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 Another Sunday

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overjoyed - we survived

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Sujet: Another Sunday Lun 1 Mai - 17:20




Another Sunday
Shandra o. Sarmoise et Elyas Wilde





L e dimanche avait toujours été un jour peu apprécié par Elyas Wilde. Faste, souvent soumis aux excès. Le jeune homme se répugnait à la complaisance qui suait de ce jour.
Quand il était enfant, cette dépréciation s’était tourné vers ces petites choses qu’on lui imposait : la messe, le repas du midi en compagnie de toute cette grande famille qu’il ne connaissait que de vue ou d’amis de ses parents, les couchés tôt pour le lendemain d’école…
A l’adolescence, il avait détesté ce jour qui lui rappelait sa mère ; son père et lui se rendaient toutes les semaines sur sa tombe et ses souvenirs venaient perturber le masque impassible qu’était devenu son visage.
A la fin de l’adolescence, il détestait ce jour sans rien à faire, sans planification où il pouvait se laisser aller à penser.
Aujourd’hui, ce jour était devenu comme les autres ou presque. Le conservateur ne l’appréciait que peu ; il avait souvent trop peu à faire et les nouvelles ne seraient publiées que le lendemain, l’empêchant de mener correctement ses recherches.



B ref, ce jour était mauvais et Elyas se réjouissait chaque dimanche soir à l’idée d’aller se coucher et dormir. Enfin quand ses mauvais rêves lui laissait un peu de paix, ce qui était, il devait se l’avouer, rare en ce moment. Le masque le hantait, l’inquiétait et l’intriguait bien qu’il se refuse toujours à parler à son psychiatre de cette inquiétude.
Cette inquiétude subsistait dans ses journées et ce dimanche n’échappa pas à la règle. Pendant les quelques heures que lui prit l’analyse d’une œuvre, il oublia. Pendant les quelques minutes qu’il prit pour remplir un bon de commande, celles pour la livraison d’une œuvre dans les jours prochains, il oublia. Les dizaines de minutes qu’il saisit pour se préparer un bon repas, accompagner d’un très bon vin de Bordeaux, lui donnèrent un peu de calme, un calme allègre et emplis de diverses sensations.



V ers le milieu de l’après midi, un soupir lui échappa. Il s’ennuyait. Il avait fini son travail, mêmes les plus ennuyeuses calamités administratives. Un nouveau soupir, il se leva, fit quelques pas dans le salon puis s’arrêta pour s’asseoir gracieusement sur le sofa en cuir. Ses doigts tapotèrent sur l’accoudoir. Qu’allait-il lire ? Un roman ? Une analyse ? De la philosophie ou de la simple littérature ?
Finalement, par pure flemmardise et l’engourdissement de ses jambes, il se décida pour un roman. Désert de J.M.G Le Clézio, une œuvre qu’il appréciait sincèrement. Avec celle-ci, il pouvait aisément sentir les couleurs des mots, la brûlure de la lumière du soleil, la peine tel un dessins, ces yeux, ces formes, ces ombres qui apparaissaient dans le sable mouvant, comme dans un rêve.
Il lu quelques pages avant qu’un rayon du soleil ne vienne chatouiller son visage, s’insinuant sous la masse blonde de ses cheveux. Son regard suivit ce rayon chaud jusqu’à la fenêtre, non sans s’arrêter sur le carillon, objet inclus dans un certain fantasme depuis son retour.
Il faisait beau et au lieu de lire le soleil, Elyas se décida à le vivre. Distraitement, il reposa le livre sur la table basse, puis rapidement, enfila une veste en cuir sur sa chemise clair et mis une paire de chaussures. Il s’apprêtait à sortir, mais c’était sans comptait sur cette sonnerie, qui avait — trop — souvent l’habitude d’interrompre ses gestes les plus commun. Il serra la mâchoire, hésitant à simplement ignorer son visiteur, bien que ce soit impoli, ou lui ouvrir. Malheureusement, ne pas lui ouvrir et quitter son appartement le menacer de croiser son visiteur devant l’immeuble. Il opta donc pour la deuxième option et se força à remonter ce masque de bienséance et de froideur qu’il portait devant les Autres.

« Appartement d’Elyas Wilde. » énonça-t-il froidement, de nouveau sûr de lui, la voix légèrement rauque de ne pas avoir été utilisé en ce jour. Il attendit la réponse de son visiteur et sans plus de semblant, se reprit. « Je vous ouvre. Dernier étage. »



L e reste ne serait pas difficile à trouver. Il n’y avait que quatre appartements par niveau, tous de belles dimensions. De plus, il ne lui serait pas étonnant que cette personne se soit déjà introduite dans son logement.
En l’attendant, Elyas prit soin de ranger les quelques pochettes délaissées sur le coin de sa table. Puis, avant que son visiteur ne puisse toquer à la porte, se dirigea vers celle-ci, accueillant tout juste cette douce personne.

« Je vous en prie, entrez. »

La politesse était de rigueur et il lui laissa le passage, maintenant, tel le gentleman qu’il avait apprit à être, la porte. Il referma celle-ci sans clore les verrous. Il avait apprit que fermer ainsi son logement avait tendance à effrayer ses invités de passage, surtout sa tante, qui craignait chacun de ses gestes depuis un léger incident au centre psychiatrique.

« Puis-je vous débarrasser de votre manteau et vous proposer d’aller dans le salon ? » proposa-t-il humblement, un léger sourire, bien que faux, sur les lèvres et un regard froid posé sur son interlocuteur.

