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 now gimme that fire

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bad blood - we live here

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Sujet: now gimme that fireJeu 23 Juin - 23:34

September 12th 2015, 03 : 24

Jimmy était furieux. Rien de bien étonnant à ça, remarquez, parce que ça faisait maintenant plus de deux ans qu’il se baladait partout avec un constant foyer de colère sourde au creux de l’estomac, mais ce qu’il avait ressenti cette semaine était différent, bien différent de ce qui n’était au fond qu’un symptôme de sa mort prochaine. Tous les condamnés blâmaient la Terre entière, il ne faisait pas exception. Mais il était suffisamment intime avec ça pour reconnaître qu’il y avait autre chose. Quelque chose qui, contre toutes attentes, ne venait pas de lui, pas de son corps, pas du destin. Comme quoi l’influence de Désirée était-elle peut-être bel et bien morte : son environnement l’affectait de nouveau. Il ne savait pas trop si c’était une bonne ou une mauvaise nouvelle pour sa santé mentale – il refusait obstinément d’en mentionner le moindre mot à son psy, mais c’était un fait. C’était peut-être même de son fait, qui savait. Il s’était bien laissé avoir des amis. Deux. Deux, ça faisait un pluriel.

Des amis, et des bleus, se souvint-il en escaladant une poubelle. Il fallait bien avouer que sentir son poignet l’élancer dès qu’il bougeait et avoir mal quand il souriait trop fort n’arrangeait pas son humeur. Et l’empêchait d’oublier à quel niveau Fairhope s’était laissée couler. Il sauta à bas du mur, ignorant royalement les plaintes de son dos et de ses jambes, et jeta un coup d’œil alentour. Techniquement, c’était ouvert, mais il ne tenait pas vraiment à passer sous la lumière. Ou plutôt vraiment pas. Il n’avait jamais vraiment trouvé de charme à pouvoir se faire attraper. Les actes lui suffisaient en eux-mêmes. Qu’il s’agisse de tags ou de mettre sa vie en équilibre sur une corniche, d’ailleurs. Soit, ce n’était pas comme si les flics avaient le loisir de courir après les petits tagueurs après la dernière boucherie publique de leur psychopathe local. N’empêche. Signer ou mettre un visage derrière ses tags détruirait le message. Un peu comme Anonymous. En fait, exactement comme Anonymous. Il ne pouvait que prier avoir des copieurs.

Il tira légèrement sur son bonnet, puis sur la capuche par-dessus. En réalité, c’était plus une expérience qu’un projet. Mais on pouvait toujours rêver, et il était curieux de voir si ses menaces auraient un quelconque effet. Sur le Poète, probablement pas. Le tuer pour une connerie pareille ferait plus de mal à son image qu’à ses proies. Mais à défaut de changer la peur de côté, peut-être y avait-il moyen de citer l’évidence. L’évidence étant, bien sûr, « sortez-vous les doigts, Fairhope ». Même si, à son grand dam, il était nécessaire de formuler ça de manière légèrement plus poétique. Eh. C’était ça, de jouer dans la cour des grands, aussi. Il fallait une certaine finesse politique pour laquelle il n’avait plus la patience. Il jeta un coup d’œil alentour, puis attrapa la lanière de son sac pour en extirper sa bombe. Souvenir, souvenir, il n’y avait pas touché depuis le NO FUTURE qui défigurait l’hôpital de Mobile. Enfin, ils l’avaient sûrement nettoyé aussi vite qu’il l’avait écrit, mais les idées étaient plus persistantes que la peinture rouge. A part peut-être lorsqu’elle se coinçait sous les ongles, mais c’était l’avantage des gants de moto. Enfin, toujours était-il que le besoin de s’exprimer en format large était revenu. Plus en son nom, mais revenu quand même. Toujours pour des questions de vie ou de mort. A croire qu’il était plus drama queen qu’il en avait l’air.

Il avait hésité sur la formule. Sur l’angle à adopter. Remember, Remember the 6th of September l’avait tenté, juste parce que c’était l’effet qu’il aurait rêvé avoir, et qu’une bonne vieille insurrection aurait peut-être rappelé aux puissants de ce pays qu’il y avait des gens derrière le fait divers, mais l’adresse était trop ambigüe. Elle sonnait trop comme une menace, et faire flipper une foule qui se cachait déjà derrière sa peur n’était vraiment pas le but. Il valait mieux faire clair et efficace, quitte à sonner rassurant. Parce que ça non plus, ce n’était pas le but. Il agita son arme, vaguement échauffé par le cliquetis familier de l’aérosol, eut la bonne idée de se nouer un foulard sur le museau pour éviter de s'asphyxier tout seul comme un grand, puis se lança dans un grand A. Pourquoi il s’en mêlait, ça, même lui ne savait pas. Il aurait très bien pu continuer de ruminer sa rage dans son coin et attendre le prochain bain de sang. Mais … il ne pouvait pas, ça l’exaspérait trop. Il avait suffisamment d’inéluctable dans sa vie pour ne pas accepter celui-là. Et puis il détestait l’assassin de la petite Rose Howard bien plus qu’il ne détestait les connards qui lui avaient marché dessus dans la salle de conférence. Même s’il leur cracherait bien dessus, à l’occasion, il ne fallait pas exagérer sa noblesse non plus.  

