AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez | 
 

 Another Sunday

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

overjoyed - we survived

avatar

◆ Manuscrits : 22
◆ Arrivé(e) le : 17/04/2017
◆ Âge : 26 ans
◆ Décédé le : /
◆ Métier : Conservateur
◆ Points : 135
◆ DC : /
◆ Avatar : Tom Felton


Sujet: Another Sunday Lun 1 Mai - 17:20




Another Sunday
Shandra o. Sarmoise et Elyas Wilde





L e dimanche avait toujours été un jour peu apprécié par Elyas Wilde. Faste, souvent soumis aux excès. Le jeune homme se répugnait à la complaisance qui suait de ce jour.
Quand il était enfant, cette dépréciation s’était tourné vers ces petites choses qu’on lui imposait : la messe, le repas du midi en compagnie de toute cette grande famille qu’il ne connaissait que de vue ou d’amis de ses parents, les couchés tôt pour le lendemain d’école…
A l’adolescence, il avait détesté ce jour qui lui rappelait sa mère ; son père et lui se rendaient toutes les semaines sur sa tombe et ses souvenirs venaient perturber le masque impassible qu’était devenu son visage.
A la fin de l’adolescence, il détestait ce jour sans rien à faire, sans planification où il pouvait se laisser aller à penser.
Aujourd’hui, ce jour était devenu comme les autres ou presque. Le conservateur ne l’appréciait que peu ; il avait souvent trop peu à faire et les nouvelles ne seraient publiées que le lendemain, l’empêchant de mener correctement ses recherches.



B ref, ce jour était mauvais et Elyas se réjouissait chaque dimanche soir à l’idée d’aller se coucher et dormir. Enfin quand ses mauvais rêves lui laissait un peu de paix, ce qui était, il devait se l’avouer, rare en ce moment. Le masque le hantait, l’inquiétait et l’intriguait bien qu’il se refuse toujours à parler à son psychiatre de cette inquiétude.
Cette inquiétude subsistait dans ses journées et ce dimanche n’échappa pas à la règle. Pendant les quelques heures que lui prit l’analyse d’une œuvre, il oublia. Pendant les quelques minutes qu’il prit pour remplir un bon de commande, celles pour la livraison d’une œuvre dans les jours prochains, il oublia. Les dizaines de minutes qu’il saisit pour se préparer un bon repas, accompagner d’un très bon vin de Bordeaux, lui donnèrent un peu de calme, un calme allègre et emplis de diverses sensations.



V ers le milieu de l’après midi, un soupir lui échappa. Il s’ennuyait. Il avait fini son travail, mêmes les plus ennuyeuses calamités administratives. Un nouveau soupir, il se leva, fit quelques pas dans le salon puis s’arrêta pour s’asseoir gracieusement sur le sofa en cuir. Ses doigts tapotèrent sur l’accoudoir. Qu’allait-il lire ? Un roman ? Une analyse ? De la philosophie ou de la simple littérature ?
Finalement, par pure flemmardise et l’engourdissement de ses jambes, il se décida pour un roman. Désert de J.M.G Le Clézio, une œuvre qu’il appréciait sincèrement. Avec celle-ci, il pouvait aisément sentir les couleurs des mots, la brûlure de la lumière du soleil, la peine tel un dessins, ces yeux, ces formes, ces ombres qui apparaissaient dans le sable mouvant, comme dans un rêve.
Il lu quelques pages avant qu’un rayon du soleil ne vienne chatouiller son visage, s’insinuant sous la masse blonde de ses cheveux. Son regard suivit ce rayon chaud jusqu’à la fenêtre, non sans s’arrêter sur le carillon, objet inclus dans un certain fantasme depuis son retour.
Il faisait beau et au lieu de lire le soleil, Elyas se décida à le vivre. Distraitement, il reposa le livre sur la table basse, puis rapidement, enfila une veste en cuir sur sa chemise clair et mis une paire de chaussures. Il s’apprêtait à sortir, mais c’était sans comptait sur cette sonnerie, qui avait — trop — souvent l’habitude d’interrompre ses gestes les plus commun. Il serra la mâchoire, hésitant à simplement ignorer son visiteur, bien que ce soit impoli, ou lui ouvrir. Malheureusement, ne pas lui ouvrir et quitter son appartement le menacer de croiser son visiteur devant l’immeuble. Il opta donc pour la deuxième option et se força à remonter ce masque de bienséance et de froideur qu’il portait devant les Autres.

