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 Parlez moi de vous...

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bad blood - we live here

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Sujet: Parlez moi de vous...Dim 23 Oct - 15:09

 
Alexander & Sacha
Une nouvelle journée s'ouvrait dans ce monde de fou. Une nouvelle journée où tout était possible, où tout pouvait arriver. Pour Alexander, il s'agissait d'un jour comme les autres. Se réveiller, prendre sa douche, s'habiller, prendre son petit déjeuner, un petit brossage de dent et au travail. Le même rituel que 90% de la population active de cette planète. Un train train quotidien que le psychiatre avait de plus en plus de mal à supporter. De plus, la solitude commençait vraiment à lui peser. Ouvrir les yeux chaque matin et regarder l'autre côté du lit pour ne voir personne était la chose qu'il haïssait le plus au monde. La vie en avait décidé ainsi pour lui. Il ne pouvait pas aller à l'encontre de son destin.

Comme chaque matin, à 8h précise, le psychiatre ouvrait son cabinet afin de recevoir ses nombreux patients de la journée. Aujourd'hui, pas moins de 10 patients allaient se succéder, les uns après les autres, exposant leurs problèmes, leurs angoisses et Alexander serait là, à les écouter afin d'essayer de les comprendre mais aussi de les soigner. Les suicidaires, les psychotiques, les paranos, les schizophrènes. Un large panel de maladies qui fascinaient le médecin. Le cerveau humain était tellement complexe qu'il était assez difficile de cerner toutes ces personnalités.

La première patiente du matin était une habituée du cabinet. Toutes les deux semaines, elle venait s'asseoir sur son fauteuil moelleux et il l'écoutait. Mais au fond de lui et ça, il n'oserait jamais le lui avouer, mais Sacha A. Crane était un cas désespéré. Le diagnostique était clair : dépression et paranoïa avec de très fautes tendances suicidaires. Alex ne comptait plus le nombre fois qu'elle avait tentait de franchir le pas. Certes, il faisait son possible afin qu'elle ne rejoigne jamais la droite au Père mais il connaissait sa détermination. Ce jour fatidique arriverait à un moment ou à un autre mais pour le moment, il ne baissait pas les bras. Confortablement installé à son bureau, prit le dossier de sa patiente entre les mains, histoire de remettre ses notes en tête mais surtout, savoir sur quel sujet ils allaient converser aujourd'hui. Il avait déjà sa petite idée. Peut-être qu'aujourd'hui, il approfondirait certaines choses avec elle afin d'avancer dans sa thérapie.

Désormais, il ne restait plus qu'à l'attendre. Généralement, elle a toujours un peu de retard. Il prévoyait toujours une demi heure avant de prendre le rendez-vous qui suit afin de ne pas avoir trop de retard car certains de ses patients n'étaient pas enclin à attendre car avec elle, Alexander ne pouvait jamais prévoir si elle serait à l'heure ou pas. En attendant son arrivée, il plongea ses pensées dans ses différents dossiers de la journée.


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Sujet: Re: Parlez moi de vous...Jeu 27 Oct - 15:55

Parlez moi de vous ...

◆ Feat Alexander ◆


Tu as quelques rituels que tu t'efforces de suivre de ton mieux, mais souvent tu échoues à les réaliser comme il faut. Tu échoues car tu n'as pas la force de véritablement lutter efficacement contre, parce que ton esprit est bien trop faible pour se battre, pourtant, ton coeur le désire, parfois, te laissant un maigre espoir, celui sans doute qui fait que tu es encore en vie de nos jours, encore en vie. Pourtant tu sais au fond de toi que tu arriveras à jouer suffisamment fort avec la faucheuse pour qu'elle t'emporte définitivement avec elle dans un autre monde, plus paisible tu l'espère même si au fond, tu n'en sais rien du tout parce que tu n'es pas croyante. Tu as toujours eu cet état d'esprit défaillant, dépressif, mais cela s'est aggravé avec le Poète qui a tué ta voisine. Du coup, depuis ce jour là, tu as perdu pied, et ceci de façon définitive dans ce monde complètement fou pour toi. Mais tu t'efforce de voir quelqu'un qui puisse te comprendre, un peu, il fait ce qu'il peut, mais c'est l'une de tes deux interactions avec le monde. Il y a lui, et puis l'hôpital, où tu suis ton traitement pour ton cancer, quand tu n'y es pas après un malaise ou une tentative de suicide. C'est comme ça que tu t'es fait certains de tes amis, parce que justement, tu étais là-bas, pour mourir mais que finalement, tu as eu la chance de ne pas le faire, si on peut appeler ça une chance pour toi, parce que tu sais qu'au fond, c'est absolument tout ce que tu désires. A quoi bon pourtant ? Tu te le dis souvent, mais depuis septembre, le Poète se fait discret, alors même si la saison te donne le bourdon, tu sais intérieurement que ça va, un tout petit peu mieux. Le pire pour toi, c'est quand le Poète tue alors que les jours sont gris et mauvais. Cela te coupe bien souvent le peu d'envie que tu pourrais avoir de faire quelques choses, te recroquevillant sur toi même de façon ferme, sans que quelqu'un ne puisse intervenir en ta faveur. Mais aujourd'hui, cela semblait être un jour où tu allais plutôt bien. La veille tu avais fait l'effort de prendre une douche, de te laver les cheveux pour le rendez-vous que tu avais ce matin, aux alentours des 8h. Oui, tu dis aux alentours, car tu sais pertinemment que tu seras en retard, c'est plus fort que toi. Ce matin pourtant, tu te lèves assez rapidement, seulement vingts minutes après que ton réveil ne commence à sonner. Tu t'habille, sobrement d'une robe grise assez longue puisqu'elle t'arrive sur les mollets, ne laissant rien voir de tes formes, du moins pas vraiment. Tu t'étonne toi même puisque tu décides de mettre une paire de boucle d'oreilles laissant tes longs cheveux blonds au vent. Tu prends cependant ta seule paire de bottes, bien chaudes ainsi qu'un long manteau pour te rendre au cabinet du docteur Harper. Il est 8h du matin quand tu pars de ton appartement. Tu seras en retard, mais ce retard sera modéré, une dizaine de minutes, guère plus. Tu conduis donc durant à peu près un kilomètre environ, pour te garer devant l'office et te rendre à l'intérieur. Tu n'as pas pris le temps de manger quoique ce soit, sinon, tu perdrais bien trop de temps. Tu arrives donc à destination, il est aux alentours de 8h15 en ce jour de décembre, la séance va pouvoir commencer.



