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 When fire meet gasoline ♦ Rickon

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Sujet: When fire meet gasoline ♦ RickonMer 11 Mai - 22:25

 
When fire meet gazoline
Ses doigts dansaient sur le clavier noir avec souplesse, les mots s’inscrivant dans le dossier de son client avec une promptitude désarmante, sans le moindre effort. Un cas comme elle en avait vu des tas. Rien de sanglant ou de complexe. Un gamin de riche pris la main dans le sac à voler la voiture du directeur de l’établissement scolaire qu’il fréquentait pour une punition sans doute méritée. Le bonhomme portait plainte, les parents avaient engagé un avocat pour sortir fiston chéri du pétrin et Rebecca avait hérité du cas. N’étant pas majeur, le gamin s’en tirerait avec une peine minime, quelques heures de travaux communautaires et c’était tout. Elle ne pourrait rien faire pour son expulsion de l’école, cependant. Elle n’était pas magicienne non plus. Surtout que ce n’était pas une loi en soi, mais un règlement interne. Allons, voler la bagnole du directement d’une école prestigieuse, c’était évident que ce n’était pas là qu’on finirait ses études. Elle poussa un soupir, lasse, agacée par ce rapport qui n’en finissait plus. L’affaire était ennuyante, un novice aurait très bien pu faire le travail aussi bien qu’elle tant que cela ne demandait aucun talent particulier. Elle savait pourtant pourquoi c’était elle qui s’en chargeait. Une famille de riche, avec les moyens, une affaire banale et facile, son père avait tout prévu. Elle toucherait l’argent et ne risquait pas de faire foirer l’affaire. Cet homme avait le don de la faire sentir inutile et incompétente. Elle ne s’en souciait plus vraiment. Ce fut trois petits coups à la porte de son bureau qui la fit lever la tête, marmonnant à l’intrus d’entrer. La femme à la tignasse noire de jais, aux yeux verts et à la physionomie avantageuse mit en avant par son tailleur bordeaux poussa la porte, sourire aux lèvres. « Pardonnez-moi de vous dérangez, Maître Carver» Cette dernière sourit à sa secrétaire, l’invitant à poursuivre sur sa lancée. Heureusement pour elle, elle n’était pas une patronne aussi détestable que son paternel avec ses employés. « Vous avez eu un téléphone de Miss Winston, elle voudrait savoir si c’était toujours possible pour vous d’aller chercher son fils.»  Rebecca jeta un coup d’œil à l’horloge murale avant de hocher la tête de haut en bas. «Bien entendu. Je me chargerai de lui téléphoner en chemin. Que faites-vous encore ici, d’ailleurs? N’est-ce pas aujourd’hui le concerto de votre fils?» La femme hocha la tête timidement et avec un sourire, la petite brune la congédia pour la journée.

Quinze minutes plus tard, ce fut son tour de quitter les locaux, fermant son bureau à double tour avant de quitter l’immeuble pour se diriger vers sa voiture garée un peu plus loin. La bagnole n’avait pas vraiment d’utilité, elle n’en était pas friande et la laissait souvent garée dans le garage qu’elle partageait avec sa meilleure amie. Ce matin, cependant, la pluie diluvienne l’avait convaincu de sauter derrière le volant. C’était toujours mieux que de passer sa journée détrempée. S’enfermant dans l’habitacle, l’avocate attrapa le petit appareil argenté qu’elle porta à l’oreille après avoir signalisé le numéro de sa sœur de cœur. Après plusieurs sonneries, elle entendit la voix claire de la blonde lui annoncer qu’elle ne pouvait pas répondre pour le moment et de lui laisser un message. «Salut, c’est moi. Non mais qui d’autre voudrais-tu que ce soit, hum? Bref, je t’avisais que je partais du bureau pour aller chercher Priam. J’avais prévu de l’emmener voir ce film avec le lapin et le renard qui parlent par la suite, il est possible qu’on rentre tard. Je te le ramènerais en un morceau, promis. Bisous.» Coupant la communication, elle balança le téléphone dans le fond de son sac et démarra la voiture. Il était encore tôt et Genesis n’était pas du genre à rentrer très tôt depuis qu’elle s’était mise à bosser sur l’affaire du poète. Elle ne lui en voudrait sans doute pas d’avoir emmené le petit au cinéma. Surtout que ces soirées films et sucreries, c’était une affaire entre Priam et elle depuis qui est en âge de le faire. Avant, c’était à la maison, sous une maisonnette fabriquée à l’aide de coussins et de couvertures que cela se faisait. Maintenant, c’était au cinéma pendant les représentations d’après-midi. Priam semblait adorer l’expérience, ou sinon, il jouait merveilleusement la comédie. Rebecca se demandait si Rickon développerait des routines comme cela avec son fils également, ou si cela ne lui avait jamais traversé l’esprit. Elle avait encore du mal à comprendre comment fonctionnait la paternité chez les motards, quoiqu’on n’avait pas besoin d’être motard pour remporter la palme du pire père de la planète, ça, elle en était certaine.


