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 Unspoken words and quiet truth

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Sujet: Unspoken words and quiet truthLun 24 Avr - 3:27

unspoken words and quiet truth
such a bittersweet taste



4 mars 2016

Il la voyait partout.

Dès qu’il tournait la tête, elle était dans son champs de vision, elle n’était pas loin, penchée au-dessus du bureau d’un autre pour lire un document quelconque, assise à son propre bureau pour prendre une déposition, une énième déclaration qui ne rimait à rien et qui ne les mènerait nulle part. Elle ne faisait pas encore officiellement partie de l’équipe des officiers, mais tout le monde s’accordait à dire qu’elle était aussi efficace, sinon davantage. Elle avait sans doute plus de choses à prouver en tant que femme dans un tel milieu, petite amie d’une victime du Poète de surcroit. C’était comme si le commissariat s’attendait à ce qu’elle craque, qu’elle jette l’éponge une bonne fois pour toute, qu’elle envoie valser des dizaines de dossiers ou qu’elle mette le feu aux preuves qui ne leur avait guère servi jusqu’ici. Mais non, elle restait droite, juste, déterminée. Du moins elle l’était, dans le regard de Peter, qui se décalait pour la laisser passer lorsqu’il se trouvait sur sa route, qui posait un café sans rien dire sur un coin de son bureau avant de disparaitre (un café qu’il lui avait préparé exactement comme elle avait l’habitude de le boire), qui préférait prendre les escaliers plutôt que de rester coincé seul avec elle dans l’ascenseur ; de peur de se perdre un instant dans son regard, et ne plus avoir envie de retrouver la sortie. Il faisait de son mieux pour ne pas exister alors qu’il gravitait sans cesse autour d’elle, l’aimant indéniablement attiré par la source de ses tourments.

Le blond se souvenait des nombreuses fois où il avait exigé de son père qu’il lui explique ce qui lui avait fait comprendre qu’il était amoureux de sa mère, ce qui l’avait poussé vers elle, ce qui avait provoqué cet élan aussi vital qu’une inspiration. Christian lui avait soufflé une réponse à peine satisfaisante, lui avouant que Peter ne comprendrait que le jour où cela lui arriverait à son tour, qu’il n’y avait strictement rien à expliquer, à essayer de réduire à de vulgaires mots. Ça ne s’exprimait tout simplement pas ; c’était là, ça vibrait en lui et c’était tout ce dont il était certain. Et Peter n’avait pas réalisé immédiatement. Ce n’était pas venu comme un claquement de doigt, ça ne s’était pas imposé comme la foudre, contrairement à l’expression. C’était venu après plusieurs nuits, la peau de Willow contre la sienne, les mains de la brune sur ses épaules qui avaient fini de le façonner. C’était venu après de nombreux regards échangés, des paroles murmurées, des rires et des chamailleries partagés. Ils avaient construit un univers qui avait fini par les envelopper, les enrober, leur donnant enfin un sens et un but. Ils gravitaient l’un autour de l’autre, ensemble ; quasiment indissociables. Et puis il l’avait perdue. Il ne pouvait s'en vouloir qu’à lui-même, seul responsable de cette tragédie, et le regret n’en finissait d’ailleurs plus de le ronger. Alors il essayait de se concentrer sur son travail, mais elle était là, juste là, à quelques mètres ; et à chaque fois, elle lui coupait le souffle.

L’ancien journaliste faisait de son mieux pour se concentrer, pour ne pas constater les faits qui auraient sauté aux yeux du plus incompétent des détectives. Ils étaient seuls. La nuit précédente avait été longue, tachée du sang d’un innocent qu’ils avaient assassiné. L’ensemble de la brigade était restée silencieuse tout au long de la journée ; seul le colonel avait eu le cran de prendre la parole pour leur rappeler à quel point la situation était devenue désastreuse, pour leur rappeler qu’ils étaient tous responsables de ce qu’il s’était produit cette nuit-là d’une manière ou d’une autre. Les effectifs avaient été renforcés pour la soirée, les autorités se préparant à une riposte colossale, craignant les débordements supplémentaires. Le couvre-feu avait été repoussé de quelques heures, afin d’apaiser les citoyens avides de liberté, et on avait laissé le soin aux officiers les moins compétents de répondre aux coups de fil et aux remarques aiguisées des habitants révoltés qui se cachaient derrière leur combiné. Ainsi, ils étaient seuls ici, et Peter faisait semblant de ne pas avoir remarqué, concentré sur les dossiers qu’il essayait de résoudre, sa dernière conversation avec le colonel lui trottant sans cesse dans la tête. Peut-être que s’il avouait à Willow qu’il avait accepté un marché dont il n’était clairement pas à la hauteur, elle s’inquiéterait et elle oublierait ses erreurs, se concentrant davantage sur celui qu’il était réellement ? Non, pas question de la manipuler, de la prendre par les sentiments. Et puis, elle était sans doute déjà passée à autre chose ; il n’y avait plus de place pour Peter dans ses pensées.

