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 a thousand papercuts of life

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bad blood - we live here

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◆ Manuscrits : 225
◆ Arrivé(e) le : 29/01/2017
◆ Âge : 34
◆ Métier : Ancien sergent, il est aujourd'hui professeur de criminologie à la FSCC
◆ Points : 160
◆ DC : Aiden, Willow, James, Sean, Nathan
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Sujet: a thousand papercuts of lifeDim 29 Jan - 13:40

Charlie William Delaney

◆ chivalry fell on its sword ◆



◆ 17/01/1982 - 34 ans
◆ Né à Mobile, il est arrivé à Fairhope suite à l'attaque de Laura Munoz.
◆ Américain
◆ Mis à pied jusqu'à la résolution de l'enquête, Charlie a abandonné son rôle de sergent et est pour l'instant professeur de criminologie à l'université.
◆ Célibataire
◆ Ouvertement bisexuel
◆ Bad Blood
◆ Eddie Redmayne

entre les lignes

L'affaire : Ses supérieurs avaient dit en l'envoyant à Fairhope que c'était l'affaire de sa vie. Ils avaient dit que sa résolution lui permettrait de prendre du galon et d'enfin prétendre au concours d'inspecteur. N'aspirant qu'à ça, c'est avec enthousiasme et détermination qu'il est arrivé ici, suite à l'attaque dont Laura Munoz fut victime.
Dès le départ, il lui a été difficile de trouver sa place au sein des forces de l'ordre de Fairhope, qui voyaient d'un mauvais œil son arrivée, d'autant plus que Charlie n'a jamais été du genre à susciter l'affection. Il déteste la vie à Fairhope, et cette dernière le lui rend bien.

Il n'y a qu'à voir ce qu'elle lui a mis en travers de la route : la mort de Luis Estrada. Originaires de la même ville, il avait pourtant fallu attendre que Charlie rentre dans les forces de l'ordre pour que les deux hommes se rencontrent. La connexion avait été imminente et dans les années qui suivirent, c'est une relation chaotique et peu orthodoxe qui s'était installée entre eux. De rencontres occasionnelles en plus fréquentes, ça n'avait jamais été pour Charlie rien de plus qu'un parmi d'autres, rien de plus qu'un passe-temps qui avait de l'argent et qui aimait lui offrir ce qu'il voulait pour tenter de le garder proche de lui. Il n'essayait même pas de cacher qu'il était infidèle et qu'il n'avait aucune envie de quelque chose d'exclusif. Au fil des ans, ça lui avait attiré la colère de Luis qui aspirait à une relation plus tangible, et ce sans pour autant vouloir officialiser son divorce. Sa mutation n'avait pas changé grand-chose, jusqu'à ce que Charlie décide finalement qu'il en avait assez, quelques semaines avant la mort de l'avocat.

Si les autorités n'ont jamais pensé à l'associer au serial killer qui sévissait bien avant son arrivée en ville, ils l'ont facilement accusé de s'être servi de ses agissements pour camoufler le meurtre de Luis Estrada et le faire passer pour une victime de plus. Les relevés téléphoniques ont démontré qu'ils avaient eu de nombreuses conversations au cours des derniers mois, que la victime l'avait appelé plusieurs fois ces derniers jours, et lui avait envoyé un certain nombre de messages, d'abord d'excuses, puis de haine. De plus, ils avaient trouvé ses empreintes sur les lieux, et Charlie n'avait pas nié qu'ils avaient eu plusieurs altercations au cours des derniers mois. Il était même allé jusqu'à mettre de l'essence dans sa voiture à la station située à deux pas du bureau de l'avocat, à peine une semaine plus tôt.

Les quelques différences entre ce meurtre et ceux qui ont précédé ont terminé de les convaincre qu'il s'était fait imposteur et avait usé le nom du Poète pour commettre son crime et ainsi se débarrasser de l'avocat. C'était la première fois qu'une victime était assassinée hors de Fairhope, qui était en plus celle dont le suspect était originaire,  et c'était aussi la première fois que les mots étaient entourés et non recopiés. On l'avait jeté en prison sans plus de cérémonie.