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Sujet: Re: Another Sunday Jeu 4 Mai - 14:24

Another Sunday

◆ Feat Elyas ◆


Toujours pas de Poète depuis septembre, ce qui commence à faire long, très long même. Serait-il en train de déprimer ? Se serait-il blessé et donc dans l'incapacité de tuer ? Se serait-il fait arrêter et donc serait-il en prison pour d'autres méfaits ? La question se posait : où est passé le Poète ? Je me la posais, continuellement, comme si je vivais avec, parce que depuis plusieurs années, il revient dans nos vies comme un mauvais leitmotiv. Mais là, il ne s'était pas manifesté depuis une demi-année, un laps de temps incroyablement long si on se réfère à sa tuographie. Peut être s'amuse-t-il à prendre son temps ? 2015 a été une année plutôt tranquille à vrai dire puisqu'il n'a fait que trois victimes. Pourquoi un tel ralentissement dans ces massacres ? Je n'en sais strictement rien du tout à vrai dire, je ne fais que constater cela. Depuis six mois, il n'a pas fait de victimes à notre connaissance, mais peut être qu'un survivant se cache dans la population et qu'il ne nous a rien dit. Lors de la lettre de Noël, il nous manquait un bout de phrase, peut être que celui-ci se trouve chez une victime qui n'a pas voulu témoigner. Mais comment le savoir ? C'est tout simplement impossible, je le sais bien. Et puis, il y a quelques jours, Tobias est mort. Certains voient cette mort comme un soulagement, comme si le Poète avait été tué puisqu'il a été impliqué dans un des premiers meurtres, celui de sa soeur avec qui il entretenait des liens particuliers même si rien n'avait été prouvé non plus à ce niveau là. Je n'étais pas présente au cimetière ce soir là, mais le fait qu'il soit sur la tombe de cette dernière, qu'il tente de l'inhumer sans aucune autorisation, creusant à la pelle était suspect. S'il a été abattu cette nuit là, c'est sans doute à cause de tout ça, de son rôle de suspect dans un des meurtres du Poète, mais aussi le lieu où il se trouvait et ce qu'il y faisait. Mes collègues n'ont assurément pas tirés sans raisons, mais étais-ce les bonnes raisons ? On peut se poser la question. Nous n'avions pas suffisamment de preuves contre Tobias quoiqu'il advienne. Il ne faudrait pas que sa mort réveille le véritable Poète, mais peut être que cela faisait partie de ces plans après tout, tuer l'un des potentiels suspects pour revenir en force ou prolonger sa léthargie pendant encore un temps, comme pour se faire définitivement oublier même si ce n'est pas possible. Même s'il n'a pas frappé depuis plusieurs mois, jamais je ne pourrais l'oublier, parce que son enquête est le fil rouge de ma vie. Même s'il n'est pas pleinement présent, son âme rôde toujours au dessus de nos têtes comme une épée de Damoclès. Nous sommes dimanche après-midi, je ne suis pas en service, pourtant, j'ai envie de voir des personnes ayant été agressées, et j'avais en tête le cas d'Elyas. Il avait été beaucoup "trop" marqué par son agression, faisant des séjours en hôpital psy de façon régulière. Là, je le savais de retour chez lui, alors je me disais que venir le voir pour que nous puissions discuter un peu, nous balader pourrait lui faire du bien. Je me rendais donc à son domicile. Après quelques instants de marche, je me retrouvais donc en bas de son appartement qui si mes souvenirs étaient bons, se trouvait au dernier étage, chose qu'il me confirma lorsqu'il m'invita à monter.

" Bonjour Elyas, c'est Shandra Sarmoise. C'est possible que l'on se parle quelques minutes ? "

Sans plus attendre, il m'avait donc invité à monter. Une fois devant sa porte, alors que j'allais frapper légèrement, il m'ouvrit. Il semblait bien se porter, mais avec ce genre de personnes, les apparences sont bien souvent trompeuses. Il jouait au parfait gentleman prenant mon manteau, m'invitant à me rendre dans son salon.

" Comment allez-vous Elyas ? Cela fait un petit moment que je n'ai pas réussi à vous trouver à votre appartement, j'espère que tout va bien. "

Je ne mentionnais pas le fait qu'il avait fait un long voyage en hôpital psy. Je le savais mais je ne voulais pas lui rappeler ce genre de mauvais souvenirs puisqu'il était à présent chez lui.

 



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Je suis ici depuis mon enfance, et je vois bien que ma ville autrefois calme, n'est plus le même havre de paix qu'autrefois. La faute à ce poète de malheur. Serais-je celle qui réussira à lui mettre la main dessus ? Je ne sais pas, mais j'ai déjà passé trois ans de ma vie à lui courir après, je suis prête à faire encore bien plus même si cela doit me ronger jusqu'à l'os.


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Sujet: Re: Another Sunday Mar 9 Mai - 15:13




Another Sunday
Shandra o. Sarmoise et Elyas Wilde





I ntégré à sa pièce de théâtre futile, un sourire sur les lèvres. Elyas prend le manteau et le dépose sur un cintre qu’il accroche à coté du sien. Tous ces gestes sont contrôlés, précis et stables. En apparence du moins. Tout n’est qu’une question d’apparence, il le sait et il en joue. Tout n’est qu’une question de faits exprimés d’une certaine manière. Les médias sont la preuve flagrante de ce manque de sincérité nécessaire à la vie social. Alors Elyas joue.
Ce même sourire sur les lèvres, ce même air sur de lui, ces mêmes gestes contrôlés, il rejoint sa visiteuse dans le salon. Et elle parle, lui demande comment il va, choisissant se mots avec soin. « Un petit moment loin de son appartement », bien sûr. Elle ne peut être qu’au courant de son séjour. Les forces de police couvent les victimes du poètes comme une louve ses louveteau. Mais ils oublient trop souvent que le louveteau finira par défier ses ascendant et que de là, viendra une quelconque guerre.

Mais assez, revenons en à la jeune femme devant Elyas. Elle n’avait pas beaucoup changé. Il se souvenait d’elle, une jeune agent, plutôt amicale, trop peut-être. C’est cela qui l’avait marqué. Elle possédait un certain tact et une petite pitié envers lui, comme beaucoup. Il pouvait s’en servir. Son prénom l’avait aussi marqué. Joli, peu courant. Le genre de prénom qui ne s’oubliait pas, pas pour un homme qui s’attachait à ce moment, uniquement aux détails futiles, de peur d’en apprendre trop
Une fois dans le salon, il l’observa donc s’asseoir et veilla à ce qu’elle prenne quelques aises. Cela n’était que rarement flagrant. Un petit changement de position, un petit soupir, chacun était différent, tous étaient plus manipulables.

« Effectivement, il m’a été fait une proposition à laquelle je pouvais difficilement me soustraire. » lui sourit-il, une légère touche d’ironie dans son ton hautain. Il avait apprit avec le temps et l’expérience qu’elle attirait le mépris, la confusion ou quelque chose de plus, semblable à une attirance. C’était toujours mieux que le chagrin ou la pitié.   « Puis-je vous servir un thé ou un café ? »



U ne fois la réponse de la jeune femme prise, une excuse de sa courte absence, les boissons prises et posé devant chacun d’eux, Elyas revient s’asseoir devant la jeune policière. Il prend ses aises, croise ses jambes, légèrement en arrière, les épaules pourtant droites. Il aime border l’indécence, chérit cette limite entre ce qui doit être fait et ce que son interlocuteur pense qu’il serait capable de faire. C’est malsain mais qu’importe.