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Sacha A. CraneSans Emploi
Brisée, tu es, brisée tu resteras, jusqu'au jour où tu ne le seras plus, ce jour là, tu seras morte, à n'en pas douter, tu ne vivras plus. Tu ne sais quand ton heure viendra, tu es juste certaine que tu le feras, à un moment donné, ou que le Poète se chargera de ta sentence, parce que tu es persuadée que ce jour-là, il t'aurais tuée toi si tu avais été dans la maison de la voisine. Depuis ton monde s'est arrêté, et toi tu continue à vivre, en t'enfonçant dans les abysses.
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Sujet: Re: Parlez moi de vous...Ven 18 Nov - 23:53

 
Alexander & Sacha
Des dossiers, des dossiers et encore des dossiers à traiter. La paperasserie était la chose la plus désagréable au monde. Mais comment suivre autant de patient sans mettre un peu d'ordre dans leur différents dossiers. Tous étaient différents. Mais à peine eut-il commencer sa basse besogne qu'il abandonna. Il préféra garder ce petit moment de soliture pour s'adonner à ce qu'il faisait quelques fois par mois. Dans un petit tiroir de son bureau, fermé à clé, enfoui sous une pile de papiers, une photo mais pas n'importe laquelle. Une photo à laquelle il attachait une très forte importance. Deux visages souriant, plein de joie de vivre. Deux visages que malheureusement il ne verrait plus jamais. Sa femme et sa fille le regardaient fixement dans les yeux. Il se souviendrait toujours du jour où il avait prit cette photo. Un bel après midi d'automne. Aelys jouait dans les feuilles mortes tombées au sol et sa mère l'avait rejoint. Alexander avait saisit ce moment de bonheur. Normalement, il n'avait pas le droit de garder quelque chose qui aurait pu le raccrocher à son ancienne vie. Question de sécurité qu'on lui avait assez dit. Mais pour cette photo là, il n'avait pas pu se résigner à s'en débarrasser. C'est pour cela qu'il la gardait précieusement caché dans un tiroir de son office. Un violent souffle d'émotion monta en lui. Son ancien psychologue lui avait assuré qu'il ne pourrait jamais oublié et il savait très bien de quoi il voulait parler et Alex pouvait très bien le confirmer. Mais alors qu'il se laissa emporter dans un flot de douloureux sentiments, le bruit de la sonnette de son cabinet retentit. 8H15. Son rendez-vous avait peu de retard aujourd'hui. Il rangea rapidement sa photo dans son endroit habituel en refermant bien à clé. Il connecta son ordinateur à sa caméra de surveillance qu'il avait fait installé dans sa salle d'attente. N'ayant pas de secrétaire, il devait tout gérer, que cela soit son planning de rendez-vous mais aussi la surveillance de son cabinet.

Miss Sacha Crane était enfin arrivé e et s'était installé dans la salle d'attendre. Se levant de son fauteuil, il alla à sa rencontre. Sa journée de travail pouvait enfin commencer. Alexander ouvrit la porte d'un coup sec et s'engouffra dans la salle d'attente. Arborant son plus grand sourire, Sacha ne pouvait pas se douter que quelque minutes avant, il était en proie à de très vives émotions.

"Mademoiselle Crane, bonjour, lâcha t-il tout en avançant sa main afin qu'elle la lui sert. Entrez, je vous en prie."

Alexander en tout bon gentleman, laissa la jeune femme passer en premier avant de la suivre, tout en refermant la porte derrière lui. Il lui montra le fauteuil qu'elle connaissait tant depuis qu'elle venait le voir afin qu'elle s'y installe. Le psychiatre, avant d'imiter sa patiente sur le fauteuil d'en face, alla se munir de son carnet de notes. Encore bien des choses allaient être écris dessus aujourd'hui.

"Alors Sacha, comment vous sentez vous aujourd'hui ?"

Il ne pouvait jamais savoir qu'elle serait sa réponse. Son humeur était tellement changeante qu'il ne savait jamais sur quel pied danser et c'est ce qui l'empêchait plus ou moins de la cerner. Son état était si différent d'un jour à l'autre. Aujourd'hui, il verrait bien comment elle va être.


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Sujet: Re: Parlez moi de vous...Jeu 24 Nov - 2:08

Parlez moi de vous ...

