AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez | 
 

 Don't ever say you're lonely, just lay your problems on me

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Invité


 Invité


Sujet: Don't ever say you're lonely, just lay your problems on me Mar 9 Aoû - 23:32


It's the least I can do, cause when I fell, you pulled me through
 Allez, on s’aplatit. S'il vous plaît.
De toute évidence, le jeune homme était atteint de ce que l'on pouvait communément appeler dans sa famille le syndrome de l'épi Crawford. Ou la maladie Harry Potter, tout dépendait le point de vue. Ses cheveux refusaient obstinément de se coiffer, quel que soit le shampoing utilisé, la brosse, les produits. Rien n'y faisait. Ses cheveux avaient une implantation et une disposition volontairement chiantes. Comme si galérer à réaliser son rêve n'était pas suffisant, il avait fallu que Dame Nature lui donne des airs de cactus. Aaron se consolait vaguement en se disant qu'il ferait une excellente tête à coiffer pour toutes les petites filles de la ville, qui se verraient irrémédiablement attiré par sa tignasse si fabuleusement désordonnée. A en faire pâlir un coiffeur, si si.
Comme tous les matins depuis qu'il avait compris que ce n'était pas du tout une serpillière qu'il avait sur la tête, ou les poils du torse de son père, le jeune homme ordonna le tout comme il put avec quelques coups de brosse bien placés (si on veut) dignent du CAP Coiffure le plus proche, avant de sortir de la salle de bain pour rejoindre la cuisine. Pour se consoler de cette injustice capillaire, il avait bien le droit à un café, après tout. C'est sans vraiment de surprise qu'il constata la présence d'une masse qui lui était bien connue depuis son enfance étalée sur la table, au milieu de cahiers, de feuilles volantes, de stylos et de crayons à papier. Heather Carter, passion papeterie. Il eut un petit sourire amusé, passant près d'elle et sa crinière blonde lui tombant sur le visage en mèches désordonnées. Il n'en doute pas une seule seconde : Elle avait passé la nuit ici. Bien que la situation se voulait propice à une franche rigolade, le jeune homme ne la réveilla absolument pas.
Pas tout de suite, au moins. Il préférait d'abord se faire son petit café. Ou plutôt deux. Un pour lui, un autre pour cette Heather encore dans un profond sommeil. Combien de temps avait-elle dormi, encore une fois ? Vu l'heure, pas beaucoup. Poussant un soupir, il plongea ses lèvres dans sa boisson agrémentée d'une pointe de caramel et d'une bonne tonne de lait, comme il les aimait. Avec beaucoup de mousse. Il avait toujours aimé la mousse, que ce soit dans ses boissons ou dans son bain quand il était tout gamin. Dégageant une mèche de cheveux du visage de sa meilleure amie, il se pencha vers son oreille. « La belle au bois dormant, c'est l'heure de se lever. Je ne doute pas du confort de la table, mais tu vas te faire mal au dos. » Attendant qu'elle émerge, il posa ses fesses sur la chaise à la gauche de la créature mi-Heather, mi-cadavre, attendant patiemment qu'elle émerge, un sourire un peu moqueur sur les lèvres, buvant tranquillement son café. Il avait d'ailleurs déposé une tasse fumante à côté de la tête de la jeune femme. « Tu sais que tu as un lit, pas vrai ? »
© ASHCROFT.
Revenir en haut Aller en bas

Invité


 Invité


Sujet: Re: Don't ever say you're lonely, just lay your problems on me Mer 10 Aoû - 0:33


       
Heather & Aaron
       
       
La plus délicieuse des souffrances est sans conteste celle infligée par l'être aimé.
       
Sortir de son sommeil fut la chose la plus difficile que Heather ait jamais eu à entreprendre de toute sa vie entière. Même supporter Aaron dans ses moments les plus sombres n'arrivait qu'en deuxième position, et encore, l'espace entre la première et la seconde était énorme. Les trois heures de sommeil qu'elle s'était octroyé – contre son gré, je vous l'accorde – se faisaient cruellement sentir dans chacun des battements que tentaient ses paupières, semblant peser chacune une tonne. Un son lui parvint vaguement, suivi rapidement d'une odeur bien familière, et la blonde finit par relever la tête, le regard clairement endormi. Sans mot dire, elle laissa son regard courir autour d'elle, comme si elle se demandait comment elle avait atterri ici, puis baissa la tête vers ce qui lui servait d'oreiller, cherchant la source de la douce odeur qui lui chatouillait le nez depuis quelques secondes. Une tasse de café. Le Saint Graal lui-même avait atterri, comme par miracle juste sous son nez. D'ailleurs, ce même miracle prit bientôt une nouvelle fois la parole, tandis que la jeune femme plaçait ses mains autour de la tasse encore chaude. Bien sûr. Le miracle s'appelait Aaron.

