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 We're running 'round like we don't care it's gonna leave its marks somewhere. (Sinéad)

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Sujet: We're running 'round like we don't care it's gonna leave its marks somewhere. (Sinéad)Dim 19 Juin - 11:42

We're running 'round like we don't care
Sinéad & Famke
Courir toujours fuir… La poupée avait pris l’habitude de se dépêtrer de ses banalités pour s’adapter, pour vivre comme bon lui semblait. Loin de cette société, loin de sa morosité… Toujours enfermée dans sa prison dorée, elle refusait de devoir affronter la réalité. Pourtant cette soirée là, elle était loin de son confort béat. Elle s’était égarée la brebis fauchée, perdue dans un bar d’une ruelle fréquentée. Où les rires se chevauchaient sous l’assaut de l’alcool galvanisant. Elle était rentrée puis s’était posée dans cet endroit plaisant. Elle s’était même permise de commander une bière pour se détendre quelques instants. Mais vite ses habitudes l’avaient rattrapés alors que ses doigts effleuraient déjà le velours de son carnet. Si elle s’était mélangée à la populace c’était seulement pour se ressourcer les idées, pour réfléchir à l’avancée de son thriller qui ne verrait certainement jamais le jour. Triste espoir de voir son art exposé, la poupée croyait encore en une sombre notoriété. Mais elle n’avait jamais été un éclat de clarté, soulevée par son talent ou  par son aspect. Famke était une rejetée, une outsider dans cette réalité.

Elle avait le coeur vide et le visage livide. La poupée aux sourires acides, elle s’enfermait dans sa bulle futile alors que les échos remontaient au creux de ses tympans perfides. Elle n’écoutait pas vraiment, elle ne réagissait qu’en tant qu’absent. Egarée dans ce carnet qui recensait toutes ses pensées et tous ses protagonistes. Ses doigts filaient sur le papier vierge avec rapidité, elle se libérait de tout son inspiration au bout de son crayon. Comme fascinée, comme possédée par l’élan de ses mots, elle ne réfléchissait plus au présent. Ni au passé ni à l’avenir. Elle était aspirée dans cet engrenage où seule elle pouvait s’insérer, cette utopie qui se dessinait avec une certaine poésie. Car les rimes de son imagination s’écroulaient avec une certaine fascination. Jolie Famke qui se noie dans son encre. Elle abrégeait ses souffrances dans ses écrits avec une certaine hérésie. Les horreurs commises dans ses souvenirs, les cauchemars de mises. Elle oubliait alors que ses phalanges glacées voguaient sur la page blanche avec une divine essence. Essence d’un effacement, d’un enterrement. Celle de cette enfance passée et délabrée. Puis son regard se soulevait loin de cet univers où la réalité ne contenait si peu de vérités. Ses prunelles océans se perdaient sur les flots effervescents de cette marée humaine qui accourait envers de diverses responsabilités. Des visages sans couleurs, sans panaches, sans attaches… Tirés par l’anxiété, égaillés ou bien enjôlés. Toutes des façades sans teintes, des âmes grisées. La société s’empourprait d’une laideur sans pareille sous la méfiance de ce danger constant et permanent. Ce tueur ou cet auteur de grandes oeuvres. Famke était passionnée par l’atrocité, elle était attirée par l’adrénaline de ces faits divers. Comme éprise de cet art ensanglanté. Etait elle folle? Etait elle naïve? Les questions restaient sans conclusions pourtant elle cette adéquation ne cherchait pas de solutions. Peut être était ce la crasse de son foyer qui l’avait rapproché de ce vice inavoué? Cette laideur qu’elle cachait au fond de sa pureté. Elle la poupée, la beauté qui semblait brisée mais qui ne voulait surtout pas se faire réparer. Elle était bancale, attirée par un espoir noir. Celui de se retrouver face à ce meurtrier pour comprendre les enjeux de ces fresques violentes. Elle n’était que contradiction l’adéquation. Et tandis que son regard se perdait dans la foule errante, elle croisait l’ambre réconfortante d’un étranger. Une ambre magnétique et électrique. Vicieuse mais poétique. Elle se renfonçait dans son carnet immédiatement fuyant la tentation et l’obsession de telles prunelles. Préférant aux maux les mots. Mais elle n’avait aucune idée la poupée, que cet aimant aux yeux dérangeants n’était que son seul correspondant. Celui à qui elle avait envoyé des lettres pour une curiosité malsaine. Ce violent qui avait brisé sa douce pour sa vanité. Elle ne l’avait jamais vu en vrai, ne retenant que son identité, mais aujourd’hui deux fantômes s’affronteraient. Deux esprits opposés qui cachaient des secrets bien enterrés.
electric bird.