Elle coupa le contacte devant l’endroit où vivait le grand blond, coupant le sifflet par le fait même à Bon Jovi qui chantait d’un ton enthousiasme Have a Nice day. Rebecca s’extirpa de l’habitacle et descendit l’allée, se préparant mentalement à l’échange qu’elle aurait avec Rickon. Elle espérait réellement qu’il ne fasse que la saluer, dire au revoir au petit et claquer la porte sans une attention de plus pour elle, mais elle savait que ce ne serait probablement pas le cas. Intérieurement, elle espérait surtout que Wayne et Gilliam ne s’y trouvaient pas. Ses dernières rencontres avec ce dernier étaient tout sauf plaisantes à ses yeux et elle préférait les éviter du mieux qu’elle le pouvait. Elle ignorait encore ce qu’elle ressentait exactement envers la situation. De la colère? De la Jalousie? De la rancœur? Quelque chose dans le bout là. Peut-être tout ça ensemble. Pour le moment, elle préférait passer son temps dans son bureau à travailler sur des dossiers ennuyants que d’y réfléchir. Son petit poing heurta la porte deux fois avant de retomber le long de son flanc, attendant une réponse de la part du motard. Réponse qui ne se fit pas attendre très longtemps, d’ailleurs. La porte s’ouvrir à la volé et une petite boule d’énergie aux mèches blondes apparût, un sourire digne du Chat de Cheshire sur le visage. « PAPA! Tatie Becca est là!» Le cri, perçant, lui vrilla les oreilles alors qu’un bruit se fit entendre derrière l’enfant. « On va voir le film, hein, Tatie?!Et je peux avoir des chocolats?»  Un doux rire s’échappa des lèvres de la petite brune qui n’eut pas le temps de répondre que la silhouette massive de Rickon apparut derrière l’enfant. En réalité, elle ignorait si c’était elle qui était minuscule ou si c’était les motards qui étaient trop grands, puisque le blond n’avait jamais semblé aussi imposant face à Genesis.   «Bonjour.» Ton platonique, regard ennuyé, elle faisait des efforts pour ne pas être détestable face au petit qui attendait toujours une réponse d’elle. «Bien sûr, mon grand! Une promesse est une promesse.» Elle posa son index sur le bout du nez de l’enfant qui rigola une fois de plus. « Si tu allais rangée des choses? Il ne faudrait pas réveiller le dragon en oubliant ton inhalateur, hein?» L’enfant leva les yeux au ciel dans une mimique typiquement Genesis, les mains sur les hanches. «Maman est pas un dragon, je t’ai déjà dis qu’elle n’était pas grosse, Tatie Bex»  La jeune femme rigola doucement alors que l’enfant tourna les talons pour rassembler ses effets personnels. C’était comme ça assez souvent. Becca parlant de sa sœur de cœur comme d’un dragon et Priam prenant sa défense. Un jeu, sans plus. La brunette reporta son attention sur Rickon avec un sourire pincé. «Alors, comment ça s’est passé? Il n’a pas été trop turbulent? Pas de crises d’asthme?» Elle inclina doucement la tête vers la gauche alors que les questions quittaient ses lèvres.


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Sujet: Re: When fire meet gasoline ♦ RickonVen 13 Mai - 21:00