Trois mois plus tard, Jessica Clarke mourait dans une autre ville proche de Fairhope, et les mots qu'elle avait écrits semblaient en accord avec ceux que Charlie aurait supposément entourés. Le Poète aurait-il dévié de son œuvre? Coïncidence? Ils avaient tout réétudié. Pourquoi diable aurait-il laissé ses empreintes dans le bureau de la victime alors qu'il avait pris la peine de les effacer de la bible, de la chaise et du stylo trouvés avec cette dernière? Pourquoi aurait-il gardé tous les messages envoyés par Estrada alors qu'il savait qu'ils le soupçonneraient? Finalement, sa voisine âgée s'était souvenue l'avoir aperçu. Ils avaient fini par l'innocenter et le retirer de ses fonctions, du moins jusqu'à ce que l'enquête soit résolue. Il aurait toujours pu retourner à Mobile honteux et espérant qu'on le reprenne, mais il avait trop de fierté pour ça. De plus, une curiosité profonde pour l'assassin l'a poussé à rester et à mener sa propre enquête. Il s'était décidé, il voulait le rencontrer. Quelques mois de chômage plus tard, la FSCC avait accepté de le recevoir pour un entretien auquel il n'avait jamais cru, au terme duquel il avait officiellement endossé le rôle de professeur de criminologie en raison de son diplôme en la matière. Charlie avait clairement remarqué qu'aucun des deux partis n'était particulièrement enchanté par cette perspective, mais personne n'avait le choix.

Alors il endure les regards insistants et les murmures des élèves qui se pressent dans l'amphithéâtre. Pendant ce temps-là, il mène son enquête personnelle, ses longues heures d'étude des dossiers lui ayant permis de mémoriser de nombreux détails sur l'enquête, qu'il a recopiés soigneusement sur un bloc-notes, chez lui.

Caractère : Certains vous diraient que Charlie est un merdeux, et ils n'auraient pas tort. Gamin né dans une famille riche, il a gardé l'insolence des adolescents. Charlie coupe la parole et préfère l'écran de son téléphone aux yeux de ses interlocuteurs. Il aime passer en premier et faire des remarques cyniques aux moments les plus inopportuns. Pas franchement serviable, pas franchement plaisant, il n'est pas non plus particulièrement loyal envers ceux qui parviennent à le supporter. Opportuniste et volage, il préfère toutes ses relations éphémères, qu'elles soient amicales ou amoureuses. Il est brillant, certes, mais il le sait. Autant de défauts qui font de l'ombre aux maigres qualités qu'on pourrait trouver si l'on se donnait la peine de les chercher.

La plupart des gens s'arrêtent à ça. Ils ont tôt fait de le classer dans cette catégorie de personnes qu'il n'est pas bon de côtoyer trop souvent ou trop longtemps, et n'y repensent pas à deux fois. Ils le disent superficiel, ils murmurent derrière son dos. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne fait pas l'unanimité. Ce qu'on peut lui accorder, en revanche, c'est qu'il est consciencieux, travailleur et déterminé, et personne ne peut l'ignorer. C'est une personne efficace qui ne se perd pas en bavardages inutiles. Ordonné, il aime faire des listes et des programmes. Charlie planifie, organise et range. Il aligne les dossiers et les classe par ordre alphabétique, de pertinence, de taille. Résultat, quand ses plans tombent à l'eau, il a tendance à paniquer et à bâcler le travail. Mais comme il est de mauvaise foi, l'échec n'est jamais vraiment de sa faute.