« Alors madame Sharmoise, que me vaut l’honneur de votre visite ? Est-ce une simple routine ou est-ce mon internement qui vous intrigue ? »

Ce pourrait être aussi Le Poète mais l’information viendrait en son temps. Il sourit, presque sincèrement. Casser les codes ne la mettrait peut être pas à l’aise mais cela correspondait au personnage qu’il voulait être. Elyas a souvent apprit que son sourire narquois, ses airs grands intriguaient autant qu’ils attiraient. Soustraire quelques informations était aussi plus facile une fois son interlocuteur perdu dans une morbide contemplation.  


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Sujet: Re: Another Sunday Jeu 1 Juin - 14:14

Another Sunday

◆ Feat Elyas ◆


Les apparences étaient là, un peu trop présentes sans doute parce que je le savais très bien, il n'était pas tout à fait comme ça, à être comme il voulait que je pense qu'il soit. Il ne devait pas se voiler la face cependant, en me voyant, il y avait dû comprendre certaines choses, pourtant, il se fourvoyait, enfin à moitié. Je n'étais pas en service, je prenais sur mon temps libre pour venir le voir et faire en sorte de savoir s'il allait réellement mieux ou si son état était toujours le même. Si je me fiais aux apparences, il semblait allé bien, il avait accroché mon manteau dans sa penderie, comme si cela était une chose basique, mais je sentais pourtant clairement que ce ne serait pas aussi simple, mais après lui avoir poser les questions d'usages, j'allais le laisser dire pour voir ce qu'il me dirait justement, s'il allait aborder un sujet en particulier, ou quelques choses comme ça. Je prenais donc place dans son salon dans lequel j'étais déjà venue quelques fois, souvent dans le cadre de mon travail, mais plus rarement comme aujourd'hui, simplement comme si j'étais une amie qui venait prendre de ces nouvelles. Et c'est effectivement le pourquoi de ma présence par ici. Je suis l'amie qui vient s'enquérir de l'état de santé d'un ami. Il m'observait, il devait se demander ce que je voulais réellement sans doute même si c'était plus compliqué et complexe que cela, je ne saurais dire. Il me confirma alors que s'il n'avait pas été chez lui récemment, c'était à cause d'une offre bien particulière, une offre qu'il n'avait pas pu refuser. Je sentais une pointe d'ironie dans sa phrase mais bien rapidement, il me proposa un café ou un thé. J'optais pour le café, c'était une boisson que j'adorais, j'en buvais beaucoup, alors je me demandais quel goût aura celui d'Elyas, je n'avais encore jamais bu chez lui. Il se leva donc pour aller le préparer, me laissant seule dans le salon. Je ne bougeais pas de ma place, observant ce qu'il y avait autour de moi. La pièce n'avait pas vraiment changée depuis la dernière fois, elle représentait toujours quelque choses de bien particulier, comme l'être qu'il était devenue. Je ne sais pas comment j'aurais réagis à sa place, peut être que j'aurais finie par me recroqueviller sur moi-même, je ne peux pas dire. Mais ces séjours en hôpitaux psychiatriques ne cachaient pas son état d'esprit instable. Il revint donc avec les boissons et s'étant installé confortablement, il me demanda la raison de ma visite. Il n'était pas dupe, pas complètement en tout cas ce qui me fit sourire. Il ne perdait pas de temps avec la conversation, il allait droit au but, comme si finalement les apparences n'avaient pas tellement d'importance, pas les apparences dans les paroles en tout cas.

" Comme vous pouvez le voir, je ne suis pas en service cette après-midi. Je venais vous voir pour parler un peu, si vous le désirez bien entendu. Je n'aimerais pas abusé de votre temps. "

Et je buvais une première gorgée de café, reposant délicatement la tasse dans la soucoupe prévue à cet effet. C'est vrai, je ne voulais pas trop abusé de son temps, il devait être précieux, plus que le mien lorsque je n'étais pas de service. Mon boulot est tellement important que même lorsque je n'y suis pas, je viens à lui, ou il vient à moi, selon les perspectives. J'aurais pu rester chez moi à me détendre en jouant à un jeu vidéo, ou en regardant simplement un film, mais je n'en avais pas eu envie. En fonction de la réponse d'Elyas, je saurais rapidement, s'il sera assez ouvert à une discussion ou pas quoiqu'il arrive.


 



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Sujet: Re: Another Sunday Ven 9 Juin - 12:56




Another Sunday
Shandra o. Sarmoise et Elyas Wilde





Depuis ce qu’Elyas s’amusait à appeler « sa première mort », son comportement était devenue une suite d’imitations et de combinaisons plus ou moins complexes, reflétant toutes un aspect de sa personnalité ; sa personnalité se composait de devers masque et il aimait laisser transparaitre ci et là quelques détails, quelques artifices. Les gens s’y attachaient tellement. Il en devenait presque sympathique.
Les masques s’enchainaient et se déchainaient. Seule la folie pouvait rester. Quand il était arrivé à « l’asile », les médecins avaient catégorisait son cas : une psychose disaient-ils. Elyas y avait cru un moment, fait tout pour empêcher ce mal-être de le pénétrer… mais tout n’était que mensonge. Un mensonge éhonté que tous se plaisaient à croire. Si Elyas n’avait pas de psychose, il avait bien, une psychopathie, une « maladie de l’esprit » littéralement, une perversion. Et cette perversion le poussait dans les méandres d’un masque de sarcasme et de fierté. Un autre jeu parmi tant d’autres. Un jeu auquel tout le monde semblait jouer sans le savoir. Les paroles en étaient l’un des plus flagrants indices.



A ussi ses lèvres se dardèrent d’un sourire alors que la jeune femme lui « dévoilait ses intentions » si on put dire.