◆ Feat Alexander ◆


Peut-on dire que tu vas bien aujourd'hui Sacha ? Peut-on l'affirmer ? Non, c'est une question qui ne peut pas avoir de réponse positive du moins, pas vraiment à vrai dire. Tu ne vas jamais vraiment, tu le sais pertinemment, même si aujourd'hui, tu sembles être dans un jour où tu es plutôt bien. Ton plutôt bien ressemblera au mauvais de certaines personnes, tu en as conscience, mais ta tenue du jour reflète ce que ton esprit pense de ton corps. C'est compliqué, toujours, mais la complexité fait partie de ta vie depuis le commencement ou presque, tu le penses en tout cas même si cela ne s'est accentué que durant ton adolescence, et encore plus avec la présence du Poète qui a tué ta pauvre voisine, sa première victime officielle parmi une très longue liste que tu ne préfère pas connaître. Peut être que tu te rendrais compte que tu connais d'autres personnes et cela risquerait bien de mettre ton esprit encore plus dans une pagaille infernal, déjà que ce n'est pas tout rose alors cela pourrait être encore plus noir. Mais le Poète était discret depuis le coup de la mairie. Combien de temps encore allait-il attendre avant de pointer à nouveau le bout de son nez ? Impossible à savoir, mais le plus tard pour toi sera le bienvenue. Même si les jours sont courts, gris et neigeux, ils seront toujours mieux sans ce tueur de malheur. L'air vicié qu'il donne à la ville est meilleur lorsqu'il n'a pas été question du Poète dans la presse depuis plusieurs semaines. Pourtant, il y a toujours quelqu'un pour te ramener à cette réalité, n'est ce pas Sacha ? Tu le sais mieux que personne, en tout cas, tu arrives chez ton psy : Alexander Harper. Vous vous connaissez depuis un bout de temps maintenant toi et lui. Tu ne sais plus quand tu as commencé les séances avec monsieur Harper, mais ça fait longtemps. Ta mémoire n'est pas assez bonne pour se souvenir de cela, mais quelle est l'importance de ce détail ? Il n'y en a pas, c'est logique. Tu ne vas pas t'amuser à fêter avec lui tes cinq ou dix ans de séances, n'est ce pas ? Comme si vous alliez ouvrir une bouteille de champagne parce que tu es sa cliente depuis une décennie, enfin cliente ou patiente, le mot est le même dans ton esprit. Tu arrivais donc dans la salle d'attente, il allait venir te chercher d'ici quelques instants puisque de toute évidence, tu étais la première patiente de la journée. Il te salua, tendant sa main que tu saisissais machinalement.

" Bonjour Monsieur Harper. "

Il te priait d'entrer dans son bureau mais ton visage resta neutre même si intérieurement tu aurais voulu lui faire un petit sourire pour lui dire que tu étais reconnaissante de ce qu'il faisait pour toi. Tu t'installais sur le fauteuil et lui pris place dans celui qui lui faisait face, comme si cela était un rituel bien huilé avant qu'il ne se saisisse de son carnet de notes et qu'il te pose la question fatidique. Pourtant, cette question était basique, mais te connaissant, elle était souvent ambigu, il t'était souvent difficile de répondre par deux ou trois mots, parce que ta perception du monde n'est pas la même que celle des autres.

" Je pense pouvoir dire que j'ai connu des périodes de moins bien par rapport à aujourd'hui. Sans doute que cela est dû au fait que le Poète soit peu présent ces derniers temps, mais je ne jurerais de rien. "

Alexander le savait, lorsque le Poète refaisait surface, il t'arrivait d'annuler certaines séances, ou de venir à celles-ci dans un état terriblement défaillant. Mais aujourd'hui, tu semblais être dans un bon jour, physiquement parlant, mais aussi mentalement parlant, comme si tu étais arrivé à faire quelques choses de constructif alors que ce n'était pas du tout le cas.




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Brisée, tu es, brisée tu resteras, jusqu'au jour où tu ne le seras plus, ce jour là, tu seras morte, à n'en pas douter, tu ne vivras plus. Tu ne sais quand ton heure viendra, tu es juste certaine que tu le feras, à un moment donné, ou que le Poète se chargera de ta sentence, parce que tu es persuadée que ce jour-là, il t'aurais tuée toi si tu avais été dans la maison de la voisine. Depuis ton monde s'est arrêté, et toi tu continue à vivre, en t'enfonçant dans les abysses.
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Sujet: Re: Parlez moi de vous...Mar 27 Déc - 23:37

 
Alexander & Sacha
Alexander devait s'attendre à tout avec Sacha. Un jour tout était beau et rose et le lendemain, tout était hideux à en vomir et le noir devenait sa couleur préférée. Un tel cas était une véritable plaie à cerner. Malheureusement, le psychiatre ne pouvait pas aller dans sa tête et voir ce qui pourrait déclencher un déclic pour qu'elle aille beaucoup mieux. Après tout, est-ce qu'elle le voulait réellement ? Si elle se rendait à ses séances, c'est qu'au fond d'elle, une petite partie voulait aller mieux. Alex aimerait que cette petite partie prenne le dessus sur l'autre, la partie dépressive qui prenait le pas sur tout dans sa vie et qui la rendait comme elle était actuellement. Le psychiatre se devait de travailler là dessus pour qu'un jour, tout soit beau dans son monde.