On pourrait tenter de lui faire gagner quelques points en disant qu'en dessous de ses apparences froides et de son antipathie, ce n'est qu'un gamin perdu, sensible et effrayé qui tente de se faire une place en levant le menton et en se protégeant derrière des barrières, mais il y a trop peu de vérité là-dedans pour que cela soit crédible. Charlie n'a jamais été perdu, il ne tente pas de compenser des insécurités en apparaissant au contrôle et strict, et il n'a jusqu'à présent jamais vraiment ressenti de sympathie pour qui que ce soit, à part son père. Honnêtement, sans ce dernier, il aurait probablement fini derrière les barreaux plus tôt que ça. Son père est le seul qui ait jamais gagné sa loyauté, prouvant ainsi que lorsque par miracle quelqu'un entre dans ses faveurs, il a quelque chose à offrir. Le reste du temps, Charlie ne respecte pas l'autorité, il ne tente pas de faire plaisir, son égoïsme fait de l'ombre à son efficacité et à sa rigueur. En revanche, il est adaptable, autodidacte, et sait retomber sur ses pattes. Il peut également déployer d'incroyables trésors d'amabilité lorsqu'il veut obtenir quelque chose. L'avantage, c'est qu'il ne parle pas plus que nécessaire. Néanmoins bon orateur, il s'exprime bien et sait manier les mots à son avantage. Son charisme l'empêche d'être purement et simplement détestable. D'autant plus qu'il est souriant, malgré tout. Charlie se tolère à petites doses, son silence pouvant même être agréable, son ivresse presque plaisante.

Il tempête en silence, emmagasine la rage et la colère comme les nuages noirs avalent le ciel, l'assombrissant avant de tout recracher sur le monde lorsque enfin, ils débordent. Charlie fait les cent pas, réarrange son bureau mille fois, serre les poings convulsivement. Il ne hurle pas, ne s'abandonne pas à l'émotion tant qu'il peut l'éviter, même si ses mots se font parfois de glace, poignardant les autres avec ses piques. Il sert sa colère froide, même si elle lui bout constamment au fond du ventre.

Il est difficile de déterminer ce qui le pousse vers l'avant, son intérêt s'attachant sans raison ou logique apparente, une énergie débordante se dispersant parfois plus vite que de la poussière dans une rafale. Sa nonchalance et son désintérêt habituels se font parfois balayer par une détermination à toute épreuve aux origines inconnues.

À savoir : Il aime prendre soin de lui et passe beaucoup de temps à se préparer, choisissant ses vêtements avec attention et toute son apparence devant être exactement comme il l'entend. ● Il est accro à son téléphone et passe des heures dessus, parfois même quand on lui parle. Il épluche des milliers de pages de réseaux sociaux, regarde des vidéos YouTube. ● Dans son adolescence, il volait dans des supermarchés pour tromper l'ennui. Il a manqué d'être découvert, mais a fait porter le chapeau à quelqu'un d'autre. ● Il a besoin d'organiser sa réflexion en écrivant des fiches, en faisant des diagrammes et en classifiant tout ce qu'il trouve. De même, il ne peut pas se concentrer dans un environnement désordonné. ● Il est gaucher. ● Il est misophone, certains sons lui provoquent un véritable malaise physique : le bruit de la mastication, les gens qui chantonnent, les bruits de pas. N'essayez même pas de croquer une pomme ou de respirer trop fort. ● Il aime boire mais ne tient absolument pas l'alcool. Ce n'est pas faute d'avoir essayé d'augmenter sa résistance. Il a également l'alcool particulièrement joyeux. ● Il a suivi des séances d'orthophonie pendant des années pour se débarrasser d'un bégaiement, mais ça le reprend parfois lorsqu'il est énervé ou ému. ● Il a un chat nommé Zodiac. ● C'est un excellent cuisinier, et son curry est à tomber.



derrière l'écran

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Sujet: Re: a thousand papercuts of lifeDim 29 Jan - 13:41