Et puis, tant qu’à ne pas avoir peur, autant se rendre utile, non ? C’était bien là son unique pouvoir, son unique avantage sur tous les autres appliqués à défendre leurs chances de survie. Ça et bien sûr l’absence totale de respect pour l’espace public, mais ça venait avec.

AN A

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Sujet: Re: now gimme that fireMar 26 Juil - 0:00

Lysandre détestait l’été, les plages noircies par les touristes venus se faire dorer la pilule en sirotant des menthes à l’eau et en se laissant cramer au soleil toute la journée. Courir toute l’année après les chiffres et le profit pour finalement se griller les neurones sur le sable, des milliers de grains sur lesquels l’horreur ne semblait plus exister, le sang des victimes ruisselant sur les trottoirs sales de la ville, à l’abris des regards, là où les vacanciers refusaient de s’aventurer. Il ne comprenait pas cet engouement soudain pour la paresse, cette envie de se laisser mourir de chaud pour mieux dorer sa peau, la faire cuire. Il détestait ces attroupements nocturnes de jeunes gens éméchés sur les bords de mer, sur son territoire, là où il pouvait cueillir le calme et se donner l’impression d’avoir conquis un énième royaume. Ses regards assassins frappaient la foule avec autant de haine que son regard bleuté le lui permettait, les vagues meurtrières autour de ses pupilles sombres venues happer le monde et le réduire en cendres. Il détestait la chaleur et le vent chaud du mois d’août qui s’engouffrait dans ses cheveux clairs, pareils à des flammes chancelantes, affaiblies par le souffle divin, sur le point de s’éteindre. Il détestait les regards inquisiteurs, ceux qui s’égaraient sur sa propre chair pour le juger trop pâle, malade, étranger qu’il était dans son envie de garder sa peau à l’état naturel.

Le mois de Septembre avait presque tardé à pointer le bout de son nez, raccourcissant les jours, ramenant la pénombre à une heure décente, forçant les gamins à retrouver le chemin de l’école et les plus âgés à fuir la fraicheur des vagues et de la brise marine. Même le Poète avait repris du service, c’était bien la preuve que l’été était passé, bel et bien terminé, un mauvais souvenir que Lysandre pouvait ranger dans un coin de sa mémoire jusqu’au prochain été où la chaleur finirait par avoir raison de lui. Plus que jamais, les rues lui appartenaient, et après avoir dormi tout le jour - ou fait semblant, dissimulé sous une épaisse couette -, il s’était décidé à mettre le nez dehors, ses lèvres teintées d’un rouge profond, ses yeux soulignés d’un trait noir, ses cheveux encore emmêlés et imprégnés de l’eau de cologne de l’homme qu’il avait visité la nuit précédente. Ses pieds nus se faisaient malmener par le pavé, mais Lysandre avait pris l’habitude, ballerine des rues aux talons ensanglantés.

Il s’était d’abord arrêté devant les enseignes aux rideaux métalliques baissés, face aux vitrines vides, dépouillées de tous leurs biens jusqu’à ce que le propriétaire des lieux ne se décide à rouvrir. Plusieurs jours déjà que la ville était en deuil, qu’elle avait cessé de respirer, qu’on avançait tête baissée sans croiser de regards par peur de se remettre à sangloter. Les côtes saillantes et le ventre vide, le blond avait fait de nombreux détours jusqu’à la mairie, jusqu’au port, jusqu’au premier food truck encore ouvert où il demanda un bout de pain avec un peu de fromage avant de continuer sa route, avant de se mettre à compter ses pas, son talon droit collant les doigts de son autre pied, funambule en équilibre entre le réel et la fantaisie. Il se surprit à songer à Jacob quelques fois au cours de sa promenade, se demandant où il pouvait être et ce qu’il pouvait faire, avec qui et pourquoi, s’il avait plus de mal à respirer sans Lysandre à ses côtés ou s’il survivait. La pensée le fit sourire tant la réponse lui parut évidente et il reprit sa route, s’égarant devant l’église avant d’aller se perdre dans une partie de la ville qu’il connaissait moins bien, réputée pour être mal fréquentée, surtout à une heure aussi tardive. Ce n’était pas si grave dans le fond, car depuis la découverte d’un corps dans une salle de conférence, Lysandre n’avait de cesse de s’imaginer à la place de cette pauvre victime. Pas par compassion ou même par crainte, mais bien par simple curiosité. Juste pour entendre le son de la chair qui se déchire sous la lame du crime.