« Appartement d’Elyas Wilde. » énonça-t-il froidement, de nouveau sûr de lui, la voix légèrement rauque de ne pas avoir été utilisé en ce jour. Il attendit la réponse de son visiteur et sans plus de semblant, se reprit. « Je vous ouvre. Dernier étage. »



L e reste ne serait pas difficile à trouver. Il n’y avait que quatre appartements par niveau, tous de belles dimensions. De plus, il ne lui serait pas étonnant que cette personne se soit déjà introduite dans son logement.
En l’attendant, Elyas prit soin de ranger les quelques pochettes délaissées sur le coin de sa table. Puis, avant que son visiteur ne puisse toquer à la porte, se dirigea vers celle-ci, accueillant tout juste cette douce personne.

« Je vous en prie, entrez. »

La politesse était de rigueur et il lui laissa le passage, maintenant, tel le gentleman qu’il avait apprit à être, la porte. Il referma celle-ci sans clore les verrous. Il avait apprit que fermer ainsi son logement avait tendance à effrayer ses invités de passage, surtout sa tante, qui craignait chacun de ses gestes depuis un léger incident au centre psychiatrique.

« Puis-je vous débarrasser de votre manteau et vous proposer d’aller dans le salon ? » proposa-t-il humblement, un léger sourire, bien que faux, sur les lèvres et un regard froid posé sur son interlocuteur.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

◆ Manuscrits : 3802
◆ Arrivé(e) le : 03/09/2015
◆ Âge : 28 ans
◆ Métier : Lieutenant de police
◆ Points : 4046
◆ DC : Sacha
◆ Avatar : Kate Mara