once upon a book

◆ look at all the stones they keep on throwing ◆


La décadence avait été telle qu'au jour d'aujourd'hui, Charlie avait peine à croire qu'il avait jamais été riche. Il se souvenait vaguement du moelleux de la moquette contre les pieds nus, de l'immense dédale de couloirs et d'escaliers. Il revoyait les immenses haies se dresser aux bords de la propriété, cachant leur richesse aux yeux des autres, des pauvres. Il se souvenait du parquet qui grinçait lorsqu'il s'élançait dans le couloir menant au salon, de l'herbe toujours bien coupée où il jouait à la balle avec son père. Il revoyait clairement le sourire bienveillant de la femme de ménage, ainsi que ses froncements de sourcils lorsqu'il ramenait irrémédiablement de la boue dans son sillage. Il entendait la porte d'entrée s'ouvrir, indiquant que son père rentrait enfin du travail. S'il se concentrait vraiment, il pouvait même entendre sa voix retentissante et rocailleuse lorsqu'il énumérait un compte à rebours de plus pendant que l'enfant cavalait d'un bout à l'autre de la bâtisse à la recherche d'un nouveau recoin où se cacher, ses pieds nus battants les carrelages, parquets, moquettes et autres tapis à un rythme effréné, un rire étouffé dans la gorge. Il y avait l'odeur d'un repas chaud, celle des tartines grillées, les innombrables chutes du dossier du canapé où il était formellement interdit de grimper. Tous les souvenirs étaient présents, mais lointains, effacés, comme si c'était arrivé à quelqu'un d'autre. Comme s'il l'avait lu, dévorant les aventures de ce petit garçon à la coupe ébouriffée et aux taches de rousseur qui avait osé croire un jour qu'une écharde dans la plante du pied était ce qu'il pouvait lui arriver de pire, et qui se trouvait agacé lorsqu'on refusait de lui acheter une quatrième glace à la fête foraine.

Il n'était rentré dans l'histoire qu'au chapitre suivant, lorsque son père était tombé raide mort dans son bureau. Il avait pourtant eu le temps d'appeler une ambulance, s'étranglant en appelant à l'aide, mais le pauvre homme était mort avant l'arrivée de qui que ce soit. Charlie, lui, empilait consciencieusement des Legos dans sa chambre pendant ce temps-là, insouciant, ignorant, heureux. Son père venait d'être terrassé par une crise cardiaque foudroyante. C'était seulement à cet instant qu'il avait habité le personnage, qu'il avait ressenti la détresse et la confusion intenses du gamin à moitié orphelin qui assistait à des funérailles sans y comprendre quoi que ce soit. Les murs du manoir, qui semblaient chaleureux et sûrs à peine une semaine plus tôt semblaient à présent immenses et froids sans la large carrure de son père pour les habiter. Ca n'était pas comme si sa mère avait enfilé sa veste, montant sur le piédestal qu'il avait abandonné, s'asseyant dans son siège et endossant son rôle. Non, elle avait semblé rétrécir, devenant minuscule face à l'immensité du vide qu'il avait laissé. Elle s'était retranchée dans le salon et s'était cramponnée à son vin comme si elle allait y trouver la solution. Alors Charlie s'était retrouvé flanqué entre ces murs haineux qui le regardaient de haut lorsqu'il tentait de ne pas faire de bruit en passant dans les couloirs, histoire de ne pas réveiller les morts. Mais son fantôme avait refusé de revenir hanter les lieux, les laissant à leurs silences.

Assourdissants.

Il manquait les fluctuations d'une voix grave et chaleureuse,

Morbides.

l'éclat d'un rire graveleux qui montait du fond de la gorge.

Insoutenables.

Bientôt, sa mère s'adonnait à deux de ses grandes passions, la boisson et les hurlements ; tandis que Charlie commençait à claquer les portes et à les verrouiller derrière lui, délaissant les pièces communes pour se renfermer dans sa chambre. Ils faisaient tout pour remplir le silence, mais ils en avaient perdu les conversations, ne communiquant plus que par monosyllabes. Le volume indécent de la radio de l'enfant rivalisait constamment avec celui des émissions abêtissantes que la mère regardait pour oublier de penser.