When fire meet gasoline - Septembre

La peur est un sentiment étrange. Il nous submerge sans nous laisser le moindre répit. Vient alors la paralysie et là, c'est la noyade assurée.
L’air frais s’engouffrait dans la vieille bâtisse qui devait de loin s’identifier à une maison. L’odeur du gâteau au chocolat enveloppait la cuisine d’une douceur qu’il était peu commune de rencontrer dans l’habitation de Gil’ et Rickon. Priam s’y était tenu : montrer à son père qu’il n’était pas toujours mauvais de manger sain. Difficile de se laisser aller lorsque votre alimentation se résumait grossièrement à :pizzas, bière, hamburger, whisky, mais le Biker, dans son nouveau rôle, avait tout simplement accepté. Certes, Priam avait tout à lui expliquer, mais il était reposant de voir qu’il connaissait certaines choses que lui ignorait et auxquels il n’avait jamais vraiment porté attention. « La prochaine fois, ce sera à mon tour de t’apprendre quelque chose. Ça te dirait de tester un peu de mécanique ? » La main du grand blond était venue se poser sur la touffe de cheveux du gamin. « Seulement si je peux avoir ma propre moto ! » Bien évidemment, Priam allait sur ses quatre ans… Rickon se surpris à rire d’un rire franc, sincère comme il avait l’habitude de le faire avec Gilliam. « On verra ça quand tu arriveras à ouvrir les placards du haut de la cuisine. » Se postant devant lui, le grand blond plaça ses deux mains sur les flancs du garçon pour le faire descendre de la table. « File ranger tes affaires, Rebecca risque d’attendre après toi. » Et tu sais que papa n’aime pas trop discuter avec elle… Seulement, il y a bien des choses qu’un enfant doit encore ignorer quant aux relations qu’entretiennent les parents avec leur entourage, non ? Du moins c’est ce qu’avait essayé de lui expliquer Gilliam.

Aujourd’hui, maintenant qu’il était certain qu’il ne partirait pas de suite de cette ville, Rickon avait tenté de faire comprendre à Genesis qu’il n’était pas prêt à s’en aller. Et qu’il allait, de la même façon, apprendre à connaitre Priam tout en sachant pertinemment que pour combler trois années d’absences, cela allait être difficile. Pour l’instant, le petit avait plutôt l’air d’être heureux. Du moins l’espérait-il. Priam qui s’était élancé d’un bon pas vers sa chambre, s’était néanmoins arrêter sur le palier de cette dernière, se retournant vivement vers Rickon. « Dis daddy, pourquoi tu ne retournes pas voir maman comme l’autre soir ? Tu sais celui où je t’ai vu pour la première fois. Elle n’a jamais autant souri que quand elle t’a vue tu sais ? » Bien sûr qu’il le savait. Et bien entendu qu’il aura aimé la retrouver. Juste pour quelques instants. Mais durant cette même soirée, il avait également signé la fin d’une possible relation quant à son choix pour Gilliam et le club. « Je sais mon grand, mais… C’est compliqué tu comprends ? Aller file je t’attends pour gouter le gâteau. » Son poing fini par heurter le bois amoché du plan de travail. Quel con il faisait parfois. Aurait-elle réagi de la même façon s’il lui avait demandé de venir avec elle à New York et de laisser tomber cette foutue affaire du poète qui la mettait à chaque instant en danger ? Non. Voilà pourquoi aujourd’hui, tous deux ne pouvaient vivre ensemble. L’un et l’autre ne se sentait absolument pas capable de savoir l’autre en danger.

Un bruit de moteur se fit entendre au travers de la fenêtre ouverte. Un regard vers cette dernière et Rickon put reconnaitre assez facilement la voiture de Rebecca. En vérité, ces derniers temps Genesis ne venait jamais récupérer elle-même le petit. L’affaire lui prenant certainement tout son temps, Rickon accusa le coup de la meilleure façon possible. Après tout, sa relation avec Becca se limitait à un simple « Bonjour, merci, au revoir. » Non sans oublier un petit pic par ci par là. Par le passé, tous deux n’ont jamais été très proche. Il n’arrivait pas à comprendre comment Gilliam, si borné et têtue que l’était un ours, pouvait à ce point s’enticher d’une fille possédant autant de gentillesse qu’elle n’en recevrait, elle-même, jamais autant. On frappa à la porte. Priam s’empressa d’aller ouvrir avant qu’il n’ait eu le temps de se retourner pour effectuer l’action. « PAPA ! Tatie Becca est là ! ». Perspicace ce petit. Se dirigeant à son tour vers la porte d’entrée Rickon resta en retrait le temps que l’enfant ait fini de s’entretenir avec Rebecca. « On va voir le film, hein, Tatie ?! Et je peux avoir des chocolats ? » Le chocolat et Priam vous l’aurez compris. « Bonjour. » Le rire de Becca venait de laisser place au ton le plus platonique qu’il soit donné au monde d’entendre. « Bonsoir. » Même réponse, même ton. Si un public avait pu être présent devant cette scène, à coup sûr qu’elle aurait finie dans la trame « comédie ». Priam toujours fidèle au poste, abordait quant à lui, un sourire jusqu’aux oreilles attendant patiemment la réponse de sa tatie. Ce qui eut l’air de décongeler cette dernière. « Bien sûr, mon grand ! Une promesse est une promesse. Si tu allais ranger des choses ? Il ne faudrait pas réveiller le dragon en oubliant ton inhalateur, hein ? » Intérieurement, Rickon se surprit à sourire face à cette constatation. Imaginant très bien, de quelle manière, on pouvait associer Genesis à un dragon. A dire vrai, il ne lui manquait plus que les flammes. « Maman est pas un dragon, je t’ai déjà dit qu’elle n’était pas grosse, Tatie Bex. » Et Priam se retourna vers sa chambre avec la lenteur d’un escargot.

