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 Until we meet again ♦ Adam

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Sujet: Until we meet again ♦ AdamJeu 7 Juil - 8:12

 
Until we meet again
Son père lui avait téléphoné, ricanant à demi en lui répétant les dernières nouvelles qui avaient fait le tour de Fairhope à la vitesse de la lumière, comme s’il ne se souvenait pas qu’elle y vive. Le Poète avait encore frappé. Surprise. En avait-elle entendu parler? Rebecca avait retenu son agacement en lui répondant. Oui, elle le savait, Genesis y était. Oui, elle savait que la dernière victime n’était pas morte, mais qu’il n’était pas le plus chanceux des hommes présentement. Il avait eu le don de l’agacer dès qu’il avait ouvert la bouche. Il faut savoir que la relation entre le père et la fille n’avait jamais été facile, enfin, pas d’aussi loin que la petite brune se souvenait. L’homme n’avait eu aucun scrupule à l’envoyé chez ses grands-parents après la mort de sa femme, comme si l’envie d’avoir un enfant s’était évaporée en même temps que la vie dans les yeux de son épouse. Puis, finalement, son paternel annonça que l’idiote de victime était en fait son cousin, le fils de sa tante. Nouvelle lancée d’un ton moqueur qui causa une douleur dans le milieu de sa poitrine. Rebecca tâcha rapidement de terminer la conversation et une fois débarrasser des propos détestables du vieil homme, elle avait réfléchi à la situation. Ça remontait à loin. Les souvenirs précédents la mort de sa mère étaient plus que rare. Ce soir-là, dans le silence de la villa qu’elle partageait avec sa meilleure amie, l’avocate éplucha les vieilles photographies jaunies par les années. Sur certaines d’entre elles, il y a un petit garçon souriant et derrière chacune d’elle, un prénom et un âge. Probablement une coïncidence. Combien de gamins étaient affublés du prénom d’Adam aux États-Unis? Sûrement beaucoup trop pour être certaine de son coup.

Ce ne fut que le lendemain qu’elle se réveilla aux sons de la sonnerie stridente du téléphone. Une voix rouillée prononça son prénom et malgré son esprit embué, il ne lui fallut pas très longtemps avant de reconnaître la voix de sa grand-mère à l’autre bout du fil. « Becca, tu dormais encore? Tu as vu l’heure?» Sept heures dix… ouais, elle a vu l’heure. Sa grand-mère avait toujours apprécié la réveillé trop tôt les matins, pour lui faire pratiquer son piano ou lui faire réciter ses leçons. C’était souvent pénible, mais elle savait que la vieille femme croyait bien faire. «J’ai travaillé tard, hier soir.» Plus ou moins véridique, mais elle n’avait pas besoin de le savoir ça. La dame s’enquit de son état de santé, son accent britannique roulant sur sa langue à chaque mot prononcé. « Tu as probablement vu les informations à l’heure qu’il est, ma chérie. Je me demandais seulement si tu avais été rendre visite à ton cousin après la tragédie.» Rebecca, encore à demi endormie, arqua un sourcil, perplexe. «Papa avait raison alors…» De l’autre côté du combiné lui parvient un rire moqueur, un peu cynique. C’est souvent le cas quand on fait référence à son père. Ça l’a toujours été. Rebecca devine sans mal l’expression de la femme, l’air de dégoût sur ses traits. « Pour une fois, ce bon à rien ne dit pas que des idioties.» Sa grand-mère n’avait jamais approuvé l’époux de sa fille, disant que cette dernière méritait mieux. Elle avait sans doute raison. Si elle avait épousé quelqu’un d’autre, elle ne serait probablement pas morte dans une maison d’été, devant les yeux de sa gamine. La discussion se termina finalement après que la vieille femme lui ait fait promettre d’arrêter à l’hôpital.