Sujet: Re: Another Sunday Jeu 4 Mai - 14:24

Another Sunday

◆ Feat Elyas ◆


Toujours pas de Poète depuis septembre, ce qui commence à faire long, très long même. Serait-il en train de déprimer ? Se serait-il blessé et donc dans l'incapacité de tuer ? Se serait-il fait arrêter et donc serait-il en prison pour d'autres méfaits ? La question se posait : où est passé le Poète ? Je me la posais, continuellement, comme si je vivais avec, parce que depuis plusieurs années, il revient dans nos vies comme un mauvais leitmotiv. Mais là, il ne s'était pas manifesté depuis une demi-année, un laps de temps incroyablement long si on se réfère à sa tuographie. Peut être s'amuse-t-il à prendre son temps ? 2015 a été une année plutôt tranquille à vrai dire puisqu'il n'a fait que trois victimes. Pourquoi un tel ralentissement dans ces massacres ? Je n'en sais strictement rien du tout à vrai dire, je ne fais que constater cela. Depuis six mois, il n'a pas fait de victimes à notre connaissance, mais peut être qu'un survivant se cache dans la population et qu'il ne nous a rien dit. Lors de la lettre de Noël, il nous manquait un bout de phrase, peut être que celui-ci se trouve chez une victime qui n'a pas voulu témoigner. Mais comment le savoir ? C'est tout simplement impossible, je le sais bien. Et puis, il y a quelques jours, Tobias est mort. Certains voient cette mort comme un soulagement, comme si le Poète avait été tué puisqu'il a été impliqué dans un des premiers meurtres, celui de sa soeur avec qui il entretenait des liens particuliers même si rien n'avait été prouvé non plus à ce niveau là. Je n'étais pas présente au cimetière ce soir là, mais le fait qu'il soit sur la tombe de cette dernière, qu'il tente de l'inhumer sans aucune autorisation, creusant à la pelle était suspect. S'il a été abattu cette nuit là, c'est sans doute à cause de tout ça, de son rôle de suspect dans un des meurtres du Poète, mais aussi le lieu où il se trouvait et ce qu'il y faisait. Mes collègues n'ont assurément pas tirés sans raisons, mais étais-ce les bonnes raisons ? On peut se poser la question. Nous n'avions pas suffisamment de preuves contre Tobias quoiqu'il advienne. Il ne faudrait pas que sa mort réveille le véritable Poète, mais peut être que cela faisait partie de ces plans après tout, tuer l'un des potentiels suspects pour revenir en force ou prolonger sa léthargie pendant encore un temps, comme pour se faire définitivement oublier même si ce n'est pas possible. Même s'il n'a pas frappé depuis plusieurs mois, jamais je ne pourrais l'oublier, parce que son enquête est le fil rouge de ma vie. Même s'il n'est pas pleinement présent, son âme rôde toujours au dessus de nos têtes comme une épée de Damoclès. Nous sommes dimanche après-midi, je ne suis pas en service, pourtant, j'ai envie de voir des personnes ayant été agressées, et j'avais en tête le cas d'Elyas. Il avait été beaucoup "trop" marqué par son agression, faisant des séjours en hôpital psy de façon régulière. Là, je le savais de retour chez lui, alors je me disais que venir le voir pour que nous puissions discuter un peu, nous balader pourrait lui faire du bien. Je me rendais donc à son domicile. Après quelques instants de marche, je me retrouvais donc en bas de son appartement qui si mes souvenirs étaient bons, se trouvait au dernier étage, chose qu'il me confirma lorsqu'il m'invita à monter.

" Bonjour Elyas, c'est Shandra Sarmoise. C'est possible que l'on se parle quelques minutes ? "

Sans plus attendre, il m'avait donc invité à monter. Une fois devant sa porte, alors que j'allais frapper légèrement, il m'ouvrit. Il semblait bien se porter, mais avec ce genre de personnes, les apparences sont bien souvent trompeuses. Il jouait au parfait gentleman prenant mon manteau, m'invitant à me rendre dans son salon.

" Comment allez-vous Elyas ? Cela fait un petit moment que je n'ai pas réussi à vous trouver à votre appartement, j'espère que tout va bien. "

Je ne mentionnais pas le fait qu'il avait fait un long voyage en hôpital psy. Je le savais mais je ne voulais pas lui rappeler ce genre de mauvais souvenirs puisqu'il était à présent chez lui.

 



_________________


Shandra O. SarmoiseLieutenant de Police
Je suis ici depuis mon enfance, et je vois bien que ma ville autrefois calme, n'est plus le même havre de paix qu'autrefois. La faute à ce poète de malheur. Serais-je celle qui réussira à lui mettre la main dessus ? Je ne sais pas, mais j'ai déjà passé trois ans de ma vie à lui courir après, je suis prête à faire encore bien plus même si cela doit me ronger jusqu'à l'os.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://theworldwillreadyou.forumactif.org/t299-shandra-olivia-sarmoise-is-here

overjoyed - we survived

avatar

◆ Manuscrits : 22
◆ Arrivé(e) le : 17/04/2017
◆ Âge : 26 ans
◆ Décédé le : /
◆ Métier : Conservateur
◆ Points : 135
◆ DC : /
◆ Avatar : Tom Felton