Alors qu'il l'invita à entrer dans son bureau et à prendre place sur son fauteuil habituel, Alexander s'était armé de son plus fidèle calpin de notes et posa la question tant redouter de comment elle allait aujourd'hui. Mais à la surprise générale, il ne fut pas déçu par sa réponse. Pour une fois, elle allait bien. Il ne fallait pas avoir peur d'utiliser ce mot pourtant d'une telle banalité mais qui était tellement bon pour elle. Elle allait bien malgré les apparences. Le Poète avait laissé la ville tranquille depuis quelque temps et fort heureusement, cela était bénéfique pour Sacha. A chaque fois qu'il faisait son apparition en ville, il savait que la jeune femme replongeait de plus belle et tout son travail était à recommencer. Avec toujours autant de sérieux, il prit note de ceci avant de reprendre la parole.

"C'est très bien ça. Il faut que vous sachiez profiter de ces petits moments de bien-être que vous éprouvez lorsque le Poète se fait discret en ville. Bien-être est peut-être un mot un peu fort pour vous mais, ces moments de calme, vous devez en savourez chaque instant."

Alexander marqua un court instant de silence afin de déposer son carnet sur la petite table à côté de son fauteuil avant de reprendre.

"Le problème que vous avez et dont je vous ai déjà parler, c'est que vous vivez dans la peur. Comme le dit le dicton populaire : la peur n'évite pas le danger et je serais assez d'accord avec cela. Je ne vais pas renier le fait que vous avez vécu des évènements traumatisants par le passé à cause du Poète mais vivre dans la peur ne vous feras avancer. Vous vivrez perpétuellement dans l'état dans lequel vous êtes actuellement. Et moi je suis là pour que votre peur s'en aille et que vous viviez comme tout le monde. Il faut vous dire que toute la ville vit avec la peur de ce meurtrier. Vous n'êtes pas la seule à avoir peur de ses agissements. Mais la vie continue. Dites moi ce que vous en pensez."

Faire comprendre ceci à la jeune femme était une chose quasi impossible à faire. Le meurtre de sa voisine l'avait complètement retourné et depuis ce jour, rien ne pouvait la sortir de cet état psychologique défaillant.


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Sujet: Re: Parlez moi de vous...Jeu 12 Jan - 1:22

Parlez moi de vous ...

◆ Feat Alexander ◆


Tu ne sais jamais sur quel pied danser, parce que bien souvent, tu n'as même pas la force de te dandiner un peu, ce n'est pas vraiment ton genre n'est ce pas ? Mais aujourd'hui, tu as quand même trouver la force de venir ici, pour voir Alexander, le docteur Alexander Harper qui te suit maintenant depuis un petit moment. Il te connait bien, mieux que tu ne le penses sans doute, il connait ton caractère lunatique, le fait qu'un jour tu ailles plutôt bien, et que le lendemain ce soit la catastrophe. Mais tu es comme ça, tu sais très bien que rien ne s'arrangera grandement tant que ce tueur de malheur sera dans la nature. Quoique, les choses pourraient bien entendues s'arranger, elles s'arrangeront le jour où tu ne seras plus de ce monde à coup sûr. Tu as déjà tenté le coup, mais par tu ne sais quel miracle, tu es encore de ce monde, si. Tu as vu la mort de tellement près que tu penses la connaître mais elle est bien plus forte que toi et elle t'échappe alors que tu crois l'avoir enfin découvert pour de bon. Ta vie n'est qu'un amas de ruines, et tu dois faire avec parce que tu n'as aucun fondement solide, rien de tout cela, rien du tout. Tu es chancelante, en permanence. Mais aujourd'hui, tu es dans un jour de bien, pour toi, c'est un bon jour, ce qui y ressemble, pourtant, tu n'es pas certaine que ce sera toujours le cas en ressortant du cabinet. Il te dit donc que tu dois savourer ces moments de répits, pour ton bien être. Cela te fait faussement sourire malheureusement. Tu sais très bien que, comme il le dit, le mot bien être ne fait pas partie de ton vocabulaire, ce sont deux mots qui ne peuvent pas se marier pour toi. Tu peux être bien, mais être dans un moment de bien être, c'est un peu trop sans doute. Puis, ce qu'il te dit ensuite te fit à nouveau sourire, mais ce n'était pas un sourire naturel, c'était un sourire jaune, parce que ce qu'il envisageait pour toi était impossible. Tu vivais dans cette peur constante. Qui ne te dit pas que le Poète n'est pas devant toi à cet instant et qu'il endort ta vigilance pour mieux te tuer de ces propres mains, surtout qu'il a posé son carnet, cela pourrait être plausible ? Qui ne te dit pas que le Poète n'est pas derrière cette porte et qu'il ne t'attends pas pour t'égorger et mettre ton corps en scène ? Rien ne te le dit, et c'est de ce genre d'idées que tu n'arrives pas à te débarrasser.