« Tu ne devrais pas faire ça. » Il s’était arrêté devant l’artiste de pacotille, le Van Gogh des rues qui s’apprêtait à souiller les murs, les sourcils froissés face à cet affront. « Range ça tout de suite, c’est un conseil. » Après tout, il s’agissait de son royaume.

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Sujet: Re: now gimme that fireMer 21 Sep - 1:46

Un sursaut. Un sursaut fugace, à peine visible, mais de l’huile sur un brasier d’irritation tout de même. Personne ne dormait jamais, dans cette foutue ville ? Ils auraient au moins pu avoir la décence de se barricader chez eux, merde. Ne serait-ce que cette nuit. Pour une fois qu’il se mêlait des affaires d’autrui du bon côté des mœurs, il fallait quand même qu’on vienne le harceler au beau milieu de nulle part ? Le hasard n’avait vraiment aucune décence. L’espace d’un instant, il pensa à Willow, le seul carambolage qui ait mené à quoi que ce soit de plaisant, et il retint la main qu’il tendait vers sa prochaine lettre géante. Peut-être ne serait-ce pas si mal de parler à un autre être humain, ici, maintenant, là où les circonstances et l’absence chronique de sanglots et de violons faisaient déjà d’eux des grands malades… Théoriquement, ça marchait plus ou moins. Le seul souci étant sans doute qu’il n’avait aucune envie d’être vu, identifié ou d’interagir ce soir. Il n’était pas là pour ça, et il ne demandait qu’à faire fuir son monde.

… Alors si le nouveau venu était là pour l’arrêter, ça risquait de mal finir. Il termina son R d’un revers rageur du bras, et laissa échapper un soupir à travers son foulard. Un conseil, hein ? Il n’était pas foncièrement fan de ces trucs-là. Quand ils n’étaient pas purement dictés par l’envie de contrôler les affaires d’autrui, il s’agissait de sculpter les gens en une version plus conforme. Autant dire qu’il ne les écoutait pas souvent. Et de toute façon les intentions du nouveau venu importaient peu. Il se fichait de ses raisons. De ses actions, un peu moins, parce qu’il n’était pas en état de se lancer dans une bagarre, et que du peu qu’il pouvait en juger, il avait affaire à un homme. …Bon, certes, il n’était jamais en état de se battre, et nombre de filles l’auraient sans doute envoyé voler d’une pichenette, mais peu importait. Ce serait encore pire, quoi. Et puis, en venir aux mains pour un vieux mur de Cowpen Creek, vraiment ? Cela faisait une bonne poignée de mois qu’il s’attendait à ce que les habitants de Fairhope pètent un câble et commencent à se mettre sur la tronche, mais il n’avait jamais envisagé être l’un d’entre eux.

Remarquez, en théorie, il pourrait toujours se trouver un autre mur. Mais ce mois avait pris trop d’élan et l’avait rempli de trop d’électricité pour accepter de le libérer maintenant. Ce n’était pas le mur, le problème, voyez, mais le message. Cette histoire de ciel et de l’imbécile qui regarde le doigt. Hé bah voilà, en l’occurrence, le doigt était une bombe rouge, et l’imbécile s’offusquait sur un petit graffiti. Bizarrement, si la pensée que l’étranger pouvait être le Poète qu’on cherchait partout ailleurs le traversa, elle n’arriva pas à s’enraciner. Non, parce que c’aurait été trop parfait. Mourir comme ça, dans un ultime acte de rébellion, désintéressée cette fois-ci, des mains de sa cible ? Même le Poète n’était pas ringard à ce point. Ou s’il l’était, c’était de rire qu’il allait décéder, avant même de se faire charcuter. M.

- … Sinon quoi ?

Il agita de nouveau la bombe, haussant vaguement les épaules.

- Tu ne sais même pas ce que je fais.

Il doutait fortement que ça ait une quelconque importance ou que l’invité surprise comprenne ses intentions, remarquez, mais si ça pouvait le délayer suffisamment pour lui donner le temps de finir son tag et se barrer, ce ne serait pas complètement une perte de salive. Ou de temps, parce qu’il en avait bien moins. Ou d’air. Enfin bref, c’était l’idée. Il tira sur son foulard pour dépêtrer ses mots du tissu, jugeant au passage que s’il s’asphyxiait, ce serait une distraction bienvenue, et chercha autre chose à dire, aussi vide serait la phrase.