Toute la journée, plongée dans la paperasse du boulot, Rebecca hésitait, chancelait. Devrait-elle vraiment aller voir ce cousin qu’elle n’avait pas vu depuis plus de vingt-sept ans et dont elle n’avait aucun souvenir? Elle réfléchit au sujet la majorité de la journée et ce n’est qu’à la sortie du bureau qu’elle prit le chemin de l’hôpital, non sans arrêter acheter fleurs et chocolats. Chose idiote. Qu’est-ce qu’elle ferait s’il était allergique au pollen ou s’il n’aimait pas le chocolat? Il y avait cette drôle de boule dans le fond de son estomac qui lui disait que c’était une mauvaise idée, qu’elle ne devrait pas y aller, qu’elle devrait continuer le reste de sa vie comme si elle ignorait toute cette histoire. Sa plus grande question était de savoir pourquoi personne ne lui avait dit qu’elle vivait dans la même petite ville que son cousin ? L’ignoraient-ils avant que l’histoire soit médiatisée? Peut-être. Il n’en reste pas moins qu’elle gara finalement sa voiture devant l’hôpital et elle sortit finalement de l’habitacle, passant les portes automatisées pour s’enfoncer dans les couloirs immaculés et bondés de l’hôpital. Elle s’arrête devant le comptoir des infirmières, essaie d’attirer l’attention de la vieille femme à l’air boudeur qui lit un dossier avec l’air d’une psychopathe voulant assassiner le premier qu’il viendrait troubler sa paix. Rebecca osa pourtant, se raclant la gorge pour attirer son attention, se hissant légèrement sur la pointe de ses pieds pour pouvoir l’observer par-dessus le petit comptoir. C’était souvent pénible d’être si petite. «Excusez-moi, Madame, je me demandais si vous saviez où se trouvait la chambre de Mr Miller? » L’infirmière leva les yeux vers elle, sévère et de mauvaise humeur, comme si on lui avait posé cette question des centaines de fois dans la dernière heure. « La troisième à droite. Les visites terminent dans trente minutes, pas de temps supplémentaire.» Et sans un mot de plus, sans même répondre aux remerciements de l’avocate, elle se détourna. Prenant son courage à deux mains, la jeune femme s’avança vers la chambre désignée et toqua doucement contre le bois usé. Il était là, dans son lit, sans doute moins mal en point qu’elle se l’était imaginer au départ, non qu’il avait bonne mine cependant. Rebecca s’avança doucement, déposant les chocolats sur la petite table de chevet avant de tendre sa main vers lui. «Adam, c’est ça? Je sais que ça paraît un peu étrange et que vous n’avez probablement pas besoin de ça maintenant. Vous ne vous rappelez certainement pas de moi, Rebecca, nous sommes cousins… » À peine les mots prononcés, elle avait envie de se cogner la tête jusqu’à ce que mort s’en suivre. Sérieusement? Elle ne pouvait pas être plus indélicate?!

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Sujet: Re: Until we meet again ♦ AdamMar 23 Aoû - 22:06

Des vagues de visages venaient le défigurer chaque jour, tant et si bien qu’Adam avait rapidement pris l’habitude, ne comprenant pas vraiment ce qui se tramait autour de lui. Les regards des médecins, puis des visiteurs, des élus locaux ou d’autres patients intrigués se posaient constamment sur lui, particulièrement sur son bras encore recouvert d’un épais bandage pour que personne ne puisse voir les lettres de sang se dessiner à travers le tissu blanc. Il avait vu défiler bon nombre de représentants ou d’officiers, tantôt là pour monter la garde ou pour lui poser mille et une questions sur ce qui lui était arrivé. Le colonel Åkerfeldt avait bien fait de le mettre en garde dès qu’il avait repris suffisamment de force pour être en état de comprendre : ne rien dire, ne se confier sous aucun prétexte, à part au colonel directement. Pas même quelqu’un qui se serait déplacé en son nom, ni même encore au maire en personne. Sceller ses lèvres et ne se contenter que de détails infimes. Il avait encore le droit de dire ce qu’il ressentait, de pleurer sur les épaules de ses proches et se blottir contre eux si toutefois il en avait besoin ; mais non, Adam n’avait pas ressenti cette nécessité. Il s’était contenté de serrer les mains qui s’étaient tendues vers lui sans la moindre hésitation, un sourire indélébile figeant ses lèvres. On avait tenté de lui expliquer que sa vie avait basculé, qu’il était devenu une victime parmi tant d’autres, une goutte de plus au milieu de l’océan, mais Adam s’était contenté d’hausser les épaules avant de s’émerveiller devant un bouquet de fleurs blanches qu’on lui avait fait parvenir, se retournant vers ses amis qui avaient naturellement fait le déplacement jusqu’à son chevet afin de les remercier de leur présence.

