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 I need a hero (Ariel + Sean)

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Sujet: I need a hero (Ariel + Sean)Mar 18 Oct - 1:25

Cowpen Creek, rien que penser à ce lieu me donnait envie de jeter un parpaing au maire de cette magnifique bourgade, je n’avais pas envie d’être là. Cela pouvait se voir sur chaque trait de mon visage, je préférais largement Fairhope Avenue, pourquoi ? Car c’était dynamique, jeune et remplie de personnes cherchant à s’amuser à peu de frais, ne cherchant surtout pas à s’encombrer avec des questions de moralité. Mais je ne pouvais plus y aller, enfin si, mais je n’étais pas complètement stupide, grâce au couvre-feu de notre divin maire, je ne pouvais plus exercer mon activité en soirée. Ceci m’obligeait donc à la pratiquer en journée et début de soirée, ce qui dans un lieu aussi prisé que Fairhope Avenue était synonyme d’emprisonnement et de peine de prison. Tout cela grâce aux merveilleuses lois de l’Alabama contre la prostitution, je devais donc déplacer mon activité à un endroit moins attractif.

Cowpen Creek avait beau également abriter le commissariat, j’étais convaincue qu’ils étaient bien trop occupés à vérifier Fairhope et préparer leurs rondes dans toute la ville pour s’occuper des alentours des chantiers. En effet ma clientèle passait de jeunes étudiants à ouvriers de chantier, ce qui était toujours un ravissement pour les yeux et l’odorat. Je me retrouvais donc comme une idiote dans un coin de ruelle à attendre que quelqu’un finisse son service, aille au bar miteux le plus proche ou je ne sais quoi. J’étais honnêtement beaucoup trop occuper à fumer pour me détendre les nerfs et à parler avec des amies pour passer le temps pour véritablement faire attention au déplacement des hommes. C’est avec dépit que je voyais mes amies se faire prendre une à une, apparemment ce quartier n’était pas très réceptif à mon style punk rock, ils n’avaient pas la même ouverture d’esprit qu’à Fairhope.

Peut-être que je devrais pour les prochaines fois prendre des habits plus conventionnels, plus attirant, dénuder, mais ce n'était pas moi, je ne voulais pas avoir à me changer pour ne pas mourir de faim. Tout cela était la faute du maire, il faisait sa politique pour tous nous sauver d'un tueur en série qu'il était incapable d'attraper avec sa police. Par contre pour nous attraper lorsque nous faisions une innocente gâterie à un client, ils étaient tous là pour faire respecter la loi, leur couvre-feu n'était que de la poudre aux yeux. Cela rassurait les moyennes et hautes classes pendant que les petits commerces étaient étouffés par ces histoires, cela nous forçant à nous exposer ne plein jour de plus en plus discrètement. Et lorsque nous sommes discrètes, le public ne nous voit pas infester les rues, mais ils ne nous voient également pas se faire agresser, violer et tuer.

Mais ce n'est pas grave car nous ne sommes pas la plus grosse tranche des votants, nous sommes les indésirables et on doit faire avec, enfin j'étais vraiment frustrée. Et ce n'était pas que parceque le seul client que j'avais trouvé ne savait tellement pas avoir une relation sexuelle que j'étais obligée de combler mon ennui par des réflexions existentielles. J'avais bien eu envie de le charger double prix pour m'avoir tant prit la tête, mais bon, ce n'était pas grave, c'est alors que je sortais de sa voiture avec mon argent que je comprenais. A force de rester sur place pour à tout prix trouver un client, bien trop de temps s'était écoulé et j'allais à tous les coups ne pas réussir à rentrer à temps chez moi. Mais me faire arrêter n'était pas dans mes plans, c'est alors que je pensais à un plan vraiment stupide.

Je me rendais compte à quel point c'était stupide au sixième refus sur un parking près d'un quelconque chantier, apparemment les gens ne voulaient pas me ramener chez moi en autostop. Plus étonnant encore, même une faveur sexuelle gratuite ne changeait pas leur avis sur le sujet, enfin sauf pour une personne, mais cet homme m'avait tellement foutu les jetons que je préférais tenter ma chance avec les policiers. C'est donc la déception très clairement afficher sur mon visage que j'errais près de ce parking, n'ayant accessoirement toujours pas remarquer que mon violet à lèvre avait débordé à cause des manières de cet incapable de client.
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overjoyed - we survived

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Sujet: Re: I need a hero (Ariel + Sean)Lun 24 Oct - 0:48

Sean avait construit sa vie dans la grisaille. Au milieu des blocs de béton, des machines qui ronronnaient et crachaient à longueur de journée, des travailleurs au parler un peu gras qui tentaient parfois de communiquer au-dessus du boucan, énonçant des banalités ou des grossièretés pendant leur pause de midi; au milieu des bâtiments gris et uniformes qui s'entassaient dans le paysage. Peut-être qu'il avait avalé la grisaille à son tour, buvant des breuvages infâmes dans des bouteilles de thermos pendant les longues journées d'hiver, inhalant de la poussière lorsqu'ils déplaçaient du béton et abattaient des murs ; ou peut-être que le monde avait lentement perdu ses couleurs, meurtre après meurtre, à mesure que l'on tentait de nettoyer les façades pour oublier. Quoi qu'il en soit, les journées avaient le teint pâle, et tout ce qu'il regardait semblait fade.