Sujet: Re: Another Sunday Mar 9 Mai - 15:13




Another Sunday
Shandra o. Sarmoise et Elyas Wilde





I ntégré à sa pièce de théâtre futile, un sourire sur les lèvres. Elyas prend le manteau et le dépose sur un cintre qu’il accroche à coté du sien. Tous ces gestes sont contrôlés, précis et stables. En apparence du moins. Tout n’est qu’une question d’apparence, il le sait et il en joue. Tout n’est qu’une question de faits exprimés d’une certaine manière. Les médias sont la preuve flagrante de ce manque de sincérité nécessaire à la vie social. Alors Elyas joue.
Ce même sourire sur les lèvres, ce même air sur de lui, ces mêmes gestes contrôlés, il rejoint sa visiteuse dans le salon. Et elle parle, lui demande comment il va, choisissant se mots avec soin. « Un petit moment loin de son appartement », bien sûr. Elle ne peut être qu’au courant de son séjour. Les forces de police couvent les victimes du poètes comme une louve ses louveteau. Mais ils oublient trop souvent que le louveteau finira par défier ses ascendant et que de là, viendra une quelconque guerre.

Mais assez, revenons en à la jeune femme devant Elyas. Elle n’avait pas beaucoup changé. Il se souvenait d’elle, une jeune agent, plutôt amicale, trop peut-être. C’est cela qui l’avait marqué. Elle possédait un certain tact et une petite pitié envers lui, comme beaucoup. Il pouvait s’en servir. Son prénom l’avait aussi marqué. Joli, peu courant. Le genre de prénom qui ne s’oubliait pas, pas pour un homme qui s’attachait à ce moment, uniquement aux détails futiles, de peur d’en apprendre trop
Une fois dans le salon, il l’observa donc s’asseoir et veilla à ce qu’elle prenne quelques aises. Cela n’était que rarement flagrant. Un petit changement de position, un petit soupir, chacun était différent, tous étaient plus manipulables.

« Effectivement, il m’a été fait une proposition à laquelle je pouvais difficilement me soustraire. » lui sourit-il, une légère touche d’ironie dans son ton hautain. Il avait apprit avec le temps et l’expérience qu’elle attirait le mépris, la confusion ou quelque chose de plus, semblable à une attirance. C’était toujours mieux que le chagrin ou la pitié.   « Puis-je vous servir un thé ou un café ? »



U ne fois la réponse de la jeune femme prise, une excuse de sa courte absence, les boissons prises et posé devant chacun d’eux, Elyas revient s’asseoir devant la jeune policière. Il prend ses aises, croise ses jambes, légèrement en arrière, les épaules pourtant droites. Il aime border l’indécence, chérit cette limite entre ce qui doit être fait et ce que son interlocuteur pense qu’il serait capable de faire. C’est malsain mais qu’importe.

« Alors madame Sharmoise, que me vaut l’honneur de votre visite ? Est-ce une simple routine ou est-ce mon internement qui vous intrigue ? »

Ce pourrait être aussi Le Poète mais l’information viendrait en son temps. Il sourit, presque sincèrement. Casser les codes ne la mettrait peut être pas à l’aise mais cela correspondait au personnage qu’il voulait être. Elyas a souvent apprit que son sourire narquois, ses airs grands intriguaient autant qu’ils attiraient. Soustraire quelques informations était aussi plus facile une fois son interlocuteur perdu dans une morbide contemplation.  


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

◆ Manuscrits : 3802
◆ Arrivé(e) le : 03/09/2015
◆ Âge : 28 ans
◆ Métier : Lieutenant de police
◆ Points : 4046
◆ DC : Sacha
◆ Avatar : Kate Mara


