il prononça était un coup de poignard directement dans sa poitrine, une gifle sans pitié contre sa peau. Portant, elle ne réagit pas, ses yeux ne s’emplirent pas de larmes. Pas ici, pas dans un milieu public, pas alors que les regards se posaient sur eux, curieux. Rebecca ne prononça pas un mot, ne bougea pas un muscle avant qu’il ne se détourne d’elle, avant qu’il s’appuie au mur pour terminer la paperasse. Avant même qu’elle ne le réalise, sa main se posa sur le poignet du géant brun, l’arrêtant dans son geste, avant de se faufiler entre le mur et lui. Trop près. Beaucoup trop près. Elle pouvait sentir son odeur de tabac froid, son souffle heurtant sa joue à chaque expiration. Un frisson se propagea sur son épiderme. «Gilliam…» Un chuchotis, qui lui rappelait – sans savoir pour quoi- les mille et une fois qu’elle avait prononcé son prénom en un murmure suave alors que ses lèvres glissaient le long de sa peau. Elle avait envie de faire un pas en avant et de s’engouffrer dans ses bras. Elle déglutit difficilement, plongeant son regard dans le sien. «Ce n’est pas ce que je voulais dire. Ce n’était pas un reproche. Je me doute bien que tu lui as dit, qu’il est au courant pour sa mère. C’est juste que…» Que quoi? Qu’elle avait encore du mal à gérer? Peut-être bien. Elle avait également la désagréable impression de s’imposer, même si Gilliam lui disait le contraire, même si les réactions de Wayne étaient encourageantes. Un soupir passa la barrière de ses lèvres avant que ses dents ne viennent les mordiller sadiquement. «Tu n’es pas responsable des choix de sa mère, tu n’aurais pas pu la garder dans sa vie, peu importe ce que tu aurais fait. J’en suis consciente. Vraiment consciente. Et je suis bien placé pour savoir qu’à cet âge, on est près à tout pour remplacer la figure parentale manquante.» Elle-même l’avait fait avec Jack, en quelque sorte. Il avait été la figure paternelle que son propre père n’avait jamais été, trop occupé à se faire une autre vie après la mort de sa femme.

Ses doigts étaient toujours contre le poignet du motard, sa main libre se posant contre le torse de l’homme, geste qu’elle avait dû faire des centaines de fois à une époque sans que cela ne semble ambigu. Son regard se posa une fraction de seconde sur l’enfant qui semblait inconsciente de la dispute qui grondait entre les deux adultes et elle l’enviait. «Je ne le fais pas par obligation, si je ne voulais pas être ici, je ne le serais pas. Je ne veux pas m’imposer dans sa vie, Gil’. Ni dans la tienne. J’ai compris. Tu n’avais pas le choix, ou qu’importe, tu as fait le bon. Tu as choisi le bien-être de ton fils, tu en as fait une priorité et je le respecte. J’aurais aimé que mon père fasse de même pour moi quand j’avais son âge. D’accord, ça a fait mal. Oui, j’ai été blessée, un vulgaire dommage collatéral, mais je n’arrive pas à t’en vouloir. » elle n’avait jamais été capable de lui en vouloir très longtemps, même lors de leurs disputes les plus virulentes. Elle fit un pas en avant, sa main quittant le poignet de l’homme pour caresser furtivement sa joue. «J’aimerais pouvoir faire partie de sa vie, de la tienne. J’aimerais qu’il puisse me téléphoner pour me demander des conseils pour séduire une fille plus tard, qu’il me parle de ses soucis d’enfants, qu’il me demande de l’aide pour ses devoirs de mathématiques, qu’il me boude parce que je l’ai obligé de manger ses brocolis avant d’avoir droit au dessert. Je ne sais juste pas la marche à suivre,  je ne sais même pas si tu veux que je sois là. Et s’il me déteste, s’il ne veut pas que je sois là?»  Elle aurait voulu qu’il comprenne, qu’il la rassure, mais elle n’avait pas trop d’espoir là-dessus. Elle attrapa les documents que Gilliam avait dans les mains, les callas contre sa poitrine, elle allait prononcer quelque chose lorsqu’une voix nasillarde se fit entendre. « Quels parents, ils se disputent devant le gamin, t’as vu ça, Mary?» Elle glissa son regard vers la réceptionniste qui le regardait, le nez plissé, jugeant sans gêne aucune. «Peut-être que tu devrais lui envoyé les gars, finalement. Elle a visiblement du sable dans le vagin, celle-là.» Siffla-t-elle entre ses dents, le rouge aux joues avant de reporter son attention sur le grand brun. «Je suis désolée Gil… je veux être là, pour lui, je ne sais juste pas comment.»



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There is scarcely any passion without struggle. • Gilliam

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