« Allons Madame Sharmoise. Notre jeunesse ne nous rend pourtant pas naïf au point de croire qu’enlever un uniforme nous détache de notre travaille. Un indice reste un indice, peu importe la méthode par laquelle vous vous l’êtes procuré. »

Ses paroles furent jointes à un sourire presque sincère. Elyas avait beau paraître l’une des créatures les plus éduquées et civilisées de Fairhope, il était certainement aussi l’une des plus sagace, arrogante et fière. Et la fierté lui avait donné ce masque de rigidité et d’intrépidité qui faisait frémir quelques uns de ses collègues. Un bras allongé sur le dossier derrière lui, pendant mollement, ce sourire, cette jambe posée, à demie croisée sur la deuxième. Il prenait assez de place pour avoir sa place, pas assez pour être indécent, assez pour perturber.

« Quand au temps, » reprit-il en appuyant le dernier mot. « Il fait partie de ses nombreuses choses qu’il m’est encore permit de prendre. Je ne me priverais donc pas d’en profiter autour d’une tasse de thé, implorant — presque — que sa chaleur envahisse mon âme, et discutant de l’infâme chaos que devient ce monde. »

Un autre sourire. Elyas se savait charmant, à la voix douce et sincèrement trompeuse. Il avait ce caractère que peu de gens appréciaient mais que certains, une bonne part se plaisaient à contempler. Il était assez affable pour en tirer quelques admirateurs. Un autre jeu, dans lequel la logique avait plus de sens que la force.

« A propos de chaos. Quelles sont les nouvelles du monde, de cette police qui tournoie dans la ville tel un vautour et de ces « charmants » pacifistes tournant dans les rues en plaidant la fin des crimes du Poète ? »

Peu importe de quoi ils parlaient. Elyas voulait autant d’informations qu’il était possible d’en obtenir. Si les soutirer de manière plus « brusque » avait été autorisé, nul doute qu’il s’y serait prêté. Mais les circonstances ne s’y prêtaient pas et il lui fallait passer par encore quelques baragouinages sur les tons les plus ironiques pour obtenir ce qu’il souhaitait.




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Sujet: Re: Another Sunday Jeu 29 Juin - 21:53

Another Sunday

◆ Feat Elyas ◆


Un indice, pourquoi fallait-il qu'un nouvel indice soit arrivé en ma possession pour que je vienne lui parler ? Il ne semblait pas comprendre que j'étais simplement là pour voir s'il allait bien, s'il ne se sentait pas trop perdu après son séjour à l'hopital. Parce que parfois, les personnes qui y vont, ne sont pas en grande forme, mais c'est pire quand elles en reviennent, parce qu'elles sont complètement déconnectées de la réalité et qu'elles ont du mal à comprendre ce qu'il leur arrive. Elyas ne semblait pas faire partie de cette catégorie cependant, je ne saurais dire ce qu'il en est exactement, mais il avait cette assurance en lui qui ne me plaisait pas, parce que j'avais l'impression qu'elle dégageait quelques choses de malsains. Comme si des pores de sa peau suintait le mépris et la volonté de faire du mal, pourtant, il ne semblait pas être ainsi puisqu'il n'était qu'une pauvre victime. Pourtant, il ressemblait presque à un prédateur en l'instant, c'était assez fou, même si cela n'allait pas me déstabiliser plus qu'il n'en faut. Je le voyais bien dans son regard, il n'arrivait pas à voir au delà de ce que je représentais malheureusement, et ces paroles me le faisaient bien comprendre. Même si je n'ai pas d'uniforme ou quoique ce soit qui me rapporte à mon travail, pour lui, j'y étais toujours, en permanence, jamais je ne pourrais l'arrêter. Alors qu'aujourd'hui, je n'étais pas en service, c'était la vérité, j'avais autres choses à faire sur mon temps libre, mais en vérité, je ne le faisais pas toujours. J'aurais très bien pu rester chez moi à regarder un film ou jouer à un jeu vidéo, mais non, j'étais là pour tenter de le comprendre et de prendre soin de lui, en toute proportion évidemment. C'est ce que j'essaye de faire avec toutes les victimes du Poète, ou des victimes d'autres méfaits grave, parce qu'il ne faut pas tout centraliser sur lui. Je le laissais donc dire, pour voir ce qu'il avait dans l'esprit, ou dans le coeur peut être. Et plus il parlait, plus il semblait jouer à un jeu dont le monde était un acteur primordial, comme si finalement, sa réalité n'était pas vraiment celle qui existe pour moi et les autres. Pourtant, il était une victime, et cette victime, celle qui était devant moi, ressemblait à s'y méprendre à un prédateur prêt à me sauter dessus pour avoir ce qu'il souhaitait. Il savait très bien que j'étais proche du dossier du Poète, et que, même si je ne suis pas celle qui chapeaute le tout, j'en connais beaucoup, beaucoup plus que la moyenne des policiers de la ville. Je ne suis que lieutenant, mais c'est suffisant pour avoir quelques ordres lourds à donner parfois. Je redoutais très franchement la prochaine scène de crime maintenant qu'un potentiel suspect n'était plus de ce monde, enfin, dans ce cas, il faudrait plutôt parler de victime puisque nous n'avons rien réussi à prouver de probant. De toute façon, il est à présent trop tard pour Tobias. Mais pour Elyas, ce n'était pas encore la fin de tout. Peut être qu'il pourrait m'apporter quelques précisions qu'il n'avait jamais donné auparavant même si nous ne sommes pas dans le cadre d'un interrogatoire formel. Vu son comportement, je ne pouvais pas, ne pas l'analyser comme si j'avais en face de moi un témoin clé d'une affaire insoluble en apparence. Car il est certains qu'un jour le Poète fera une erreur, et cette erreur sera la première d'une longue lignée. Oui, je sais, l'espoir me fait vivre depuis le début de cette affaire, et je fais en sorte qu'il ne m'échappe pas même si tout cela parait presque utopique, vu où nous en sommes. Parce qu'il est clair que le Poète cache son jeu de façon très rusée, très habile, de façon si intelligente, que je doute qu'il soit seul pour tout faire, qu'il a peut être des dizaines de complices qui l'ignorent, ou qu'alors, il les a très bien embrigadés dans une sorte de petite secte de tueur en série. Je ne saurais dire si cette hypothèse tiens la route, mais c'est presque une certitude qu'il n'est pas complètement seul. Je regardais Elyas avec un petit sourire. Il semblait vouloir avoir des informations sur l'enquête en cours, et si je ne faisais pas attention à ce que je disais, il pourrait effectivement avoir des informations de ma part même si certaines choses sont de notoriété publique. Je décidais donc de jouer moi aussi sur une note de cynisme.