Un long silence s’installa sans qu’aucun des deux n’est le cran de se fixer droit dans les yeux. Ce fut Rebecca, qui se lança la première. « Alors, comment ça s’est passé ? Il n’a pas été trop turbulent ? Pas de crises d’asthmes ? » Si Priam était turbulent, Wayne devait ressembler à un de ces gosses que l’on nomme hyperactif. Chose qu’il savait peu probable en vue de ses très peu nombreuses visites chez le médecin qui n’ont jamais diagnostiqué ce genre de chose chez lui. « Ça a été. Il parle beaucoup pour un môme de trois ans. » Quant à la crise d’asthme, Rickon savait très bien pourquoi Becca s’en inquiétait. Elle-même avait les poumons fragiles et en souffrait terriblement. « Pas de crise d’asthme non plus, ne t’en fais pas. » Et cette fois, il termina sa phrase sans ajouter quoi que ce soit qui aurait pu la froisser. Des progrès ? Pas vraiment. Seulement, depuis qu’il était au courant que Becca savait pour Wayne, il pouvait savoir ce qu’elle ressentait un minimum. Nouveau silence. Silence que Rickon ne laissa pourtant pas s’installer bien longtemps. « Ça te dirai d’entrer ? Priam à fait un gâteau au chocolat. Il sera content si tu y gouttes. Ah moins que ton corps trop fragile ne te le permette pas. » Oui bon, on ne refoule pas les bonnes vieilles habitudes comme ça non plus.
acidbrain
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Sujet: Re: When fire meet gasoline ♦ RickonVen 20 Mai - 21:45

 
When fire meet gazoline
Elle aurait mille fois préféré que Genesis vienne elle-même chercher son fils chez le père de ce dernier. Non qu’elle n’appréciait pas passer du temps avec l’enfant, c’était surtout qu’elle n’était pas fanatique de ces minutes passées en compagnie du grand blond qui la regardait toujours avec cet air moqueur qui ne l’avait pas quitter ces quinze dernières années. Nombreuses étaient les fois ou elle avait envie de le lui faire ravaler de force. Rebecca n’était pas violente de nature, elle n’appréciait pas la violence, mais dans le cas de Rickon, c’était particulier. Elle ignorait exactement comment leur relation avait commencé, pourquoi elle avait toujours été aussi tumultueuse. Probablement leur nature commune, trop différente, leurs idéologies éloignées l’une de l’autre. Par moment, Rickon lui rappelait ces hommes dans les vieux films de mafias italiennes, sans qu’elle ne sache exactement pourquoi. Il était massif, imposant, une voix rauque, des sourires rares, un caractère inflexible et terre à terre. En même temps, quelle était la différence entre la mafia et les motards. Meurtres, violences, trafiques, elle imaginait que la seule différence marquante était les motocyclettes brillantes et vrombissantes. Qu’est-ce qu’elle en savait? Rebecca n’était pas une professionnelle en sociologie, c’était des sujets qu’elle connaissait qu’en surface, quand bien même avaient elles passée des années au bras du Prince des Motard, elle n’en connaissait ni les codes ni les principes.  Gilliam avait toujours fait de son mieux pour l’éloigner du mieux qu’il le pouvait. Pour sa sécurité, pour le bien de sa réputation ou de sa carrière, elle l’ignorait, mais quelque part, derrière toute cette rancœur, elle lui en était reconnaissante. La petite brune espérait que Rickon aurait le bon sens de faire pareil avec Priam, qu’il le laisserait être un enfant, sans lui apprendre ce code d’honneur si cher aux yeux des bikers.