Sujet: Re: Another Sunday Jeu 1 Juin - 14:14

Another Sunday

◆ Feat Elyas ◆


Les apparences étaient là, un peu trop présentes sans doute parce que je le savais très bien, il n'était pas tout à fait comme ça, à être comme il voulait que je pense qu'il soit. Il ne devait pas se voiler la face cependant, en me voyant, il y avait dû comprendre certaines choses, pourtant, il se fourvoyait, enfin à moitié. Je n'étais pas en service, je prenais sur mon temps libre pour venir le voir et faire en sorte de savoir s'il allait réellement mieux ou si son état était toujours le même. Si je me fiais aux apparences, il semblait allé bien, il avait accroché mon manteau dans sa penderie, comme si cela était une chose basique, mais je sentais pourtant clairement que ce ne serait pas aussi simple, mais après lui avoir poser les questions d'usages, j'allais le laisser dire pour voir ce qu'il me dirait justement, s'il allait aborder un sujet en particulier, ou quelques choses comme ça. Je prenais donc place dans son salon dans lequel j'étais déjà venue quelques fois, souvent dans le cadre de mon travail, mais plus rarement comme aujourd'hui, simplement comme si j'étais une amie qui venait prendre de ces nouvelles. Et c'est effectivement le pourquoi de ma présence par ici. Je suis l'amie qui vient s'enquérir de l'état de santé d'un ami. Il m'observait, il devait se demander ce que je voulais réellement sans doute même si c'était plus compliqué et complexe que cela, je ne saurais dire. Il me confirma alors que s'il n'avait pas été chez lui récemment, c'était à cause d'une offre bien particulière, une offre qu'il n'avait pas pu refuser. Je sentais une pointe d'ironie dans sa phrase mais bien rapidement, il me proposa un café ou un thé. J'optais pour le café, c'était une boisson que j'adorais, j'en buvais beaucoup, alors je me demandais quel goût aura celui d'Elyas, je n'avais encore jamais bu chez lui. Il se leva donc pour aller le préparer, me laissant seule dans le salon. Je ne bougeais pas de ma place, observant ce qu'il y avait autour de moi. La pièce n'avait pas vraiment changée depuis la dernière fois, elle représentait toujours quelque choses de bien particulier, comme l'être qu'il était devenue. Je ne sais pas comment j'aurais réagis à sa place, peut être que j'aurais finie par me recroqueviller sur moi-même, je ne peux pas dire. Mais ces séjours en hôpitaux psychiatriques ne cachaient pas son état d'esprit instable. Il revint donc avec les boissons et s'étant installé confortablement, il me demanda la raison de ma visite. Il n'était pas dupe, pas complètement en tout cas ce qui me fit sourire. Il ne perdait pas de temps avec la conversation, il allait droit au but, comme si finalement les apparences n'avaient pas tellement d'importance, pas les apparences dans les paroles en tout cas.

" Comme vous pouvez le voir, je ne suis pas en service cette après-midi. Je venais vous voir pour parler un peu, si vous le désirez bien entendu. Je n'aimerais pas abusé de votre temps. "

Et je buvais une première gorgée de café, reposant délicatement la tasse dans la soucoupe prévue à cet effet. C'est vrai, je ne voulais pas trop abusé de son temps, il devait être précieux, plus que le mien lorsque je n'étais pas de service. Mon boulot est tellement important que même lorsque je n'y suis pas, je viens à lui, ou il vient à moi, selon les perspectives. J'aurais pu rester chez moi à me détendre en jouant à un jeu vidéo, ou en regardant simplement un film, mais je n'en avais pas eu envie. En fonction de la réponse d'Elyas, je saurais rapidement, s'il sera assez ouvert à une discussion ou pas quoiqu'il arrive.


 



_________________


Shandra O. SarmoiseLieutenant de Police
Je suis ici depuis mon enfance, et je vois bien que ma ville autrefois calme, n'est plus le même havre de paix qu'autrefois. La faute à ce poète de malheur. Serais-je celle qui réussira à lui mettre la main dessus ? Je ne sais pas, mais j'ai déjà passé trois ans de ma vie à lui courir après, je suis prête à faire encore bien plus même si cela doit me ronger jusqu'à l'os.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://theworldwillreadyou.forumactif.org/t299-shandra-olivia-sarmoise-is-here

overjoyed - we survived

avatar

◆ Manuscrits : 22
◆ Arrivé(e) le : 17/04/2017
◆ Âge : 26 ans
◆ Décédé le : /
◆ Métier : Conservateur
◆ Points : 135
◆ DC : /
◆ Avatar : Tom Felton