" Cela tombe bien, je ne porte pas d'uniforme monsieur Wilde, vous devriez vous en souvenir n'est ce pas ? Vous savez très bien que je ne peux rien vous dire par rapport à tout ce qui concerne une enquête en cours, mais vous pouvez croire ce qu'il vous plaira de croire. "

Oui, il pouvait croire ce qu'il voulait, il ne pourrait de toute façon rien vérifier par lui-même quoiqu'il arrive, tout était bien gardé et ce n'était pas lui qui aurait accès à ce genre d'information, même s'il pouvait bien entendu espérer. Il finit par rebondir sur le dernier mot de ma précédente tirade : le temps. Il semblait en avoir à profusion, comme si finalement, il n'avait pas d'influence aucune sur lui, comme s'il était immortel en quelques sortes, comme s'il avait une impression de toute puissance, et qu'il pouvait tordre le temps à sa guise. Cette pensée me fit sourire davantage encore. Il était quand même bizarre, perché serait le mot exact, si bien que je me demandais s'il n'avait pas été lâché un peu trop tôt. Il rebondit alors sur sa propre tirade, comme s'il se répondait à lui même, parlant du chaos qu'était la ville de Fairhope depuis maintenant trop de temps. Il parlait des affrontements qu'il y avait, ici et là entre la police et ceux qui réclamait certaines choses.

" La police essaye de faire son travail du mieux qu'elle peut. Ce n'est pas facile tous les jours, c'est une certitude, parce que certains ne comprennent pas vraiment ce qu'il se passe. Mais c'est souvent le cas quand on ne détient pas tous les tenants et les aboutissants. Et vous monsieur Wilde comment allez-vous ? Votre séjour à l'hôpital n'a pas été trop mauvais j'espère ? "

La question était posée, lancée de façon peut être un peu trop franche, mais à la base, j'étais venue pour lui la poser, même si j'aurais aimé que cela arrive autrement dans la conversation, mais il semblait avoir envie de jouer, alors jouons. Je n'allais cependant pas jouer au même jeu que lui, et si les postures qu'il pouvait avoir avec son corps étaient là pour tenter de me désorienter, de me déstabiliser, c'était raté, j'avais connue, malheureusement, bien pire que ça.


 



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Sujet: Re: Another Sunday Ven 14 Juil - 17:19




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Shandra o. Sarmoise et Elyas Wilde






U n rictus s’empare des lèvres d’Elyas, alors que la jeune femme lui réponds avec un cynisme presque identique au sien. C’est amusant de voir quelqu’un hésiter, essayer de l’imiter comme s’il pouvait exactement, avec les mêmes sensations reproduire ses expressions. Douce ironie.
Mais lui commet des erreurs qui ne devraient pas être, des erreurs idiotes et dénuées de toutes réflexions. Bien qu’il ne veuille plus s’approcher de la police, ce genre de détail aurait dû lui sauter aux yeux.

« Oh… Veuillez m’excuser. Je dois vous confondre avec une de vos collègues. Mes souvenirs de cette époque sont plutôt confus. »


Il en est amer. Comment perdre des mois de sa vie et certainement les principales informations d’un meurtre si facilement ? Même les courtes séances d’hypnoses ou d’introspection qu’il se permet de temps à autre ne parviennent pas à faire ressortir les détails perdus.



Un sourire toujours aussi tragiquement cynique sur les lèvres, qui s’efface, un dixième de secondes à l’entente de la question de la jeune policière. Mais ce n’est qu’un jeu, dont les règles ne font que changer, tout comme le reste, alors le conservateur remonte son masque et retrouve un peu de sa prestance si dérangeante, fière et prétentieuse.
Les règles changent mais le jeu reste le même sinistre divertissement. Un divertissement qui tourne et retourne dans sa tête, pour son plus grand déplaisir.

« Ce fut correct. » répond-il immédiatement, comme à chaque fois qu’on lui pose la question.

Evidemment, ce n’est pas le cas. Sa réponse est aussi formatée que le reste de sa vie ; elle l’empêche de penser. Penser à toutes ces fois où les médicaments le rendaient tellement stone qu’il ne parvenait plus à mettre un pied devant l’autre, encore moins à penser. A toutes les fois où il a tenté de refuser de les prendre ouvertement et se les ai vu injectés plutôt qu’avaler. Il se souvient encore — il en cauchemarde surtout — des tuyaux accroché à son bras, le rendant incapable de penser, lui imposant, comme dans son crâne, une cage oppressante autour de lui. Il n’avait alors à l’esprit que tous les mauvais souvenirs qu’il pouvait s’imaginer, ceux qui sont le plus simple à se remémorer, ceux qui laissent des marques.
Et il hait certainement plus que tout cette partie du jeu, celle où il n’était plus capable de rien, où se contrôler était impossible, où même essayer de se mouvoir l’était. Puis, il y avait cette impression étouffante, ce poids sur son esprit, cette contrainte, ces choses qu’on essayait constamment de lui imposer. Le psychologue lui parlait de syndrome de Stockholm, d’hybristophilie, de syndrome post-traumatique le rendant fou, comme si lui, chaque soir n’allait pas expérimenter les bonheur de la masturbation devant quelques photos prohibées. C’est à peu près à ce moment qu’Elyas s’est mis à détester le genre humain dans sa totalité.




E lyas passa discrètement un doigt sur la courbe de ses lèvres. De dépit, de frustration. Il porta une autre fois la tasse de thé à sa bouche, avec toujours autant de faux confort qu’avant, mais celui-ci lui colle bien au teint.

« Et je ne vous dirais rien de plus à ce sujet, madame Sarmoise. Vous devez vous douter du confort des hôpitaux et de leurs facultés à rendre même la plus simple opération des plus désagréables. »

Il garde de nouveau ce sourire, si habituel. Il jette un coup d’œil à la tasse de la jeune femme. Elle n’est qu’à peine à moitié vide. Il aurait aimé trouver une distraction avec cela. Qu’importe.  La jeune Sarmoise voulait retourner son jeu contre lui et il n’aimait, insupportait cela. Cela réveillait en lui une colère qu’il se contentait de cacher derrière son sourire et son cynisme.