Il s’était absenté quelques instants, désertant leur open-space pour se rendre à quelques pâtés de maison de leur lieu de travail, histoire de commander le plat préféré de la jeune femme. Un autre arrêt sur le chemin pour faire le plein de bières - deux chacun, ça n’allait pas les tuer. Et puis il avait fait demi-tour, se décidant enfin à aller à sa rencontre, comme s’ils ne s'étaient jamais croisé par le passé, comme s'ils se rencontraient pour la toute première fois. « Since we’re stuck here for the night, might as well treat ourselves. Hope you’ll like it. » Faire comme s’il ne la connaissait pas déjà par coeur, prétendre qu'il s'agissait d'une inconnue. Il tenta un sourire, avant de lui tendre une bière. « This should also help. » Son sourire lui manquait. « Let me know if you need a hand with anything, I’m almost done with my paperwork. »

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Sujet: Re: Unspoken words and quiet truthSam 10 Juin - 15:54

Il y avait forcément quelque chose.

Quelque part. Là, au milieu de ce merdier fumant où un corps de plus venait de crever, où ils disparaissaient tous, enterrés sous les erreurs, enterrés sous les rapports et les dossiers et les images glaciales qui peignaient la mort comme elles peindraient des paysages. Ils manquaient d'air, elle manquait d'air. Willow voulait sortir, escalader les cadavres, les endeuillés et les coupables, ramper à travers le fumier et les ordures jusqu'à la surface. Elle voulait se frayer un chemin à travers les ronces, à travers les mensonges et les faux-semblants, elle voulait laisser tous ces inconnus derrière elle, parce qu'elle n'était plus entourée que d'inconnus. Les visages si familiers qui devenaient soudain étrangers. Soudain si différents qu'elle ne reconnaissait plus les expressions, les plis des lèvres, les froncements des sourcils, les sourires. Elle voulait fermer les yeux, et oublier. Oublier que son bureau, que les mots qu'elle lisait, que les pas qu'elle entendait et les portes qu'elle ouvrait, que le silence qui lui avait fusillé le crâne toute la journée, oublier que tout ça, tout ça et tout le reste était tâché de sang. Ce n'était pas de l'encre mais bien du sang que la pointe de son stylo laissait sur la feuille alors qu'elle griffonait quelques notes pour tenter de mettre de l'ordre dans ses pensées fugitives. Elle voulait de l'air. Rien qu'une bouffée. Une inspiration, s'emplir les poumons d'oxygène, avant de replonger. Pourtant non, elle s'accrochait, elle ancrait ses yeux dans des lignes qu'elle avait déjà lues, cherchant des réponses là où il n'y avait que des questions. Elle avait baissé la tête quand elle aurait voulu la lever, elle s'était assise quand elle aurait voulu courir, et elle s'était efforcée de voir quand elle n'aurait voulu que le noir. Willow était désespérément au travail.

Il y avait forcément quelque chose.

Quelque chose qui n'était pas Peter. Quelque chose sur quoi elle pouvait se concentrer pour ignorer qu'il n'y avait qu'elle et que lui, qu'ils habitaient un espace seuls, comme ça n'était plus arrivé depuis des mois. Oh, il était toujours là. Elle l'apercevait toujours du coin de l'oeil, incapable qu'elle était d'ignorer ses allées et venues et de ne pas entendre sa voix. A chaque réveil, elle savait que le blond serait là, et elle l'emportait avec elle tous les soirs, ne se rappelant que trop bien d'un temps pas si lointain où ils avaient habité les mêmes espaces, devenant un tout en étant deux. Mais ils n'avaient plus été seuls. Plus depuis cette nuit glaciale où ils s'étaient déchirés, où elle s'était arrachée à ses bras parce qu'il le fallait, parce qu'il était instable, dangereux, parce qu'il avait emprunté un chemin trop tortueux pour que la jeune femme le suive. Ou peut-être qu'elle avait simplement aperçu une autre route, et que ses pieds étaient trop douloureux et ses jambes lacérées par les épines et salies par la boue dans laquelle ils se traînaient depuis des années. Elle avait vu une autre route, et il n'avait pas pu la suivre.

Il y avait forcément quelque chose.