La faute au couvre-feu, assurément, qui réduisait les longues journées de travail à seulement ça, coupant le sifflet à toutes les activités nocturnes en forçant les gens à être chez eux bien avant l'heure. Il rentrait souvent avec un peu de retard, dépassant l'heure limite de quelques minutes, juste pour se donner l'impression d'avoir moins de temps à passer seul. Il était trop consciencieux et bien trop droit pour simplement transgresser les règles, surtout lorsque son père, dans sa paranoïa grandissante, lui urgeait de rester à l'abri le plus possible, lui suggérait de n'aller que sur son lieu de travail sans jamais faire de détour. Mais le couvre-feu n'était qu'un effet secondaire d'une maladie bien plus grave qui tenait la ville à la gorge depuis trois ans. Ce n'était qu'un ricochet de la dernière représentation du Poète. Dire qu'il y a quelques années à peine, il était complètement amoureux de cette ville, de sa ville. Des ses rues et ses couleurs, amoureux de son travail auquel il trouvait encore de l'importance. Tout avait changé en si peu de temps. Les rues de Fairhope étaient devenues une menace à présent, comme l'indiquait le couvre-feu; mais les intérieurs comprenaient leur lot de dangers. C'était à l'intérieur que le Poète œuvrait. Il en savait quelque chose.

Après avoir salué ses collègues, Sean était allé rendre visite à son père, qui n'avait pas mis le nez dehors depuis bien trop longtemps à son goût. C'était une autre visite décevante. Le vieil homme refusait d'entendre parler d'une sortie, et Sean s'était agacé, claquant la porte avant d'avoir touché à l'assiette de pâtes qu'il s'était servi. Il s'était alors précipité vers le fast-food le plus proche, histoire d'arriver avant qu'il ferme, et avait commandé, avant d'aller garer sa voiture sur le parking du même fast-food, de s'enfermer à l'intérieur et d'entamer son repas assis derrière le volant, juste parce qu'il n'avait pas envie de rentrer. Il avait coupé le moteur et les phares, mangeant simplement à la lueur du lampadaire sous lequel il était installé. Son portable diffusait une chanson après l'autre, mais l'envie de chanter en cœur avec James Hetfield ne semblait pas le saisir comme à l'accoutumée, et il mangeait en silence. Jusqu'à ce que la nausée le rattrape et qu'il décide de finalement rentrer, à son plus grand désarroi. Il redémarra la voiture et se mit en route, roulant très volontairement en dessous de la limitation de vitesse. La plupart des gens avaient déjà regagné leurs domiciles, et il ne croisa presque personne, quelques voitures se précipitant pour le doubler. Du mouvement attira son œil au-dehors. Son premier réflexe fut la panique, et il pensa à accélérer, se dépêchant de finalement regagner son appartement. Cowpen Creek abritait d'autres menaces que le serial killer, il le savait bien. Maintenant que les forces de l'ordre étaient bien trop occupées avec les meurtres, d'autres trafics prenaient place, à l'abri des projecteurs, tapis dans l'ombre des ruelles du quartier le plus pauvre de la ville. Il n'avait aucune envie d'être témoin d'un échange de drogue ou de quoi que ce soit qui pourrait lui valoir des problèmes. Mais après tout, il était assez grand pour se défendre tout seul, et il n'avait rien fait de mal. Et il détestait cette paranoïa qui s'emparait de lui.

Alors il avait ralenti et plissé les yeux contre l'obscurité, presque par vengeance. Le parking était mal, pour ne pas dire pas, éclairé, mais il pouvait distinguer une silhouette solitaire qui se découpait contre la lumière d'un réverbère. Qui semblait désorientée ou, au moins, sans but apparent. Le terme Poète lui traversa l'esprit, mais il le chassa rapidement. Si le Poète se baladait autant en évidence dans les rues, il serait dans le couloir de la mort depuis longtemps. Et personne ne se démènerait pour le sauver, c'était certain. Pourtant, Sean n'était pas favorable à la peine de mort. Mais là n'était pas la question, il y avait quelqu'un là, dehors. Il n'aurait pas cru pouvoir reconnaître la personne qui se tenait au bord de la route. D'abord parce qu'il ne l'avait pas vue tant que cela, ensuite les conditions n'étaient pas exactement idéales ; mais une fois plus proche, il s'était souvenu d'elle. Ariel. Et Sean n'était rien s'il n'était pas moqueur. Alors il s'était arrêté, et avait ouvert la fenêtre, lançant un «Hey, Halloween c'est passé, tu peux ranger le maquillage.» dans un sourire affectueusement moqueur. Et si cette expression faciale n'existait pas auparavant, comptez sur Sean pour l'inventer. Mais franchement, il avait largement besoin de distraction et de compagnie, même s'il ne pensait absolument pas à la distraction et la compagnie qu'Ariel proposait aux autres. «Qu'est-ce que tu fais encore dehors? Tu veux te faire arrêter? Attaquer?» Et il n'était pas grand-chose non plus s'il n'était pas protecteur. «Grimpe,.» Peut-être qu'on lui avait dit ces mots sur d'autres tons, mais Sean espérait que sa voix était amicale. Il enleva rapidement les rescapés de son repas, froissant les papiers au fond du sac et enlevant les deux auxquels il n'avait pas touché du siège passager, pour lui laisser de la place.
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Sujet: Re: I need a hero (Ariel + Sean)Lun 24 Oct - 4:04