- Merci pour le conseil, ceci dit, c’est noté.

Rangé au même niveau que "c'est illégal, ce que tu fais". A savoir pas très haut sur sa liste de priorités.

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Sujet: Re: now gimme that fireLun 17 Oct - 21:56

Il se redressa ; avec la lenteur et la prestance d’un monarque, ses poumons se déchirant presque à chaque inspiration, le prince ravissant l’air autour de lui pour mieux l'accaparer. À bien y réfléchir, il s’approprierait le territoire en refusant à autrui le doigt de respirer si seulement il en avait le pouvoir. Mais au lieu de cela, il devait se contenter de fades remarques, de regards en biais, de compliments déplacés ou de conversations banales et soporifiques ; il devait se contenter d’exister, de cohabiter avec le reste de l’humanité quand tout le laissait penser qu’il n’avait pas sa place au milieu de cette foule au quotidien insipide. C’était sans doute la raison pour laquelle il avait fini par attirer le maire dans ses filets, gardant le deuxième homme le plus important de la ville à ses côtés, histoire de ne pas laisser trainer les torchons trop près des serviettes et ne s’entourer que de ce qui pouvait avoir une réelle utilité. Certains autres êtres humains ne lui étaient pas désagréables, telle que Désirée par exemple, dont la présence ne le dérangeait pas spécialement. Mais elle n’était pas d’ici, et comme tous les autres touristes qui étaient venus envahir ses contrées, il faudrait qu’elle songe à rebrousser chemin à un moment ou à un autre. Pour faire simple, il n’y avait donc guère que ses grands-parents dont il ne pouvait pas se séparer.

Un soupir, pour répondre au sursaut de l’inconnu autrement appliqué à abîmer sa ville, la souiller à l’aide d’une bombe remplie d’encre rouge. Un choix sans doute calculé. Qu’est-ce qui ne l’était pas à Fairhope ? À croire que ces humains n’avaient visiblement rien de plus intéressant à faire. Lysandre pencha la tête, à la façon des parents agacés surveillant les devoirs de leurs progénitures pour mieux avoir le plaisir de pointer leurs erreurs du bout du doigt. Enfin, après tout, qu’est-ce qu’il en savait ? Pas de père, pas de mère, juste des bouts de chair et des organes froissés entre deux plaques de taule lancées à toute vitesse, des litres de sang et des os brisés qu’on avait certainement brûlé avant de les offrir en souvenir à Leon et Granny. De la cendre pour mieux se rappeler le passé parti en fumée, des éclats d’étoiles, de la vulgaire poussière, de la poudre aux yeux. La mort l’avait pratiquement vu naître, il la transpirait, elle ruisselait de ses pores, alors plus rien n’avait lieu d’exister autour de lui. Rien ne gravitait, rien ne pouvait éclore ou grandir. Surtout pas au creux de la nuit noire de Fairhope, quand ses pieds nus réchauffaient le pavé, que ses phalanges prenaient soudainement des allures de dagues et que son regard paraissait aussi affuté qu’un couteau.

« Tu fais le malin, voilà ce que tu fais. Tu le feras moins quand il t’aura retrouvé. » Pas besoin d’expliquer à qui il faisait soudainement allusion, tout le monde ici savait qui il était sans jamais l’avoir croisé, ou en tout cas sans le savoir ni le provoquer. « Range ça avant qu’il s’énerve. » La perspective que le bourreau puisse être en train de les observer à cet instant n’effrayait pas du tout Lysandre. Au contraire, c’était un sentiment nouveau qui l’enivrait à présent, les entrailles chauffées au fer rouge, embrasées. Un élan de fierté ? L’excitation ? La folie. Certainement. Quelque chose de profondément vivifiant, dans tous les cas. Les sourcils froncés, le blond entreprit ensuite de déchiffrer le message que cet individu semblait déterminé à laisser sur ce mur, s’y reprenant à plusieurs reprises - ses yeux ne lui permettant évidemment pas de voir dans l’obscurité - et si cela n’avait pas été pour le lampadaire et ses jets saccadés de lumière dans leur direction, il n’aurait jamais su de quoi il s’agissait véritablement. « An… Arm ? » Il leva les yeux au ciel. Pitoyable. Définitivement pitoyable. « An arm for an arm, is that what you’re going to write ? » La prince de pacotille n’était pas encore assez détaché de la société pour ne pas être au courant de ce qui s’était produit une semaine auparavant, tandis qu’il était ailleurs - loin, dans les draps de Jacob. Une salle de conférence, un autre litre de sang, des mots venus allonger la longue liste de victimes de l’autre malade.

« How original. » Les gens avaient décidément bien trop de temps à perdre. Pas lui.

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