Pas une larme. Pas la moindre plainte, ses lèvres se pinçant à peine à chaque fois qu’on venait refaire son pansement ou qu’on s’assurait qu’il n’était pas étourdi, que les migraines avaient bel et bien disparu, et qu’il mangeait avec appétit malgré les plats peu ragoûtants qu’on lui présentait chaque jour. Le plus dur dans toute cette histoire, c’était de devoir contempler les nombreuses boîtes de chocolats et autres confiseries que des inconnus avaient souhaité lui offrir, sans pouvoir jamais y toucher. Fichu diabète. Il se serait pourtant fait un plaisir de pouvoir se noyer dans les confiseries en contrepartie de ce qu’il avait traversé, mais ce n’était malheureusement pas pour cette vie-là. Dur de se dire qu’on n’était rien face à un carré de sucre quand on venait d’échapper au pire… Tant pis, ce serait pour les autres, et Adam partageait ses cadeaux avec les infirmiers qui venaient prendre soin de lui, ou avec celles et ceux qui lui rendaient visite le plus souvent possible.

Ce jour-là, tout le monde était parti de bonne heure. Il y avait ceux qui travaillaient, qui n’avaient pas forcément le temps de rester jusqu’à la fin des horaires de visites, ou encore ceux qui ne voulaient pas épuiser Adam à force de trainer dans ses pattes. Et puis, il y avait Jesse. Jesse qui ne souriait plus, qui hochait à peine la tête dès que le blond lui parlait, qui restait quasiment muet, trop distant pour qu’Adam n’ait pas déjà l’impression d’être seul. Alors il préférait se concentrer sur autre chose, sur les récits de la petite Louise déjà passionnée par l’école et les leçons de sa maîtresse, qui venait lui montrer ses cahiers sous le regard de sa mère qui paraissait toute aussi affectée que les autres. Il n’y avait guère qu’avec Louise que la nouvelle victime du Poète pouvait discuter sans lire la tristesse ou la pitié dans le fond de ses prunelles bleues, ce qu’il appréciait particulièrement. Le trentenaire avait d’ailleurs fini par perdre patience plus d’une fois, renvoyant toute la troupe de là où elle venait puisqu'elle semblait s'être déplacée dans le seul but de pouvoir se morfondre et s’apitoyer sur son sort. Exceptionnellement, Adam était donc seul quand une jeune femme fit irruption dans la pièce, sa chevelure brune tombant sur ses épaules.

« Pardon ? » Il avait déjà serré la main de l'inconnue sans attendre la suite, écarquillant les yeux maintenant qu’elle lui avait confié la raison de sa venue. « Vous êtes sûre que vous êtes dans la bonne chambre ? » Après tous les illuminés qui avaient croisé son chemin au cours des derniers jours, il ne serait pas étonnant que cette fameuse Rebecca soit en réalité une patiente échappée du service psychiatrique. « Vous devez faire erreur, je ne crois pas avoir d’oncle ou de tante. » Et avec un père six pieds sous terre et une mère perdue dans la nature - si toutefois elle était encore en vie -, Adam n’avait pas franchement les moyens de vérifier les dires de la jeune femme par lui-même.

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