" Je pourrais vous dire que vous avez raison et que je devrais penser de la sorte, mais je n'y arrive pas, je ne peux pas, ce n'est pas possible. Chaque fois que je crois quelqu'un dans la rue, que je vois un geste qui semble un peu bizarre, alors que ce n'est peut être qu'une accolade entre collègues, j'ai peur, j'ai peur que le Poète me saute dessus et qu'il me tue comme il aurait dû le faire ce soir là. Je sais qu'il ne voulait pas tuer ma voisine, je sais qu'il voulait me tuer, c'est comme ça. Tant que le Poète sera en liberté, je vivrais dans cette peur constante qu'il me traque et me tue. "

Oh oui, tu étais dans un bon jour, alors imaginez ce que tu pourrais dire si tu étais dans un jour sans. Ce serait encore pire que ça, Alexander avait entendu bien pire que ça, mais même s'il arrivait à t'en convaincre, ne serais-ce qu'un peu, la réapparition du Poète ferait tomber ces efforts à plat. Il le sait, même s'il ne perd pas "encore" espoir. Tu es un cas pour ainsi dire désespéré, mais peut être plus pour très longtemps, parce que dans un coin de ton esprit, tu penses à mettre fin, encore une fois, à cette misérable vie qui est la tienne.


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Sujet: Re: Parlez moi de vous...Mar 31 Jan - 23:27


Donner des conseils étaient simple à faire. Mais fallait-il encore que la personne en face les applique et cela était beaucoup plus compliqué. Beaucoup de ses patients étaient comme Sacha, à rester sur leur aprioris, à vivre dans leur croyance. C'était cas de la jeune femme. Sa paranoïa lui pourrissait littéralement la vie. Il en savait quelque chose. Il avait vécut quelques années avec ce sentiment d'insécurité constant qui ne semblait pas vouloir le quitter. Mais il avait appris à vivre avec le temps et il allait mieux. Il fallait espérer qu'un jour, Sacha arrive à passer ce cap par elle même, même si cela allait lui prendre beaucoup de temps.

"J'aimerai savoir ce qui vous fais penser à une telle chose. Si le Poète avait effectivement voulu vous tuer, pourquoi ne l'a t-il pas fait ce soir là ? Le problème, c'est que le Poète veut instaurer la peur dans notre ville et agir comme vous le faite actuellement, vous rentrez dans son jeu. C'est peut-être assez... méchant, ce que je vais vous dire mais si le Poète voulait vraiment vous tuer, vous ne pensez pas qu'il l'aurait déjà fait depuis tout ce temps ? Chaque habitant que nous sommes, est une victime potentielle de ce tueur. Nous sommes  une grande ville. Quelle serait le pourcentage de chance qu'il revienne pour vous ?"

Ce qu'il disait était vrai. Fairhope était tout de même une grande ville et quelle était la chance que le Poète s'en prenne un jour à elle. Savait-il déjà que quelqu'un l'avait vu ce soir là quand il s'en était prit à sa voisine ? Personne ne pouvait le savoir. Il serait étonnant qu'il ai laissé un témoin en vie aussi longtemps. Il y avait de fortes chances qu'il ne soit pas au courant de cela. Après ce long monologue, Alexander eut quelque peu la gorge de sèche. Tout en continuant de parler, le psychiatre se leva et alla se chercher se chercher un peu d'eau dans la carafe posée sur son bureau.

"Vous me dites que pour vous, cela vous semble impossible d'avoir une vie normale mais avez vous déjà essayer ? Vous vous enfermez dans une peur qui n'a pas lieu d'être. Le danger peut effectivement se trouver à chaque coin de rue. Vous pourriez très bien vous faire écraser par une voiture en sortant de chez vous ou vous prendre une tuile sur la tête en passant à côté d'une maison. La peur est une émotion qui vous empêche d'avancer. Est-ce que vous vous souvenez de votre vie avant cet événement tragique ?" conclu t-il alors qu'il revint vers son fauteuil, son verre  à la main et un second qu'il avait préparé pour la jeune femme si elle le désirait. Il déposa les deux verres sur la table devant eux, le temps que Sacha réfléchisse à ce qu'elle lui répondre.

Revenir aux sources était une nouvelle idée de la part d'Alexander. Lui faire remémorer l'ancien temps était peut-être une solution. Elle se souviendrait peut-être des bons moments qu'elle a vécu par le passé et cela lui donnerait put-être envie de faire un gros efforts pour aller mieux dans sa tête. Le corps suivrait par lui même.

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Sujet: Re: Parlez moi de vous...Sam 18 Fév - 0:28

Parlez moi de vous ...

◆ Feat Alexander ◆


Tu étais en permanence dans cet ordre de pensée, celui de la peur, celui où le Poète était là présent à chaque coin de rue, qu'il pourrait revenir te voir parce que tu étais sur sa liste, et que s'il s'appelait le Poète, ce n'était pas sans raison. Dans ta tête, tu faisais partie de son poème morbide, celui où ton corps écrit un doux vers qui ne fera pas forcément sens à chacun mais qui prouvera ta mort. Pour toi, c'est quelques choses d'inévitable, il n'est pas possible que cela se passe autrement même si ton psy te dit que le Poète n'a pas de raison de venir vers toi, de revenir vers toi plus exactement. Mais il te fait presque sourire, c'est facile à dire comme ça, dans les faits c'est bien différent. Tu as bien tenté de te mettre en tête un nouveau leitmotiv mais c'est un échec. " Garde tes peurs pour toi ; partage ton courage avec autrui. " C'est ce que disait un certains R. L. Stevenson. Mais dans ton cas, tu n'arrivais pas à avoir de courage, tes peurs étant maitresses de tes gestes, tu ne les gardais donc pas pour toi.