Le regard encore embrumé, elle l'observa d'un air étrange, tandis que son cerveau tentait maladroitement de décrypter les sons qui semblaient émaner de sa bouche. La chose qui lui servait de meilleur ami tentait manifestement de communiquer, mais il ne fallait pas en attendre beaucoup de l'étudiante pour le moment. Laissons-la savourer son café, d'abord. Elle se contenta donc de hocher la tête, plus pour signifier au jeune homme qu'elle avait comprit qu'il s'adressait à elle que pour répondre à sa question, et porta le doux breuvage à ses lèvres, frissonnant lorsque l'un et l'autre entrèrent en contact. Le liquide était brûlant, mais elle n'en tint pas compte et en prit une importante gorgée, laissant le café réchauffer tout son être. Peu à peu, le brouillard qui l'enveloppait sembla s'estomper comme elle achevait de se réveiller et elle baissa de nouveau le regard vers la table, sur laquelle elle s'était manifestement endormie. A cette pensée, la jeune blonde fronça les sourcils tout en farfouillant dans ce qui lui servait de cerveau pour y trouver des souvenirs de la veille, alors que ses yeux parcouraient rapidement les feuilles éparpillées devant elle. Elle travaillait, bien évidemment. Et visiblement, elle avait travaillé jusque tard dans la nuit. Ou tôt le matin, tout dépendait du point de vue adopté. Ce qui était parfaitement futile, puisque le résultat était le même.

Reprenant une gorgée de son café, elle finit par relever la tête vers Aaron, qui l'observait tout en sirotant le sien tranquillement, et fronça de nouveau les sourcils comme une impression désagréable s'emparait d'elle. Ils s'étaient disputés, non ? Elle tenta une nouvelle fois de faire le tri dans sa tête, mais en conclut que non, rien de tel ne s'était produit. Sa tasse fut portée une nouvelle fois à ses lèvres comme elle réfléchissait... et elle se retint de justesse de cracher son café. Ah oui. Ça. Elle ne se souvenait à présent que trop bien du dernier sujet de conversation qui avait animé leur soirée, juste avant qu'elle ne se remette au travail. Adam. « La table me paraissait pas mal, sur le coup. » C'est sans animosité aucune qu'elle lui répondit, mais son regard resta fixé sur la tasse qu'elle tenait dans les mains, sans se poser une nouvelle fois sur le visage de son meilleur ami. Meilleur ami. Bien sûr. Et c'est tout naturellement qu'il s'était confié à elle. C'était normal. Mais elle ne parvenait pas à effacer cette douloureuse sensation de malaise qui ne la quittait plus depuis la veille, et qu'elle n'arrivait pas à qualifier. Sans doute ses recherches prenaient-elles beaucoup trop le pas sur tout le reste, la poussant à se prendre la tête pour pas grand chose. Toujours est-il qu'elle se garda bien de s'approcher de trop près de son colocataire, se contentant de laisser son cul vissé sur la chaise sur laquelle elle avait passé la nuit, savourant avec délectation le breuvage qu'Aaron lui avait servi. Toujours aussi prévenant, ce garçon. « Merci, pour le café. J'en avais bien besoin. »

(c) fiche:WILD BIRD, flowers texture: mirandah & gifs:


       
Revenir en haut Aller en bas

Invité


 Invité


Sujet: Re: Don't ever say you're lonely, just lay your problems on me Jeu 11 Aoû - 20:10