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Sujet: Re: We're running 'round like we don't care it's gonna leave its marks somewhere. (Sinéad)Ven 24 Juin - 13:23

M A R R Y  T H E  D A R K

famke & sinéad

       

L'abîme alcoolisé de son verre le laisse se plonger encore dans des souvenirs qui ne sont plus que des lambeaux déchirés. On pourrait plaindre ce pauvre pécheur venu se recueillir dans l'antre des plus pauvres, venu prier pour un salut qu'il n'aura décemment plus. On lui verse encore de longues pintes dorées que les murs lambrissés et sombres font paraître précieuses.
L'alcool est défendu pour ce fou. Le triste évènement qui fit de sa vie l'enfer dans lequel il croupi aujourd'hui n'est dû qu'à cet abus. Il buvait trop disait-on. C'est triste pour son jeune âge. Déplorable. Lamentable. Il buvait à en frapper sa femme. Il était plus fou que Barbe Bleue. Cette comparaison l'aurait fait tristement sourire si son esprit n'était pas tant assombri par des idées morbides qui avaient germé là, et qui peu à peu s'enraciner, se faufiler comme le lierre de son âme à ses yeux. Ses deux ambres déjà trop pétillantes pour faire croire à la lucidité.
Ses iris mélancholiques n'avaient plus leur candeur d'autrefois. La sombre cellule de laquelle il venait de sortir avait terni ses joues roses d'adolescent. Elle avait tuméfié ce visage souriant, rieur et charmeur. Elle avait calciné ce trop plein d'égocentrisme, réduisant à néant la personnalité de ce garçon d'antan. Sinéad n'était plus qu'un esprit errant, un fantôme en quête d'un passage vers l'au delà.
Tuez moi. criaient ses yeux malheureux. Achevez ce que j'ai commencé.
Mais personne n'avait la folle audace de lui adresser ne serait-ce qu'un regard. Les vivants le fuyaient alors que les morts le rejetaient. L'errance et la décandence devaient avori raison de lui. On pensait et on murmurait qu'il mourait probablement de ce trop plein de boisson qu'il ne cessait d'ingurgiter chaque soir avant de tituber jusqu'à sa mansarde.
On le jugeait du mauvais oeil, un fils du diable, un enfant trop gâté qui n'avait pas su s'assumer.
Et on déplorait cette pauvre gamine qui venait de se réveiller, la belle au bois dormant qu'il n'avait pu achever. On pleurait sur le sort de cette môme revenu de la mort et on montait au pilori cet affreux garnement aux accents meurtriers.
Et lui n'avait plus qu'à se terrer dans son macabre quotidien à ressassé les erreurs passées. Il n'était que peste et choléra, on le fuyait, on l'accusait on le jaugeait et pire encore on en riait. On riait de ce rescapé, on se gaussait de savoir qu'il n'avait plus les pleins pouvoirs le petit roi. Privé de son sourire enjôleur et de ses doigts charmeurs. On lui interdisait d'effleurer ne serait-ce qu'une courbe d'Aphrodite.

Et si les femmes ne manquaient pas ce soir là, aucune ne s'arrêtait pour engager la conversation avec ce fantôme oublié. Il était aussi transparent que son verre vidé de tout contenu. La mine fatiguée, le visage mal rasé, le pauvre bougre s'extirpe de sa chaise de comptoir, prêt à longer les murs, à s'endormir au milieu des ordures.
Le fantôme se fond au milieu de cette foule vivante, il avance difficilement en quête d'une sortie alors que ses yeux se posent sur une enfant.
Que fait-elle là cette gamine naufragée ? Pourquoi a-t-elle échoué là du haut de ses quinze ans ?
Et plus encore étrangement, c'est que son regard à elle n'est pas vide ni insignifiant. Cette môme le voit, elle le regarde sans jugement. Il reste debout, au milieu de cette foule mouvante. Il reste immobile alors que ses sens endormis se réveillent.
Il fait un pas, puis deux pour rejoindre ce coin perdu, en marge de la cohue. Il s'accoude au mur sans parler. Il aurait peur de se faire repérer, ce fantôme si il se met à parler. Il reste muet, ses yeux seuls exprimant la vie qui sommeille en lui.
Il se tait, observant la distance imposée, n'ayant ni le droit ni l'idée de l'aborder. Il la détaille simplement, cette enfant qui sera la cause de bien des tourments.