" Le pourcentage est de 100%. Le Poète s'amuse de nous tous depuis tous ce temps, il s'amuse en particulier de moi, je le sais, c'est comme ça que ça marche depuis qu'il s'est fait connaître et qu'il a tué ma voisine. Je n'ai pas prétention d'être le centre de son monde, mais je sais que dans un coin de sa tête, il pense à moi, qu'il est prêt à me théâtraliser comme les autres victimes. Il a juste fait en sorte de me mettre après sur sa liste, parce qu'il veut que j'arrive à un point de non retour, ou juste avant pour me cueillir à point. "

Pourtant, rien ne prouve ce que tu dis mais depuis son premier meurtre tu t'en es fortement convaincue, tellement que pour toi cette vérité infondée est la stricte vérité, il ne peut en être autrement. Il te demande alors si tu n'as pas déjà essayé de mener une vie normale, mais comment cela pourrait-il être possible ? Tu es tellement craintive, tu as tellement peur de tout un tas de chose, même venir jusqu'ici est un sacrifice que tu fais. Aujourd'hui, tu es plutôt dans un bon jour mais parfois, tu as tellement de mal que tu arrives ici toute tremblante alors comment pourrais-tu vivre une vie normale ? Comment cela pourrait-il être possible ? Dans sa bouche cela te semble bien simple mais dans les faits c'est plus difficile, c'est une certitude. Il te demande quelle était ta vie avant cet événement tragique.

" Elle était un peu moins tragique. Non, c'est vrai, c'était moins pire, mais ça n'a jamais été ça, j'ai toujours eu du mal à vivre avec la société. Au bout d'un moment, ça finissait par casser, et depuis cet événement c'est bien entendu encore pire, ça n'a pas arranger les choses. "

Le constat d'échec était bien présent, mais que faire, comment faire ? Tu viens ici pour t'aider à aller de l'avant, mais tu as du mal à la faire malgré de la bonne volonté et les propos du psy en face de toi. Un jour cependant tu arriveras à aller durablement de l'avant, quand le Poète sera mort ou derrière les barreaux.





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Brisée, tu es, brisée tu resteras, jusqu'au jour où tu ne le seras plus, ce jour là, tu seras morte, à n'en pas douter, tu ne vivras plus. Tu ne sais quand ton heure viendra, tu es juste certaine que tu le feras, à un moment donné, ou que le Poète se chargera de ta sentence, parce que tu es persuadée que ce jour-là, il t'aurais tuée toi si tu avais été dans la maison de la voisine. Depuis ton monde s'est arrêté, et toi tu continue à vivre, en t'enfonçant dans les abysses.
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Sujet: Re: Parlez moi de vous...Mer 1 Mar - 11:49


La paranoïa était la chose qu'il détestait le plus à soigner. Il savait que ce genre de maladie mentale était une véritable plaie à soigner, étant lui même passé par là par le passé. D'un autre côté, Alexander avait encore du mal à comprendre pourquoi elle venait à ses rendez vous. Le traitement de la paranoïa n'était pas une chose facile mais quand le patient refusait catégoriquement de voir le côté plein du verre, il n'y avait plus grand chose à faire excepté une hospitalisation avec une prise régulière de neuroleptiques pour aller mieux. Selon elle, c'était inévitable que Le Poète s'en prenne un jour à elle. Peut-être que cela arrivera un jour, même s'il fallait espérer qu'il ou elle soit sous les verrous avant que cela n'arrive.

"Nous sommes toutes et tous des victimes potentielles pour Le Poète. Nous sommes quand même plusieurs milliers à vivre dans cette ville comme je vous l'ai déjà dis. Oui peut-être que le Poète s'en prendra à vous dès que vous franchirez la porte de mon cabinet ou peut-être s'en prendra t-il à moi dès que je rentrerai chez moi alors que je serais devant ma télévision ou dans mon lit. On ne peut pas prévoir le destin d'une personne. Et attendre bêtement qu'un drame arrive n'est vraiment pas la solution. Vous ne vivez plus et ça je pense que vous vous en êtes rendu compte."

Dire ce genre de chose n'était pas très conseiller pour une personne dépressive et paranoïaque mais il fallait qu'elle prenne conscience de toutes ses choses. La mort est à chaque coin de rue et l'attendre n'est pas une chose à faire. Bien souvent, c'est comme ça qu'elle arrive plus rapidement que prévue, même si elle avait déjà tenter de la rejoindre à plusieurs reprises.

"La vie idéale n'existe pas, même pour les personnes qui le pensent. Il y a toujours des hauts et des bas pour tous le monde, c'est indéniable. Vous dites que votre vie était un peu mieux que celle que vous avez actuellement. Remonter le temps étant totalement impossible, est-ce que vous n'aimeriez pas tout de même, revenir en arrière, reprendre la vie que vous aviez avant ? Il faut que vous vous donniez une nouvelle chance. Il faut tout faire pour que vous y arriviez. Personne d'autre ne pourra le faire à votre place. Il faut que vous repreniez votre vie en main et cela dès maintenant."

Le psychiatre n'avait pas la solution miracle pour arriver à ce stade là sinon, il l'aurait utiliser depuis bien longtemps. Mais il n'allait pas se plaindre, il avait plutôt bien remonté la pente depuis toutes ses années et il aimerait que Sacha fasse de même. S'il y avait bien une chose que Alexander détestait le plus au monde, c'était voir un ou une de ses patientes en total échec avec sa thérapie. Il était là pour soigner les gens ou les aider à aller mieux comme tout bon médecin qui se respecte et la voir ainsi, aussi vide à l'intérieur, il n'aimait pas cela. L'esprit humain est une chose tellement complexe à cerner, qu'il était d'autant plus difficile de faire comprendre à quelqu'un ce qui ne va pas et surtout, lui faire comprendre que les évènements arrivant dans une vie n'est pas une fatalité.