Peu de temps après, une nouvelle veste avait pris place au porte-manteau, une nouvelle paire de chaussures trônait fièrement dans l'entrée, à côté de celles de la veuve, et toujours trop loin de celles que Charlie avait lancées au hasard en rentrant de l'école. Au départ furtivement, des pas dans la nuit, des murmures dans les couloirs et le retour du silence. Puis en l'espace d'un instant, cet inconnu lui était présenté comme un beau-père, et on lui avait cédé le siège du défunt, son lit, son privilège. Ils avaient même osé suggérer que Charlie devrait lui donner le même titre qu'à son père. Dès le premier instant, possiblement avant, ils s'étaient mutuellement pris en grippe. Il haïssait cet homme qui lui volait ses souvenirs, qui placardait son visage antipathique sur les murs de sa mémoire. Souillée. Finalement il ne fut que trop content lorsque, quelques mois plus tard, l'imposteur avait convaincu sa mère de l'envoyer à l'internat. Écoutant aux portes, il avait entendu dire que ça le redresserait et que ça lui apprendrait le respect, et à marcher droit. Il avait d'abord protesté, évidemment, ses mots s'emmêlant comme ils avaient la fâcheuse habitude de le faire lorsqu'il s'adonnait à l'émotion, et l'autre avait ri aux éclats. Un rire dément et moqueur qui sonna faux et dont l'écho l'avait poursuivi un moment. Dès lors, il avait ravalé ses accès de colère, refusant de lui donner une autre raison de l'humilier et de rire à ses dépens. Ils n'avaient pas eu besoin de lui rappeler de faire ses valises.

Dès lors, il ne vit plus sa demeure qu'aux vacances, s'extirpant temporairement du récit. Tout ce qu'il lui restait aujourd'hui, c'était un petit FlipBook en couleur qui retraçait la mort de son foyer. Mises bout à bout, les images retraçaient la décomposition de l'héritage Delaney. A chaque vacances scolaires, il y avait des changements. D'abord, ils avaient dépouillé le bureau de son père, pour y installer les soit-disant projets et autres erreurs de l'étranger. Il avait aperçu des seringues. Ensuite, ils avaient renvoyé le personnel. Aux vacances suivantes, ils avaient vendu les tableaux, probablement inestimables, contre une somme sans doute ridicule. Nouvelle ellipse de quelques années, et tout ce qui attendait Charlie à présent, c'était une épave défoncée à l'héroïne au milieu d'un taudis. Et par taudis, il entendait qu'après avoir dilapidé toute la fortune de l'héritage, ils avaient finalement dû se résoudre à vendre le manoir, qui avait été légué au père de Charlie par son grand-père. Voyant le filon s'épuiser, l'autre avait foutu le camp, cherchant sans doute une autre proie à détrousser pour payer son addiction au jeu. La pauvre femme faisait peine à voir, elle qui avait jadis été féroce et belle, à présent faiblarde et hideuse, la peau parcheminée et perdant ses cheveux par poignées. S'il ressentit de la pitié, Charlie ne fit en tout cas jamais rien pour l'aider, même alors qu'elle courait à sa perte avec l'énergie du désespoir. L'année suivante, son cercueil rejoint celui de son mari, et finalement, le monde de l'adolescent se mit à tourner un peu plus rond. Pourtant plus désemparé et plus triste que lorsque son père était mort, sans doute parce que la fin s'était reflétée dans ses yeux, l'orphelin semblait malgré tout respirer un peu plus librement.

La planète entière avait dû s'esclaffer de rire le jour où il avait dit vouloir rejoindre les rangs de la police, et obtenir un diplôme en criminologie. Personne ne l'avait réellement pris au sérieux, jusqu'à ce qu'il soit accepté dans les deux programmes. Son père avocat avait toujours vanté les mérites de la justice, lui-même respectable et vertueux en toute circonstance, tandis que sa mère haïssait les forces de l'ordre avec une haine sans cesse renouvelée. Alors Charlie était parti dans cette direction à une vitesse alarmante, et si la carrière d'avocat le laissait indifférent, l'idée de travailler dans la division homicide l'avait rempli de suffisamment de détermination pour compléter sa formation d'officier, quitter l'université avec une excellente mention, et travailler sans se forcer jusqu'à ce qu'on l'envoie à Fairhope.  Côté personnel, Charlie n'a jamais abandonné sa vie nocturne, et il n'en a pas l'intention. Malgré quelques problèmes avec la hiérarchie, il semblait suffisamment bon pour monter les échelons et être envoyé travailler sur l'affaire du Poète qui commençait à prendre de l'ampleur juste à côté de chez lui. Etre envoyé à l'abattoir.