(c) khάη

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Sujet: Re: We're running 'round like we don't care it's gonna leave its marks somewhere. (Sinéad)Jeu 30 Juin - 2:51

We're running 'round like we don't care
Sinéad & Famke
Petite poupée elle avait les yeux grands écarquillés face à cet étranger que les visages ternes n’osaient affronter. Comme attirée par toute cette incohérence, elle se renfermait sous son ignorance. S’échappant de cette triste fascination, elle se brisait sous cette honte de substitution en divergence avec toutes ses autres émotions. Car sa curiosité l’éveillait à la beauté endormie, à la jolie emplie de folie. Son intérêt l’alimentait à chaque journée tandis qu’elle cherchait dans la laideur de cette société un joyau ensanglanté. Pauvre tarée qui se teintait derrière ses traits poupins, elle croyait encore pouvoir trouver le malsain. Mais en voyant ce gars là, cet homme qui semblait affaibli par le déni, elle avait recelé dans l’ancre de son ambre une sombre violence, des étincelles pétillantes qui contrastaient avec la beauté de sa façade de dureté. Famke elle s’attardait sur les détails et non pas sur les préjugés. Elle était encore une gamine qui préférait imaginer et observer que concéder et parler. Pauvre fille qui avait la bouche cousue, ses pensées étaient toutes dévolues sur ce tordu. Lui qui semblait captif d’une précarité sous-jacente, blessé sous ces traits de charmeur délabré. Il avait tout pour plaire et pourtant il faisait fuir chaque princesse aux coeurs dévoilés. Avec sa barbe mal rasée, ces lourdes poches sur ces paupières, il teintait son charme venimeux pour oublier les enjeux. Mais la poupée était aiguisée par tout cet attrait au point qu’elle le dévisageait sans même s’en soucier. Puis le choc, plus la collision. L’ambre rencontrait l’émeraude. Sous une tension peu cohérente, une fascination dérangeante. Et elle, elle s’enfermait dans son carnet pour mieux s’échapper. Car sa peur résidait dans la sociabilité. Elle qui refusait de se mélanger aux autres, préférant sa situation de rejetée pour mieux subsister. Elle ne pouvait se permettre de tisser le moindre lien avec quelqu’un. C’était ainsi, c’était sa vie… Elle se contentait de l’inertie de cette existence sans mélancolie. Sombrant dans sa solitude, pour se renforcer, pour lutter.

Mais à cet instant, toutes ses priorités s’évaporaient. Elle gribouillait quelques mots pour éviter la moindre tentation mais toute ses pensées étaient tournées vers cet homme. Alors elle se levait, s’interdisant de céder. Elle payait son addition au comptoir avant de fuir la dépravation. Mais en rangeant ses affaires, elle fonçait droit sur l’origine de ses interrogations. Les yeux baissés, elle venait heurter la silhouette carré de cet homme, faisant tomber son carnet ainsi que les pages qu’elle avait gravé de ses mots. Elle ne faisait plus attention la poupée, elle se jetait sur ses écrits pour tout cacher, tout envelopper dans l’obscurité de son bouquin. Honteuse et songeuse. De ses doigts fins, elle écrivait un simple pardon sur une page vierge puis elle se relevait pour le montrer à cet étranger. Mais soudainement elle se rendait compte de son erreur. Son corps se paralysait, ses yeux jadis flirtaient avec l’encre de ce regard ambre. Le danger se tenait tout près et il la fixait. Famke elle se retrouvait dans un tourment tremblant, gênée mais également intimidée. Elle était piégée face à cet homme qui n'était qu'un fantôme familier. Mais pourtant un sourire sincère venait se tisser sur ses lèvres rosées, un rictus sincère qui tentait de dissimuler toute sa misère. Elle le détaillait mais sans méfiance aucune, ne se souciant peu des regards étrangers qui observait cette scène interdite. Elle était aspirée par toute sa curiosité et par toute l'essence de cet étranger. Car ce brun avait quelque chose de particulier. Son regard cherchait condamnation mais son ses traits cherchaient une libération. Il semblait être une bête de foire sans espoir, et peut être que ce désespoir était ce qui attisait les pensées noires de cette folie?
electric bird.

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