Échange rapide avec l’enfant trop excité, petite boule d’énergie sautillante et lumineuse qui lui mettait du baume au cœur lorsque les journées semblaient interminables et pénibles. Au vu du caractère terre à terre de sa mère et celui de son père, Rebecca se demandait d’où lui venait cette énergie pétillante, cette franchise dans ses émotions. L’échange amusé avec l’enfant prit fin sur un ton déridé alors que l’enfant retournait vers l’intérieur pour y ranger ses choses. L’avocate  ne se faisait pas trop d’illusion. Avec l’absence de Priam, le silence s’installa et elle se surprit à observer le sol d’un air ennuyé. Entre Rickon et elle, les conversations légères n’existaient pas. Ce n’était que reproches et plaisanteries douloureuses. C’est pourquoi elle essaya de désamorcer la situation, dirigeant la discussion vers l’enfant qui –elle l’espérait- devait faire naître une fierté paternelle chez l’homme. Cette même fierté qu’elle avait vu dans les yeux de Gilliam lorsqu’il parlait de son fils et qui avait le don de lui tordre le cœur. Les réponses de Rickon étaient satisfaisantes. Priam a été sage, il parlait beaucoup, non, il n’avait pas fait de crise d’asthme. Elle hocha doucement la tête. «Gen’ a toujours mit un point d’honneur à ce qu’il soit dégourdi qu’il puisse s’exprimer comme il se doit.»   Expliqua-t-elle en haussant les épaules. Ça et pendant longtemps, elle-même avait pris plaisir à lui lire tout ce qui lui tombait sous la main, des livres pour enfant en passant par Victor Hugo aux ingrédients sur les boîtes de céréales. Ça avait aidé au développement du langage du gamin, enfin d’après les livres. Elle n’était pas plus spécialiste dans le développement des enfants qu’en sociologie, son truc à elle, c’était les lois et les façons légales de les détourner. Ça pouvait être utile, par moment, enfin plus pour les autres que pour elle.

Les mots qui s’échappèrent des lèvres du grand blond par la suite la surprirent plus qu’autre chose. Elle l’observa, incertaine, bien consciente de la pique cinglante qu’il venait de lui lancer. Elle releva la tête vers lui, un sourcil arqué en un accent circonflexe parfait. «Qu’est-ce qui me dit que t’n’as pas mis de la mort-aux-rats, dedans?» Pourtant, elle finit par accepter, non sans hésiter, faisant un pas en avant alors qu’il s’effaçait pour lui laisser champ libre. Elle n’eut pas besoin d’être guidée dans la demeure qu’elle avait visitée plus d’une fois depuis le retour de Gilliam et de Rickon dans les parages. L’air embaumait le chocolat, camouflant l’odeur du tabac froid. Une fois dans la cuisine, elle se retourna vers lui, l’observant de la tête aux pieds, attentive, essayant de le lire comme dans un livre ouvert. Ce qui n’arriverait jamais. Elle était incapable de décortiquer le vice-président. Elle inclina doucement la tête, alors que les mots lui échappèrent avant qu’elle ne puisse réfléchir à ce qu’elle disait. «Comment tu gères la nouvelle? J’imagine que ça ne doit pas être facile à accepter.» Autant sa paternité que le fait d’avoir raté les trois premières années de la vie de son fils. Certes, Rebecca avait eu un choc similaire avec Wayne, la différence étant que le gamin n’était pas de son sang. La douleur était différente. La trahison à divers degrés. Ses prunelles azur allaient et venaient dans la pièce, essayant de chasser les souvenirs, les images, les sensations. «Il est heureux. Que tu sois dans sa vie, je veux dire. Non que ça me fait particulièrement plaisir, j’ai encore du mal à croire que Genesis a eu des rapports sexuels avec toi.» Une pique, comme cent mille autres. Pour la forme, pour cacher son trouble, pour le plaisir de le voir réagir. Son ton était moqueur, les bras croisés sur sa poitrine, les yeux se levant vers le plafond. «Ça reste qu’il t’a réclamé longtemps, qu’il parlait sans cesse du moment où son papa reviendrait.» C’était vrai et ça lui avait brisé le cœur pendant des mois, malgré sa relation avec Rickon. On enfant ne méritait pas de grandir sans l’un de ses parents. Et pourtant, trop d’enfants dans son entourage vivaient cette situation. Ses propres paroles lui rappelaient le visage joyeux du Wayne en ouvrant le présent qu’elle lui avait fait et son cœur sombra dans sa poitrine.


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