It's the least I can do, cause when I fell, you pulled me through
  Il avait toujours été plutôt matinal. Tout le monde adore faire la grasse matinée, sur cette planète, sauf Aaron qui juge cela comme une perte de temps. D'après lui, si tu veux dormir, tu te couches plus tôt et tu n'emmerdes pas ton monde en te levant à pas d'heure. Durant toute leur adolescence, il ne s'était d'ailleurs pas gêné pour réveiller la jeune femme plus tôt que ce que la philosophie de vie d'un jeune normal ne pourrait décidément jamais tolérer. Il s'en était pris, des oreillers dans la tête, se servant parfois de la porte du placard comme d'un bouclier de fortune bon marché. Quand t'as pas les moyens de devenir Lancelot, tu deviens vendeur IKEA, tout du moins du côté du Crawford qui devait une fière chandelle au meuble. Cette journée avait donc débuté comme toutes les autres avant elle : Se plaindre de ses cheveux, tenter vainement de les coiffer, se doucher, s'habiller pour ensuite descendre et se faire un café. Une légère nouveauté vint pourtant aujourd'hui s'immiscer dans sa petite routine matinale : une Heather profondément endormie sur la table, qui avait de toute évidence passé la nuit à travailler pour une raison obscure jusqu'à ce que la fatigue de son corps ne la rattrape. Lui-même n'avait pas énormément dormi. Il n'était pas allé se coucher dans la sérénité, ressassant les événement de la soirée de nombreuses fois sans vraiment y trouver un sens. Le ton de la discussion de la veille n'était pas restée aussi chaleureuse que sur le début. Elle était même devenue plutôt… Froide, sans qu'Aaron ne puisse rien faire pour l'en empêcher. Il n'avait absolument pas compris l'attitude soudainement distante de sa meilleure amie.
Adam, c'était de lui qu'ils avaient parlé pendant un moment. Un très, très, très long moment. Le jeune propriétaire du bar qui n'était pas trop loin n'était autre que son patient, après une agression par l'autre fou furieux. Malgré la haine qu'il portait à ce travail d'infirmier qui l'éloignait chaque jour un peu plus de son rêve de devenir acteur, la situation d'Adam… l'intéressait, ou du moins l'intriguait. Cet homme lui-même l'intriguait, plutôt. Il ne saurait dire s'il s'agissait de la douleur dans son regard, de son évident esprit torturé, ou simplement de sa façon d'être, mais cela poussait le jeune homme à sortir de son lit tous les matins pour en savoir plus. Il était fasciné, et c'était bien ce qu'il avait dit à Heather. Heather, dont le visage s'était soudainement décomposé. Heather dont les yeux s'étaient fait plus durs. Heather dont la voix était devenue plus froide. Et puis, Aaron, qui la regardait sans comprendre ce brusque changement d'attitude et sans comprendre la venue de cette version de sa meilleure amie qu'il ne connaissait pas absolument pas. Ou du moins, qu'il n'avait jamais voulu voir. Parce que pour lui, elle était la joyeuse jeune femme pleine de vie, celle qui mettait de la couleur dans son quotidien, et pas cette forme stoïque. Il espérait qu'elle ait changé d'état d'esprit, et qu'au moins elle lui explique son étrange réaction de la veille, sirotant tranquillement son café en attendant qu'elle émerge. Elle but une gorgée de sa boisson en relevant la tête et il put presque sentir le soulagement dans ses entrailles. Elle n'était plus en colère. Du moins c'est ce qu'il croyait jusqu'à-ce qu'elle fuit son regard, ce dernier vissé en direction du liquide d'un noir de nuit. « Je crois surtout que tu es tombée raide endormie et que tu viens juste de découvrir que tu étais encore étalée sur la table. » Il souriait, mais se sentait un peu nerveux. Elle avait un impact sur lui qu'il n'appréciait pas forcément. Mais c'était Heather. Sa Heather. Sa meilleure amie, sa sœur, sa confidente, son tout, et ce depuis trop d'années pour qu'elle n'occupe pas la plus grande place dans son coeur. « De rien. Et si tu me regardais maintenant ? Ce n'est pas ta tasse qui te parle. Qu'est-ce qu'il se passe enfin ? Tu es comme ça depuis hier. »
© ASHCROFT.
Revenir en haut Aller en bas



 Contenu sponsorisé


Sujet: Re: Don't ever say you're lonely, just lay your problems on me

Revenir en haut Aller en bas
 

Don't ever say you're lonely, just lay your problems on me

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Sweetly Sullen et Lonely Heart: faussses ou vraies jumelles ?!
» Lonely Heart et Pru de la Convention Tonner 2008
» Such a lonely day ?
» [CreepyPasta] [Pokémon] Lonely Pikachu
» lonely Pikachu (creepypasta)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: in the den :: archives :: écrits inachevés-