« Quoi que, vous souhaitez peut-être savoir ? » proposa-t-il froidement, un sourcil levé et un sourire presque malsain sur les lèvres. « Cela pourrait commencer comme un conte pour enfants. Voyons… Il était une fois, entre des murs blancs et entre quatre cachets insinuant hallucinations et dépression, quelques médecins qui jouaient les héros et des fous camés jusqu’à la moelle. Et dans cela, un homme — nommons le Elyas pour les besoins du script — encore plus drogué que les autres, mais certainement plus fous aussi, qui cherchait des informations sur le tueur en série qui manqua une fois de le tuer. »

Son sourire s’agrandit. Et Elyas se pencha légèrement, déposant ses coudes contre ses genoux

« Ne serait-ce pas une merveilleuse histoire ? Le genre qui vous amuse, vous fait frissonner mais vous donnent cette irrésistible fascination pour les monstres ? »

Le sourire d’Elyas s’effaça presque, ses yeux perdirent certainement un peu de leur éclat fou, et il redevient en quelques millième de seconde le « gentil conservateur à qui il était arrivé des choses horribles », comme les gens se plaisaient à le surnommer. Il se reposa en arrière, un coude sur le canapé juste derrière lui, comme s’il invitait les gens à venir à lui.

« J’ignore pourquoi vous êtes venue ou si vous pensez vraiment l’être pour « espérer que tout va bien » mais ce n’est pas le cas. Si ça l’était, vous auriez été demandé à ce psychiatre que la police m’oblige très généreusement à aller voir, ou vous auriez cherché cette information dans la tête de toutes mes fréquentations. Alors, Madame le lieutenant, quelle est la vraie raison de votre sympathique visite ? »

Elyas ne pouvait s’en empêcher. Car au final, il n’y avait personne qui venait sonner chez lui simplement pour boire un verre ou simplement discuter. Car au final, Elyas ne croyait ni en la bonté, ni en une quelconque autre émotion qui faisait de l’homme un animal social.  


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Sujet: Re: Another Sunday Jeu 27 Juil - 14:48

Another Sunday

◆ Feat Elyas ◆


Plus je restais ici, plus je me disais que cela avait été une erreur de venir le voir sans aucun élément nouveau effectivement. Il aurait voulu connaître de nouvelle avancées, et même si je ne lui avais rien dit, il aurait compris qu'il y avait du nouveau, et rien que cela l'aurait satisfait mais, non, pour le moment, il n'y avait rien de nouveau sous le soleil de Fairhope, comme depuis des mois. Le Poète semblait vouloir se faire discret, mais jusqu'à quand ? Il restait rarement aussi inactif aussi longtemps, parce que sans doute, il s'amuse à préparer son nouveau coup pour chambouler à nouveau le quotidien de chacun, et de rebattre les cartes. C'est mieux de voir les gens reprendre leur petite vie tranquille et de frapper un grand coup pour leur faire peur. Nul doute qu'il allait le faire bientôt même si je n'en connaissais pas le planning. Si je le savais, je ferais tout pour l'arrêter mais ce n'est clairement pas aussi simple que ça. C'est le pire des casses têtes que j'ai eu en main, ce genre de casse-tête insoluble avant de nombreuses années, peut être même une décennie, jusqu'à ce que je Poète meurt de vieillesse, ou qu'il fasse simplement une erreur volontaire car il se sait en fin de vie. Imaginez que le Poète soit atteint d'un cancer ? Imaginez qu'il meurt des suites de celui-ci et que l'affaire reste ainsi durant des années, dans l'attente d'une nouvelle apparition. La ville resterait dans l'attente sans savoir s'il était encore et toujours en vie. C'était de la folie, mais cette hypothèse n'avait pas lieu d'être en dehors de mon esprit, bien entendu, parce qu'elle n'avait absolument aucun fondement. Elyas était donc devant moi, il ne semblait pas pleinement comprendre le but de ma visite, lui qui semblait si cynique avec lui-même et avec moi. Il me parle d'une de mes collègues qui semble-t-il lui avait donné quelques informations confidentielles sur l'affaire. Je ne sais pas si ces accusations sont véridiques, venant de la part de Wilde, mais je vais faire comme si je n'avais rien entendu, pour notre bien à tous. Je n'avais pas envie de mener une enquête interne sur les propos d'un homme à moitié fou. A la question sur son séjour en hôpital psychiatrique, il répond que cela a été correct, sans donner de détails, parce que la question ne lui plait pas vraiment. J'ai pu le voir alors que son petit sourire s'était estompé de son visage l'espace d'une ou deux secondes, comme s'il avait pris le temps de rapidement digéré ce séjour. Je me demandais ce qu'il allait bien vouloir me dire après cela. Il avait vu que je n'allais rien lui dire sur l'affaire, alors notre entrevue tournerait peut être plus court que je ne l'aurais voulu au départ. Mais visiblement, il va bien, ça ne vaut pas la peine de m'attarder sur son cas, comme pour d'autres victimes à vrai dire. Certaines n'ont pas besoin qu'on tente de prendre soin d'elles, parce qu'elles ne veulent pas de cette aide là, surtout venant de la part de la police, surtout venant de ma part. Il me le confirma avec sa tirade suivante. Un mal pour un bien avais-je envie de lui dire, mais cela aurait été encore plus contre productif qu'autres choses. Pourtant, il semblait avoir été touché en son for intérieur, et s'amusa à me raconter tout cela sous forme d'un conte pour enfant, comme pour régler ces comptes avec moi, pour avoir osé jouer son jeu et lui poser cette question où la réponse était d'une logique plus qu'implacable. Je buvais alors une autre gorgée de ce petit breuvage, en laissant une dernière avant qu'il n'emporte de façon frénétique cette tasse pour la laver ou quelques choses dans ce genre là. Je l'écoutais donc me raconter son séjour en hôtel psychiatrique. Si je n'avais pas l'habitude d'avoir à faire à des gens de son espèce, j'aurais pu voir un frisson parcourir mon échine tellement il racontait cela de façon glaçante, avec ce petit sourire sur les lèvres, comme s'il était prêt à vous croquer, à vous tuer. La Poète avait réussi son oeuvre sur lui, il était devenu encore plus fou qu'il ne pouvait l'être à la base, une chose assez incroyable. Je ne connaissais pas Elyas avant, mais il ne fait aucun doute que le Poète n'a fait qu'aggraver son cas, il n'a pas pu sombrer dans une telle folie simplement à cause d'une agression aussi violente soit-elle. Au final Elyas cherchait toujours la raison de ma présence ici, il ne pensait pas que j'avais pris sur mon temps libre pour venir voir comment il pouvait allé. Je finis ma tasse, en buvant la dernière gorgée et puisqu'il veut tant savoir, il va le deviner puisqu'il semble bon à ce jeu.