Sujet: Re: Another Sunday Ven 9 Juin - 12:56




Another Sunday
Shandra o. Sarmoise et Elyas Wilde





Depuis ce qu’Elyas s’amusait à appeler « sa première mort », son comportement était devenue une suite d’imitations et de combinaisons plus ou moins complexes, reflétant toutes un aspect de sa personnalité ; sa personnalité se composait de devers masque et il aimait laisser transparaitre ci et là quelques détails, quelques artifices. Les gens s’y attachaient tellement. Il en devenait presque sympathique.
Les masques s’enchainaient et se déchainaient. Seule la folie pouvait rester. Quand il était arrivé à « l’asile », les médecins avaient catégorisait son cas : une psychose disaient-ils. Elyas y avait cru un moment, fait tout pour empêcher ce mal-être de le pénétrer… mais tout n’était que mensonge. Un mensonge éhonté que tous se plaisaient à croire. Si Elyas n’avait pas de psychose, il avait bien, une psychopathie, une « maladie de l’esprit » littéralement, une perversion. Et cette perversion le poussait dans les méandres d’un masque de sarcasme et de fierté. Un autre jeu parmi tant d’autres. Un jeu auquel tout le monde semblait jouer sans le savoir. Les paroles en étaient l’un des plus flagrants indices.



A ussi ses lèvres se dardèrent d’un sourire alors que la jeune femme lui « dévoilait ses intentions » si on put dire.

« Allons Madame Sharmoise. Notre jeunesse ne nous rend pourtant pas naïf au point de croire qu’enlever un uniforme nous détache de notre travaille. Un indice reste un indice, peu importe la méthode par laquelle vous vous l’êtes procuré. »

Ses paroles furent jointes à un sourire presque sincère. Elyas avait beau paraître l’une des créatures les plus éduquées et civilisées de Fairhope, il était certainement aussi l’une des plus sagace, arrogante et fière. Et la fierté lui avait donné ce masque de rigidité et d’intrépidité qui faisait frémir quelques uns de ses collègues. Un bras allongé sur le dossier derrière lui, pendant mollement, ce sourire, cette jambe posée, à demie croisée sur la deuxième. Il prenait assez de place pour avoir sa place, pas assez pour être indécent, assez pour perturber.

« Quand au temps, » reprit-il en appuyant le dernier mot. « Il fait partie de ses nombreuses choses qu’il m’est encore permit de prendre. Je ne me priverais donc pas d’en profiter autour d’une tasse de thé, implorant — presque — que sa chaleur envahisse mon âme, et discutant de l’infâme chaos que devient ce monde. »

Un autre sourire. Elyas se savait charmant, à la voix douce et sincèrement trompeuse. Il avait ce caractère que peu de gens appréciaient mais que certains, une bonne part se plaisaient à contempler. Il était assez affable pour en tirer quelques admirateurs. Un autre jeu, dans lequel la logique avait plus de sens que la force.

« A propos de chaos. Quelles sont les nouvelles du monde, de cette police qui tournoie dans la ville tel un vautour et de ces « charmants » pacifistes tournant dans les rues en plaidant la fin des crimes du Poète ? »

Peu importe de quoi ils parlaient. Elyas voulait autant d’informations qu’il était possible d’en obtenir. Si les soutirer de manière plus « brusque » avait été autorisé, nul doute qu’il s’y serait prêté. Mais les circonstances ne s’y prêtaient pas et il lui fallait passer par encore quelques baragouinages sur les tons les plus ironiques pour obtenir ce qu’il souhaitait.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Another Sunday

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Lexus Racing Sunday
» PTQ Nagoya Online
» 13/09 Sunday - Legacy Tournament - 12h00 - Outpost Brussels
» Antwerp Sci-Fi, Fantasy and Horror Convention
» Sunday 06/09 - EDH Tournament - 12h00 - Outpost Brussels

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: the city that we loved :: fairhope avenue :: résidences-