"Vous pouvez y arriver mais il faut que vous vous ressaisissiez pour cela et je sais que vous en êtes capable."

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Sujet: Re: Parlez moi de vous...Jeu 30 Mar - 21:00

Parlez moi de vous ...

◆ Feat Alexander ◆


Même si tu ne voulais pas penser à cet homme tu y pensais quand même, plus que de raisons. Il est là, a hanté tes nuits surtout, mais aussi tes journées et le fait de parler de lui n'arrangeait pas forcément les choses. Il a essayé de te tuer, tu le sais, il a juste préféré ta voisine, pour une raison que tu ignores, mais il voulait te faire du mal, c'était une certitude. Du moins tu t'en étais persuadée avec le temps, pourquoi tuer une vieille dame qui n'avait rien demandé à personne plutôt qu'une belle jeune femme dans la fleur de l'âge ? Pourquoi ? Cela n'avait jamais eu de sens pour toi, raison pour laquelle le Poète s'acharnerait un jour sur toi. Et si Alexander te disait le contraire, tu te l'étais tellement de fois répéter dans ta tête que voilà, ce serait inévitable, il agirait, demain ou dans dix ans, mais il agirait. Tu écoutais donc l'homme devant toi te parler. Il te disait des choses que tu savais, mais c'était difficile pour toi de l'admettre qu'au final il avait autant de chances que toi de se faire attaquer et tuer. Mais que dire de plus ? Oui Sacha, tu ne vis plus, ta vie est régie par des règles que tu juges immuables, alors que pourtant, tu n'aurais pas grand chose à faire pour mener une vie plus noble, une vie simple avec un petit travail tranquille. Mais ta psyché est bien trop faible pour que ton esprit ne parte pas en vrille en une fraction de seconde. Il voulait que tu reprenne ta vie en main, c'était simple, tellement simple dans sa bouche. Tu voulais y croire, parce que tu savais que tu en étais capable, avant que le Poète ne rapplique, même si ta vie n'était pas extraordinaire, tu ne passais celle-ci à ruminer dans ton coin des choses qui pourraient potentiellement se passer. Tu sortais un peu, tu ne restais pas cloitrer chez toi, recluse sur toi-même. Alexander essayait de te motiver mais il n'était pas magicien, il ne pouvait pas encore faire de miracles. Tu pouvais essayer d'agir de la sorte, n'est ce pas ? Tu le pouvais bien entendu, mais le nerf de la guerre résidait dans ta volonté. Tu avais le pouvoir de le faire, ce pouvoir était dans tes mains, mais avais-tu la volonté de changer durablement les choses ? Non, tu ne possédais pas cette volonté, tu n'avais pas la volonté d'avoir un peu de volonté, et c'était cela qui te poussait dans cet engrenage, dans ce cercle vicieux, un cercle que tu n'arrivais pas vraiment à quitter. Pourtant aujourd'hui, tu étais plutôt bien, tu étais arrivée avec peu de retard, tu avais fait un effort, un petit effort, mais il était clairement visible. C'était sans doute pour cette raison qu'Alexander te disait ces choses.

" Comment faire ? Dans votre bouche, tout parait simple, mais je ne sais pas par quel bout commencer. Je ne sors pas beaucoup de chez moi, pour faire les courses et pour venir ici, rarement pour autres choses. Je ne sais pas si je peux y arriver, mais je veux bien essayer. Qu'est ce que vous me conseillez de faire ? Je veux dire concrètement ? "

Sacha, tu devrais être fière de toi, tu viens enfin de faire un pas en avant, mais tu ne dois pas t'en formaliser, non. Ce n'est qu'un premier pas vers le mieux, vers le meilleur, tu ne dois pas en faire d'autres dans une autre direction, tu dois t'efforcer de garder le cap, et ton psy va t'y aider, alors écoute ces conseils et tu y arriveras. Forge toi un mental plus fort, moins faible. Tu peux le faire, tu peux devenir une jeune femme rayonnante, et pas cette jeune femme terne que tu es depuis plusieurs années. Tu dois le faire, pour le bien de la nation.





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Sujet: Re: Parlez moi de vous...Mar 11 Juil - 19:35


Le genre de personne à laquelle appartenait Sacha, le psychiatre en voyait tous les jours. Mais la jeune femme était quand même un cas à part. Tenter de lui faire avouer qu'une vie normale était possible malgré la présence du Poète, était plus que difficile à lui faire rentrer dans le crâne. Il pouvait comprendre qu son passé était compliqué mais cela ne devait pas l'empêcher d'avancer dans sa vie actuelle. Le passé était le passé et il devait le rester. Alexander l'avait appris à ses dépends. Si cela venait à se savoir que le médecin qui donnait de bons conseils aux dépressifs et suicidaires, avait lui aussi franchit une période plus que sombre, l'ayant emmener dans un état aussi pitoyable que les personnes qu'il rencontrait désormais, sa réputation en prendrait un coup et ses patients lui claquerait sûrement la porte au nez.