" On n'est jamais mieux servi qu'à la source même monsieur Wilde. Mais puisque vous pensez que je ne suis pas venue simplement ici pour voir comment vous alliez, je vous laisse deviner la véritable raison de ma présence en face de vous. Sans doute que vous avez quelques idées là dessus, n'est ce pas ? En tout cas, je serais vous, je tenterais d'écrire cette histoire dans un livre, je suis certaine qu'elle ferait un tabac. "

Les romans policiers ont en général beaucoup de succès, même ici à Fairhope, alors un roman policier au plus proche d'une certaine réalité, proche d'une autobiographie, cela serait un succès assuré, encore faut-il que le livre soit cohérent et ne parte pas dans tout les sens, mais si Elyas dicte ces idées à une sorte de scribe, alors il pourrait gagner de l'argent sur sa propre histoire et peut être qu'il pourrait donner des indices que lui-même ne soupçonne même pas.


 



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Sujet: Re: Another Sunday Dim 20 Aoû - 19:51




Another Sunday
Shandra o. Sarmoise et Elyas Wilde






E lyas éclata d’un rire sans joie. Le même qu’il avait eu, quelques jours après la mort de son père, quand sa tante essayait de lui remonter le moral, le même qu’il avait quand un idiot racontait une plaisanterie, se pensant au dessus de tous, surtout au dessus de lui.
La policière ne semblait rien vouloir voir. Rien d’autre qu’elle et sa sublime envie d’être naïve face à la situation. Le poète tuait et aujourd’hui, les gens s’amusaient, prenaient un roman de gare — d’une qualité si médiocre —  en s’imaginant qu’il agirait de même. Ils préféraient se réfugier dans l’idée que le poète était un fou sociopathe, psychotique s’enfermant dans sa cave entre chaque meurtre, plutôt qu’un être normal, celui qui pourrait aussi bien leurs vendre de la farine au supermarché.

« Très certainement… Malheureusement, ses lecteurs en seront de petits idiots imbus de leurs personnes et pensant pouvoir l’arrêter… »

… comme vous autres policiers.

Même si ce n’était pas dit, c’était quelque peu mal sous-entendu. La méconnaissance d’Elyas sur le système policier pouvait le mener à quelques conclusions faciles. Mais qu’importe. Pour lui, le Poète n’était qu’un homme comme les autres, l’un de ceux qui possède cette inédite compréhension de la jungle humaine. Une jungle dans laquelle il faut survivre plutôt que vivre, s’attendre à tout et à rien, où il faut aussi apprendre que la mort peut frapper à chaque instant et que la vie n’est qu’une simple chance, un malentendu qu’on se persuade de prolonger.




Un rictus traversa les lèvres du jeune homme, en même temps qu’une nouvelle idée dont il ne pouvait endiguer la mise en pratique. Les idées affluaient dans son crâne, et il en exploitait les failles.
Il sourit réellement. Une fois.
Elles étaient toutes à doubles tranchant. Et dans tous les cas, il s’en verrait blessé. Mais qu’importe. Parfois, il vaut mieux foncer dans le mur plutôt qu’essayer de le briser par de petits coups.

« Mais dites moi, madame Sharmoise, puisque le Poète semble vous échapper, que conseillez vous aux braves gens de Fairhope ? Fermer leurs portes à doubles tours ou suspecter tout leurs voisins ? Après tout, si l’homme ne peut plus entrer dans les maisons, le tueur ne pourra achever son œuvre. »

Il sourit, encore et toujours. Tout cela n’est qu’un jeu. Un funeste jeu qui fait des morts, des inconnus sur le sort desquels tout le monde pleure. Même la police est plus que réticente à faire son travail, trop « touchée » par les événements. Mais tout cela, ce n’est que du cinéma, comme le doigt qui passe distraitement sur ses lèvres, comme cet air coupable, un peu gêné, cette fausse réflexion douée de moquerie mais dont personne ne parviendrait à décrire les traits.

« Voyez-vous, cela pourrait être un point de vu intéressant. Un « tabac » de roman de gare ! L’affaire du poète prend de l’ampleur et voilà que sort un livre décrivant toutes les combines mises en places par les habitants d’une minuscule ville pour faire face à une grande terreur. Des dizaines de personnages essayant à tout prix de sauver leurs peaux ; des dizaines de personnages auxquels le minable lecteur pourrait s’identifier. »

Nouveau sourire, beaucoup plus narquois. Il ne peut s’empêcher d’aller plus loin dans l’ironie.

« Parce que c’est bien pour cela que la population de Fairhope vous fait si confiance, non ? Pour se complaire dans leur degré zéro d’inquiétude, se faire croire que tout va bien ici comme ailleurs. C’est si… funeste. »

Son ton a changé, comme légèrement déprimé sur la fin de sa phrase. Cette population, ce déni l’ennui et le rend maussade. Il les déteste plus que la police ou ces hipsters qui pensent avoir le savoir sur le poète et émettent des théories farfelues et idiotes.

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Sujet: Re: Another Sunday Ven 1 Sep - 15:23