Une raison à leurs souffrances, un indice entre les lignes, un échappatoire. Quelque chose qui justifierait qu'ils s'écorchent, qu'ils s'accrochent encore un peu. Une infime lueur, vacillante et faiblarde mais si, oh si brillante dans la nuit de cendre où ils étaient plongés. N'importe quoi. Quelque chose qui empêcherait les deux balles de siffler à travers le ciel, un petit rien qui les arrêterait avant qu'elles ne viennent se loger dans la chair de Tobias, le précipitant vers le sol dans un bruit sourd. La sortie de Peter lui avait donné l'occasion parfaite de faire une pause sans risquer de croiser son regard, et elle en avait profité pour s'étirer, remettant de l'ordre à ses cheveux qu'elle avait maltraités dans son agacement. Elle ne savait pas où il s'était rendu, et elle s'efforçait de ne pas se poser la question. Tout comme elle s'efforçait de ne pas se demander d'où venaient les cafés qui apparaissaient d'eux-mêmes. Toute sa concentration ne devait revenir qu'aux rapports qu'elle épluchait depuis des heures. On doit tout reprendre depuis le début. C'était ce qu'avait dit Jesse, et ce qu'ils ne pouvaient absolument pas faire. Malgré tous leurs efforts, les erreurs et les morts ne s'effaceraient jamais. Les moments et les rires qu'elle et Peter avaient échangé seraient toujours là, au même titre que le sang de ce pauvre type, que les mots qu'ils avaient échangé et que les contacts et les regards qu'ils s'étaient refusé. Elle ne pouvait pas reprendre depuis le début. Ni avec Jesse, ni avec l'enquête, et certainement pas avec Peter. Elle ne pouvait que reprendre le travail.

Elle fut bien obligée de lever les yeux vers lui lorsqu'il lui adressa la parole. Il n'y avait personne d'autre, et l'odeur alléchante du poulet korma du fast-food du coin lui était clairement destinée. Lorsque ses yeux se posèrent enfin sur le visage de Peter, elle se trouva interdite. Seulement à cet instant elle prit conscience qu'elle ne l'avait pas regardé en face depuis qu'ils s'étaient séparés. Elle l'avait observé en biais, et elle aurait pu jurer que ses traits étaient différents quand il s'adressait à d'autres. La façon que son sourire avait de lui illuminer le visage. Elle laissa quelques instants flotter dans l'air, et resta suspendue à son regard. Il lui fallut faire un effort, rassembler forces et esprits pour lui rendre son sourire sans fondre en même temps, flocon de neige à la merci du soleil. Alors elle hésita une, deux, trois secondes, cherchant son sérieux, toute la maturité dont elle disposait et quelques mots perdus au fond de sa gorge avant d'accepter le repas dans un sourire timide. «Thanks, that'll definitely get me through the night.» Bien sûr, ils savaient tous les deux que c'était ce qu'elle préférait, mais elle n'ajouta rien, se contentant de recevoir nourriture et boisson et de ne lui rendre qu'un sourire, soucieuse de se perdre si toutefois elle se risquait à lui offrir plus. L'assassin, l'enquête et Tobias étaient les seuls qui pouvaient les détourner l'un de l'autre à présent. «Well, when you're done, I could use another pair of eyes. I'm looking for– anything, really. I'm just going through these reports again, trying to find what we missed.» Là, c'était plus facile. C'était déjà plus facile. Peut-être déjà trop facile. La brune retint de justesse un soupir à l'idée de se replonger dans les observations et analyses qui concernaient toutes la même chose : celui qu'on nommait le Poète et sa panoplie de victimes. «But let's take five, what do you think?» Elle serait bientôt emportée par le courant, elle pouvait le sentir rouler dans son dos. «I'm not sure that chicken can wait.»

Il y avait forcément quelque chose, pas vrai?

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Sujet: Re: Unspoken words and quiet truthDim 2 Juil - 21:34

Il ne se souvenait plus exactement dans quelles circonstances il avait fini par tomber à ses pieds. Une nuit d’hiver ou d’été, un regard en biais ou un souffle, une main qu’elle avait passé dans ses cheveux bruns pour les coincer derrière son oreille glacée par le vent, une remarque qu’elle lui avait lancé dans le seul but de le provoquer, de réveiller ce feu qui dormait en lui et qui n’avait plus crépité depuis le décès de son père, depuis la mort de sa mère, depuis son premier cri sans doute. Peter avait vécu avec elle, il ne s’était pas contenté d’agoniser, lui offrant bien plus que ses lèvres, lui confiant au-delà de son corps, prison charnelle qu’il ne supportait plus quand elle n’était pas là pour partager sa cellule. Elle avait pris autre chose en otage, elle avait réussi à se rendre essentielle au moindre de ses souffles, à chacun de ses pas, aussi évidente qu’une inspiration, aussi profonde qu’un soupir. Elle l’avait enchainé, et il l’avait laissée passer le fer autour de ses poignets sans aucun regret, sa chair maintenant lacérée de son absence, son départ ayant laissé des marques profondes et sanguinolentes sur sa peau, le pourpre se mêlant harmonieusement à la pâleur dont il avait hérité. Peut-être qu’il aurait du s’asseoir en face d’elle pour mieux s’ouvrir la poitrine et lui offrir son coeur, lui tendre ses organes et ses entrailles pour qu’elle s’en face des bijoux ou qu’elle y taille des joyaux, des pierres forgées dans son sang qu’il était prêt à lui livrer si elle osait seulement lui demander. Peut-être qu’il devenait fou à force de ne plus la croiser dans ses bras, de ne plus sentir son petit corps se tourner mille fois dans ses draps. Peut-être qu’il survivait simplement, qu’il agonisait, et qu’il ne savait même plus avec quels mots le dire.