Mais ce n'était pas la question du jour. Le plus important était ce que Sacha venait de lui dire. Elle voulait essayer. Chose incroyable à laquelle Alexander ne croyait plus depuis un bon moment. Comme quoi il y a toujours un espoir au fond de chacun de nous. Essayez de voir la vie en une autre couleur que le noir était un bon début. A croire qu'il y avait une évolution dans son mental. Alexander espérait de tout cœur que le Poète ne repointe pas son nez de suite, de peur de voir tout son travail anéanti en quelques instants. Dans ce cas là, il fallait profiter de l'occasion et tenter de lui faire remonter la pente, petit peu par petit peu.


"Comment faire ? Il n'y a pas de solution miracle malheureusement. Je ne peux que vous donner des conseils. Déjà, vous me dites que vous ne sortez  pas beaucoup, hormis pour les choses obligatoires ou vitales. Il faut que vous changiez cela. Cela serait un bon début. Je veux qu'à notre prochaine rencontre, vous me disiez que vous êtes allez voir des amis ou que vous êtes aller boire un verre dans un bar, que vous ayez côtoyé des gens. A rester enfermer chez vous, vous n'avez plus aucune vie sociale. Vous allez commencer par ça. Comme ça, vous verrez ce que ça fait et tout ira beaucoup mieux pour vous par la suite, vous verrez. "

Il fallait procéder étape par étape car il ne fallait absolument pas la brusquer. Elle ne devait pas s'attendre à être guérie en un coup de baguette magique. La sorcellerie n'était pas le point fort du praticien.

"Tout est une question de volonté et moi, comme je vous vois aujourd'hui, je sais que votre volonté sera plus forte que vos plus profondes peurs. Vous ne devez plus fuir devant elles. Affronter vos peurs et l'une des meilleures choses à faire par la suite, mais commençons doucement pour le moment. Faites ce que je vous ai conseillé et nous verrons par la suite comment vous vous en sortez."

Que rajouter de plus ? Tout était dit. Sacha avait toutes les cartes en main pour aller de l'avant et tenter de s'offrir une nouvelle vie. Maintenant, il fallait voir si elle était capable de suivre ses conseils à la lettre.

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Sujet: Re: Parlez moi de vous...Jeu 27 Juil - 16:07

Parlez moi de vous ...

◆ Feat Alexander ◆


Tu voulais y croire, tu voulais le faire, tu avais envie de le faire, chose assez incroyable, presque improbable, presque folle, mais le Poète n'étant plus apparu depuis quelques temps, tu t'en pensais capable. Le jour où il reviendra sur le devant de la scène par contre, tu ne pourras jurer de rien du tout mais c'est ainsi, n'est ce pas ? Alors tu lui demandes comment faire à Alexander, parce que finalement, tu ne sais plus comment faire, comment agir pour vivre relativement normalement. Tu as toujours eu des périodes de mieux, mais de là, à être aussi bien, c'est rare, alors autant en profiter avant que cela ne dégringole à la vitesse du son. Il te disait donc de sortir plus, en dehors des courses obligatoires, en dehors des choses vitales, des choses qui ne servent à rien pour toi en temps normal, mais qu'il faudrait faire pour te redonner du peps, de l'énergie, une vie plus simple et normale. Tu ne pouvais rien promettre, par rapport à tout cela, parce que ce n'est pas dans ta nature d'aller dans un bar pour boire un verre, tu n'es guère festive en règle général, mais pourquoi pas, dans quelques semaines. Tu te dis que tu pourrais donc faire plus de petites courses peut être, comme aller chercher ton pain le matin, ou une petite viennoiserie à la boulangerie pas loin de chez toi. Voir des gens en tout cas, en dehors de chez toi, allez chez eux peut être, accepter une invitation après avoir refuser un nombre incalculable de fois. Pourtant, ce qui te faisait plaisir aujourd'hui, parce que tu t'en rendais compte maintenant, c'est que tes amis avaient toujours une pensée pour toi, tu étais encore souvent invitée, peut être qu'ils avaient l'espoir de te voir à une de leur sollicitation. Et cette fois, tu diras oui pour une fois, en espérant que cela devienne la norme même si tu n'y croyais pas vraiment, mais il en est ainsi. Tu souriais légèrement à Alexander.

" D'accord, je vais essayer, je ne garantie pas que cela soit très concluant, cela fait longtemps que je n'ai pas bu une goutte d'alcool, enfin, je ne suis pas obligé d'en boire, je prendrais un soda, ça devrait faire l'affaire. Peut être que je dirais oui pour une soirée chez des amis pour une fois. J'espère juste que le Poète ne reviendra jamais, pour que je puisse vivre une vie à peu près normale, ce serait tellement bien mais je n'y crois pas trop. "

Pourquoi fallait-il que tu ramènes tout au Poète ? Tu ne pouvais pas le laisser à sa place quand il était absent de façon active dans la ville ? Non, tu n'y arrivais pas, depuis qu'il avait tué ta voisine, ta vie s'était irrémédiablement centrée sur sa présence ou non en ville. Alors oui, il régnait sur celle-ci comme un fantôme, mais là, on ne l'avait pas vu depuis plusieurs semaines. Alors s'il te plait Sacha, essaye de vivre ta vie sans te soucier de lui. Facile à dire, mais cela te semblait juste impossible, comme si Alexander était dans ce film là et qu'il tentait de t'extraire ce mot de la tête une bonne fois pour toute.






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