Another Sunday

◆ Feat Elyas ◆


Ce type était vraiment étrange, je l'avais déjà constater mais là, ça devenait pire que toutes les autres fois, comme si son séjour en hôpital psychiatrique avait fini par lui retourner le cerveau de façon définitive, mais j'essayais de ne pas me montrer quelques peu déstabilisée par le jeune homme. C'était un peu le cas, j'avais connu pire mais il restait à un haut niveau, il ne faut pas se le cacher. Il riait de façon folle, de façon forcé, et ça ne me plaisait pas. Pourquoi faisait-il cela ? Pour que le malaise entre lui et moi s'accentue encore et encore ? C'était une possibilité bien entendu, une possibilité qui ne me plaisait pas le moins du monde cependant. Mais je devais faire avec. Il était plus bavard encore que les autres fois, c'était étrange d'ailleurs, je ne m'attendais pas à ce qu'il parle autant, surtout pour ne rien dire, ou pour tenter de savoir des choses qu'il ne pouvait pas savoir évidemment. Alors, je m'amuse un peu avec lui, je joue le jeu qu'il veut que je joue pour voir ce qu'il a possiblement en tête. Il devait s'en rendre compte sans doute, raison pour laquelle il riait de façon forcée, comme si j'allais lui dire quoique ce soit de confidentiel. Ce ne serait pas le cas, même s'il me payait grassement, mais je ne dis pas que tous mes collègues sont comme moi. Parfois, avec une belle somme d'argent, certains jouent avec leur vie, sans s'en rendre compte, mais moi, je ne suis pas comme ça. Je ne dis pas que je suis incorruptible, ce serait un mensonge que de l'avouer mais je le suis de façon difficile. J'écoutais donc Elyas me donner une version de ces faits, sur le roman qu'il pourrait écrire et sur le pourquoi de ma présence ici. Il avait un avis très tranché sur la question, et nul doute que cela devait nous concerner aussi, je parle bien entendu de la police de Fairhope. Mais il le sous-entendait, je ne pouvais pas l'arrêter pour offense à agent, surtout qu'il n'y a que lui et moi et que je n'aurais rien à gagner en agissant de la sorte, alors je souriais, d'un sourire qui ressemblait à ceux qu'il pouvait me faire. Il trouvera sans doute l'imitation bien fade mais je n'en avais que faire de son avis. C'est ainsi qu'il se tritura les méninges pour me sortir une réplique dont il a le secret, me posant une question à double tranchant, sachant que ma réponse, quelle qu'elle soit ne lui plaira pas, soit jugé trop libre, soit trop dangereuse. Mais que pouvais-je lui dire qui pourrait réellement lui plaire ? Rien, parce que rien ne pourrait lui plaire complètement. Il ne me posait pas cette question par hasard, et cela me fit sourire une nouvelle fois. Il aimait se torturer lui même par ces pensées là, par des questions qui n'avaient pas de bonnes réponses. Mais je le laisse à sa propre réflexion et il revient sur les mots que j'ai utiliser concernant son potentiel roman, qui pourrait faire un "tabac". Il se moque par une ironie qui sent encore plus fort que l'odeur du tabac que pourrait faire son roman. Je pense que ma visite ici va bientôt s'achever, je ne fais que l'amuser, je ne fais que perdre du temps avec un homme fou qui ne peut s'empêcher de dire n'importe quoi.

" La population agit comme elle le désire. Certains vont préférés s'enfermer à double tours, chaque soir pour que le Poète ne les visite pas, c'est un moyen comme un autre de s'en prémunir évidemment. Mais c'est comme le voulez, vous pouvez continuer à vivre votre vie sans vous soucier de ce tueur, ou alors vous pouvez vous focalisez dessus. Je pense que vous devriez écrire votre roman, avec le ton que vous savez si bien utiliser, peut être que vous pourriez devenir une cible de choix pour la population même si vous n'êtes qu'une victime comme tous les autres. En tout cas, je suis ravie de voir que vous allez bien monsieur Wilde. Je pense qu'il ne sert à rien que je n'abuse plus de votre temps. Merci encore de m'avoir reçu. "

Je me lève, pour lui serrer la main s'il le veut, je ne vais pas le forcer à agir de la sorte quoiqu'il en soit. Ma venue ici était une perte de temps, ce type est toujours aussi fou qu'auparavant, quoiqu'on en dise, mais peut être devrait-il utiliser ces réflexions intempestives pour écrire ce roman justement, enfin il fait comme il veut, je ne peux pas décider pour lui.


 



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Sujet: Re: Another Sunday Mar 17 Oct - 9:49




Another Sunday
Shandra o. Sarmoise et Elyas Wilde






U n sourire effleura les lèvres du conservateur. Il aimait perturber les gens et les colères en étaient le meilleur augure.
Elyas n’avait jamais été bon. Il avait pourtant toujours fait en sorte de l’être. Sans jamais y parvenir. Intuitivement, les gens le pensaient bon. Il pratiquait un métier commun, qui se voulait d’aider les gens, sympathiser avec eux et leurs permettre d’atteindre la culture que tous voulaient avoir. Ha ! Douce ironie. Il pensait la plupart des gens idiots et incapable de comprendre ne serait-ce la moitié de ce qu’il pouvait dire.
Encore un sourire, la voir se lever était presque une joie. Presque, cette impression était fausse. Parfois, même s’il détestait les gens inconnus et ceux qui cherchaient à s’insinuer dans sa vie, il aurait presque désiré que certains s’y intègrent, lui permettant d’être la personne qu’il voulait montrer plutôt que celle affable qu’il pouvait être.




M ais tant qu’à être affable, il se réfugiait derrière son masque et rit aux mots de la policière. Peut-être qu’il jouerait même à se mettre à l’écriture du premier chapitre de « son livre », une fois qu’elle serait partie.

« Je vous en enverrais les premier chapitres avec plaisir»

Tout son ton transpirait l’ironie mais il n’était pas prêt de s’arrêter. Il n’était en réalité même pas sûr que la policière ne l’avait pas entendu, puisqu’elle poursuivit son petit monologue avant de lui tendre la main. Par habitude, il s’apprêta à la serrer cordialement. Mais il se retient. Et la retient.




I l accentua la pression sur la main de la jeune femme, l’empêchant certainement de retirer sa main. Il ne faisait pas partie de cette catégorie de personnes qui avaient une force exceptionnelles mais les mois d’internements et les différentes ombres de son esprit l’empêchaient parfois de se contrôler physiquement. Il devait alors se faire une idée, à la blancheur de la main qui apparaissant quand il appuyait ou à la déformation des muscles sous ses doigts.

« Faites attention à vous, madame Sharmoise. Le Poète est un mystère et les mystères ne sont pas fait pour être résolus.»

Il lâcha la main, laissant la policière en paix. Physique du moins. Personne n’était en paix dans cette ville.

« Fermez votre porte ce soir et les autres nuits. Mais n’oubliez pas que la peur est ce qui Le fait vivre et qui ne pourra Le tuer. »

Un dernier sourire, tout aussi narquois que les autres. Elyas gratta le bas de son menton d’un doigt alors qu’il laissait à la policière le choix de partir. Il n’avait plus vraiment envie de parler, ni même d’entendre un autre que ses pensées. Le sentimentalisme de cette ville le rendait nauséeux et donnait quelque chose de si féminin au Poète.



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