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Sujet: Re: a thousand papercuts of lifeDim 29 Jan - 13:43

Re-Bienvenue dans le coin excited

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Shandra O. SarmoiseLieutenant de Police
Je suis ici depuis mon enfance, et je vois bien que ma ville autrefois calme, n'est plus le même havre de paix qu'autrefois. La faute à ce poète de malheur. Serais-je celle qui réussira à lui mettre la main dessus ? Je ne sais pas, mais j'ai déjà passé trois ans de ma vie à lui courir après, je suis prête à faire encore bien plus même si cela doit me ronger jusqu'à l'os.


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Sujet: Re: a thousand papercuts of lifeDim 29 Jan - 14:18

Re bienvenue ! Bonne rédaction magic
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Sujet: Re: a thousand papercuts of lifeDim 29 Jan - 16:41

La secte des multi-comptes s'agrandit encore et encore.... bounce
plus sérieusement, re-bienvenue, tu connais la maison brille

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bad blood - génie de la cb

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Sujet: Re: a thousand papercuts of lifeLun 30 Jan - 11:05

Re-bienvenue pump it up
J'adore cet acteur, et j'ai hâte de voir ce que tu vas en faire. brille
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Sujet: Re: a thousand papercuts of lifeLun 30 Jan - 13:00

Merci à vous tous :luv: :luv: :luv:
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Sujet: Re: a thousand papercuts of lifeMer 1 Fév - 2:15

brille brille

re-re-re-re-re-re-re-re-re-bienvenue cache
Comment ça j'exagère hihi

Tu sais me trouver si tu as des questions bounce
Hâte de lire tout ça cri
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Sujet: Re: a thousand papercuts of lifeSam 11 Mar - 18:14

hoho
en attendant l'admin...


Ta fiche est officiellement terminée et vient d'être relue par mes soins ! Remarques et autres commentaires sur ta présentation ont été transmis à l'admin du forum. Ce dernier va s'occuper de toi dans les plus brefs délais et te signaler les éventuelles modifications à effectuer et/ou te valider.

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Sujet: Re: a thousand papercuts of lifeMer 15 Mar - 2:18

brille brille brille
C'est parfait tout ça, comme d'habitude :aw:
Toujours aussi bien écrit, j'aime vraiment ce personnage et j'ai hâte de venir t'embêter pour des liens funk

Je voulais juste voir un point avec toi en revanche ; en ce qui concerne le groupe, tu l'as mis dans les These Streets, mais vu qu'il n'a plus accès à l'enquête depuis qu'il est devenu professeur, c'est son activité actuelle qui compte pour la détermination de son groupe, donc je pense qu'il serait redevenu un simple habitant et donc Bad Blood :yes:

Dis-moi si ça te va aussi et je te validerai promptement bro
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Sujet: Re: a thousand papercuts of lifeMer 15 Mar - 11:25

My bad, j'avais oublié de changer ça, c'est modifié ^^

Et merciii bounce bounce
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Sujet: Re: a thousand papercuts of lifeVen 17 Mar - 23:14

C'est donc tout parfait pour moi bounce
Te voilà officiellement validé, amuse-toi bien avec ce nouveau compte hehe1


congratulations !



Félicitations, te voilà officiellement validé(e) ! Tu vas donc pouvoir déambuler dans les rues de la ville comme bon te semble. Sauf si tu crains de tomber sur une plume particulièrement... Inspirée.

Mais puisque tu respires encore, il est temps de t'occuper de toute la paperasse un peu ennuyeuse auprès des autorités locales. Ainsi, tu peux commencer par recenser ton métier avant de te trouver un logement.

Tu peux ensuite ouvrir ton répertoire afin de créer des liens avec les autres personnages ou poster dans les demandes de rp pour te trouver un premier partenaire de jeu.

Si tu as été validé(e) avant le 15 du mois en cours, sache qu'il faudra également songer à te recenser pour ce mois-ci.

Dans tous les cas, le staff reste à ta disposition pour la moindre question et te souhaite de passer d'agréables moments sur le forum.

N'oublie pas de rester sur tes gardes... Sait-on jamais.
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a thousand papercuts of life

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