Une voiture approchait, je pouvais entendre le bruit qu’elle faisait, seule dans cette ruelle, il commençait vraiment à se faire tard, peut-être pouvais-je encore essayer la stratégie de auto-stop ? Je m’étais permise de jeter rapidement un coup d’œil en arrière tandis que je restais en marche, mon compagnon à moteur n’allait pas très vite, il voulait m’intercepter de lui-même ? J’avais l’espace d’un instant envisagé le fait que ce soit un policier, mais la voiture ne correspondait pas, un policier en civil, ou alors c’était quelqu’un aimant aborder les jeunes femmes sans défense de nuit ? Les idées cavalaient à toute vitesse dans mon esprit alors que je portais ma main dans ma poche, la posant sur mon couteau à cran d’arrêt, avec ma chance c’était le Poète. Pourtant je reconnaissais la voix qui m’interpellait et me faisait immédiatement arrêter ma marche pour me tourner vers mon interlocuteur.

Je ne m’attendais véritablement pas à voir Sean ici, j’avais oublié qu’il était ouvrier de chantier, un gentil gars, pas trop regardant sur ce que je fais, j’aimais ça. Mais nous étions simplement des connaissances, une connaissance qui venait de se moquer de moi, mais je le pardonnais, en effet j’avais désormais un chauffeur pour la soirée. Un semblant de sourire pouvait se lire sur mon visage alors que j’entrais dans le véhicule, m’essayant sur le siège passager et mettant ma ceinture. Bien évidemment les questions fusaient, il est vrai qu’être ici à cette heure était stupide, il faut dire qu’avant sa venue, je me préparais déjà à squatter un immeuble de chantier en souvenir du passé. Mais chaque chose en son temps, je portais la main vers la petite lumière intérieure pas loin de nos têtes et l’allumait, ce fut ensuite le tour d’ouvrir ma palette à maquillage.

La frustration pouvait clairement se voir dans mon regard alors que le miroir me renvoyait une très belle vision de moi, c’est donc après un long soupire que je tentais d’effacer les fioritures au mieux. Disons que c’était mieux que rien, c’était même plutôt bon, contrairement à ce que mon marmonnement dans la barbe que je possédais autrefois laissait suggérer.

-Je t’en mettrais moi une gâterie rapide…

Heureusement je ne ressemblais plus trop à un travelo louable pour seulement deux dollars aux abords d’une station-service miteuse, il était donc temps de me tourner vers mon interlocuteur et d’enfin lui répondre. Enfin je me permettais d’abord d’arquer un sourcil et d’aborder une attitude plutôt irrité, comme si j’avais regagné ma dignité perdue à cause de ce fichu maquillage.
-Premièrement, je fais ce que je veux, deuxièmement je suis là pour le travail, tu sais être une auto entrepreneuse est difficile ces derniers temps, moi je demande qu’à être ailleurs.

J’avais détourné le regard, préférant me concentrer sur la route plutôt que sur mon compagnon, je pouvais être susceptible lorsque je passais une mauvaise soirée, pour preuve je mettais mon index droit en bouche. Ceci contrairement à ce que certains imbéciles dont j’avais dû mettre ensuite un poing magistral disaient, ce n’était absolument pas un besoin sexuel, mais une envie de décompresser avec une cigarette.

-Merci de me laissé monter, ça aurait été gênant de devoir dormir dans un squat à cause du couvre-feu, tu es un vrai gentleman.

Un sourire se lisait à nouveau progressivement sur mon visage alors que je regardais en coin mon compagnon, mon ton devenant plus léger et détendu.

-Mais retient bien ça mon beau, je n’ai pas peur des agressions, je peux défoncer les fesses de qui je veux sans aucun problème et crois-moi, ils auront du mal à s'asseoir après.

Un léger rire sortait de ma bouche sortait de ma bouche devant le sous-entendu sexuel remplie de grâce que je venais de dire, oui j’ai l’âge mental d’un collégien.
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