Alors il avait fait de son mieux pour ne rien laisser paraître ; sans doute s’agissait-il d’une manière inconsciente de se trahir lui-même. Un plat qu’il était allé acheter au coin de la rue, offrande de pacotille pour celle qui hantait ses nuits. Un maigre sourire, aussi maigre que son coeur depuis qu’il n’était plus alimenté des rires de Willow. Et tandis qu’elle s’adressait à lui, que leur regard se mêlait l’un à l’autre, il réalisait à quel point il avait envie qu’elle soit heureuse, ici ou ailleurs, avec lui ou un inconnu. Ça n’avait aucune espèce d’importance dans le fond, du moment que sa voix ne tremblait plus de froid ou de peur, que son regard apeuré ne refermait pas la porte sur un énième coupable, qu’elle caressait une joue ou qu’elle confiait sa paume à une peau moins rugueuse que la sienne, pauvre reptile qu’il était dans le jardin d’Eden. Elle avait eu la force suffisante pour refuser le fruit, il ne pouvait pas lui en vouloir, forcé de comprendre qu’elle était dotée de toute l’intelligence et la détermination dont il manquait. Elle était belle, mais elle n’appartenait ni au vent, ni à la pluie, encore moins à lui, et il avait fait l’erreur de croire qu’elle ne pourrait jamais lui échapper avant de la regarder s’enfuir, de la voir partir dans l’autre direction pour mieux s’éloigner de la folie du blond avant que cette dernière ne les consume. Il resta interdit tandis qu’elle découvrait le plat, tandis qu’elle lui en confiait davantage sur tout ce qui leur restait à accomplir durant la nuit avant que la relève ne vienne les libérer, avant qu’elle ne décide de s’accorder une pause, pas vraiment certain qu’elle souhaitait l’inclure dans les cinq minutes qu’elle venait de s’octroyer.

Peter resta planté là, un peu bêtement, l’espace d’une fraction de seconde, tandis qu’elle s’armait de ses couverts en plastique avant de faire honneur à son plat favoris. Elle ne remarqua même pas qu’il avait entrouvert la bouche, un souffle à peine audible lui échappant, les mots s’évaporant sur le bout de sa langue avant même qu’ils aient réussi à franchir le seuil de ses lèvres. Il ne savait même pas quoi dire, ni par où commencer, conscient qu’elle risquait de ne plus jamais lui accorder la moindre pause s’il revenait au galop avec ses excuses et ses arguments ridicules. « Food can never wait. » Une pensée banale cherchant à appuyer les propos de Willow, un sourire mélancolique teintant maintenant son visage d’un éclat qu’elle avait pourtant mis des mois à faire disparaitre. S’armant d’une chaise, il finit par se décider, jugeant qu’elle saurait lui dire si toutefois il allait trop loin, s’il s’aventurait en des terres qu’il n’avait plus le droit de conquérir. Le dossier face à lui, il se retint à peine de faire le pitre en s’asseyant, ouvrant son propre sac en plastique pour en sortir un hamburger et une double dose de frites qui allait bientôt embaumer tout le commissariat avec l’odeur caractéristique de la friture. Il ne lui fallut pas longtemps pour avoir la bouche déjà pleine, ses mains ensuite attirées par les bières qu’il avait acheté en route, en ouvrant une pour lui et une pour elle. « To… The long night that’s ahead of us ? » Peter déglutit presque difficilement, noyant ses paroles derrière un sourire qui se voulait pourtant sincère, puisqu’ils avaient l’air de faire comme si de rien n’était, la bière tendue vers celle de Willow pour mieux trinquer avec elle à tout ce qu’ils ne seraient jamais. Incapable de trouver le moindre sujet de conversation, son regard balaya les dossiers qui se trouvaient sur le bureau de la jeune femme, cherchant déjà un indice, quelque chose qu’ils auraient pu manquer entre les lignes. « I was wondering the other day, do we know exactly which drug he uses ? We could start from there, find someone who sells that kind of shit and bring them in for questionning. Or we could study his handwriting, maybe. » Il releva la tête, se délectant de quelques gorgées de liqueur. « You’ve got something there. » Le naturel était alors revenu au galop, le pouce de Peter s’égarant machinalement sur la joue de Willow, son regard la fuyant à nouveau alors que son coeur manquait un battement.

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